Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Face à l’ordre impérialiste, construisons une mobilisation populaire et internationaliste

Face à l’escalade des agressions impérialistes, aux tentatives de déstabilisation du Venezuela, à la mise sous tutelle de l’Amérique latine et aux crimes commis contre les peuples, notamment le génocide à Gaza, l’ATMF appelle à une réaction collective, organisée et déterminée des forces de progrès.

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse constitue une grave violation du droit international et une nouvelle étape dans la stratégie de chaos, d’ingérence et de domination imposée aux peuples qui refusent de se soumettre à l’ordre impérialiste.

La normalisation avec l’impérialisme est une impasse politique et morale. Elle banalise la violence, légitime l’ingérence et affaiblit les luttes des peuples pour leur souveraineté, leur dignité et leur autodétermination.

L’ATMF appelle l’ensemble des forces de progrès, partis politiques, syndicats, mouvements sociaux, organisations de jeunesse, intellectuels, artistes et militant-e-s à s’unir dans un front large, solidaire et combatif pour faire échec à cette logique de domination.

Il est urgent de construire une réponse collective, populaire et internationaliste.

Il est urgent :

• D’organiser une réponse collective, populaire et internationaliste ;

• De coordonner nos luttes au-delà des frontières ;

• De rompre avec toute complaisance ;

• De refuser toute complicité avec les politiques impérialistes, sous toutes leurs formes.

Notre engagement est clair :

• Solidarité avec le peuple vénézuélien et les peuples d’Amérique latine en lutte ;

• Soutien au peuple palestinien face aux crimes commis à Gaza ;

• Défense de la souveraineté des peuples et du droit international.

Face à l’impérialisme, l’unité est notre force.

Face à la normalisation, la mobilisation est une responsabilité historique.

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

05 janvier 2026

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LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS ET PRISONNIÈRES POLITIQUES ET D’OPINION EN TUNISIE !

L’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) exprime sa pleine solidarité avec Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi, militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie, ainsi qu’avec toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour leur libération.

Depuis des mois, ces quatre militants sont privés de liberté. Le 11 septembre, leur détention provisoire a de nouveau été prolongée de quatre mois, portant à dix mois la durée totale de leur incarcération.

Face à cette situation, ils ont engagé une grève de la faim illimitée pour exiger leur libération. Leur état de santé suscite une vive inquiétude, particulièrement celui de Wael Naouar, en grève de la faim depuis le 16 août.

Le 19 septembre, des dizaines de personnes ont manifesté dans les rues de Tunis pour réclamer leur libération. Dans la nuit du 20 au 21 septembre, plusieurs personnes mobilisées en soutien aux détenus de la Flottille ont à leur tour été arrêtées. Des organisations tunisiennes ont dénoncé cette nouvelle campagne d’interpellations.

La solidarité ne doit pas être criminalisée.

Se mobiliser pour la liberté de ses camarades n’est pas un crime.

Défendre les droits du peuple palestinien et dénoncer l’injustice ne doit pas conduire en prison.

Manifester, s’exprimer, s’organiser et se solidariser sont des libertés fondamentales.

L’ATMF réaffirme sa solidarité avec les militants de la Flottille Sumud, leurs familles, leurs proches et leurs avocats, ainsi qu’avec les forces démocratiques, syndicales, associatives et militantes engagées pour leur libération et pour la défense des libertés en Tunisie.

L’ATMF EXIGE :

● La libération immédiate et inconditionnelle de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi ;

● La libération de toutes les personnes arrêtées en raison de leur participation aux mobilisations de soutien aux militants de la Flottille Sumud ;

● La fin de la criminalisation de la solidarité avec la Palestine et de la répression des mobilisations pacifiques ;

● La protection de la vie et de l’intégrité physique des quatre détenus en grève de la faim, ainsi qu’un accès immédiat aux soins médicaux nécessaires ;

● La libération de toutes les personnes détenues en Tunisie en raison de leurs opinions, de leurs engagements politiques ou de leurs activités militantes.

LA LIBERTÉ DES UNS EST LIÉE À LA LIBERTÉ DE TOUS !

L’ATMF appelle les organisations syndicales, associatives et démocratiques, les organisations de défense des droits humains, les collectifs de solidarité avec la Palestine et l’ensemble du mouvement social, en France, au Maghreb et en Europe, à faire entendre leur voix.

La liberté des militants de la Flottille Sumud, comme celle de toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions et leurs engagements politiques, doit rester au cœur de la mobilisation.

Nous ne nous tairons pas.

Nous ne laisserons pas nos camarades seuls.

Nous refusons que la solidarité soit réprimée.

LIBERTÉ POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS ET PRISONNIÈRES POLITIQUES ET D’OPINION EN TUNISIE !

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE FORCE.

LA LIBERTÉ EST UN DROIT.

LIBÉRATION IMMÉDIATE !

ATMF, 22 septembre, 2026

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LE MAROC NORMALISE, LE PEUPLE RÉSISTE

NON A LA TRAHISON DE LA PALESTINE !

Le 16 septembre 2026, la monarchie marocaine a franchi une nouvelle étape dans la normalisation avec Israël, signant devant l’ambassadeur américain à l’ONU, l’acte final de sa trahison : ambassades, échange d’ambassadeurs, reprise des vols directs, accords économiques et fiscaux.

Six ans après la normalisation de décembre 2020, le choix du régime est désormais sans ambiguïté.

Il s’allie à un État accusé de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’apartheid.

Il tourne le dos à la volonté populaire.

Il sacrifie la cause Palestinienne à ses calculs géopolitiques.

Nous refusons cette politique. Nous refusons que les droits du peuple palestinien deviennent une monnaie d’échange diplomatique.

LE PEUPLE A DIT NON, LE POUVOIR PASSE EN FORCE.

Depuis 2020, le peuple marocain crie son refus de la normalisation avec Israël, son rejet de cette alliance honteuse :

Dans les rues.

Dans les quartiers.

Dans les mobilisations populaires.

Mais la monarchie poursuit sa politique sans consultation du peuple.

Pas de débat populaire.

Pas de choix démocratique.

Des accords conclus au sommet, des intérêts stratégiques et une Palestine transformée en variable d’ajustement.

Il choisit la collaboration avec un État criminel. Il trahit le peuple palestinien.

PENDANT QUE RABAT NORMALISE, GAZA SAIGNE

Pendant que Rabat serre la main à Tel Aviv,

À Gaza.

En Cisjordanie.

À Jérusalem

Israël bombarde, affame, déplace, torture et massacre les Palestinien·ne·s.

Les rapports s’accumulent : crimes contre l’humanité, apartheid, persécution, et maintenant génocide, selon une commission d’enquête de l’ONU.

Enlèvements, tortures, éliminations ciblées, politique de suprématie raciste, violation systématique des résolutions de l’ONU : voilà l’État avec lequel le Maroc « renforce ses relations ».

Et pourtant, la normalisation continue.

Normaliser n’est pas faire la paix.

Normaliser, c’est cautionner.

Normaliser, c’est être complice.

Normaliser, c’est trahir le peuple palestinien et son droit à un État, à une terre, à la liberté.

LA PALESTINE N’EST PAS UNE MONNAIE D’ÉCHANGE

Cette politique n’est pas un « accident ».

Elle s’inscrit dans la continuité du plan présenté par Donald Trump en janvier 2020, conçu pour liquider la question palestinienne : annexion de territoires, légitimation de la colonisation, reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Succède le marché politique : normalisation avec Israël d’un côté, coopération sécuritaire et économique, en échange de la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental de l’autre.

La Palestine.

Une cause transformée en contrepartie diplomatique.

Un peuple dont les droits deviennent une variable de négociation.

Nous refusons cette logique.

La Palestine est devenue une monnaie d’échange.

La dignité des peuples est bradée.

La justice internationale est piétinée.

C’est trahir, trahir et trahir.

NOTRE RÉPONSE : REFUS, RESISTANCE, SOLIDARITE

La question palestinienne n’est pas à vendre.

Le droit du peuple palestinien à un État indépendant, à une paix juste et durable, n’est pas négociable.

Nous nous indignons.

Nous dénonçons avec force toute trahison au droit inaliénable du peuple palestinien.

C’est le sens du combat de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice et de liberté, quelle que soit leur confession.

Et c’est le sens de notre engagement.

Nous refusons cette normalisation.

Nous refusons que le Maroc soit le valet d’un État génocidaire.

Nous refusons que la Palestine soit monnayée dans les coulisses des empires.

Nous appelons le peuple marocain, la jeunesse, les travailleuses et travailleurs, les syndicalistes, les associations, les militant·e·s, à exprimer massivement ce refus :

Dans la rue,

Dans les quartiers,

Dans les universités,

Dans les lieux de travail,

Sur les réseaux,

Partout où bat un cœur libre.

Nous appelons à toutes les formes de solidarité avec le peuple palestinien et ses droits :

Boycott de la normalisation,

Mobilisations unitaires,

Campagnes de sensibilisation,

Soutien aux initiatives de BDS,

Pression sur les gouvernements et les institutions complices.

Parce qu’un peuple n’est pas une monnaie.

Parce que des droits ne se marchandent pas.

Parce que la Palestine n’est pas à vendre.

PALESTINE VIVRA.

PALESTINE VAINCRA.

LE PEUPLE MAROCAIN EST ET RESTERA AUX COTES

ATMF, 20 septembre 2026

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Maroc : quand l’espoir prend la route de l’exil !

Le Maroc ne se soulève pas aujourd’hui dans les formes classiques de la révolte. Il se vide. Il saigne. Il est quitté par sa jeunesse, par ses familles, par ses mineurs, par celles et ceux qui n’y voient plus ni avenir ni dignité. Ce départ massif n’est pas un accident : c’est le verdict d’un système politique et social qui a trahi le peuple. L’exil n’est pas un choix ni une facilité, c’est le risque d’y laisser sa vie dans un espoir d’opportunités.

Le pays n’est ni en guerre ni sous occupation. Mais il est miné par une autre violence, plus insidieuse et plus destructrice : celle du chômage de masse, de l’effondrement des services publics, de l’injustice sociale, de la marchandisation des droits les plus élémentaires, de l’humiliation quotidienne. On construit des TGV, des stades géants, des vitrines pour les puissants et leurs alliés ; pendant ce temps, la majorité du peuple est condamnée à l’attente, à la misère et au départ forcé.

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux sont un réquisitoire accablant contre ce modèle inégalitaire : des familles entières, des enfants, des mineurs, des jeunes jetés sur les routes de l’exil. Ce n’est pas une simple migration. C’est une fuite collective face à un avenir confisqué par les politiques marocaines mais aussi par la route de l’exil quand celle-ci ôte la vie. Nos cœurs se tournent vers les familles et proches des défunts.

L’ATMF refuse de détourner le regard. Nous refusons le silence. Nous refusons l’hypocrisie des discours officiels qui célèbrent la croissance pour mieux masquer l’exclusion, la répression et l’abandon. Le Maroc des dominants n’est pas le Maroc du peuple.

Aujourd’hui, plus que jamais, les forces vives marocaines, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora, doivent rompre avec la passivité, analyser lucidement la situation et construire une réponse politique à la hauteur de l’urgence. Cette réponse doit être claire et intransigeante :

• Libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion ;

• Fin de la répression et des atteintes aux libertés ;

• Justice sociale réelle ;

• Égalité des droits ;

• Dignité pour toutes et tous ;

• Droit à l’éducation, à la santé, au travail et à un avenir dans le pays.

Il ne s’agit plus de corriger à la marge un système épuisé. Il s’agit de le contester frontalement. Il s’agit d’imposer un autre horizon pour le Maroc : un pays où le peuple ne sera plus contraint de partir pour vivre, un pays de justice, de liberté et de dignité.

ATMF, 31 juillet 2026

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VERS OÙ VA-T-ON ?

Un journaliste arrêté. Un artiste placé en garde à vue. Des citoyens blessés par balles. Jusqu’où ira la répression ?

En trois jours, trois images. Un journaliste arrêté à son arrivée au Maroc. Un artiste placé en garde à vue après avoir voulu quitter le territoire. Des citoyens blessés lors d’une mobilisation pour défendre leurs terres.

Trois faits, trois alertes, et une même question qui devient impossible à éviter :

Vers où va-t-on ?

Le 12 juillet, le journaliste Ali Lmrabet est arrêté à son arrivée à Tanger. Le 13 juillet, El Mahdi Lyoubi, alias Mehdi Black Wind, réalisateur, documentariste, musicien et producteur marocain installé en France, est placé en garde à vue à Casablanca.

Selon le communiqué de ses proches, son arrestation serait liée à ses prises de position artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux.

Ce même 13 juillet, au douar Riyah Lqabliya, des habitants mobilisés autour d’un conflit foncier affrontent les forces de l’ordre. Des coups de feu sont tirés, des manifestants sont blessés.

Un journaliste, un artiste, des citoyens.

Informer, créer, s’exprimer, protester, défendre ses droits. Est-ce donc devenu dangereux ?

Ce qui inquiète, ce n’est pas seulement chaque arrestation prise isolément. C’est leur succession, c’est leur accumulation, c’est une même main se referme sur toutes les formes de contestation. La plume qui dérange, la caméra qui montre, la chanson qui dénonce, la publication qui critique, la foule qui proteste, le citoyen qui refuse de se taire.

À chaque fois, la même réponse semble gagner du terrain : Interdire, convoquer, intimider, arrêter, disperser, faire peur.

Une démocratie ne se mesure pas au nombre de discours sur les libertés. Elle se mesure à la liberté laissée à ceux qui dérangent. À ceux qui critiquent, à ceux qui protestent, à ceux qui refusent d’applaudir. Une liberté qui ne vaut que pour ceux qui se taisent n’est pas une liberté. Une presse sous pression n’est pas une presse libre. Un artiste qui doit craindre une garde à vue pour ses paroles n’est pas libre. Un citoyen qui risque d’être blessé lorsqu’il défend ses droits n’est pas libre. Et un pays qui gouverne la contestation par la peur creuse un fossé entre le pouvoir et la société.

Nous ne pouvons, banaliser cette escalade. Nous ne pouvons, nous habituer aux arrestations. Nous ne pouvons, considérer la répression comme une méthode de gouvernance normale.

Car derrière chaque nom, il y a une vie. Une famille qui attend. Des proches qui s’inquiètent. Des collègues qui se demandent qui sera le prochain.

Le Maroc ne peut pas devenir un pays où l’on doit choisir entre parler et être libre.

Notre solidarité va à toutes celles et ceux qui subissent la répression : à Ali Lmrabet, à Mehdi Black Wind, aux habitants blessés de Riyah Lqabliya, à leurs familles et à leurs proches.

Leur combat pour la dignité et la liberté est aussi le nôtre.

L’ATMF appelle les forces démocratiques, syndicales, associatives, culturelles et citoyennes à faire bloc.

La liberté d’expression n’est pas une faveur. La liberté de créer n’est pas une permission. Le droit de manifester n’est pas un privilège. Ce sont des droits fondamentaux.

Aujourd’hui, c’est Ali Lmrabet. Aujourd’hui, c’est Mehdi Black Wind. Aujourd’hui, ce sont les habitants de Riyah Lqabliya. Demain, qui ?

Vers où va-t-on ?

Cette question devient urgente. Et notre réponse doit l’être aussi :

• Pas de liberté sans solidarité.

• Pas de justice dans le silence.

• Pas de société vivante sous la peur.

14 juillet 2026

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Ali LMRABET arrêté

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France exprime sa colère et sa solidarité totale avec le journaliste marocain Ali Lmrabet, arrêté à son arrivée à l’aéroport de Tanger.

Cette arrestation n’est pas un incident. C’est un avertissement.

Un avertissement adressé à tous les journalistes. À toutes les voix critiques.

À toutes celles et ceux qui refusent de se taire.
Parlez, et vous serez traqués. Critiquez, et vous serez punis.
Dérangez, et vous serez arrêtés.

En s’en prenant à Ali Lmrabet, le pouvoir marocain ne s’attaque pas seulement à un homme.
Il s’attaque au droit d’informer. Au droit de critiquer.
Au droit de penser librement.

Cette arrestation s’inscrit dans une mécanique de répression bien connue : harcèlement, poursuites, interdictions de déplacement, procès politiques, intimidation.

Toujours la même méthode. Faire peur. Isoler. Épuiser. Faire taire.

L’ATMF exige la libération immédiate et inconditionnelle d’Ali Lmrabet.

Nous appelons les forces démocratiques, syndicales, associatives et progressistes à faire bloc.
Car face à la répression, personne ne doit rester seul.

Aujourd’hui, nous sommes aux côtés d’Ali Lmrabet.
Aux côtés de sa famille.
Aux côtés de toutes celles et ceux que l’on veut réduire au silence.

Ils peuvent arrêter un journaliste. Ils ne peuvent pas emprisonner la vérité.
Liberté pour Ali Lmrabet.

Liberté pour toutes les voix que le pouvoir veut faire taire.

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Solidarité totale avec notre association membre l’ATMF de Saint-Avold, cible des attaques de la municipalité RN.

Le réseau ATMF exprime sa solidarité totale avec son association membre de Saint-Avold, prise pour cible par une municipalité RN qui multiplie les provocations, les attaques politiques et les clins d’œil à l’histoire la plus sombre de l’extrême droite. Après les images du maire Hervé Simon dans une jeep arborant le drapeau confédéré, symbole d’esclavage, de ségrégation et de suprématisme blanc, puis les révélations sur des élus de sa majorité chantant « Maréchal, nous voilà », il n’est plus possible de parler d’“incidents” ou de “malentendus” : il s’agit d’une banalisation assumée des références fascistes et pétainistes.

Ces faits ne tombent pas du ciel. Ils s’inscrivent dans une offensive politique cohérente du Rassemblement national contre les organisations ouvrières, les associations antiracistes et les forces populaires, avec des attaques visant la CGT, l’ATMF et d’autres structures solidaires à Saint-Avold.

Quand le RN s’installe dans les institutions, il ne « gouverne » pas : il cible, il intimide, il divise et cherche à imposer un climat de peur en désignant un prétendu « ennemi de l’intérieur » – l’immigré – afin de dresser les travailleurs les uns contre les autres et de stigmatiser les familles immigrées, les militants syndicaux et toutes celles et ceux qui refusent le racisme.

L’ATMF rappelle que son histoire s’est construite dans le combat contre le racisme d’État, les discriminations, les logiques coloniales et toutes les formes d’extrême droite. Notre solidarité avec notre association membre de Saint-Avold n’est pas seulement morale : elle est politique, déterminée et combative.

Face à une municipalité RN qui tente de normaliser l’idéologie fasciste, nous opposons la mémoire des luttes, l’unité des quartiers populaires, la solidarité entre travailleurs et l’exigence d’un front large antiraciste et antifasciste.

Nous dénonçons les tentatives du maire et de sa majorité de se défausser derrière de prétendues “erreurs” ou “instrumentalisations”. Ce que révèlent ces images, ce sont des choix politiques, des références idéologiques et une culture d’extrême droite qui cherche à se banaliser dans l’espace public.

Le RN veut faire croire qu’il serait un parti “comme les autres”. À Saint-Avold, comme ailleurs, il montre son vrai visage : celui d’un parti réactionnaire, anti-ouvrier, xénophobe et compatible avec les symboles de Vichy, du racisme et de l’ordre autoritaire.

Le RN n’est pas “patriote” : il recycle les symboles de l’oppression, nourrit le racisme et prépare l’autoritarisme. Face à lui, l’ATMF choisit le camp du peuple, de l’antiracisme, du mouvement ouvrier et de la résistance antifasciste.

L’ATMF appelle l’ensemble des forces démocratiques, syndicales, associatives, antifascistes et antiracistes à renforcer la mobilisation aux côtés de notre association membre de Saint-Avold.

Nous refusons la peur, le silence et la résignation. Nous refusons que des élus d’extrême droite utilisent leurs mandats pour humilier, attaquer et isoler les organisations qui défendent l’égalité, la dignité et la justice sociale.

À Saint-Avold comme partout, le fascisme ne passera pas.

Notre réponse sera l’organisation, l’unité et la lutte.

ATMF-Paris le 09 juillet 2026

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MANIFESTATION MASSIVE

Contre le racisme.

Contre l’extrême droite.

Pour notre dignité.

Se taire face à l’injustice, c’est déjà choisir son camp.

Aujourd’hui, l’heure est grave. Très grave.

En France, le racisme n’avance plus masqué. L’islamophobie ne se cache plus. La haine se banalise. Elle s’installe. Elle s’organise. Elle parle fort. Trop fort.

Après les dernières élections municipales, des élu·e·s de la République ont été pris·es pour cible. Parce qu’ils et elles sont racisé·es. Parce qu’ils et elles sont musulman·es. Ou simplement perçu·es comme tel·les.

Voilà où nous en sommes.

L’extrême droite désigne des boucs émissaires. Elle attise la peur. Elle divise nos quartiers. Elle veut opposer les habitant·es entre eux. Elle veut briser nos solidarités.

Et des médias lui ouvrent leurs micros. Ils répètent ses mots. Ils amplifient son poison. Ils transforment la haine en débat. Ils présentent le racisme comme une simple opinion.

Mais le racisme n’est pas une opinion. C’est un délit. C’est une violence. Une menace. Un danger pour toutes et tous.

Aujourd’hui, une partie du peuple est livrée à la vindicte. Caricaturée. Humiliée. Déshumanisée.

Nous disons : STOP.

Nous disons : ça suffit.

Nous disons : nous ne baisserons pas les yeux.

Nous ne nous tairons pas.

Nous ne laisserons pas faire.

L’ATMF Association des Travailleurs Maghrébins de France appelle à un sursaut collectif.

S’indigner derrière un écran ne suffit plus. Commenter ne suffit plus. Regarder la haine avancer ne suffit plus.

Il faut être là. Dans la rue. Ensemble. Nombreuses et nombreux. Debout.

Le temps de la riposte est venu. Le temps de la dignité est venu. Le temps de la mobilisation populaire est venu.

Rendez-vous citoyen

Dimanche 21 juin 2026

14h00

Paris – Barbès

Nous appelons toutes celles et ceux qui refusent le racisme, l’exclusion et les politiques de division à rejoindre massivement la manifestation.

Pour faire reculer la haine. Pour défendre l’équité. Pour protéger nos droits. Pour défendre nos quartiers. Pour défendre nos enfants. Pour défendre notre dignité.

Face au racisme, une seule réponse : la solidarité.

Face à l’extrême droite, une seule réponse : la rue.

Face à la haine, une seule réponse : la mobilisation massive.

Toutes et tous à Barbès. Toutes et tous debout. Toutes et tous uni·es contre le racisme et l’extrême droite.

ATMF- 19.06.2026

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CERCLE de SILENCE d’Aix-en-Provence

Comme tous les 2e samedi de chaque mois à Aix

Samedi 13 juin de 11h30 à 12h sur la place de la Rotonde – du côté des allées provençales afin de protester contre l’enfermement des étrangers, les conditions de cet enfermement et les expulsions quotidiennes

Que nous constatons au mépris total des droits fondamentaux de la personne.

Notre cercle de silence, samedi 13 juin, se déroulera à la fin d’une semaine chargée pour les militants qui soutiennent avec constance, sur les communes de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, les étrangers et les migrants qui y résident.

Il y aura eu en premier lieu le soutien local à la journée d’action nationale « Bouge ta préf », le mercredi 10 juin de 16h à 18h aux Allées Provençales, afin d’alerter le public sur les intolérables dysfonctionnements de l’administration préfectorale concernant les personnes étrangères qui cherchent à faire valoir leurs droits et se heurtent à un « véritable mur numérique ». Notre cercle de silence est signataire, avec 17 autres organisations, du communiqué de presse relatif à cette importante journée d’action (voir en pièce jointe).

Il y aura de plus, au moment de notre rassemblement mensuel, l’Assemblée générale du Collectif AGIR, réunion assidûment fréquentée par ses adhérents engagés dans l’hébergement et le soutien aux demandeurs d’asile, adhérents dont plusieurs font aussi partie des fidèles supporters de notre action silencieuse.

Toutes ces sollicitations militantes risquent donc d’amoindrir l’affluence à notre prochain cercle, nous pensons néanmoins que le témoignage porté par cette manifestation ne réside pas uniquement dans le nombre de participants ; elle repose aussi beaucoup sur la régularité et l’opiniâtreté de notre présence publique avec nos bannières, nos pancartes et nos tracts. C’est pourquoi nous maintenons le rendez-vous habituel du deuxième samedi de ce mois-ci.

Et cela nous apparaît d’autant plus important que les choix et décisions politiques, en France comme dans toute l’Union européenne, sont de plus en plus défavorables à un accueil digne et fraternel des enfants, des femmes et des hommes qui cherchent à échapper à des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine ou, pire, aux cruelles maltraitances subies dans les pays traversés, notamment en Lybie et en Tunisie.

Notons en effet, comme le souligne l’éditorial du Monde daté du 5 juin, que « l’alliance formée par la droite et l’extrême droite au Parlement européen en vue d’un durcissement sans précédent de la politique des Vingt-Sept en matière d’immigration a débouché, lundi 1er juin, sur un accord entre les Etats, le Parlement européen et la Commission ».

Cet accord inclut la création de plateformes de retour – une nouvelle forme, loin de nos yeux, des actuels centres de rétention administrative – dans des Etats pauvres et peu respectueux des droits humains…

Et, puisqu’on célèbre en ce moment son souvenir, méditons pour garder courage cette sentence d’Edgar Morin, : « Sans cesse, les irruptions de l’imprévu viennent bousculer ou transformer, parfois de façon heureuse, parfois malheureuse, notre vie individuelle, notre vie de citoyen, la vie de notre nation, la vie de l’humanité. Ce qui me donne de l’espoir, aussi, ce sont les possibilités créatrices de l’esprit humain ».

Retrouvons nous, autant que nous pourrons, samedi prochain 13 juin, de 11h30 à midi, place de la Rotonde à l’orée des Allées Provençales.

Rappel : Le Cercle de Silence d’Aix-en-Provence est composé de citoyen (ne)s et de membres engagés individuellement au sein de divers mouvements et associations qui le soutiennent :

Collectif AGIR Aix-en-Provence, AIX-SOLIDARITE, AJC Amitié Judéo-Chrétienne Aix, AMNESTY International Aix, ASTI d’Aix-Marseille, ATD QUART MONDE AIX, ATMF Pays d’Aix, ATTAC Pays d’Aix, CCFD-Terre Solidaire Aix, CIMADE Pays d’Aix, EMMAUS Cabriès, ENTRAIDE de l’EPU l’Eglise Protestante Unie – Aix, FRATERNITE FRANCISCAINE Aix, LDH Ligue des droits de l’homme Aix, OMI Missionnaires OBLATS Aix, PASTORALE DES MIGRANTS Aix, RELAIS ST DONAT, RESISTER Aujourd’hui, RESF13, SECOURS CATHOLIQUE Aix, SECOURS POPULAIRE Aix, SAF Syndicat des Avocats de France Aix, Welcome Pays d’Aix

Aix-en-Provence, 13 juin 2026

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Intervention de l’ATMF /Table ronde : Migration et Antifascisme- CICP 50 ans de Solidarités !

Merci pour l’organisation de cette rencontre, et merci pour l’invitation à participer à cette célébration des 50 ans du Centre international de culture populaire.

Prendre la parole aujourd’hui au nom de l’ATMF, ici, dans ce lieu, ce n’est pas anodin. Le CICP fait partie de ces espaces rares qui, pendant des décennies, ont permis aux luttes sociales, aux luttes de l’immigration et aux solidarités internationales de se croiser, de dialoguer, de se renforcer, et surtout de construire des perspectives communes.

Et l’histoire de l’ATMF s’inscrit pleinement dans cette histoire.

L’ATMF est passée par quatre étapes essentielles de son histoire. D’abord créée dans les années 1960 sous le nom d’AMF (Association des Marocains en France) par des militants politiques, elle est devenue en 1975 l’AMF Coordination des Sections à la suite de divergences politiques internes. Elle s’est ensuite transformée en Association des Travailleurs Marocains en France (ATMF)en 1981, avant d’évoluer enfin vers une association ouverte à l’ensemble des Maghrébins de France en 2000.

L’ATMF est née des luttes des travailleurs marocains immigrés en France. Des femmes et des hommes venus répondre aux besoins de main-d’œuvre de l’économie française, souvent recrutés pour les emplois les plus pénibles, les plus précaires, les moins reconnus. Une population réduite à une force de travail, mais privée de nombreux droits, confrontée au racisme, aux discriminations, et à différentes formes de contrôle.

Mais face à cela, ces travailleurs ne sont pas restés silencieux. Ils ne se sont pas contentés d’attendre que d’autres parlent pour eux. Ils se sont organisés eux-mêmes.

Cette auto-organisation est née d’une nécessité vitale : défendre sa dignité, ses droits, et sa place dans la société.

Cette histoire s’est construite dans un contexte de violences institutionnelles, de politiques d’exclusion et de suspicion permanente à l’égard des immigrés. Les foyers, les quartiers populaires, les lieux de travail sont devenus des espaces de résistance. Les immigrés ont créé leurs propres structures pour faire entendre leurs voix et construire un rapport de force collectif.

Parmi les moments fondateurs, il y a bien sûr les luttes des résidents des foyers Sonacotra dans les années 1970. Face à des conditions de vie indignes et à des règlements discriminatoires, des milliers de travailleurs se sont mobilisés, ont mené des grèves des loyers longues et déterminées. Cela a marqué une étape essentielle : celle de l’affirmation d’une parole autonome des immigrés.

Et dans cette histoire, il faut aussi rappeler le rôle de l’ATMF dans les luttes des mineurs marocains, notamment dans l’Est et le Nord de la France, où elle a contribué à soutenir leurs mobilisations, à faire reconnaître leurs droits et à rendre visibles des conditions de travail particulièrement dures et longtemps invisibilisées.

Dès le départ, cette auto-organisation a porté une double dimension. Les travailleurs marocains luttaient ici pour l’égalité des droits, contre l’exploitation et le racisme, tout en restant profondément liés aux luttes démocratiques et sociales au Maroc.

C’est une histoire qui relie ici et là-bas.

Cette trajectoire a aussi croisé les grandes mobilisations contre le racisme, notamment la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983. Un moment clé, où les enfants de l’immigration ont affirmé une chose simple : ils ne demandaient pas des droits particuliers, mais l’égalité réelle.

C’est dans cet esprit que l’ATMF s’est engagée dans de nombreuses dynamiques de solidarité : dans le mouvement ouvrier, dans les mobilisations pour la carte de résident, pour le droit de vote des étrangers, contre les lois discriminatoires, et aux côtés des sans-papiers, notamment à partir des années 1990.

Nous avons aussi été présents dans les luttes internationales : aux côtés des mouvements démocratiques au Maroc, du peuple palestinien, et des peuples du Maghreb et du Machrek dans leurs combats pour la dignité et la liberté.

Dans les années 1990 et 2000, de nouvelles convergences se sont construites avec les mouvements altermondialistes. L’ATMF a participé aux forums sociaux locaux, régionaux, maghrébins, européens et mondiaux, où se retrouvaient des luttes autour de préoccupations communes : justice sociale, égalité, droits humains, et refus des dominations.

Et dans toutes ces dynamiques, des lieux comme le CICP ont été essentiels.

Le CICP, c’est un lieu de rencontres, de débats, de construction d’alliances. Un lieu où se croisent les luttes contre le racisme, les combats anticoloniaux, les solidarités internationales et les mobilisations sociales. Un lieu où les causes ne restent pas isolées, mais se renforcent mutuellement.

Quand l’ATMF devient en 2000 l’Association des Travailleurs Maghrébins de France, ce n’est pas qu’un changement de nom. C’est l’expression d’une réalité partagée : celle de populations confrontées aux mêmes discriminations et aux mêmes mécanismes d’exclusion.

Et aujourd’hui, cette histoire continue.

Nous sommes toujours présents aux côtés des sans-papiers, des habitants des foyers, des anciens migrants, des jeunes des quartiers populaires, des travailleurs précaires. Nous continuons à transformer des expériences individuelles d’injustice en mobilisations collectives.

L’ATMF reste fidèle à ses fondements : l’autonomie des premiers concernés, la construction d’alliances, la solidarité internationale, et la conviction que les droits sont universels.

Alors célébrer aujourd’hui les 50 ans du CICP, ce n’est pas seulement regarder en arrière.

C’est rappeler une évidence : les luttes de l’immigration n’ont jamais été isolées. Elles se sont construites dans des réseaux, dans des alliances, dans des lieux comme celui-ci.

Et parce que les injustices persistent, ces espaces restent indispensables.

Et parce que les injustices persistent à travers le monde, au génocide vécu par le peuple palestinien à Gaza, à l’occupation et à la colonisation des territoires palestiniens, aux bombardements au Liban, aux conflits qui déstabilisent le Moyen-Orient, aux atteintes aux droits fondamentaux, à la répression et aux arrestations arbitraires dans les pays du Maghreb, ainsi qu’à la montée des discours de haine, du racisme et des idées fascistes d’extrême droite en France et en Europe, contre les violences policières l’ATMF continuera à prendre toute sa place dans les combats collectifs pour la justice, l’égalité, la dignité et la solidarité entre les peuples.

Bon anniversaire et longue vie au CICP !

Le mot du président de l’ATMF National, M.Nacer El IDRISSI,

Paris, 06 juin 2026