{"id":2588,"date":"2011-11-28T19:38:04","date_gmt":"2011-11-28T19:38:04","guid":{"rendered":"http:\/\/new.atmf.org\/?p=2588"},"modified":"2011-11-28T19:38:04","modified_gmt":"2011-11-28T19:38:04","slug":"immigration-et-vieillesse-en-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.atmf.org\/?p=2588","title":{"rendered":"Immigration et vieillesse en France par Omar Samaoli, g\u00e9rontologue"},"content":{"rendered":"<p>Vieillir aujourd&#8217;hui est un paradoxe : au regard des sciences m\u00e9dicales, le vieillissement de l&#8217;individu est une donn\u00e9e bio-psycho-physiologique irr\u00e9versible, l&#8217;\u00eatre humain entamant son cycle de vieillissement d\u00e8s sa naissance m\u00eame.<br \/>\nIl en est tout autrement lorsqu&#8217;il faut appr\u00e9cier cette condition humaine \u00e0 l&#8217;aune de l&#8217;usure fatale et de la long\u00e9vit\u00e9, procur\u00e9es par les progr\u00e8s scientifiques, les probl\u00e8mes d\u00e9mographiques, sociaux et \u00e9conomiques qu&#8217;elle pose (Moulias, 1996). <\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, et alors que les soci\u00e9t\u00e9s en d\u00e9veloppement font face \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s d\u00e9mographiques d&#8217;une toute autre nature telle que la croissance d\u00e9mographique importante, le taux de f\u00e9condit\u00e9 \u00e9lev\u00e9, la pr\u00e9dominance des jeunes classes d&#8217;\u00e2ge, le &#8220;vieux continent&#8221; fait face, lui, \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s somme toute inverses : vieillissement d\u00e9mographique des populations, non renouvellement de certaines classes d&#8217;\u00e2ge, augmentation de l&#8217;esp\u00e9rance de vie et de la long\u00e9vit\u00e9 (INSEE, 1990).<\/p>\n<p>Peu d&#8217;int\u00e9r\u00eat dans tout cela a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 aux mouvements migratoires, sous l&#8217;angle du vieillissement, de l&#8217;allongement de plus en plus important des dur\u00e9es de s\u00e9jour dans le pays d&#8217;accueil ou de la fixation des populations immigr\u00e9es en France, du regroupement familial ou encore du devenir des plus \u00e2g\u00e9s parmi ces populations lorsqu&#8217;ils ne retournent pas d\u00e9finitivement finir leur vie dans leur pays d&#8217;origine (de Wenden, 1991).<\/p>\n<p>Pendant de nombreuses ann\u00e9es, le temps de l&rsquo;immigration, et dans l&rsquo;immigration, est rest\u00e9 un temps vide, provisoire, parce que ces immigr\u00e9s provisoires \u00e9taient tous li\u00e9s par des engagements sociaux, \u00e9conomiques et affectifs \u00e0 leur pays d&rsquo;origine (Sayad et al. 1964).<br \/>\nPendant longtemps aussi, l&rsquo;immigration avait rarement de prise sur leur personnalit\u00e9, leurs conduites, leurs comportements et leurs consommations, bref sur leurs fa\u00e7ons d&#8217;\u00eatre au quotidien. N\u00e9anmoins, la s\u00e9dentarisation des gens n&#8217;\u00e9tait souvent que de circonstance, pour ne pas dire de fa\u00e7ade, alors que dans l&#8217;intimit\u00e9 \u00e9taient r\u00e9invent\u00e9es\/actualis\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement des habitudes d&#8217;\u00eatre, de consommer et de vivre tout court. Toute une vie a \u00e9t\u00e9 assum\u00e9e comme une parenth\u00e8se pour ne pas perdre le lien et surtout pour continuer \u00e0 entretenir autant la nostalgie des origines que cet ind\u00e9niable sentiment d&#8217;appartenance \u00e0 celle-ci.<\/p>\n<p>Avec le recul permis aujourd&#8217;hui par la dur\u00e9e &#8220;excessivement longue&#8221; dans l&#8217;immigration, \u00e9chappant de plus en plus \u00e0 la reproduction de jadis, avec ce qu&#8217;apportent les questions de la retraite et de la vieillesse comme indications suppl\u00e9mentaires de compr\u00e9hension, le cycle migratoire en lui-m\u00eame se trouve modifi\u00e9 et \u00e9tendu au prix de param\u00e8tres, d&#8217;imp\u00e9ratifs et de n\u00e9cessit\u00e9s dont seuls les gens ma\u00eetrisent le contenu.<\/p>\n<p>L&#8217;immigration a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pouill\u00e9e de son sens, de sa l\u00e9gitimit\u00e9 premi\u00e8re (le travail), de ses motivations initiales (entre autre le retour au pays d&#8217;origine), pour ne plus reposer en bout de course, et notamment dans la retraite et la vieillesse, que sur une identit\u00e9 d&rsquo;immigr\u00e9 peu prise en compte et \u00e0 la limite ill\u00e9gitime. Nous comprenons mieux aujourd&rsquo;hui, les dilemmes et les malaises des personnes : trop proches de leur culture, de leur fa\u00e7on de vivre et d&rsquo;\u00e9lever leurs enfants, pour \u00eatre totalement &#8220;dig\u00e9r\u00e9s&#8221; par la France, du moins par le mod\u00e8le de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise et paradoxalement de plus en plus enracin\u00e9s dans l&#8217;hexagone pour \u00eatre encore fid\u00e8lement porteurs des valeurs des soci\u00e9t\u00e9s et des pays d&rsquo;origine (Samaoli, 1989). <\/p>\n<p>Bref, de part et d&rsquo;autre des fronti\u00e8res g\u00e9ographiques et culturelles, l&#8217;inconfort de ces gens est manifeste, mais leur silence en dit long sur l&#8217;immigration et sur la vie tout court (Samaoli, 1989).<br \/>\nLa sociologie de l&#8217;immigration, si tent\u00e9 qu&#8217;il puisse en exister une sp\u00e9cifique aux immigr\u00e9s et \u00e0 eux seuls, nous a certes suffisamment appris sur leur arriv\u00e9e en France (Sayad, 1982), les diff\u00e9rentes phases et modalit\u00e9s de leur installation, leurs conditions de logement (Toubon, 1990), les difficult\u00e9s d&#8217;int\u00e9gration qui sont les leurs, les transformations sociales statutaires diverses qu&#8217;a connues la condition immigr\u00e9e, mais sans anticiper le non retour ou encore l&#8217;extension des cycles migratoires ouverte par la retraite et la vieillesse dans l&#8217;immigration.<\/p>\n<p>Parler de g\u00e9rontologie au sujet de ces immigr\u00e9s en France est une occasion de lire et d&rsquo;appr\u00e9cier l&#8217;\u00e9volution profonde de l&#8217;immigration, la place qu&#8217;occupent ou non les personnes \u00e2g\u00e9es dans leurs familles, les relations qui subsistent ou non entre les g\u00e9n\u00e9rations, la vie urbaine et ses difficult\u00e9s, les besoins de services ou l&#8217;entr\u00e9e en institution g\u00e9riatrique (Samaoli, 1989).<\/p>\n<p>La vieillesse des immigr\u00e9s est-elle suffisamment prise en compte comme r\u00e9alit\u00e9 g\u00e9rontologique aujourd&#8217;hui ? Ce n&#8217;est que tr\u00e8s peu ou pas du tout encore le cas. On en vient que doucement \u00e0 admettre l&#8217;\u00e9ventualit\u00e9 m\u00eame du maintien des anciens travailleurs immigr\u00e9s dans l&#8217;hexagone. On en vient \u00e9galement, mais lentement, \u00e0 rompre avec le lot des clich\u00e9s et autres st\u00e9r\u00e9otypes (de bonne ou de mauvaise foi) tenus sur les immigr\u00e9s et leur vie.<\/p>\n<p>Or l&#8217;immigration est devenue aussi une question g\u00e9rontologique, d\u00e8s lors que les individus sont devenus concern\u00e9s par l&#8217;acc\u00e8s aux services, les aides et les prestations n\u00e9cessaires aux personnes \u00e2g\u00e9es pour vivre chez elles ou en institution, le logement et sa capacit\u00e9 \u00e0 favoriser un maintien \u00e0 domicile, une plus grande implication et prise en compte des gens \u00e2g\u00e9s dans les actions g\u00e9rontologiques pr\u00e9ventives et enfin par les questions de loisirs, de lutte contre l&#8217;exclusion, l&#8217;isolement ou la solitude.<\/p>\n<p>Toute personne \u00e2g\u00e9e aspire \u00e0 conserver son logement, son train de vie ordinaire. Seul l&#8217;amenuisement des forces physiques ou les signes patents d&#8217;une d\u00e9pendance physique concomitante appellent l&#8217;entr\u00e9e en institution g\u00e9riatrique. Cette \u00e9ch\u00e9ance peut \u00eatre retard\u00e9e le plus longtemps possible gr\u00e2ce \u00e0 la mise en place d&#8217;un dispositif d&#8217;aide au maintien \u00e0 domicile. Il s&#8217;agit, pour l&#8217;essentiel, d&#8217;aides diverses \u00e0 l&#8217;accomplissement des gestes courants de la vie : confection ou portage des repas, aide m\u00e9nag\u00e8re pour l&#8217;entretien du cadre de vie, soins de nursing et d&#8217;hygi\u00e8ne.<br \/>\nLes immigr\u00e9s \u00e2g\u00e9s ont-ils droit ou non \u00e0 ces aides ? Les connaissent-ils ? Font-ils ou non appel \u00e0 elles ?<\/p>\n<p>Si l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 ces aides est ouvert sans distinction aux immigr\u00e9s \u00e2g\u00e9s comme aux autochtones, ce sont leurs difficult\u00e9s de mise en place qui m\u00e9ritent attention. Les modes de vie des gens, leurs conditions de logement et de ressources restent encore des \u00e9l\u00e9ments \u00e0 ma\u00eetriser pour favoriser efficacement ce maintien \u00e0 domicile (Samaoli, 1997). Il n&#8217;est pas rare aussi qu&#8217;un d\u00e9calage soit visible entre le contenu de ces prestations et la perception d&#8217;ensemble de celles-ci par ceux qui peuvent en b\u00e9n\u00e9ficier. Dans bien des situations, il devient n\u00e9cessaire de tenir compte de param\u00e8tres culturels et de comportements sociaux, tr\u00e8s peu enclins \u00e0 confier ces aides \u00e0 des tierces personnes. <\/p>\n<p>Ce probl\u00e8me rev\u00eat paradoxalement un tout autre aspect dans le cas des personnes \u00e2g\u00e9es qui vivent seules et habitent encore dans les anciens foyers de travailleurs migrants. La difficult\u00e9 dans la mise en place de ces aides rel\u00e8ve alors beaucoup moins de quelques r\u00e9ticences culturelles que de r\u00e9sistances diverses et d&#8217;insuffisances de ressources (Samaoli, 1992, 1997).<\/p>\n<p>La vieillesse des immigr\u00e9s en France soul\u00e8ve \u00e9galement des dysfonctionnements juridiques dans l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 certaines prestations d&#8217;aide g\u00e9n\u00e9ralement consenties aux personnes \u00e2g\u00e9es. Le l\u00e9gislateur fran\u00e7ais ayant parfois soumis bon nombre de ces aides \u00e0 des conditions de nationalit\u00e9, de territorialit\u00e9 et de dur\u00e9e de s\u00e9jour en France, les rend inaccessibles*.<\/p>\n<p>La construction europ\u00e9enne a introduit incidemment des disparit\u00e9s par l&#8217;entremise des inclusions et des exclusions, l&#8217;appartenance ou non des communaut\u00e9s immigr\u00e9es \u00e0 l&#8217;espace europ\u00e9en (de Wenden, 1991).<br \/>\nIl en est de m\u00eame devant l&#8217;absence d&#8217;une harmonisation des l\u00e9gislations sociales europ\u00e9ennes, qu&#8217;il s&#8217;agisse des politiques de la vieillesse, des syst\u00e8mes de retraites encore disparates, de la couverture et de l&#8217;acc\u00e8s aux soins, des possibilit\u00e9s de libre circulation ou de transfert des pensions de retraite \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur m\u00eame de l&#8217;Europe.<\/p>\n<p>Le passage dans les institutions pour personnes \u00e2g\u00e9es vient aussi pallier l&rsquo;absence de famille dans l&#8217;immigration, g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par l&#8217;amenuisement des liens sociaux, la mobilit\u00e9 des proches et des enfants ou les al\u00e9as de la vie (veuvage, divorce, etc&#8230;) comme chez les populations \u00e2g\u00e9es fran\u00e7aises (Kagan, 1996). Mais dans bon nombre de cas encore, il prend surtout le relais des garnis**, des meubl\u00e9s ou m\u00eame des foyers de travailleurs incapables de continuer \u00e0 h\u00e9berger des personnes \u00e2g\u00e9es et moins encore lorsqu&rsquo;elles deviennent invalides ou n\u00e9cessitent l&rsquo;intervention d&rsquo;une tierce personne pour accomplir les gestes courants de la vie quotidienne.<\/p>\n<p>Un ensemble de difficult\u00e9s, n\u00e9es de ces situations nouvelles, font question et le feront davantage encore \u00e0 mesure de l&rsquo;\u00e9tendue et de l&rsquo;accroissement de cette r\u00e9alit\u00e9 g\u00e9rontologique, chez le personnel m\u00e9dical, para-m\u00e9dical et les travailleurs sociaux dans leur diversit\u00e9.<br \/>\nD\u00e9j\u00e0 les probl\u00e8mes de la langue en eux-m\u00eames et ce qui en r\u00e9sulte comme complications dans les relations quotidiennes, sont souvent la source de conflits multiples et surtout un indice de majoration de l&rsquo;isolement et de la solitude de ces anciens.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence de r\u00e9f\u00e9rences anthropologiques dans la formation des soignants sur l&rsquo;identit\u00e9 &#8211; les identit\u00e9s de ces anciens &#8211; et les supports anthropologiques traditionnels dont elle s&rsquo;inspire, rend les actes de soins, les d\u00e9marches de communication, les entreprises de soutien et d&rsquo;accompagnement dans la vieillesse et au bout de la vie, m\u00eame nourris de bienveillance, difficiles sinon impossibles.<br \/>\nLes conditions de logement des immigr\u00e9s en France offrent \u00e0 toute analyse, et non n\u00e9cessairement g\u00e9rontologique, des indications suffisamment \u00e9loquentes autant sur l&#8217;histoire de l&#8217;immigration m\u00eame que sur les modalit\u00e9s d&#8217;accueil, d&#8217;h\u00e9bergement et d&rsquo;insertion urbaine de ces derniers. Mais, r\u00e9sident provisoire (pensait-on), l&#8217;immigr\u00e9 n&#8217;avait \u00e0 \u00eatre log\u00e9 que provisoirement, travailleur pauvre, il n&#8217;avait qu&#8217;\u00e0 \u00eatre log\u00e9 que pauvrement aussi (Sayad, 1991). Nulle surprise que le logement des vieux immigr\u00e9s comme celui des moins \u00e2g\u00e9s du reste soit souvent et parfois s\u00e9v\u00e8rement marqu\u00e9 par l&#8217;inconfort, la pr\u00e9carit\u00e9, la v\u00e9tust\u00e9 et l&#8217;insalubrit\u00e9.<\/p>\n<p>Plus que tout autre mode d&#8217;habitat, le garni, les appendices similaires et les anciens foyers de travailleurs migrants ont symbolis\u00e9 des d\u00e9cennies durant la pr\u00e9carit\u00e9 et le caract\u00e8re \u00e9minemment provisoire de l&#8217;immigration de travail en France. Or, tout cet univers se trouve aujourd&#8217;hui concern\u00e9 par un enracinement &#8220;d\u00e9mesur\u00e9&#8221; des populations qui y habitent et de fa\u00e7on concomitante par des besoins propres aux personnes vieillissantes.<\/p>\n<p>Il est remarquable de constater, et sans qu&#8217;il s&#8217;agisse l\u00e0 d&#8217;une politique de logement d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e et d\u00e9clar\u00e9e comme telle \u00e0 l&#8217;adresse des immigr\u00e9s et \u00e0 eux seuls, que la majorit\u00e9 de ces derniers habitent le logement social et que celui-ci, qui a constitu\u00e9 certes une am\u00e9lioration notable au regard d&#8217;autres conditions, n&#8217;a pas tard\u00e9 non plus \u00e0 \u00eatre travers\u00e9 par des dysfonctionnements notables. Il est devenu par endroits un univers urbain o\u00f9 se cumulent s\u00e9v\u00e8rement bien des mis\u00e8res de nos concitoyens immigr\u00e9s et non immigr\u00e9s.<\/p>\n<p>C&#8217;est dans cet espace complexe au confluent de la sant\u00e9, de la maladie, de l&#8217;acc\u00e8s aux soins et aux services, du logement et de l&#8217;insertion urbaine que des actions innovantes doivent se d\u00e9ployer \u00e0 l&#8217;endroit de ces populations \u00e9galement. Rien n&#8217;est aussi insupportable que d&#8217;entendre tous ces concitoyens n&#8217;entretenir \u00e0 leur \u00e9gard qu&#8217;un fort sentiment d&#8217;abandon. Tous ces dysfonctionnements que nous \u00e9voquions doivent trouver des solutions adapt\u00e9es et inspir\u00e9es autant par le droit que par la solidarit\u00e9.<\/p>\n<p>Omar Samaoli &#8211; Yabiladi.com<br \/>\nG\u00e9rontologue<\/p>\n<p>* Des d\u00e9cisions de justice d\u00e9j\u00e0 anciennes et les dispositions l\u00e9gislatives r\u00e9centes contenues dans les &#8220;lois Chev\u00e8nement&#8221; ont apport\u00e9 des corrections n\u00e9cessaires \u00e0 ces dysfonctionnements. Mais, il n&#8217;en demeure pas moins que le recouvrement de ces droits rel\u00e8ve du travail de titan. Est-il normal d&#8217;avoir \u00e0 recourir, le plus souvent, \u00e0 la proc\u00e9dure du contentieux pour disposer de son droit ?<\/p>\n<p>** Cet euph\u00e9misme masque des poches urbaines d&#8217;une insalubrit\u00e9 et d&#8217;un confort des plus rudimentaires. Ce sont g\u00e9n\u00e9ralement des pi\u00e8ces de 10 ou 12 m\u00e8tres carr\u00e9 o\u00f9 vivent plusieurs personnes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vieillir aujourd&#8217;hui est un paradoxe : au regard des sciences m\u00e9dicales, le vieillissement de l&#8217;individu est une donn\u00e9e bio-psycho-physiologique irr\u00e9versible, l&#8217;\u00eatre humain entamant son cycle de vieillissement d\u00e8s sa naissance m\u00eame. 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