Association des Travailleurs Maghrébins de France
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LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS ET PRISONNIÈRES POLITIQUES ET D’OPINION EN TUNISIE !

L’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) exprime sa pleine solidarité avec Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi, militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie, ainsi qu’avec toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour leur libération.

Depuis des mois, ces quatre militants sont privés de liberté. Le 11 septembre, leur détention provisoire a de nouveau été prolongée de quatre mois, portant à dix mois la durée totale de leur incarcération.

Face à cette situation, ils ont engagé une grève de la faim illimitée pour exiger leur libération. Leur état de santé suscite une vive inquiétude, particulièrement celui de Wael Naouar, en grève de la faim depuis le 16 août.

Le 19 septembre, des dizaines de personnes ont manifesté dans les rues de Tunis pour réclamer leur libération. Dans la nuit du 20 au 21 septembre, plusieurs personnes mobilisées en soutien aux détenus de la Flottille ont à leur tour été arrêtées. Des organisations tunisiennes ont dénoncé cette nouvelle campagne d’interpellations.

La solidarité ne doit pas être criminalisée.

Se mobiliser pour la liberté de ses camarades n’est pas un crime.

Défendre les droits du peuple palestinien et dénoncer l’injustice ne doit pas conduire en prison.

Manifester, s’exprimer, s’organiser et se solidariser sont des libertés fondamentales.

L’ATMF réaffirme sa solidarité avec les militants de la Flottille Sumud, leurs familles, leurs proches et leurs avocats, ainsi qu’avec les forces démocratiques, syndicales, associatives et militantes engagées pour leur libération et pour la défense des libertés en Tunisie.

L’ATMF EXIGE :

● La libération immédiate et inconditionnelle de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi ;

● La libération de toutes les personnes arrêtées en raison de leur participation aux mobilisations de soutien aux militants de la Flottille Sumud ;

● La fin de la criminalisation de la solidarité avec la Palestine et de la répression des mobilisations pacifiques ;

● La protection de la vie et de l’intégrité physique des quatre détenus en grève de la faim, ainsi qu’un accès immédiat aux soins médicaux nécessaires ;

● La libération de toutes les personnes détenues en Tunisie en raison de leurs opinions, de leurs engagements politiques ou de leurs activités militantes.

LA LIBERTÉ DES UNS EST LIÉE À LA LIBERTÉ DE TOUS !

L’ATMF appelle les organisations syndicales, associatives et démocratiques, les organisations de défense des droits humains, les collectifs de solidarité avec la Palestine et l’ensemble du mouvement social, en France, au Maghreb et en Europe, à faire entendre leur voix.

La liberté des militants de la Flottille Sumud, comme celle de toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions et leurs engagements politiques, doit rester au cœur de la mobilisation.

Nous ne nous tairons pas.

Nous ne laisserons pas nos camarades seuls.

Nous refusons que la solidarité soit réprimée.

LIBERTÉ POUR LES MILITANTS DE LA FLOTTILLE SUMUD !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS ET PRISONNIÈRES POLITIQUES ET D’OPINION EN TUNISIE !

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE FORCE.

LA LIBERTÉ EST UN DROIT.

LIBÉRATION IMMÉDIATE !

ATMF, 22 septembre, 2026

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LE MAROC NORMALISE, LE PEUPLE RÉSISTE

NON A LA TRAHISON DE LA PALESTINE !

Le 16 septembre 2026, la monarchie marocaine a franchi une nouvelle étape dans la normalisation avec Israël, signant devant l’ambassadeur américain à l’ONU, l’acte final de sa trahison : ambassades, échange d’ambassadeurs, reprise des vols directs, accords économiques et fiscaux.

Six ans après la normalisation de décembre 2020, le choix du régime est désormais sans ambiguïté.

Il s’allie à un État accusé de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’apartheid.

Il tourne le dos à la volonté populaire.

Il sacrifie la cause Palestinienne à ses calculs géopolitiques.

Nous refusons cette politique. Nous refusons que les droits du peuple palestinien deviennent une monnaie d’échange diplomatique.

LE PEUPLE A DIT NON, LE POUVOIR PASSE EN FORCE.

Depuis 2020, le peuple marocain crie son refus de la normalisation avec Israël, son rejet de cette alliance honteuse :

Dans les rues.

Dans les quartiers.

Dans les mobilisations populaires.

Mais la monarchie poursuit sa politique sans consultation du peuple.

Pas de débat populaire.

Pas de choix démocratique.

Des accords conclus au sommet, des intérêts stratégiques et une Palestine transformée en variable d’ajustement.

Il choisit la collaboration avec un État criminel. Il trahit le peuple palestinien.

PENDANT QUE RABAT NORMALISE, GAZA SAIGNE

Pendant que Rabat serre la main à Tel Aviv,

À Gaza.

En Cisjordanie.

À Jérusalem

Israël bombarde, affame, déplace, torture et massacre les Palestinien·ne·s.

Les rapports s’accumulent : crimes contre l’humanité, apartheid, persécution, et maintenant génocide, selon une commission d’enquête de l’ONU.

Enlèvements, tortures, éliminations ciblées, politique de suprématie raciste, violation systématique des résolutions de l’ONU : voilà l’État avec lequel le Maroc « renforce ses relations ».

Et pourtant, la normalisation continue.

Normaliser n’est pas faire la paix.

Normaliser, c’est cautionner.

Normaliser, c’est être complice.

Normaliser, c’est trahir le peuple palestinien et son droit à un État, à une terre, à la liberté.

LA PALESTINE N’EST PAS UNE MONNAIE D’ÉCHANGE

Cette politique n’est pas un « accident ».

Elle s’inscrit dans la continuité du plan présenté par Donald Trump en janvier 2020, conçu pour liquider la question palestinienne : annexion de territoires, légitimation de la colonisation, reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Succède le marché politique : normalisation avec Israël d’un côté, coopération sécuritaire et économique, en échange de la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental de l’autre.

La Palestine.

Une cause transformée en contrepartie diplomatique.

Un peuple dont les droits deviennent une variable de négociation.

Nous refusons cette logique.

La Palestine est devenue une monnaie d’échange.

La dignité des peuples est bradée.

La justice internationale est piétinée.

C’est trahir, trahir et trahir.

NOTRE RÉPONSE : REFUS, RESISTANCE, SOLIDARITE

La question palestinienne n’est pas à vendre.

Le droit du peuple palestinien à un État indépendant, à une paix juste et durable, n’est pas négociable.

Nous nous indignons.

Nous dénonçons avec force toute trahison au droit inaliénable du peuple palestinien.

C’est le sens du combat de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice et de liberté, quelle que soit leur confession.

Et c’est le sens de notre engagement.

Nous refusons cette normalisation.

Nous refusons que le Maroc soit le valet d’un État génocidaire.

Nous refusons que la Palestine soit monnayée dans les coulisses des empires.

Nous appelons le peuple marocain, la jeunesse, les travailleuses et travailleurs, les syndicalistes, les associations, les militant·e·s, à exprimer massivement ce refus :

Dans la rue,

Dans les quartiers,

Dans les universités,

Dans les lieux de travail,

Sur les réseaux,

Partout où bat un cœur libre.

Nous appelons à toutes les formes de solidarité avec le peuple palestinien et ses droits :

Boycott de la normalisation,

Mobilisations unitaires,

Campagnes de sensibilisation,

Soutien aux initiatives de BDS,

Pression sur les gouvernements et les institutions complices.

Parce qu’un peuple n’est pas une monnaie.

Parce que des droits ne se marchandent pas.

Parce que la Palestine n’est pas à vendre.

PALESTINE VIVRA.

PALESTINE VAINCRA.

LE PEUPLE MAROCAIN EST ET RESTERA AUX COTES

ATMF, 20 septembre 2026

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Maroc : quand l’espoir prend la route de l’exil !

Le Maroc ne se soulève pas aujourd’hui dans les formes classiques de la révolte. Il se vide. Il saigne. Il est quitté par sa jeunesse, par ses familles, par ses mineurs, par celles et ceux qui n’y voient plus ni avenir ni dignité. Ce départ massif n’est pas un accident : c’est le verdict d’un système politique et social qui a trahi le peuple. L’exil n’est pas un choix ni une facilité, c’est le risque d’y laisser sa vie dans un espoir d’opportunités.

Le pays n’est ni en guerre ni sous occupation. Mais il est miné par une autre violence, plus insidieuse et plus destructrice : celle du chômage de masse, de l’effondrement des services publics, de l’injustice sociale, de la marchandisation des droits les plus élémentaires, de l’humiliation quotidienne. On construit des TGV, des stades géants, des vitrines pour les puissants et leurs alliés ; pendant ce temps, la majorité du peuple est condamnée à l’attente, à la misère et au départ forcé.

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux sont un réquisitoire accablant contre ce modèle inégalitaire : des familles entières, des enfants, des mineurs, des jeunes jetés sur les routes de l’exil. Ce n’est pas une simple migration. C’est une fuite collective face à un avenir confisqué par les politiques marocaines mais aussi par la route de l’exil quand celle-ci ôte la vie. Nos cœurs se tournent vers les familles et proches des défunts.

L’ATMF refuse de détourner le regard. Nous refusons le silence. Nous refusons l’hypocrisie des discours officiels qui célèbrent la croissance pour mieux masquer l’exclusion, la répression et l’abandon. Le Maroc des dominants n’est pas le Maroc du peuple.

Aujourd’hui, plus que jamais, les forces vives marocaines, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora, doivent rompre avec la passivité, analyser lucidement la situation et construire une réponse politique à la hauteur de l’urgence. Cette réponse doit être claire et intransigeante :

• Libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion ;

• Fin de la répression et des atteintes aux libertés ;

• Justice sociale réelle ;

• Égalité des droits ;

• Dignité pour toutes et tous ;

• Droit à l’éducation, à la santé, au travail et à un avenir dans le pays.

Il ne s’agit plus de corriger à la marge un système épuisé. Il s’agit de le contester frontalement. Il s’agit d’imposer un autre horizon pour le Maroc : un pays où le peuple ne sera plus contraint de partir pour vivre, un pays de justice, de liberté et de dignité.

ATMF, 31 juillet 2026

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VERS OÙ VA-T-ON ?

Un journaliste arrêté. Un artiste placé en garde à vue. Des citoyens blessés par balles. Jusqu’où ira la répression ?

En trois jours, trois images. Un journaliste arrêté à son arrivée au Maroc. Un artiste placé en garde à vue après avoir voulu quitter le territoire. Des citoyens blessés lors d’une mobilisation pour défendre leurs terres.

Trois faits, trois alertes, et une même question qui devient impossible à éviter :

Vers où va-t-on ?

Le 12 juillet, le journaliste Ali Lmrabet est arrêté à son arrivée à Tanger. Le 13 juillet, El Mahdi Lyoubi, alias Mehdi Black Wind, réalisateur, documentariste, musicien et producteur marocain installé en France, est placé en garde à vue à Casablanca.

Selon le communiqué de ses proches, son arrestation serait liée à ses prises de position artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux.

Ce même 13 juillet, au douar Riyah Lqabliya, des habitants mobilisés autour d’un conflit foncier affrontent les forces de l’ordre. Des coups de feu sont tirés, des manifestants sont blessés.

Un journaliste, un artiste, des citoyens.

Informer, créer, s’exprimer, protester, défendre ses droits. Est-ce donc devenu dangereux ?

Ce qui inquiète, ce n’est pas seulement chaque arrestation prise isolément. C’est leur succession, c’est leur accumulation, c’est une même main se referme sur toutes les formes de contestation. La plume qui dérange, la caméra qui montre, la chanson qui dénonce, la publication qui critique, la foule qui proteste, le citoyen qui refuse de se taire.

À chaque fois, la même réponse semble gagner du terrain : Interdire, convoquer, intimider, arrêter, disperser, faire peur.

Une démocratie ne se mesure pas au nombre de discours sur les libertés. Elle se mesure à la liberté laissée à ceux qui dérangent. À ceux qui critiquent, à ceux qui protestent, à ceux qui refusent d’applaudir. Une liberté qui ne vaut que pour ceux qui se taisent n’est pas une liberté. Une presse sous pression n’est pas une presse libre. Un artiste qui doit craindre une garde à vue pour ses paroles n’est pas libre. Un citoyen qui risque d’être blessé lorsqu’il défend ses droits n’est pas libre. Et un pays qui gouverne la contestation par la peur creuse un fossé entre le pouvoir et la société.

Nous ne pouvons, banaliser cette escalade. Nous ne pouvons, nous habituer aux arrestations. Nous ne pouvons, considérer la répression comme une méthode de gouvernance normale.

Car derrière chaque nom, il y a une vie. Une famille qui attend. Des proches qui s’inquiètent. Des collègues qui se demandent qui sera le prochain.

Le Maroc ne peut pas devenir un pays où l’on doit choisir entre parler et être libre.

Notre solidarité va à toutes celles et ceux qui subissent la répression : à Ali Lmrabet, à Mehdi Black Wind, aux habitants blessés de Riyah Lqabliya, à leurs familles et à leurs proches.

Leur combat pour la dignité et la liberté est aussi le nôtre.

L’ATMF appelle les forces démocratiques, syndicales, associatives, culturelles et citoyennes à faire bloc.

La liberté d’expression n’est pas une faveur. La liberté de créer n’est pas une permission. Le droit de manifester n’est pas un privilège. Ce sont des droits fondamentaux.

Aujourd’hui, c’est Ali Lmrabet. Aujourd’hui, c’est Mehdi Black Wind. Aujourd’hui, ce sont les habitants de Riyah Lqabliya. Demain, qui ?

Vers où va-t-on ?

Cette question devient urgente. Et notre réponse doit l’être aussi :

• Pas de liberté sans solidarité.

• Pas de justice dans le silence.

• Pas de société vivante sous la peur.

14 juillet 2026

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Liberté pour le rappeur Souhaib Qabli “Al-Hassel” !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France, l’ATMF, exprime sa colère et sa profonde indignation face à l’arrestation du jeune rappeur marocain Souhaib Qabli, dit Al-Hassel, 20 ans, interpellé le 2 mars 2026.

Son “crime” ?

Être un artiste libre.

Son “crime” ?

Porter la voix d’une jeunesse qui refuse le silence, la résignation, l’injustice.

Par ses textes, Al-Hassel dénonce la normalisation avec un État génocidaire,

exprime sa solidarité avec GEN Z 212,

avec les prisonniers du Hirak du Rif,

et avec l’ensemble des prisonniers politiques au Maroc.

Comme tant d’autres artistes engagés,

Il fait du rap,

Un espace de vérité, de résistance, de dignité.

Ce n’est pas un cas isolé.

C’est une politique de répression :

Faire taire les voix critiques,

Militants, journalistes, artistes, défenseurs des droits humains, jeunesse engagée.

Criminaliser l’expression artistique et politique,

C’est tenter d’étouffer

Toute aspiration populaire à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale.

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté,

Cette arrestation arbitraire et dénonce l’acharnement contre une jeunesse qui refuse la résignation

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté ,

Cette arrestation arbitraire et dénonce l’acharnement contre une jeunesse qui refuse la peur.

L’ATMF affirme sa solidarité totale avec Al-Hassel,

Avec la génération GEN Z 212,

Avec les prisonniers du Hirak du Rif,

Et avec toutes celles et ceux qui, au Maroc,

Paient le prix de leur engagement pour la dignité et la liberté.

Nous le disons :

  • La répression n’effacera ni les luttes, ni les aspirations profondes du peuple marocain ?
  • On peut emprisonner un corps.
  • Pas une voix.
  • Pas une génération.

L’ATMF exige :

  • La libération immédiate et sans condition d’Al-Hassel.
  • La libération de tous les prisonniers politiques au Maroc.
  • La fin de la répression contre les artistes, les militants et les voix libres.
  • Le respect des libertés fondamentales : expression, création, organisation.

Parce que la dignité ne se négocie pas.

Parce que la liberté ne s’emprisonne pas.

Parce que la justice sociale reste un horizon de lutte.

Liberté pour Al-Hassel !

Liberté pour les prisonniers du Hirak du Rif !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

ATMF

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« RESTE LA-BAS » :L’ATMF dénonce l’insulte de trop et le mépris systémique du gouvernement marocain

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) dénonce avec une profonde indignation les propos inqualifiables d’un ministre du gouvernement marocain qui a osé insulter des millions de Marocains du Monde.

En affirmant avec arrogance que le retour des MRE au Maroc ne devait pas être considéré comme un « cadeau », et en lançant cette formule particulièrement blessante, « Reste là-bas », le ministre a franchi le seuil de l’inacceptable.

Assez !

Ces attaques répétées ne sont pas des incidents isolés, mais révèlent le vrai visage d’un système qui traite sa diaspora comme un simple « distributeur automatique de billets ». Il est intolérable qu’un gouvernement ose mépriser celles et ceux qui, par leur attachement et leur sacrifice, injectent chaque année plus de 100 milliards de dirhams dans l’économie nationale.

L’hypocrisie à son paroxysme

Le gouvernement marocain excelle désormais dans l’art du double discours :

  • Il quémande nos devises avec insistance, mais piétine nos droits les plus élémentaires.
  • Il célèbre nos succès à l’étranger pour son image, mais s’emploie à museler nos voix critiques.
  • Il nous qualifie pompeusement d’« ambassadeurs du Maroc » tout en nous traitant, par ses paroles et ses actes, comme des citoyens de seconde zone.
  • Il encaisse nos transferts de fonds records, mais rejette systématiquement nos aspirations démocratiques.

Nous accusons

Nous accusons ce gouvernement de perpétuer une véritable arnaque institutionnelle : extraire le maximum de ressources de sa diaspora tout en lui refusant une représentation politique digne et le droit de participer pleinement aux décisions qui engagent son avenir.

La diaspora n’est pas votre vache à lait

Cette époque où le mépris tenait lieu de politique est révolue.

Nous sommes 5 millions de citoyens conscients, fiers et exigeants, qui demandent aujourd’hui des comptes.

Notre réponse sera à la hauteur du mépris.

L’ATMF lance un appel solennel à toute la diaspora marocaine : MOBILISONS-NOUS !

Il est temps de transformer notre force économique en un véritable pouvoir politique.

À ce gouvernement qui nous envoie des fins de non-recevoir méprisantes, nous répondons :

Vous avez besoin de nous, nous n’avons pas besoin de vous.

Le temps du silence complice est terminé.

La diaspora saura s’organiser, résister et imposer le respect qu’elle mérite.

Le temps de l’action est venu

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Arrestation de Zineb KHAROUBI : la répression politique ne passera pas !

L’ATMF dénonce avec la plus grande fermeté l’arrestation scandaleuse de Zineb Kharoubi, interpellée le jeudi 12 février 2026 à l’aéroport Marrakech-Ménara, à son arrivée de France.

Arrêter une jeune femme pour ses opinions,

pour des prises de position sur les réseaux sociaux,

pour sa solidarité avec GENZ212,

C’est franchir une ligne rouge, C’est criminaliser la parole, criminaliser la solidarité, criminaliser la jeunesse.

Rien ne justifie qu’une citoyenne soit arrêtée, interrogée, placée entre les mains de la police judiciaire pour avoir exercé un droit fondamental : la liberté d’expression. Ce n’est pas un “incident”. C’est un acte de répression politique.

À l’heure où nous publions ce communiqué, les motifs exacts restent flous. Aucune garantie claire n’est donnée sur le respect de ses droits. Cette opacité est inacceptable : elle dit l’essentiel

Un climat de surveillance, de pression et d’intimidation, visant à étouffer les voix critiques, y compris celles de la diaspora.

L’ATMF le réaffirme :

• une opinion n’est pas un crime ;

• un post n’est pas un délit ;

• la solidarité n’est pas une menace.

Ce durcissement autoritaire, nous refusons de nous y habituer. Nous refusons la banalisation de l’inacceptable.

Nous exigeons :

• La libération immédiate et sans condition de Zineb Kharoubi ;

• L’abandon de toute poursuite à son encontre ;

• La libération de l’ensemble des prisonnier·es politiques au Maroc ;

• Le respect effectif des libertés d’expression, d’opinion et d’organisation.

La peur ne fera pas taire les solidarités. La répression ne brisera pas l’engagement.

L’ATMF appelle à la mobilisation pour défendre Zineb Kharoubi et toutes celles et ceux qui subissent l’injustice pour avoir parlé, dénoncé, résisté.

Paris, le 12 février 2026

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Libération des prisonniers politiques au Maroc

L’ATMF exprime sa joie à tous ceux qui,

par leur courage, par leur détermination, par leur résistance,

ainsi que celle de leurs familles,

ont eu raison des barreaux physiques de l’emprisonnement.

La libération de détenus politiques et de détenus d’opinion marocains,

est une victoire.

 

Une victoire,

Parce que toute personne arrachée à la répression, à l’incarcération, à la privation de sa liberté, au reniement de ses droits et de son humanité, est une victoire sur l’ignominie.

 

Une victoire,

Parce que toute libération symbole d’une résistance à l’oppression, à l’injustice, à l’arbitraire, au règne de l’argent, est une victoire sur la domination.

 

Cette victoire ne pourra être complète,

Que si la totalité des détenus politiques, des détenus d’opinion,

des détenus des différents Hiraks, Hirak du Rif, de Jerada…

des prisonniers sahraouis,

des détenus victimes d’une immigration forcée,

soient libérés sans condition aucune.

 

Cette victoire ne pourra être complète,

Que si tous les prisonniers, les prisonniers de droit commun, soient respectés dans leurs droits,

à des conditions d‘interpellation et de détention respectueuses de leur dignité humaine,

à une défense et à une justice équitables.

 

Cette victoire ne pourra être complète,

Que si la migration cesse de constituer un délit,

Que si la sous-traitance de la répression et de la maltraitance de l’immigration par la police et les autorités du Maroc soient abolies.

 

Cette victoire ne pourra être complète,

Que si cesse, la criminalisation du soutien au peuple palestinien,

Que si cesse, la criminalisation de la dénonciation de la normalisation des relations avec un état d’apartheid génocidaire,

Que si cesse, la collaboration honteuse du Maghzen avec le régime sioniste d’Apartheid, responsable de crimes abominables contre le peuple palestinien.

 

Une victoire incomplète,

Fait de la poursuite de la lutte pour la justice sociale,

pour les libertés et les droits fondamentaux au Maroc,

Une promesse à tenir jusqu’à la VICTOIRE.

 

Conseil d’Administration du 31 juillet 2024

 

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Le Peuple marocain endeuillé, Solidarité !

L’ATMF est touchée dans sa chair par les pertes humaines engendrées par le puissant séisme qui a frappé plusieurs régions du Maroc (Al Haouz au sud-ouest de Marrakech, Marrakech, Ouarzazate, Azilal, Chafchaoua, Taroudant…).

Le bilan provisoire est déjà très lourd, 820 morts et des centaines de blessés (bilan à 14h).

L’ATMF se mobilise avec l’ensemble des ONG humanitaires françaises et des associations maghrébines de la société civile pour apporter leur soutien aux rescapés du séisme et plus particulièrement dans les villages les plus reculés.

Le Maroc est une zone sismique qui a été touchée par des tremblements de terre d’importante force magnétique engendrant de nombreux drames. La responsabilité du gouvernement marocain est, par conséquent, engagée, aussi bien concernant la lenteur des secours mis en œuvre que le manque de prévention, notamment le non-respect des normes anti-sismiques dans la construction.

L’ATMF présente ses condoléances à toutes les familles endeuillées et appelle l’ensemble des maghrébins et leurs concitoyens français à se solidariser avec le peuple marocain et les victimes de ce séisme.

Conseil d’administration de l’ATMF.

Paris,
Le 09 septembre 2023

 

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Atmf communiqué : Solidarité avec le docteur Labbas Sbaï tabassé par un gardien de la prison de Zagora au Maroc

« On m’a frappé, on m’a frappé, sur la tête … Violement…

Ici, c’est Guantanamo, c’est Abu Ghraïb … »

Ici, c’est le Maroc…

Ce sont avec ces derniers mots, en toute conscience que Labbas SBAÏ, citoyen suisse d’origine marocaine, chirurgien de 67 ans reconverti au tourisme écologique, détenu à la prison de Zagora, au sud du Maroc, a dénoncé son tabassage par un gardien qui s’est acharné sur sa tête, provoquant douleurs et absences constatées par son frère Brahim, lors de sa visite du 2 juin 2022.

Depuis, c’est porté sur une chaise par 4 gardiens, qu’il a été présenté à son frère le 14 juin dernier. Le regard perdu, sans aucune expression, dans l’incapacité d’articuler un seul mot, de se mouvoir, de se maintenir ou de réagir, Labbas semblait avoir quitté tout contact avec le monde extérieur.

Maintenu dans cet état semi comateux, sans accès aux soins appropriés, en violation des droits humains, Labbas risque le pire.

Pour quel crime ?

Celui d’avoir osé dénoncer la corruption et le trafic de drogue qui sévissent à Mhamid El Ghizlane, à la frontière maroco-algérienne, celui d’avoir désigné un système mafieux où seraient impliqués des politiciens, des hauts fonctionnaires et des militaires gradés, le quotidien suisse « Le Temps », l’affirme.

Ces actes ont déjà valu à Labbas, des arrestations entre 2006 et 2010, puis son adoption au cours de cette dernière année, par Amnesty Internationale comme prisonnier politique et lanceur d’alerte qui dérange le pouvoir marocain.

Pour quelle raison ?

La raison d’état, la raison de l’arbitraire et de la muselière, qui fait de la torture et de la maltraitance violente des citoyens, une arme pour terroriser toute voix osant relever la tête, dénonçant l’abject.

 Dans quel endroit ?

« Ici ».

« Ici » C’est le Maroc. C’est le Guantanamo, l’Abu Ghraïb, où le détenu politique comme le détenu de droit commun, sont traités avec barbarie.

« Ici », c’est le Maroc « nouveau », un Maroc ne s’embarrassant plus  de sauvegarder une image policée. Un Maroc d’arrogance, dopé par des soutiens et collaborations d’organes d’espionnage et de crimes à l’encontre notamment du peuple palestinien.

« Ici », c’est le Maroc  qui jette les meilleur-e-s d’entre les filles et les fils de son peuple dans les prisons : Manifestants, militants des droits humains, militants du Rif et des zones marginalisées, journalistes, historiens, youtubeurs, rappeurs, citoyens revendiquant leur citoyenneté…

« Ici », c’est le Maroc où on doit se taire ou crever.

 

Alors, que nos voix tonnent !

Réclamons avec force, justice pour Labbas, justice pour tous les Labbas !

Que les tortionnaires soient poursuivis pour leurs crimes !

Que toutes les voix libres soient libérées !

Que tous les détenus sans distinction aucune soient traités avec dignité!

Que les prisons de la honte soient fermées !