Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

By

Des centaines de manifestants à Paris contre les crimes racistes à Rosarno en Italie

Compte rendu de rassemblement

le Jeudi 14 Janvier 2010, quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour s’insurger contre les traitements dégradants infligés aux travailleurs immigrés à Rosarno en Italie, et pour exprimer leur profonde solidarité avec les victimes de ces odieux agissements racistes.

52 associations et organisations syndicales et politiques de France, Espagne, Italie, Maroc, Suisse ont appelé à un rassemblement devant l’ambassade d’Italie.

Un rassemblement très animé, où la foule a scandé des slogans comme

– Assez de racisme assez de barbarie, solidarité avec tous les migrants

– En France / en Italie, non non non à la chasse aux migrants…

Sur les pancartes portées par les manifestants on pouvait lire des mots d’ordre comme :

– L’Europe pense le racisme Berlusconi l’exécute

– El Ejido en Espagne / Rosarno en Italie, crimes racistes = impunité

– Rosarno : les oranges amères du racisme

Mr Giovanni Caracciolo Di Vietri, ambassadeur d’Italie à Paris a reçu une délégation représentant les manifestants.

La délégation a rapporté à l’ambassadeur la condamnation des organisations des émeutes racistes, visant les migrants à Rosarno.

Elle a aussi mis l’accent sur la responsabilité du gouvernement italien et des politiques européennes qui prônent la préférence européenne et incitent à la chasse aux migrants.

Embarrassé, l’ambassadeur a d’abord exprimé ses regrets avant de tenter d’expliquer qu’il s’agit de la situation particulière du sud d’Italie marquée par la pauvreté à laquelle s’ajoute la criminalité.

L’ambassadeur a aussi rappelé que l’immigration italienne avait aussi en son temps payé son tribu de lynchage.

Concernant la responsabilité du gouvernement italien, il a préféré évoquer la ligue du Nord, argument auquel la délégation a rétorqué que cette dernière fait bien partie du gouvernement.

By

APRES L’OCCUPATION DE LA DG DES IMPOTS, LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS A BERCY]

Après avoir occupe la direction des impôts paris centre,
les travailleur-e-s sans-papiers seront reçus a Bercy fin janvier

Après avoir occupé la direction des impôts de Paris Centre durant l’après midi et la soirée du mardi 12 janvier, les 280 travailleur-e-s sans-papiers (CSP 75 – 17 – 93 – Vitry) et leurs soutiens (Droits devant !! – Syndicat National Unifié des Impôts, SNUI – SUD Travail – ATTAC – ATMF – RESF, Jacques BOUTAULT, maire du 2ème arrondissement…) ont quitté les lieux après avoir obtenu satisfaction sur leur revendication principale, à savoir être reçus au Ministère de l’Economie et des Finances à Bercy.

Cette rencontre, qui se fera avec la direction générale des finances publiques, aura lieu fin janvier, début février (nous aurons la date dans les deux à trois jours), et aura pour objectif de dénoncer le véritable racket subi par les centaines de milliers de travailleur-e-s sans-papiers, autant sur leurs cotisations sociales que sur les impôts qu’ils déclarent et payent, sur le revenu pour les sans-papiers déclarés ou TVA pour ceux qui travaillent « au noir ».

La réussite de cette action est le résultat d’une mobilisation déterminée, tenace et sans faille des travailleurs sans-papiers et à celle des soutiens, notamment le SNUI, qui a pesé fortement pour faire plier le ministère et obtenir cette rencontre.

Lorsque nous aurons la date du Rendez-vous, nous la diffuserons très largement afin d’organiser une grande manifestation unitaire ce jour là, à laquelle nous inviterons tous les acteurs associatifs et syndicaux inscrites dans le combat des travailleur-e-s sans-papiers.

Après cette nouvelle action, les 6000 sans-papiers en grève soutenus par 11 organisations, notamment la CGT, les manifestations exemplaires à l’appel des collectifs de sans-papiers du « Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers » du 10 octobre, du 14 novembre et du 9 janvier… Le gouvernement doit comprendre enfin qu’il n’arrivera jamais à juguler cette mobilisation qui ira en s’amplifiant tant qu’il n’aura pas pris la seule décision qui s’impose désormais à l’évidence, et est approuvée par une frange toujours plus importante de l’opinion publique :

LA REGULARISATION GLOBALE DE TOUTES ET TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS.

By

D’El Ejido à Rosarno, les émeutes racistes perdurent et se ressemblent Appel à un rassemblement

10 ans presque jour pour jour après les émeutes racistes de février 2000, à El Ejido en Espagne, c’est la chasse aux travailleurs agricoles immigrés à Rosarno en Italie.

Ces émeutes racistes mettent au devant de la scène la précarité des immigrés surtout ceux sans papiers. La violence de ces agressions traduit la déshumanisation en marche, de ces travailleurs qui font la prospérité de l’agriculture de la région, corvéables à merci, payés seulement 20 euros la journée.

Comme à El Ejido, la population de Rosarno s’est livrée à une traque en règle contre les travailleurs immigrés, tous les moyens de châtiment étaient bons. Comme à El-Ejido, des êtres humains vivent dans des conditions d’un autre âge, entassés dans des abris de fortune.

Ce déferlement de haine et de brutalités contre les travailleurs immigrés à Rosarno, est le résultat des politiques européennes qui prônent la préférence européenne. Ces dernières se traduisent localement par des lois racistes comme celle promulguée le 2 juillet dernier en Italie, sous la pression du parti d’extrême droite de la Ligue du Nord.

L’arsenal raciste de Berlusconi est renforcé. L’immigration « illégale » devient un délit, et les milices anti-immigrés sont légalisées. Les habitants de Rosarno ont érigé des barricades, semé la terreur et fait des dizaines de blessés à coups de bâtons et de barres de fer, pris dans cet élan de haine et de xénophobie.

Les immigrés de Rosarno ont été contraints à l’exode, ceux qui ont été pris en charge dans des bus, ont été transférés aux centres de rétention en vue de leur expulsion. Un signal d’encouragement et d’approbation envoyé aux auteurs des crimes racistes.

Les associations et organisations signataires tiennent à exprimer leur profonde solidarité avec les travailleurs immigrés victimes de ces odieux agissements racistes.

Elles s’insurgent contre les traitements dégradants et inhumains infligés aux immigrés à Rosarno.

Elles condamnent les lois anti-immigrés européennes et leurs expressions nationales.

Elles exhortent les citoyens en Italie et ailleurs, à se dresser contre cette poussée raciste.

Les signataires appellent à l’organisation de rassemblements devant les ambassades d’Italie en Europe et ailleurs

RASSEMBLEMENT
Jeudi 14 janvier à 18h
A l’ambassade d’Italie
A l’angle de la rue de Varenne et du bd de Raspail
Paris 07
Métro Rue du Bac

Premiers signataires : Associations Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT), Accord de Seville, Association des marocains en France (AMF), Association Rencontre Méditerranéenne Pour l’Immigration et le Développement Tanger (ARMID), Association de défense de droits de l’homme au Maroc (ASDHOM), Association des tunisiens en France (ATF), Association des tunisiens en France/Paris (ATF/Paris), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association pour la taxation des transactions et pour l’action citoyenne (ATTAC), Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM), Centre Malcolm X, 9ème Collectif de sans papiers, Collectif pour l’avenir des foyers (COPAF), Conseil des Citoyens d’origine Marocaine de France (CCMF) Coordination Asile Migration Vaud, (Suisse) Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), Droit au logement (DAL), Droits Devant!, Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s, (FASTI), Fédération des associations d’immigrés Andalucía Acoge (Espagne), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Forum civique européen, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Immigration démocratie développement (IDD), Ligue des droit de l’homme (LDH), Marche mondiale de femmes, Migreurop, Mouvement des indigènes de la république (MIR), Movimento per i Diritti Degli Immigrati (Italie), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), NO-VOX, Pateras de La Vida pour le développement et la culture (Maroc), Peace Breather, Reporters sans Limites, Respaix Conscience Musulmane, Réveil des consciences, Réseau féministe « RUPTURES», SOC-SAT Almeria, Solidarité Sans Frontières, Berne, (Suisse), SOS soutien aux sans papiers, Unione Democratica delle Associazioni dei Marocchini in Italia (UDAMI), Union juive française pour la paix (UJFP)…

Organisations syndicales : Union syndicale solidaire, Confédération paysanne nationale,

Organisations politiques :Les Alternatifs, Les jeunes verts, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), les Verts…

CONTACT :fouzia.maqsoud@atmf.org

ATMF, 10 rue Affre. 75018. Paris. Tel :01 42 55 91 82 / Fax : 01 42 52 60 61. www.atmf.org

By

D’El Ejido à Rosarno, les émeutes racistes perdurent et se ressemblent

=http://www.atmf.org/spip.php?article1138

By

Mort suspecte dans un centre de rétention belge. Communiqué de la FTCR

Lundi 4 janvier, M. Yahya Tabbabi, 31 ans, demandeur d’asile politique de nationalité tunisienne,

originaire de la ville de Redeyef du bassin minier de Gafsa, est décédé dans le centre de détention pour étrangers en situation irrégulière à Vottem, près de Liège, en Belgique.

Les circonstances de son décès restent obscures.

Alors que le directeur du centre fermé et la porte-parole de l’Office des Etrangers évoquent un problème de toxicomanie, la famille de M. Tabbabi, que nous avons contactée, plusieurs autres retenus au centre de Vottem et les associations locales de défense des droits de l’Homme évoquent un problème de maladie non soignée.

Rappelons que M. Tabbabi, était parmi les sans papiers Nantais, originaires de Redeyef, qui occupaient un immeuble du quartier « Sillon de Bretagne » à Saint Heberlain dans la Banlieue de Nantes, que Ce groupe avait été expulsé par la police le 15 décembre 2009 et leurs affaires jetées à la déchetterie.

Suite à cette expulsion M. Tabbabi a choisi de partir en Belgique où il a été interpellé le 31 Décembre 2009 avant de décéder trois jour après au centre de rétention de Vottem.

La Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives (FTCR) :

· présente ses sincères condoléances à la famille de M. Tabbabi, à ses proches et à ses amis et les assure de son soutien dans ces moments difficiles.

· Affirme son soutien aux détenus au centre de rétention de Vottem qui ont entamé une grève de la faim.

· demande la libération et la régularisation de tous les détenus.

· demande que toute la vérité soit faite concernant la mort de M. Tabbabi.

· condamne les politiques européennes en matière d’immigration qui nient les fondements de la liberté et des droits démocratiques en permettant d’emprisonner les étrangers sans jugement.

· dénonce la collaboration des pays du sud avec les autorités des pays européens, notamment de la Tunisie, dont les services consulaires collaborent « admirablement » avec les administrations françaises et européennes sans prendre en compte les intérêts des ressortissants tunisiens qu’ils seraient pourtant sensés défendre.

· exige l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention en France, en Europe et au Maghreb.

Pour la FTCR

By

IDD, soirée débat : « Aux nouvelles frontières de l’Europe. L’aventure incertaine des Sénégalais au Maroc »

Dans le cadre des soirées-débats organisées par le réseau IDD (Immigration Développement Démocratie) nous avons le plaisir de vous inviter à l’échange avec Anaik Pian et la présentation de son livre

« Aux nouvelles frontières de l’Europe.

L’aventure incertaine des Sénégalais au Maroc »

Paru aux éditions La Dispute

Vendredi 8 Janvier 2010 à 18 heures

Au siège d’IDD

130, rue des poissonniers

75018- Paris

Métro : Marcadet-Poissonniers

Le Maroc est l’un des principaux points de transit de l’émigration africaine subsaharienne vers l’Europe.

Issu d’une enquête ethnographique de terrain menée au Maroc entre 2003 et 2006 par l’auteure, ce livre analyse les motivations et les moyens auxquels ont recours les migrants sénégalais, qui constituent l’un des gros contingents de cette émigration, pour tenter d’atteindre l’autre rive de la Méditerranée malgré les obstacles dressés devant eux.

Loin des préjugés et raccourcis habituels, Anaïk Pian décrit une « aventure » migratoire motivée par des projets complexes et profondément façonnée par les dispositifs de contrôle des frontières conçus en Europe et mis en place par le Maroc.

Cette nouvelle dynamique migratoire, dont l’auteure propose une explication sociologique, tend ainsi à transformer le Maroc en un « espace-temps de l’entre-deux ».

Cette impasse, où le « en cours de route » du transit se transforme peu à peu en « fin de route », contraint les « aventuriers » à s’organiser pour faire face à l’attente, aux contrôles policiers, et finalement, bien souvent, à la déroute de leur projet migratoire.

Cet ouvrage nous invite à réfléchir à l’évolution de la situation migratoire mondiale où l’accès à la mobilité se polarise toujours plus entre ceux qui peuvent voyager sans contraintes et ceux qui sont assignés à résidence.

Anaik Pian est docteure en sociologie et a soutenu en 2007 sa thèse intitulée « Les Sénégalais en transit au Maroc. La formation d’un espace-temps de l’entre-deux aux marges de l’Europe » (Université Paris 7, Urmis). Depuis, elle poursuit ses recherches au Maroc et au Sénégal, dans le cadre du projet ANR Mitrans « Migrations de transit en Afrique » et du projet européen Eurobroadmap sur les représentations de l’Europe dans le monde.

Elle enseigne actuellement à l’Université de Bretagne occidentale (ARS/SUFCEP) en tant qu’ATER.

IDD
130 rue des Poissonniers
75018 Paris
Tél : +33 1 55 79 09 34
http://www.idd-reseau.or

By

Dans ou hors des centres de rétention, La Cimade poursuivra son action auprès des étrangers

Le 16 novembre 2009, le Conseil d’Etat a annulé la décision du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Cette juridiction avait suspendu les contrats signés par le ministre de l’Immigration relatifs à la mission d’aide aux étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA). Le tribunal administratif de Paris a depuis rendu une décision au fond allant dans le même sens que celle du Conseil d’Etat, rejetant le recours formulé par La Cimade.

La Cimade manifeste à nouveau son opposition à cette réforme qui rendra plus difficile l’accompagnement et la défense des étrangers retenus, placera les différentes associations ou « personnes morales » qui interviendront en rétention dans une situation de concurrence absurde en matière de défense des droits de l’Homme. Cette réforme supprime une vision nationale de la situation des migrants en instance d’expulsion et affaiblit le rôle fondamental de témoignage et de contrepoids de la société civile.

La réforme voulue par le gouvernement en août 2008 entrera en application le 1er janvier 2010. Cette date marquera la fin d’une mission associative nationale et indépendante dans les CRA, telle qu’elle a été construite depuis 25 ans. La Cimade, actuellement présente dans tous les centres de rétention, en quitte aujourd’hui 13. Elle y sera remplacée par d’autres associations. Elle espère que ces dernières sauront faire preuve de l’indépendance et de la détermination nécessaire pour mettre en œuvre une action de défense des droits des étrangers ; mission dont la nécessité a par ailleurs été réaffirmée par le Conseil d’Etat. La Cimade espère aussi que le témoignage essentiel sur la politique d’expulsion et sur ces lieux d’enfermement que sont les centres de rétention se maintiendra.

Les instances de La Cimade souhaitent à cette occasion citer la lettre ouverte, rédigée par ses intervenants en rétention le 2 juin 2009, lorsque le départ de l’association de certains centres avait été initié, avant qu’une décision de justice ne suspende cette mesure :
« (…) depuis 25 ans, La Cimade n’a cessé d’aider les étrangers enfermés par la rédaction de recours devant les tribunaux et de saisines individuelles en direction des administrations compétentes.
Nous avons eu à coeur de développer un travail de relations avec vos familles, vos avocats et l’ensemble de vos soutiens associatifs et syndicaux. Nous avons assumé la rédaction de rapports et de communiqués de presse pour alerter l’opinion publique sur les pratiques administratives et les drames humains créés par la politique du chiffre.
Contraints par le gouvernement à quitter (certains) centre(s) de rétention (…), nous vous promettons de développer d’autres moyens d’action pour vous accompagner dans vos démarches avec la même détermination et témoigner publiquement de vos situations et de vos conditions d’enfermement.
Nous, bénévoles et salariés de La Cimade, intervenants en centre de rétention, tenons à vous manifester plus que jamais notre solidarité et notre soutien. Dehors ou dedans, nous ne vous abandonnons pas et restons auprès de vous conformément aux valeurs et aux engagements de La Cimade depuis son origine en 1939 pour agir en solidarité auprès des populations déplacées et enfermées. »

La Cimade tient à saluer publiquement l’engagement et la détermination de toutes celles et ceux qui, depuis 25 ans, ont réalisé et fait évoluer cette mission associative dans les centres de rétention, action unique en Europe. Elle réaffirme également qu’avec ses partenaires associatifs, elle poursuivra quoi qu’il advienne sa présence et son action pour le respect des droits et de la dignité des étrangers dans ou hors des centres de rétention.

31 décembre 2009

La Cimade :

By

Marche de Noël pour l’application de la loi de réquisition !

Alors que la crise du logement s’aggrave, il y a 1,8 millions de logements vacants en France, dont 330 000 en ile de France et 122 000 à Paris, selon l’INSEE. Ils sont vides par négligence, par calcul mercantile, par refus égoïste de louer … et ceci, sans compter les millions de mètres carrés de locaux et de bureaux également inoccupés …

Ces logements sont vacants alors que 15 000 ménages en ile de France dont 10000 à Paris sont reconnus prioritaires et attendent que les Préfet les reloge comme les y oblige la loi DALO

Ils sont vacants, alors que des artistes, des précaires, des intermittents des jeunes, des étudiants, ou des mal-logés réquisitionnent des espaces vacants pour se loger, en faire des lieux de vie, de travail et d’échange. Ils restent toujours vides lorsque les habitants en ont été expulsés.

Ils sont vides alors que les résidents de foyers sont expulsés et campent dans la rue, que des demandeurs d’asile se cachent pour dormir dans des squares et des sous bois,

Ils sont vides, alors que les sans abris meurent plus nombreux chaque année, que les enfants des taudis sont atteint de saturnisme, que les famille entières sont en errance sans pouvoir assurer une vie et une scolarité décente à leurs enfants, car ils sont privés de logement

Ils sont vides alors que les marchands de sommeil, les spéculateurs et les bailleurs privés font leur beurre, que les couches populaires sont chassées des centres, que les jeunes et les étudiants ne peuvent plus se loger que les locataires se serrent de plus en plus la ceinture pour payer leur loyer…

Ils sont vides, alors que 1,3 millions de familles attendent un HLM, dont 300 000 familles en Ile de France, que le nombre d’expulsions sans relogement est en hausse à cause de la spéculation et de la flambée des loyers.

L’État est en faute, car il refuse d’appliquer la loi de réquisition, il piétine la loi DALO. Or la loi de réquisition a été utilisée avc succès depuis sa création en 1945, notamment en 1995 et 1996, suite à l’occupation de la rue du Dragon par des sans logis, des associations, l’Abbé Pierre, et beaucoup d’autres..

La décision appartient au Gouvernement, en donnant instruction aux Préfets d’appliquer la loi, tout simplement !

Marche de Noël

pour l’application de la Loi de réquisition :

Samedi 19 décembre, à 14h,

Place Notre-Dame-de-Lorette Ligne 12

Pour dénoncer des logements vacants, déposer des demandes de réquisition pour des sans logis et des mal-logés, des expulsés, des prioritaires DALO, exiger l’application de la loi … demander l’arrêt des expulsions.

A l’appel de (1er signataires) :CDSL , COPAF, DAL, jeudi noir , Union Solidaires ,ATMF…

By

Le Gisti persiste et signe : les délits de la solidarité existent

Communiqué du Gisti

Le Gisti persiste et signe : les délits de la solidarité existent

L’aide aux étrangers dans l’engrenage policier et judiciaire

Tandis que se manifestent de plus en plus clairement les conséquences souvent dramatiques, parfois cruelles, d’une politique d’immigration fondée sur la répression, a-t-on encore le droit de refuser la mise au ban de la société des étrangers en situation irrégulière, de venir en aide aux sans-papiers, de contester, par la parole ou par les gestes, cette politique aveugle et violente ?

Face aux déclarations péremptoires du ministre s’obstinant à nier l’évidence, le Gisti a commencé, dès le mois d’avril 2009, à dresser la liste des condamnations prononcées depuis 1986 contre des personnes ayant apporté une aide à des étrangers sans papiers, le plus souvent en les hébergeant.

L’ambition du dossier que le Gisti met en ligne aujourd’hui sur son site va plus loin. Il porte en effet sur l’ensemble des « délits de la solidarité », c’est-à-dire toutes les formes de répression visant ceux qui, français ou étrangers, refusent – par conviction, par générosité, par simple sentiment d’humanité… – de céder aux injonctions du pouvoir et manifestent, sous une forme ou sous une autre, leur solidarité avec les sans-papiers. La répression de la solidarité emprunte parfois des chemins détournés dans le but de disqualifier les militants ou les acteurs humanitaires visés qui peuvent ainsi être accusés d’emploi illégal, de diffamation, d’outrage ou de dégradations.

Au nom d’un objectif érigé en dogme – sous le nom de « maîtrise des flux migratoires » en France ou de « gestion intégrée des frontières extérieures » au niveau de l’Union européenne –, des atteintes de plus en plus graves sont portées aux droits fondamentaux des migrants. Ceux qui refusent d’endosser les morts, la misère et les humiliations quotidiennes que secrète immanquablement cette politique illusoire mais féroce de fermeture des frontières doivent pouvoir agir et s’exprimer librement.

www.gisti.org/delits-de-solidarite

Le 14 décembre 2009

By

Meeting des travailleurs et travailleuses sans papiers en grève Lundi 14 décembre 2009 à 19 h

6 000 grévistes
400 travailleuses chez des particuliers
2 100 entreprises concernées
9 semaines de grève

Nous exigeons une circulaire de régularisation avec des critères clairs, améliorés, sans
discrimination d’origine ou de métier, et qui s’appliquent à l’ensemble du territoire.

La circulaire du ministère de l’Immigration publiée le 24 novembre ne répond que très
partiellement aux revendications des grévistes et des onze organisations syndicales et
associatives qui organisent ensemble le mouvement de grève depuis le 12 octobre. Elle
n’améliorera pas la situation des travailleurs sans papiers.
Le gouvernement, et en particulier le ministère du Travail, doit reprendre les discussions.

Les travailleurs sans papiers
ne lâcheront pas !

Meeting des travailleurs
et travailleuses
sans papiers en grève
Lundi 14 décembre 2009 à 19 h
Halle Carpentier
81, bd Masséna 75013 Paris – métro Porte-de-Choisy

Meeting à l’appel de : CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires,
Cimade, Ligue des droits de l’homme, RESF, Autremonde,
Femmes Égalité, Droits Devant!!

Avec le soutien de : ACORT, ACTIT, ATIK, ATMF, Attac,
Centre culturel de Ahmet Kaya, CRCD, FASTI, FTCR, MR