Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Les semaines de l’égalité 2017

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Des morts sans sépulture

 

                                                     Un jour d’octobre 1961, la Seine a rougi d’un crime d’Etat.
Depuis, dans le silence et l’obscurité de ce même Etat, des femmes et des hommes meurtris par leur dignité arrachée se souviennent. Chaque 17 du dixième mois de chaque année, ils se retrouvent sur un pont qui enjambe la mémoire de l’eau.
Avec des fleurs à la main, avec le regard perdu au loin pour laisser réémerger ces morts sans sépulture, ils et elles témoignent. De pont en pont, d’Argenteuil à Nanterre, de Colombes à Gennevilliers, ils tissent les souvenirs avec le fil de la justice.
Rien, pas même le temps qui emporte les chibanis et les chibanias, ne dissout l’horreur perpétrée par l’Etat français. Rien, parce que tout nous y renvoie : des crimes policiers qui visent d’abord les enfants héritiers de l’immigration aux meurtres de milliers de migrants, organisés chaque année par la France et les autres gouvernements de l’Union Européenne. Des migrants qui fuient la misère et la guerre orchestrées par l’Occident.
Hier la Seine, aujourd’hui la Méditerranée, à son tour devenue le plus grand cimetière sans sépulture.
Rien ne nous fera oublier car tout fait écho au prix payé par ces Algériens et Algériennes qui se battaient pour l’indépendance.
 Rien ne nous fera oublier car d’autres peuples sous d’autres latitudes se battent pour la même indépendance et subissent les mêmes crimes racistes coloniaux, impérialistes.
 Rien ne nous fera oublier car sur les murs d’Argenteuil, l’affiche de monsieur Ali Ziri, même défraîchie avec le temps, résiste aux vents mauvais. Ali, 69 ans, tué par la police nationale un jour de printemps 2009, avait 20 ans ce jour d’automne 1961. Il savait ce que la police avait fait, il n’imaginait pas ce qu’elle ferait encore tant d’années plus tard. Là encore, lorsqu’il s’agira de condamner la police nationale, ses proches entendront la justice prononcer : « non-lieu ».
D’hier à aujourd’hui, nous poursuivons ce chemin de larmes et de recueillement car la douleur gronde encore dans nos corps. Mais nous poursuivons ce chemin de dignité en exigeant la reconnaissance de ces crimes d’Etat et la condamnation de l’Etat.
Nous ne voulons plus de ces plaques de rues, de places ou de ces frontons d’écoles et autres institutions d’Etat portant le nom d’esclavagistes et de colonialistes.
                   Il est temps de rendre hommage à celles et ceux qui ont mis leur vie au service de la lutte pour l’égalité et la dignité.
                                                 Ce 17 octobre, nous le ferons pour eux, parce qu’ils nous ont faits.
Argenteuil, 1er octobre 2017.
17 octobre 1961

17 octobre 2017     
Collectif citoyen « 17 octobre 1961 » d’Argenteuil, pour la 56 ème commémoration.
Mardi 17 Octobre 2017 à Argenteuil.

A 19h, Hommage aux morts sur le Pont d’Argenteuil.

A 20h, Projection du film « Les balles du 14 Juillet 1953»
de Daniel Kupferstein à la Maison des jeunes,
3 rue des Gobelins.

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Migrant-e-s âgé-e-s, les oublié-e-s de l’histoire

  

 

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Chibanis… contrôles discriminatoires de la part de la Carsat… suite

Grâce à la mobilisation et la détermination de l’Atmf nous avons obtenu l’annulation de plus de 4 600 € de dette réclamée par la Carsat à un Chibanis vivant dans un foyer Adoma à Strasbourg.

Mais malheureusement un autre Chibanis du même foyer a reçu une notification, en date du 1er aout dernier, lui réclamant le remboursement de 6 870€.
Somme à rembourser au plus tard le 1er octobre 2017 !!!
Nous avons fait un recours auprès du président de la commission du recours amiable de Bas-Rhin.

Les contrôles discriminatoires et ciblés contre les Chibanis se poursuivent à Strasbourg et toujours en masse !
En effet le mardi 19 septembre plus de 10 contrôleurs (Carsat) ont débarqué au foyer Adoma (Strasbourg) pour exiger les passeports des Chibanis présents ce jour là et pour les autres un courrier déposé les invitant à se présenter à la caisse de retraite au plus tard le 29 septembre sous peine de leur suspendre leur Aspa (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées, plus de 65 ans).
La Carsat ne se contente pas juste de suspendre l’Aspa, elle réclame le remboursement de cette aide et cela en revenant 3 ans en arrière !

À quand l’arrêt de ces harcèlements ?
Laissons les vivre leurs derniers jours DIGNEMENT.

Strasbourg – 29 septembre 2017

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Pour avoir plus d’information, merci de cliquer sur les liens ci-dessous :

1- La décision de la cour de cassation – carsat_contre_chibanis du 28 mai 2015 http://www.gisti.org/…/jur_cass_2015-05-28_aspa_condition-d…

2- Délibération de la Halde 2009-148 du 6 avril 2009 http://www.defenseurdesdroits.fr/…/h…/HALDE_DEL_2009-148.pdf

3- 2 articles des DNA du 18 mars 2016 http://www.dna.fr/edition-de-str…/…/des-chibanis-surendettes
et
http://www.dna.fr/edition-de-strasbo…/…/un-controle-de-masse

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À rebours du Plan Migrants, la société civile se rassemble autour d’une Conférence nationale citoyenne sur la politique migratoire de la France

Près de 260 associations et collectifs de solidarité et de défense des droits humains lancent l’organisation d’une Conférence nationale citoyenne sur l’accueil et les droits des personnes migrantes en France. Elles publient leur appel sur Mediapart et Bastamag ce 25 juillet.

Cette décision des acteurs associatifs et de citoyens est une réponse au Plan Migrants du Gouvernement publié la semaine dernière. Ce dernier ignore les propositions portées par celles et ceux qui, sur le terrain, agissent pour le respect de la dignité et des droits des personnes migrantes en France, et pallient l’absence ou l’insuffisance de volonté et de moyens de l’État.

Alors que les demandes de dialogue et de concertation des membres de la société civile restent sans réponse, ces derniers décident aujourd’hui de lancer un processus de concertation et de propositions entre tous les acteurs, afin de montrer, expériences à l’appui, qu’il est possible d’accueillir dignement et autrement les migrants dans notre pays.

Cette Conférence nationale citoyenne se tiendra fin 2017.

470 organisations ont adressé le 15 juin dernier au président de la république et au gouvernement un « Appel à un changement radical de politique migratoire en France ».

Cet appel exprimait la volonté des signataires de voir s’engager une politique alternative, respectueuse des droits fondamentaux. Il demandait qu’il soit mis fin aux violences policières à l’encontre des personnes exilées ainsi qu’à l’intimidation de citoyen-ne-s et associations désigné-e-s comme coupables de « délit de solidarité ». Il réclamait, enfin, la tenue d’une large conférence nationale sur les questions migratoires.

Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs perpétuent une politique de mise à l’écart et d’exclusion. Des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes qui ont réussi à atteindre l’Europe, dont la France, souvent au risque de leur vie, voient leurs droits les plus fondamentaux méprisés. Ils et elles sont relégué-e-s, maintenu-e-s dans la précarité, enfermé-e-s, expulsé-e-s, parfois vers des pays où ils et elles sont en danger de mort.

Face à cette situation, des dizaines de milliers de personnes solidaires et des centaines d’associations œuvrent au quotidien et pourvoient au plus urgent. Mais ni leur expertise d’acteur de terrain ni leur volonté citoyenne d’agir pour un accueil digne ne sont reconnues par les pouvoirs publics. Au contraire, ces personnes et associations voient leur action entravée, quand elles ne sont pas traitées comme des délinquantes et poursuivies pénalement.

Le « plan migrants », présenté ces jours derniers par le gouvernement, décidé en quelques semaines, n’est en rien le fruit d’une concertation, encore moins de la réflexion nationale que nous voulons. En outre il est loin d’aller dans le sens de la politique d’hospitalité, de respect du droit d’asile et plus largement de respect des droits humains que nous revendiquons. Non seulement il ne rompt avec aucune des précédentes politiques migratoires, mais il nous enferme encore davantage dans une approche sécuritaire, opposant réfugié-e-s et migrant-e-s, en particulier ceux et celles qualifié-e-s d’« économiques ».

Nous réitérons donc notre appel au lancement d’une conférence nationale sur les migrations, permettant de poser une analyse précise et éclairée de l’accueil des étrangers en France et d’envisager sereinement les façons de construire une politique respectueuse des obligations de la France en matière d’accueil et de respect des droits humains.

Des espaces de débat public ont été ouverts sur d’autres thématiques dans le passé, comme le Grenelle de l’environnement ou les conférences sociales. Nous ne les idéalisons pas, mais nous savons d’expérience que cela a permis aux responsables politiques de s’appuyer sur l’expertise des acteurs de la société civile, des collectivités locales, des chercheur-se-s, pour déboucher sur des propositions d’action nourries de cette concertation.

Notre requête n’a pour l’heure pas été entendue, mais nous ne renoncerons pas à la dynamique de rassemblement manifestée par le succès de notre appel. Nous lancerons une concertation citoyenne mobilisant associations nationales et locales, collectifs de migrant-e-s et citoyen-ne-s réunis dans des initiatives locales de solidarité. Ensemble nous voulons faire émerger une proposition de politique d’accueil conforme à nos valeurs de solidarité et d’humanité.

25 juillet 2017

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« Donner de la voix à votre abstention » Parrainage de chibani-a-s* par les jeunes

Election 2017
« Donner de la  voix à votre abstention »
Parrainage de chibani-a-s* par les jeunes
Il y a des chibani-a-s qui réclament le droit de vote depuis 1974, malgré des promesses qui n’ont jamais été suivies de fait.  Arrivés à l’âge de retraite, certains n’ont jamais voté de leur vie, alors qu’ils paient leurs impôts locaux et participent pleinement à la vie économique et sociale de la cité.
La France, pays des lumières, restera parmi les derniers pays de l’Europe qui va accorder le droit de vote aux résidents étrangers.
Vous avez votre carte d’électeur et vous ne comptez pas aller voter pour les prochaines élections. Nous vous proposons pendant ces élections de parrainer un chibani-a-s, les oubliés de l’histoire, et leur  permettre  de s’exprimer politiquement, occasion de donner une voix à votre abstention.
Accorder le droit de vote aux résidents étrangers, c’est faire évoluer le droit et enrichir notre démocratie
Notre objectif, c’est de mettre en contact des abstentionnistes avec des chibanis et des chibanias pour se rencontrer et aller glisser un bulletin dans les urnes en respectant leurs vœux !
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Marche pour la Justice et la dignité

Bonne dynamique de l’ATMF dans l’organisation de la marche du 19 mars 2017 #Marche_pour_la_justice_et_la_dignité et une présence importante des membres de l’ATMF

Une marche pour manifester contre le racisme, les violences policieres, la Hogra,la chasse aux migrant-e-s

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Festival Migrations

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Festival Migrations organisé par ATMF BHL, le carreau et l’ASBH, du 6 au 25 mars en Moselle-EST, films, animations, débats…au programme

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Justice et Solidarité pour les résidents du foyer de travailleurs migrants de Boulogne

 

Justice et Solidarité pour les résidents du foyer de travailleurs migrants de Boulogne 

Foyers de travailleurs migrants en lutte

pour une vie digne et collective

 MANIFESTATION

VENDREDI 24 FEVRIER

PLACE DE LA BASTILLE    côté Opéra

rassemblement à partir de 16 h 30

DEPART À 17 H

 

Dans le climat général aujourd’hui anti-réfugiés et anti-immigrés, le foyer des travailleurs immigrés de Boulogne, rue Nationale, a été pris pour cible. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2016, un incendie criminel a été allumé : un mort, plusieurs blessés graves …

Dans l’ambiance actuelle de recherche du profit et de répression des travailleurs, les foyers et leur mode de vie solidaire et collectif dérangent aussi les gestionnaires et les pouvoirs publics qui font tout pour faire disparaitre les activités collectives et solidaires, les salles de réunions et les espaces de convivialité :

Riquet à Paris 19e et Claude Tillier à Paris 12e : fermeture de toutes les salles

Marc Seguin à Paris 18e, Epinettes à Paris 17e,  Boulogne : fermeture des cuisines collectives

Foyers Adoma du 95 et du 91 : fermeture de toutes les salles collectives 

Résidences sociales issues des foyers de travailleurs migrants : espace collectif réduit à une petite salle, même pour des centaines de résidents.

De plus en plus souvent, les résidents n’ont plus que les couloirs et le local des boites aux lettres pour se retrouver. Casser ainsi toute vie collective, c’est obliger les travailleurs à vivre toute une vie de salarié dans les quelques mètres carrés qu’on leur loue (cher).

C’est inacceptable. C’est indigne.

CONTRE TOUT ACTE RACISTE ET ANTI-IMMIGRÉS, PROTECTION DES FOYERS ET DE LEURS HABITANTS, RÉPARATIONS POUR LES VICTIMES LES TRAVAILLEURS IMMIGRÉS DU FOYER NATIONALE ONT DROIT A UN FOYER CORRECTEMENT RÉNOVÉ ET ENTRETENU AVEC UNE GRANDE CUISINE COLLECTIVE

 LES TRAVAILLEURS IMMIGRÉS DES FOYERS ET DES RÉSIDENCES SOCIALES VEULENT VIVRE DANS DES VRAIS LIEUX DE VIE COLLECTIFS ET SOLIDAIRES.

 Comité de résidents du foyer Nationale et son collectif de soutien : APS, ATTAC, ATMF, CGT, Copaf , DAL, Droits Devant !, Fasti , FTCR, Halem, Intégration 21 et Collectifs des sans-papiers…, Intercollectif parisien de soutien aux migrants,  La Ville citoyenne (Boulogne), LDH (Fédé 92 et Nationale),  Mrap, personnes individuelles de Boulogne et d’ailleurs, Solidaires ….., soutenus par EELV, Ensemble, PCF, PG,           Coordinations des délégués des foyers Coallia, Adoma, Adef, Le Richemont

 Pour tout contact : 06 87 61 29 77      

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SORTIR DE L’OMBRE, HISTOIRES, PAROLES ET PORTRAITS DE CHIBANIS

Vernissage de l’expo à la mémoires des chibanis. Projet réalisé  par le CCPG et ATMF Gennevilliers le 25 novembre 2016

 

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