Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Face à l’ordre impérialiste, construisons une mobilisation populaire et internationaliste

Face à l’escalade des agressions impérialistes, aux tentatives de déstabilisation du Venezuela, à la mise sous tutelle de l’Amérique latine et aux crimes commis contre les peuples, notamment le génocide à Gaza, l’ATMF appelle à une réaction collective, organisée et déterminée des forces de progrès.

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse constitue une grave violation du droit international et une nouvelle étape dans la stratégie de chaos, d’ingérence et de domination imposée aux peuples qui refusent de se soumettre à l’ordre impérialiste.

La normalisation avec l’impérialisme est une impasse politique et morale. Elle banalise la violence, légitime l’ingérence et affaiblit les luttes des peuples pour leur souveraineté, leur dignité et leur autodétermination.

L’ATMF appelle l’ensemble des forces de progrès, partis politiques, syndicats, mouvements sociaux, organisations de jeunesse, intellectuels, artistes et militant-e-s à s’unir dans un front large, solidaire et combatif pour faire échec à cette logique de domination.

Il est urgent de construire une réponse collective, populaire et internationaliste.

Il est urgent :

• D’organiser une réponse collective, populaire et internationaliste ;

• De coordonner nos luttes au-delà des frontières ;

• De rompre avec toute complaisance ;

• De refuser toute complicité avec les politiques impérialistes, sous toutes leurs formes.

Notre engagement est clair :

• Solidarité avec le peuple vénézuélien et les peuples d’Amérique latine en lutte ;

• Soutien au peuple palestinien face aux crimes commis à Gaza ;

• Défense de la souveraineté des peuples et du droit international.

Face à l’impérialisme, l’unité est notre force.

Face à la normalisation, la mobilisation est une responsabilité historique.

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

05 janvier 2026

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LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS ET PRISONNIÈRES POLITIQUES ET D’OPINION EN TUNISIE !

L’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) exprime sa pleine solidarité avec Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi, militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie, ainsi qu’avec toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour leur libération.

Depuis des mois, ces quatre militants sont privés de liberté. Le 11 septembre, leur détention provisoire a de nouveau été prolongée de quatre mois, portant à dix mois la durée totale de leur incarcération.

Face à cette situation, ils ont engagé une grève de la faim illimitée pour exiger leur libération. Leur état de santé suscite une vive inquiétude, particulièrement celui de Wael Naouar, en grève de la faim depuis le 16 août.

Le 19 septembre, des dizaines de personnes ont manifesté dans les rues de Tunis pour réclamer leur libération. Dans la nuit du 20 au 21 septembre, plusieurs personnes mobilisées en soutien aux détenus de la Flottille ont à leur tour été arrêtées. Des organisations tunisiennes ont dénoncé cette nouvelle campagne d’interpellations.

La solidarité ne doit pas être criminalisée.

Se mobiliser pour la liberté de ses camarades n’est pas un crime.

Défendre les droits du peuple palestinien et dénoncer l’injustice ne doit pas conduire en prison.

Manifester, s’exprimer, s’organiser et se solidariser sont des libertés fondamentales.

L’ATMF réaffirme sa solidarité avec les militants de la Flottille Sumud, leurs familles, leurs proches et leurs avocats, ainsi qu’avec les forces démocratiques, syndicales, associatives et militantes engagées pour leur libération et pour la défense des libertés en Tunisie.

L’ATMF EXIGE :

● La libération immédiate et inconditionnelle de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi ;

● La libération de toutes les personnes arrêtées en raison de leur participation aux mobilisations de soutien aux militants de la Flottille Sumud ;

● La fin de la criminalisation de la solidarité avec la Palestine et de la répression des mobilisations pacifiques ;

● La protection de la vie et de l’intégrité physique des quatre détenus en grève de la faim, ainsi qu’un accès immédiat aux soins médicaux nécessaires ;

● La libération de toutes les personnes détenues en Tunisie en raison de leurs opinions, de leurs engagements politiques ou de leurs activités militantes.

LA LIBERTÉ DES UNS EST LIÉE À LA LIBERTÉ DE TOUS !

L’ATMF appelle les organisations syndicales, associatives et démocratiques, les organisations de défense des droits humains, les collectifs de solidarité avec la Palestine et l’ensemble du mouvement social, en France, au Maghreb et en Europe, à faire entendre leur voix.

La liberté des militants de la Flottille Sumud, comme celle de toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions et leurs engagements politiques, doit rester au cœur de la mobilisation.

Nous ne nous tairons pas.

Nous ne laisserons pas nos camarades seuls.

Nous refusons que la solidarité soit réprimée.

LIBERTÉ POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS ET PRISONNIÈRES POLITIQUES ET D’OPINION EN TUNISIE !

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE FORCE.

LA LIBERTÉ EST UN DROIT.

LIBÉRATION IMMÉDIATE !

ATMF, 22 septembre, 2026

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LE MAROC NORMALISE, LE PEUPLE RÉSISTE

NON A LA TRAHISON DE LA PALESTINE !

Le 16 septembre 2026, la monarchie marocaine a franchi une nouvelle étape dans la normalisation avec Israël, signant devant l’ambassadeur américain à l’ONU, l’acte final de sa trahison : ambassades, échange d’ambassadeurs, reprise des vols directs, accords économiques et fiscaux.

Six ans après la normalisation de décembre 2020, le choix du régime est désormais sans ambiguïté.

Il s’allie à un État accusé de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’apartheid.

Il tourne le dos à la volonté populaire.

Il sacrifie la cause Palestinienne à ses calculs géopolitiques.

Nous refusons cette politique. Nous refusons que les droits du peuple palestinien deviennent une monnaie d’échange diplomatique.

LE PEUPLE A DIT NON, LE POUVOIR PASSE EN FORCE.

Depuis 2020, le peuple marocain crie son refus de la normalisation avec Israël, son rejet de cette alliance honteuse :

Dans les rues.

Dans les quartiers.

Dans les mobilisations populaires.

Mais la monarchie poursuit sa politique sans consultation du peuple.

Pas de débat populaire.

Pas de choix démocratique.

Des accords conclus au sommet, des intérêts stratégiques et une Palestine transformée en variable d’ajustement.

Il choisit la collaboration avec un État criminel. Il trahit le peuple palestinien.

PENDANT QUE RABAT NORMALISE, GAZA SAIGNE

Pendant que Rabat serre la main à Tel Aviv,

À Gaza.

En Cisjordanie.

À Jérusalem

Israël bombarde, affame, déplace, torture et massacre les Palestinien·ne·s.

Les rapports s’accumulent : crimes contre l’humanité, apartheid, persécution, et maintenant génocide, selon une commission d’enquête de l’ONU.

Enlèvements, tortures, éliminations ciblées, politique de suprématie raciste, violation systématique des résolutions de l’ONU : voilà l’État avec lequel le Maroc « renforce ses relations ».

Et pourtant, la normalisation continue.

Normaliser n’est pas faire la paix.

Normaliser, c’est cautionner.

Normaliser, c’est être complice.

Normaliser, c’est trahir le peuple palestinien et son droit à un État, à une terre, à la liberté.

LA PALESTINE N’EST PAS UNE MONNAIE D’ÉCHANGE

Cette politique n’est pas un « accident ».

Elle s’inscrit dans la continuité du plan présenté par Donald Trump en janvier 2020, conçu pour liquider la question palestinienne : annexion de territoires, légitimation de la colonisation, reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Succède le marché politique : normalisation avec Israël d’un côté, coopération sécuritaire et économique, en échange de la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental de l’autre.

La Palestine.

Une cause transformée en contrepartie diplomatique.

Un peuple dont les droits deviennent une variable de négociation.

Nous refusons cette logique.

La Palestine est devenue une monnaie d’échange.

La dignité des peuples est bradée.

La justice internationale est piétinée.

C’est trahir, trahir et trahir.

NOTRE RÉPONSE : REFUS, RESISTANCE, SOLIDARITE

La question palestinienne n’est pas à vendre.

Le droit du peuple palestinien à un État indépendant, à une paix juste et durable, n’est pas négociable.

Nous nous indignons.

Nous dénonçons avec force toute trahison au droit inaliénable du peuple palestinien.

C’est le sens du combat de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice et de liberté, quelle que soit leur confession.

Et c’est le sens de notre engagement.

Nous refusons cette normalisation.

Nous refusons que le Maroc soit le valet d’un État génocidaire.

Nous refusons que la Palestine soit monnayée dans les coulisses des empires.

Nous appelons le peuple marocain, la jeunesse, les travailleuses et travailleurs, les syndicalistes, les associations, les militant·e·s, à exprimer massivement ce refus :

Dans la rue,

Dans les quartiers,

Dans les universités,

Dans les lieux de travail,

Sur les réseaux,

Partout où bat un cœur libre.

Nous appelons à toutes les formes de solidarité avec le peuple palestinien et ses droits :

Boycott de la normalisation,

Mobilisations unitaires,

Campagnes de sensibilisation,

Soutien aux initiatives de BDS,

Pression sur les gouvernements et les institutions complices.

Parce qu’un peuple n’est pas une monnaie.

Parce que des droits ne se marchandent pas.

Parce que la Palestine n’est pas à vendre.

PALESTINE VIVRA.

PALESTINE VAINCRA.

LE PEUPLE MAROCAIN EST ET RESTERA AUX COTES

ATMF, 20 septembre 2026

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Maroc : quand l’espoir prend la route de l’exil !

Le Maroc ne se soulève pas aujourd’hui dans les formes classiques de la révolte. Il se vide. Il saigne. Il est quitté par sa jeunesse, par ses familles, par ses mineurs, par celles et ceux qui n’y voient plus ni avenir ni dignité. Ce départ massif n’est pas un accident : c’est le verdict d’un système politique et social qui a trahi le peuple. L’exil n’est pas un choix ni une facilité, c’est le risque d’y laisser sa vie dans un espoir d’opportunités.

Le pays n’est ni en guerre ni sous occupation. Mais il est miné par une autre violence, plus insidieuse et plus destructrice : celle du chômage de masse, de l’effondrement des services publics, de l’injustice sociale, de la marchandisation des droits les plus élémentaires, de l’humiliation quotidienne. On construit des TGV, des stades géants, des vitrines pour les puissants et leurs alliés ; pendant ce temps, la majorité du peuple est condamnée à l’attente, à la misère et au départ forcé.

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux sont un réquisitoire accablant contre ce modèle inégalitaire : des familles entières, des enfants, des mineurs, des jeunes jetés sur les routes de l’exil. Ce n’est pas une simple migration. C’est une fuite collective face à un avenir confisqué par les politiques marocaines mais aussi par la route de l’exil quand celle-ci ôte la vie. Nos cœurs se tournent vers les familles et proches des défunts.

L’ATMF refuse de détourner le regard. Nous refusons le silence. Nous refusons l’hypocrisie des discours officiels qui célèbrent la croissance pour mieux masquer l’exclusion, la répression et l’abandon. Le Maroc des dominants n’est pas le Maroc du peuple.

Aujourd’hui, plus que jamais, les forces vives marocaines, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora, doivent rompre avec la passivité, analyser lucidement la situation et construire une réponse politique à la hauteur de l’urgence. Cette réponse doit être claire et intransigeante :

• Libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion ;

• Fin de la répression et des atteintes aux libertés ;

• Justice sociale réelle ;

• Égalité des droits ;

• Dignité pour toutes et tous ;

• Droit à l’éducation, à la santé, au travail et à un avenir dans le pays.

Il ne s’agit plus de corriger à la marge un système épuisé. Il s’agit de le contester frontalement. Il s’agit d’imposer un autre horizon pour le Maroc : un pays où le peuple ne sera plus contraint de partir pour vivre, un pays de justice, de liberté et de dignité.

ATMF, 31 juillet 2026

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VERS OÙ VA-T-ON ?

Un journaliste arrêté. Un artiste placé en garde à vue. Des citoyens blessés par balles. Jusqu’où ira la répression ?

En trois jours, trois images. Un journaliste arrêté à son arrivée au Maroc. Un artiste placé en garde à vue après avoir voulu quitter le territoire. Des citoyens blessés lors d’une mobilisation pour défendre leurs terres.

Trois faits, trois alertes, et une même question qui devient impossible à éviter :

Vers où va-t-on ?

Le 12 juillet, le journaliste Ali Lmrabet est arrêté à son arrivée à Tanger. Le 13 juillet, El Mahdi Lyoubi, alias Mehdi Black Wind, réalisateur, documentariste, musicien et producteur marocain installé en France, est placé en garde à vue à Casablanca.

Selon le communiqué de ses proches, son arrestation serait liée à ses prises de position artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux.

Ce même 13 juillet, au douar Riyah Lqabliya, des habitants mobilisés autour d’un conflit foncier affrontent les forces de l’ordre. Des coups de feu sont tirés, des manifestants sont blessés.

Un journaliste, un artiste, des citoyens.

Informer, créer, s’exprimer, protester, défendre ses droits. Est-ce donc devenu dangereux ?

Ce qui inquiète, ce n’est pas seulement chaque arrestation prise isolément. C’est leur succession, c’est leur accumulation, c’est une même main se referme sur toutes les formes de contestation. La plume qui dérange, la caméra qui montre, la chanson qui dénonce, la publication qui critique, la foule qui proteste, le citoyen qui refuse de se taire.

À chaque fois, la même réponse semble gagner du terrain : Interdire, convoquer, intimider, arrêter, disperser, faire peur.

Une démocratie ne se mesure pas au nombre de discours sur les libertés. Elle se mesure à la liberté laissée à ceux qui dérangent. À ceux qui critiquent, à ceux qui protestent, à ceux qui refusent d’applaudir. Une liberté qui ne vaut que pour ceux qui se taisent n’est pas une liberté. Une presse sous pression n’est pas une presse libre. Un artiste qui doit craindre une garde à vue pour ses paroles n’est pas libre. Un citoyen qui risque d’être blessé lorsqu’il défend ses droits n’est pas libre. Et un pays qui gouverne la contestation par la peur creuse un fossé entre le pouvoir et la société.

Nous ne pouvons, banaliser cette escalade. Nous ne pouvons, nous habituer aux arrestations. Nous ne pouvons, considérer la répression comme une méthode de gouvernance normale.

Car derrière chaque nom, il y a une vie. Une famille qui attend. Des proches qui s’inquiètent. Des collègues qui se demandent qui sera le prochain.

Le Maroc ne peut pas devenir un pays où l’on doit choisir entre parler et être libre.

Notre solidarité va à toutes celles et ceux qui subissent la répression : à Ali Lmrabet, à Mehdi Black Wind, aux habitants blessés de Riyah Lqabliya, à leurs familles et à leurs proches.

Leur combat pour la dignité et la liberté est aussi le nôtre.

L’ATMF appelle les forces démocratiques, syndicales, associatives, culturelles et citoyennes à faire bloc.

La liberté d’expression n’est pas une faveur. La liberté de créer n’est pas une permission. Le droit de manifester n’est pas un privilège. Ce sont des droits fondamentaux.

Aujourd’hui, c’est Ali Lmrabet. Aujourd’hui, c’est Mehdi Black Wind. Aujourd’hui, ce sont les habitants de Riyah Lqabliya. Demain, qui ?

Vers où va-t-on ?

Cette question devient urgente. Et notre réponse doit l’être aussi :

• Pas de liberté sans solidarité.

• Pas de justice dans le silence.

• Pas de société vivante sous la peur.

14 juillet 2026

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Solidarité totale avec notre association membre l’ATMF de Saint-Avold, cible des attaques de la municipalité RN.

Le réseau ATMF exprime sa solidarité totale avec son association membre de Saint-Avold, prise pour cible par une municipalité RN qui multiplie les provocations, les attaques politiques et les clins d’œil à l’histoire la plus sombre de l’extrême droite. Après les images du maire Hervé Simon dans une jeep arborant le drapeau confédéré, symbole d’esclavage, de ségrégation et de suprématisme blanc, puis les révélations sur des élus de sa majorité chantant « Maréchal, nous voilà », il n’est plus possible de parler d’“incidents” ou de “malentendus” : il s’agit d’une banalisation assumée des références fascistes et pétainistes.

Ces faits ne tombent pas du ciel. Ils s’inscrivent dans une offensive politique cohérente du Rassemblement national contre les organisations ouvrières, les associations antiracistes et les forces populaires, avec des attaques visant la CGT, l’ATMF et d’autres structures solidaires à Saint-Avold.

Quand le RN s’installe dans les institutions, il ne « gouverne » pas : il cible, il intimide, il divise et cherche à imposer un climat de peur en désignant un prétendu « ennemi de l’intérieur » – l’immigré – afin de dresser les travailleurs les uns contre les autres et de stigmatiser les familles immigrées, les militants syndicaux et toutes celles et ceux qui refusent le racisme.

L’ATMF rappelle que son histoire s’est construite dans le combat contre le racisme d’État, les discriminations, les logiques coloniales et toutes les formes d’extrême droite. Notre solidarité avec notre association membre de Saint-Avold n’est pas seulement morale : elle est politique, déterminée et combative.

Face à une municipalité RN qui tente de normaliser l’idéologie fasciste, nous opposons la mémoire des luttes, l’unité des quartiers populaires, la solidarité entre travailleurs et l’exigence d’un front large antiraciste et antifasciste.

Nous dénonçons les tentatives du maire et de sa majorité de se défausser derrière de prétendues “erreurs” ou “instrumentalisations”. Ce que révèlent ces images, ce sont des choix politiques, des références idéologiques et une culture d’extrême droite qui cherche à se banaliser dans l’espace public.

Le RN veut faire croire qu’il serait un parti “comme les autres”. À Saint-Avold, comme ailleurs, il montre son vrai visage : celui d’un parti réactionnaire, anti-ouvrier, xénophobe et compatible avec les symboles de Vichy, du racisme et de l’ordre autoritaire.

Le RN n’est pas “patriote” : il recycle les symboles de l’oppression, nourrit le racisme et prépare l’autoritarisme. Face à lui, l’ATMF choisit le camp du peuple, de l’antiracisme, du mouvement ouvrier et de la résistance antifasciste.

L’ATMF appelle l’ensemble des forces démocratiques, syndicales, associatives, antifascistes et antiracistes à renforcer la mobilisation aux côtés de notre association membre de Saint-Avold.

Nous refusons la peur, le silence et la résignation. Nous refusons que des élus d’extrême droite utilisent leurs mandats pour humilier, attaquer et isoler les organisations qui défendent l’égalité, la dignité et la justice sociale.

À Saint-Avold comme partout, le fascisme ne passera pas.

Notre réponse sera l’organisation, l’unité et la lutte.

ATMF-Paris le 09 juillet 2026

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MANIFESTATION MASSIVE

Contre le racisme.

Contre l’extrême droite.

Pour notre dignité.

Se taire face à l’injustice, c’est déjà choisir son camp.

Aujourd’hui, l’heure est grave. Très grave.

En France, le racisme n’avance plus masqué. L’islamophobie ne se cache plus. La haine se banalise. Elle s’installe. Elle s’organise. Elle parle fort. Trop fort.

Après les dernières élections municipales, des élu·e·s de la République ont été pris·es pour cible. Parce qu’ils et elles sont racisé·es. Parce qu’ils et elles sont musulman·es. Ou simplement perçu·es comme tel·les.

Voilà où nous en sommes.

L’extrême droite désigne des boucs émissaires. Elle attise la peur. Elle divise nos quartiers. Elle veut opposer les habitant·es entre eux. Elle veut briser nos solidarités.

Et des médias lui ouvrent leurs micros. Ils répètent ses mots. Ils amplifient son poison. Ils transforment la haine en débat. Ils présentent le racisme comme une simple opinion.

Mais le racisme n’est pas une opinion. C’est un délit. C’est une violence. Une menace. Un danger pour toutes et tous.

Aujourd’hui, une partie du peuple est livrée à la vindicte. Caricaturée. Humiliée. Déshumanisée.

Nous disons : STOP.

Nous disons : ça suffit.

Nous disons : nous ne baisserons pas les yeux.

Nous ne nous tairons pas.

Nous ne laisserons pas faire.

L’ATMF Association des Travailleurs Maghrébins de France appelle à un sursaut collectif.

S’indigner derrière un écran ne suffit plus. Commenter ne suffit plus. Regarder la haine avancer ne suffit plus.

Il faut être là. Dans la rue. Ensemble. Nombreuses et nombreux. Debout.

Le temps de la riposte est venu. Le temps de la dignité est venu. Le temps de la mobilisation populaire est venu.

Rendez-vous citoyen

Dimanche 21 juin 2026

14h00

Paris – Barbès

Nous appelons toutes celles et ceux qui refusent le racisme, l’exclusion et les politiques de division à rejoindre massivement la manifestation.

Pour faire reculer la haine. Pour défendre l’équité. Pour protéger nos droits. Pour défendre nos quartiers. Pour défendre nos enfants. Pour défendre notre dignité.

Face au racisme, une seule réponse : la solidarité.

Face à l’extrême droite, une seule réponse : la rue.

Face à la haine, une seule réponse : la mobilisation massive.

Toutes et tous à Barbès. Toutes et tous debout. Toutes et tous uni·es contre le racisme et l’extrême droite.

ATMF- 19.06.2026

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1er mai : mémoire, vérité, résistance

Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram était assassiné, jeté dans la Seine par des militants d’extrême droite sortis d’un défilé du Front National.

Ce crime n’était pas un fait divers. C’était le produit d’un racisme politique.

Depuis d’autres noms, d’autres vies, se sont ajoutés à cette liste tragique. Et derrière chaque nom, il y a des familles brisées, des silences imposés, des injustices qui perdurent.

Plus de trente ans, rien n’est réglé.

Le racisme ne recule pas : il avance, il s’affiche, il s’impose.

L’extrême droite dicte l’agenda, contamine les discours, infiltre les politiques.

Islamophobie décomplexée, stigmatisation des immigré·es, chasse aux exilé·es, lois liberticides :

ce qui tuait hier est aujourd’hui banalisé.

Diviser pour mieux dominer.

Fabriquer des boucs émissaires pour masquer les responsabilités dans la précarité, les inégalités et la violence sociale.

Nommons les choses :

nous faisons face à un processus de fascisation.

Face à cela, il n’y a pas de neutralité.

Il n’y a pas de compromis possible.

Nous refusons de nous taire.

Nous refusons de nous habituer.

Nous refusons de laisser faire.

Se souvenir de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes, ce n’est pas commémorer passivement.

C’est continuer la lutte.

Contre le racisme d’en haut comme d’en bas.

Contre l’extrême droite et ceux qui reprennent ses idées.

Contre un système qui exploite, exclut et attise la haine.

Pas de mémoire sans justice.

Pas de justice sans rapport de force.

Le 1er mai, faisons front.

Rassemblement – 1er mai 2026

09h30 – 11h

Pont du Carrousel – Paris

Signataires : ATMF ; MRAP ; LDH ; Action Antifasciste Paris –Banlieue ; Action Justice Climat Paris ; ACORT ; Act Up-Paris ; AFAPREDESA ; AMDH-Paris ; AMF ; APCV ; ASDHOM ; ASIAD ; Assemblée des Quartiers ; ATF ; Attac France ; CADTM France ; CEDETIM / IPAM ; Collectif « D’Ailleurs Nous Sommes d’Ici » ; Collectif des Musulmans Anticapitalistes ; Collectif les Mères Déters ; Collectif Vietnam-Dioxine ; Comité Adama ; Coordination Pas sans Nous ; COPAF ; CORENS ; Coudes à coudes ; CRDLHT ; DAL ; Droit devant ; FASTI ; Femmes Egalité ; Femmes Plurielles ; Fondation Frantz Fanon ; Front de mères ; FTCR ; FUIQP ; GISTI ; Jeunesse Populaire ; Ka Ubuntu ; L’Institut Mehdi Ben Barka-Mémoire vivante ; Mémorial 98 ; RAAR ; REMCC ; Réseau Féministe « Rupture » ; Résister Aujourd’hui ; Solidarités Asie France ; Tsedek ; UJFP ; Union Générale des Vietnamiens de France ; UTAC ; UTIT ; VISA ; CNT ; UD CGT ; UL CGT Paris 18e ; Union Syndicale Solidaires ; EELV ; La France Insoumise ; l’Après – l’Alliance pour une République écologique et sociale ; Les Verts populaires NPA-A ; PCF ; PCOF ; PEPS-Pour une Ecologie Populaire et Solidaire ; Révolution Permanente ; URCommuniste.

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BALLY BAGAYOKO PRIS POUR CIBLE

Racisme médiatique : trop, c’est trop

L’attaque raciste contre Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, n’est pas un accident.

Ce n’est pas un “dérapage”.

C’est un symptôme.

Le symptôme d’un racisme désormais assumé, exhibé, relayé.

L’ATMF dénonce avec force le rôle de CNews.

Sous couvert de “débat”, cette chaîne banalise l’inacceptable.

Elle ouvre ses plateaux à la haine.

Elle recycle les obsessions de l’extrême droite.

Elle nourrit la peur.

Elle légitime l’exclusion.

Ce qui se joue est grave.

Très grave.

Car derrière Bally Bagayoko, ce n’est pas un homme seul qui est visé.

C’est une partie de la France.

Une France qu’on regarde encore comme étrangère à elle-même.

Une France dont le nom, la couleur, l’histoire dérangent.

Une France à qui l’on demande, encore et toujours, de prouver qu’elle appartient à la République.

Voilà le poison.

À force de complaisance, les propos racistes ne choquent plus.

Ils s’installent.

Ils circulent.

Ils se normalisent.

Ils deviennent des opinions ordinaires.

Puis des évidences.

Puis une ligne politique.

Et pendant ce temps, une République à deux vitesses s’installe.

D’un côté, ceux qu’on croit sur parole.

De l’autre, ceux qu’on soupçonne d’emblée.

D’un côté, les citoyens légitimes.

De l’autre, les citoyens sommés de se justifier.

C’est une violence.

Une humiliation.

Une fracture.

C’est aussi une diversion.

Pendant qu’on désigne des boucs émissaires, on détourne le regard des vraies urgences sociales.

Pendant qu’on excite les peurs, on abîme l’idée même de justice.

Pendant qu’on parle identité, on piétine l’égalité.

L’ATMF dit non.

Non à la banalisation du racisme.

Non aux médias qui en deviennent les amplificateurs.

Non aux responsables politiques qui ferment les yeux.

Non à ceux qui instrumentalisent la haine pour gagner du terrain.

Non à l’humiliation érigée en spectacle.

Nous refusons qu’une partie du pays soit traitée comme suspecte.

Nous refusons qu’on salisse la dignité de milliers de citoyennes et citoyens.

Nous refusons qu’au nom de l’audience, on détruise ce qui nous tient debout.

Car rien n’est joué.

Rien n’est perdu.

À la haine, nous opposons la solidarité.

À la stigmatisation, nous opposons l’égalité.

À l’exclusion, nous opposons la justice sociale.

Pour toutes.

Pour tous.

Sans tri.

Sans réserve.

Sans renoncement.

Notre République n’a de sens que si elle tient pour tout le monde.

Entière.

Indivisible.

Intraitable face au racisme.

Nous serons solidaires.

Nous serons debout.

ATMF, 10 avril 2026

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Liberté pour le rappeur Souhaib Qabli “Al-Hassel” !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France, l’ATMF, exprime sa colère et sa profonde indignation face à l’arrestation du jeune rappeur marocain Souhaib Qabli, dit Al-Hassel, 20 ans, interpellé le 2 mars 2026.

Son “crime” ?

Être un artiste libre.

Son “crime” ?

Porter la voix d’une jeunesse qui refuse le silence, la résignation, l’injustice.

Par ses textes, Al-Hassel dénonce la normalisation avec un État génocidaire,

exprime sa solidarité avec GEN Z 212,

avec les prisonniers du Hirak du Rif,

et avec l’ensemble des prisonniers politiques au Maroc.

Comme tant d’autres artistes engagés,

Il fait du rap,

Un espace de vérité, de résistance, de dignité.

Ce n’est pas un cas isolé.

C’est une politique de répression :

Faire taire les voix critiques,

Militants, journalistes, artistes, défenseurs des droits humains, jeunesse engagée.

Criminaliser l’expression artistique et politique,

C’est tenter d’étouffer

Toute aspiration populaire à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale.

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté,

Cette arrestation arbitraire et dénonce l’acharnement contre une jeunesse qui refuse la résignation

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté ,

Cette arrestation arbitraire et dénonce l’acharnement contre une jeunesse qui refuse la peur.

L’ATMF affirme sa solidarité totale avec Al-Hassel,

Avec la génération GEN Z 212,

Avec les prisonniers du Hirak du Rif,

Et avec toutes celles et ceux qui, au Maroc,

Paient le prix de leur engagement pour la dignité et la liberté.

Nous le disons :

  • La répression n’effacera ni les luttes, ni les aspirations profondes du peuple marocain ?
  • On peut emprisonner un corps.
  • Pas une voix.
  • Pas une génération.

L’ATMF exige :

  • La libération immédiate et sans condition d’Al-Hassel.
  • La libération de tous les prisonniers politiques au Maroc.
  • La fin de la répression contre les artistes, les militants et les voix libres.
  • Le respect des libertés fondamentales : expression, création, organisation.

Parce que la dignité ne se négocie pas.

Parce que la liberté ne s’emprisonne pas.

Parce que la justice sociale reste un horizon de lutte.

Liberté pour Al-Hassel !

Liberté pour les prisonniers du Hirak du Rif !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

ATMF