Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Intervention de l’ATMF à l’événement du collectif 18ème en lutte.

Paris, 15 octobre 2026

Bonsoir à toutes et à tous,

Ami-e-s, camarades,

Tout d’abord, merci aux organisatrices et aux organisateurs de cette rencontre antiraciste et anticolonialiste d’avoir tenu à honorer la mémoire des victimes du 17 octobre 1961.

Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, l’ATMF est une association engagée dans la défense des droits, contre le racisme l’islamophobie, l’antisémitisme, toutes les discriminations, et pour la justice sociale depuis plusieurs décennies. Notre combat est celui de l’égalité des droits, de la dignité et de la solidarité entre les peuples. Nous portons aussi une exigence de mémoire et de transmission, parce que les luttes d’hier éclairent celles d’aujourd’hui.

C’est dans cet esprit que nous prenons la parole ce soir pour évoquer le crime d’État du 17 octobre 1961.

Ce soir, nous nous souvenons des Algériennes et des Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris contre un couvre-feu discriminatoire. Ils ont été pourchassés, frappés, tués. D’autres ont été jetés dans la Seine.

Le 17 octobre 1961, un massacre a été commis par la police française. Nous sommes ici pour que personne ne l’oublie.

Se souvenir, c’est aussi regarder le présent en face

Commémorer, ce n’est pas seulement regarder le passé. C’est aussi regarder le présent en face.

Nous vivons une période où le racisme et le fascisme se banalisent. Où les discours de haine cherchent à se faire passer pour des opinions comme les autres. Où l’on désigne les personnes immigrées, leurs enfants et les habitantes et habitants des quartiers populaires comme responsables de tous les maux.

Nous refusons cette banalisation. Nous refusons que le rejet de l’autre devienne une norme et que l’égalité des droits soit remise en cause au nom de l’origine, de la nationalité ou de la religion.

Face au racisme et au fascisme, notre responsabilité est de ne rien laisser passer, de ne pas nous résigner et de construire des solidarités.

C’est aussi le sens de notre présence ici : faire vivre la mémoire pour défendre l’égalité et les libertés aujourd’hui.

De Sétif, Guelma et Kherrata, en mai 1945, à Paris, en octobre 1961, une même exigence nous rassemble : la vérité, la justice et la dignité.

Nous refusons que cette histoire soit effacée. Nous refusons que les victimes soient oubliées. Et nous refusons que les descendants des colonisés soient encore aujourd’hui confrontés aux discriminations, aux contrôles au faciès, aux violences policières et à la stigmatisation.

Nous ne demandons pas une place à part. Nous exigeons l’égalité des droits !

Le passé colonial ne disparaît pas par décret. Il laisse des traces dans les institutions, dans les rapports de pouvoir et dans les discours qui désignent toujours les mêmes personnes comme des suspects, des étrangers ou des citoyens de seconde zone.

Lorsque nous prenons la parole, lorsque nous dénonçons ces injustices, certains voudraient nous faire taire.

Mais nous ne nous tairons pas !

Notre mémoire n’est pas une menace. Notre mémoire est un droit. Notre mémoire est un combat pour l’égalité.

Défendre les libertés et refuser la répression

Mes ami-e-s, mes camarades,

L’histoire nous l’enseigne : la répression n’épargne personne.

Hier, elle frappait les Algériennes et les Algériens qui réclamaient leur liberté. Aujourd’hui, elle frappe les habitantes et les habitants des quartiers populaires, mais aussi les Gilets jaunes, les syndicalistes, les écologistes et les féministes qui se mobilisent pour leurs droits.

Elle vise aussi notre jeunesse : les lycéennes, les lycéens et les étudiants qui refusent la précarité, l’injustice et un avenir sans perspectives.

À toutes et à tous, nous voulons dire : nous ne vous laisserons pas seuls !

L’ATMF exprime toute sa solidarité avec le mouvement lycéen, avec les étudiantes et les étudiants, et avec toutes celles et ceux qui se mobilisent pour une école plus juste, une société plus égalitaire et une démocratie véritable.

Car lorsque la répression frappe les uns, c’est la liberté de toutes et de tous qui recule. Lorsque l’on fait taire une voix, c’est la démocratie qui s’affaiblit.

Faire converger les luttes

Voilà pourquoi nous devons dépasser la simple indignation.

Nos combats ne sont pas concurrents : ils sont liés.

Contre le racisme, contre le fascisme, contre les violences policières et contre les injustices sociales : faisons front commun !

Ne laissons pas les discours de haine nous diviser. Ne laissons pas opposer les travailleurs entre eux, les générations entre elles, ou les victimes de discriminations les unes aux autres.

Notre combat ne consiste pas à choisir entre les luttes. Il consiste à les faire converger.

L’antiracisme doit être social, politique, solidaire et internationaliste.

Et cette solidarité ne s’arrête pas aux frontières.

Nous réaffirmons notre solidarité avec le peuple palestinien, avec son droit à la liberté, à la dignité et à l’autodétermination. Nous exigeons l’arrêt du génocide à Gaza, la fin de l’occupation et de l’apartheid, ainsi que le respect du droit international.

Défendre les droits d’un peuple, c’est défendre les droits de tous les peuples.

Aucun peuple ne doit être dominé. Aucun être humain ne doit être humilié. Aucune injustice ne doit être condamnée au silence.

Transmettre et agir

Mes ami-e-s, mes camarades,

En honorant les victimes du 17 octobre 1961, nous honorons aussi celles et ceux qui ont résisté, celles et ceux qui ont témoigné, celles et ceux qui ont transmis cette mémoire malgré les silences et les obstacles.

À nos aînés, nous devons la mémoire.

Aux jeunes générations, nous devons la vérité.

Et à toutes et à tous, nous devons le combat pour l’égalité.

Dans cette période de banalisation du racisme et du fascisme, transmettre cette mémoire est une responsabilité collective. Non pour enfermer les nouvelles générations dans le passé, mais pour leur donner les moyens de comprendre, de résister et de construire un avenir commun.

Nous sommes là pour transmettre. Nous sommes là pour dénoncer. Nous sommes là pour agir.

Honneur aux victimes du 17 octobre 1961 !

Honneur aux martyrs de Sétif, Guelma et Kherrata !

Solidarité avec le peuple palestinien !

Solidarité avec les lycéennes, les lycéens, les étudiantes, les étudiants, les travailleuses et les travailleurs avec ou sans papiers, et toutes celles et ceux qui luttent pour la justice sociale !

Contre le racisme, contre le fascisme, contre l’oubli et contre toutes les formes de domination : continuons le combat !

Vive la solidarité entre les peuples !

Toutes et tous à Orléans le 24 octobre 2026 contre les Haineux !!!

Je vous remercie.

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La Journée nationale de l’intégration

PACE ATMF a organisé, le 09 octobre 2026, avec succès la Journée nationale de l’intégration, un moment fort de rencontre, d’échanges et de convivialité dédié à la promotion du vivre-ensemble et de l’inclusion de toutes et tous.

Des témoignages forts des participants retraçants leur rencontre avec notre association, leur attachement à nos valeurs communes de solidarité de soutien et du vivre ensemble.

Les apprenants ont été mis à l’honneur pour leur engagement et leur volonté d’apprendre.

La séance s’est poursuivie par le visionnage du film réalisé par les apprenants. Cette projection a permis de valoriser le travail collectif et les compétences mobilisées tout au long du projet.

La manifestation s’est déroulée en présence de Monsieur le Maire Georges Mothron , ainsi que de ses adjointes Mesdames Aurélie Bodin dédiée à la vie associative et Chorok Benjib, dédiée à la caisse des écoles référente des quartiers val nord et val Sud; le Maire a souligné l’importance accordée par la municipalité aux initiatives associatives en faveur de l’intégration et de la cohésion sociale.

Notons également la présence de nos partenaires l’AFI ( la maison de la langue) l’association Contact, association de soutien aux enfants autistes ( sa présidente Laurence) Sonia Boyer ( auteure La Casa de Souny)

Les participants ont pu échanger, découvrir les actions de l’association et partager un moment convivial entre habitant·es, familles, bénévoles et partenaires. Cette réussite témoigne de l’engagement de notre équipe, de nos bénévoles et du soutien des institutions locales.

Par ailleurs une fresque de l’engagement a été réalisée par les apprenants pour cette occasion.

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L’ATMF au Forum des associations d’Aix-en-Provence : un stand, des combats, une résistance !

L’ATMF était présente au Forum des associations, qui a eu lieu le13 septembre 2026, pour faire connaître les activités, les valeurs et les engagements de l’ATMF, mais surtout pour rappeler que notre association est un lieu d’action, de solidarité et de lutte.

Nos activités :centre de loisirs, espace femmes, permanences juridiques, ateliers, actions culturelles et intergénérationnelles ,sont autant d’espaces pour créer du lien, défendre les droits et construire du collectif.

Nous sommes aux côtés des réfugié·es, des migrant·es et des sans-papiers, pour la liberté de circulation et d’installation. Nous combattons le racisme, les discriminations et toutes les formes d’exclusion.

Notre engagement est aussi profondément ancré dans les quartiers populaires, aux côtés de celles et ceux qui y vivent, y travaillent et y militent. Nous refusons les discriminations, les inégalités territoriales et les injustices sociales qui frappent encore trop souvent ces quartiers.

Mais notre combat ne s’arrête pas à nos frontières. Nous sommes aux côtés du peuple palestinien et mobilisés contre le génocide à Gaza.

L’ATMF est également engagée dans la défense des droits humains dans les pays du Maghreb. Nous exigeons le respect des libertés fondamentales et nous nous mobilisons pour la libération de toutes et tous les prisonniers d’opinion et prisonniers politiques détenus pour leurs idées, leurs engagements ou leurs luttes.

Et face à la progression et à la banalisation des idées racistes et xénophobes, face à un Rassemblement national qui frappe aux portes du pouvoir, nous refusons la résignation et le silence.

Il est temps de construire un front de résistance large, populaire et unitaire !

Un front de toutes celles et ceux qui refusent le racisme, l’islamophobie,la xénophobie, les discriminations, l’autoritarisme et la remise en cause des droits. Un front capable de résister, de mobiliser et de faire reculer l’extrême droite.

Parce que les droits humains sont universels.

Parce que la solidarité ne connaît pas de frontières.

Parce que l’égalité est notre combat.

Parce que résister est une nécessité.

Dans les quartiers populaires, en France, au Maghreb et partout où les droits sont menacés : organisons-nous, mobilisons-nous et construisons la résistance !

Faisons vivre la solidarité, la justice et la lutte pour l’égalité.

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Solidarité totale avec notre association membre l’ATMF de Saint-Avold, cible des attaques de la municipalité RN.

Le réseau ATMF exprime sa solidarité totale avec son association membre de Saint-Avold, prise pour cible par une municipalité RN qui multiplie les provocations, les attaques politiques et les clins d’œil à l’histoire la plus sombre de l’extrême droite. Après les images du maire Hervé Simon dans une jeep arborant le drapeau confédéré, symbole d’esclavage, de ségrégation et de suprématisme blanc, puis les révélations sur des élus de sa majorité chantant « Maréchal, nous voilà », il n’est plus possible de parler d’“incidents” ou de “malentendus” : il s’agit d’une banalisation assumée des références fascistes et pétainistes.

Ces faits ne tombent pas du ciel. Ils s’inscrivent dans une offensive politique cohérente du Rassemblement national contre les organisations ouvrières, les associations antiracistes et les forces populaires, avec des attaques visant la CGT, l’ATMF et d’autres structures solidaires à Saint-Avold.

Quand le RN s’installe dans les institutions, il ne « gouverne » pas : il cible, il intimide, il divise et cherche à imposer un climat de peur en désignant un prétendu « ennemi de l’intérieur » – l’immigré – afin de dresser les travailleurs les uns contre les autres et de stigmatiser les familles immigrées, les militants syndicaux et toutes celles et ceux qui refusent le racisme.

L’ATMF rappelle que son histoire s’est construite dans le combat contre le racisme d’État, les discriminations, les logiques coloniales et toutes les formes d’extrême droite. Notre solidarité avec notre association membre de Saint-Avold n’est pas seulement morale : elle est politique, déterminée et combative.

Face à une municipalité RN qui tente de normaliser l’idéologie fasciste, nous opposons la mémoire des luttes, l’unité des quartiers populaires, la solidarité entre travailleurs et l’exigence d’un front large antiraciste et antifasciste.

Nous dénonçons les tentatives du maire et de sa majorité de se défausser derrière de prétendues “erreurs” ou “instrumentalisations”. Ce que révèlent ces images, ce sont des choix politiques, des références idéologiques et une culture d’extrême droite qui cherche à se banaliser dans l’espace public.

Le RN veut faire croire qu’il serait un parti “comme les autres”. À Saint-Avold, comme ailleurs, il montre son vrai visage : celui d’un parti réactionnaire, anti-ouvrier, xénophobe et compatible avec les symboles de Vichy, du racisme et de l’ordre autoritaire.

Le RN n’est pas “patriote” : il recycle les symboles de l’oppression, nourrit le racisme et prépare l’autoritarisme. Face à lui, l’ATMF choisit le camp du peuple, de l’antiracisme, du mouvement ouvrier et de la résistance antifasciste.

L’ATMF appelle l’ensemble des forces démocratiques, syndicales, associatives, antifascistes et antiracistes à renforcer la mobilisation aux côtés de notre association membre de Saint-Avold.

Nous refusons la peur, le silence et la résignation. Nous refusons que des élus d’extrême droite utilisent leurs mandats pour humilier, attaquer et isoler les organisations qui défendent l’égalité, la dignité et la justice sociale.

À Saint-Avold comme partout, le fascisme ne passera pas.

Notre réponse sera l’organisation, l’unité et la lutte.

ATMF-Paris le 09 juillet 2026

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Ensemble, mobilisons-nous !

Le mardi 30 juin 2026, l’Association ATMF Gennevilliers , représentée par son président et sa coordinatrice, a participé à la réunion publique organisée par Madame Nadia Mouaddine, conseillère départementale des Hauts-de-Seine (92) et conseillère municipale à Gennevilliers, consacrée aux difficultés rencontrées par les usagers de la MDPH 92.

En présence de Monsieur le Maire, de Madame la Députée, de professionnels, d’associations et de nombreux habitants, les échanges ont mis en lumière des dysfonctionnements majeurs : délais de traitement trop longs, difficultés d’accès aux rendez-vous, manque d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et insuffisance d’un accompagnement humain etc….

L’ATMF Gennevilliers reste mobilisée pour accompagner les personnes dans leurs démarches MDPH et l’accès à leurs droits. Des permanences sont assurées tous les lundis, mercredis et vendredis, de 14 h à 17 h.

Une pétition a été lancée pour demander des améliorations concrètes. Nous vous invitons à la signer et à la partager afin de soutenir cette mobilisation.

https://app.novagouv.fr/…/cd6d11a7605998049b2f64406244…

Les droits ne se mendient pas, ils s’exercent et se défendent.

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Rassemblement à la mémoire de nos camarades Saïd Bouziri et Tarek Ben Hiba.

Comme chaque année, nous nous réunissons, Jeudi 25 juin 2026, pour honorer leur mémoire et rappeler l’héritage politique, humain et militant qu’ils nous ont légué. Mais cette commémoration revêt aujourd’hui une portée particulière. Elle est aussi un acte de fidélité aux combats qu’ils ont menés toute leur vie : contre le racisme, les discriminations, les injustices et pour les droits humains, l’égalité, la démocratie et la solidarité entre les peuples.

Alors que l’extrême droite progresse en France, en Europe et dans de nombreuses régions du monde, que se multiplient les politiques et discours anti-immigrés, que les libertés fondamentales sont remises en cause et que les valeurs d’égalité et de fraternité sont attaquées, les engagements de Saïd et de Tarek apparaissent plus actuels et nécessaires que jamais.

Cet hommage intervient également dans un contexte marqué par la tragédie que vit le peuple palestinien à Gaza, par la poursuite de la guerre et des destructions massives, ainsi que par le recul des libertés et la montée de l’autoritarisme dans plusieurs pays du Maghreb. En Tunisie, la répression des voix critiques, l’emprisonnement de responsables politiques, de syndicalistes, de journalistes, d’avocats et de défenseurs des droits humains rappellent l’importance des combats que Tarek Ben Hiba a menés pour la démocratie et l’État de droit.

Saïd Bouziri comme Tarek Ben Hiba ont toujours lié la défense des droits des immigrés, la lutte contre le racisme, le soutien à la Palestine et le combat pour les libertés démocratiques. Leur parcours nous rappelle que ces causes sont indissociables et qu’elles exigent aujourd’hui encore vigilance, mobilisation et solidarité.

Se souvenir de Saïd et de Tarek, c’est faire vivre les valeurs qu’ils ont incarnées avec courage et constance. C’est réaffirmer notre attachement à la justice, à la dignité humaine, à l’égalité des droits et à la liberté des peuples.

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13ème édition de Culture Urbaine à-Aix-en-Provence

Nous félicitons toute l’équipe de l’ATMF pour l’organisation de cette magnifique 13ème édition de Culture Urbaine, un événement qui démontre une fois de plus la richesse, la créativité et la force de nos quartiers.

Tout au long de l’après-midi, les habitants ont pu participer à de nombreux ateliers, avant d’assister à de belles démonstrations de danse et de kung-fu. La soirée s’est poursuivie avec des artistes engagés qui se sont succédé sur scène, faisant vibrer le public au rythme du hip-hop, du rap, du raï et des musiques du monde.

Dans un contexte où nos quartiers sont trop souvent stigmatisés, cette journée a rappelé une réalité essentielle : ils sont avant tout des lieux de solidarité, de partage, de talent et d’espoir. La culture est un formidable outil d’émancipation, de rencontre et de partage.

Une mention particulière à nos jeunes qui ont porté cette journée avec énergie, enthousiasme et responsabilité. Ils ont démontré qu’ils sont une richesse pour notre territoire et l’avenir de notre société.

Bravo à toutes et à tous pour cette belle réussite collective !

Aix-en-Provence,13 juin 2026

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Mot de l’ATMF: 13ème édition de Culture urbaine à Aix-en-Provence

Cher-e-s ami-e-s,

Merci d’être là. Merci à toutes celles et ceux qui font vivre cet événement : salarié-e-s, bénévoles, militant-e-s, partenaires.

La culture urbaine, ce n’est pas un décor. C’est une parole. C’est une force. C’est une réponse à celles et ceux qui voudraient réduire nos quartiers au silence.

Aujourd’hui, nous le disons clairement : nos quartiers ne sont pas un problème. Nos jeunes ne sont pas une menace. Ils sont une énergie, une créativité, une dignité en mouvement.

À vous, habitantes et habitants des quartiers populaires : soyez aux côtés de vos jeunes. Encouragez-les. Soutenez-les. Protégez-les. Parce que lorsqu’un jeune s’engage, c’est toute la ville qui avance.

Mais en face, que voyons-nous ?

Des médias dominants qui attisent les peurs.Des responsables politiques, à droite et à l’extrême droite, obsédés par la stigmatisation, la division, la haine.Un discours qui cible toujours les mêmes : les quartiers, les immigrés, les musulmans.

Nous refusons d’être les boucs émissaires de leurs échecs.

Nous refusons leurs mensonges.

Nous refusons leur haine.

Nous refusons leur projet de société.

Oui, nous le disons avec force : le parti de la haine est aux portes du pouvoir.

Et face à cela, il n’y a qu’une réponse : la mobilisation.

Mobilisation pour la dignité.

Mobilisation pour la justice.

Mobilisation pour l’égalité.

Nous exigeons :

La condamnation ferme de toutes les violences d’extrême droite ;

La dissolution des groupuscules violents ;

La protection des victimes et des militants ;

Le refus total de la banalisation du racisme ;

La défense de l’État de droit.

Notre combat est ici, dans nos quartiers, mais il est aussi universel.

Nous affirmons notre pleine solidarité avec le peuple palestinien.

Parce que la justice ne se divise pas.

Parce que la dignité n’a pas de frontières.

Nous sommes à un moment charnière. Rien n’est joué, mais tout se joue maintenant.

Alors oui, nous appelons à un sursaut.

Oui, nous appelons à l’engagement.

Oui, nous appelons à faire bloc.

Contre la haine.

Contre le racisme.

Contre l’extrême droite.

Et pour nos jeunes.Et pour nos quartiers.Et pour un avenir commun, digne et égalitaire.

Nous ne reculerons pas !

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CERCLE de SILENCE d’Aix-en-Provence

Comme tous les 2e samedi de chaque mois à Aix

Samedi 13 juin de 11h30 à 12h sur la place de la Rotonde – du côté des allées provençales afin de protester contre l’enfermement des étrangers, les conditions de cet enfermement et les expulsions quotidiennes

Que nous constatons au mépris total des droits fondamentaux de la personne.

Notre cercle de silence, samedi 13 juin, se déroulera à la fin d’une semaine chargée pour les militants qui soutiennent avec constance, sur les communes de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, les étrangers et les migrants qui y résident.

Il y aura eu en premier lieu le soutien local à la journée d’action nationale « Bouge ta préf », le mercredi 10 juin de 16h à 18h aux Allées Provençales, afin d’alerter le public sur les intolérables dysfonctionnements de l’administration préfectorale concernant les personnes étrangères qui cherchent à faire valoir leurs droits et se heurtent à un « véritable mur numérique ». Notre cercle de silence est signataire, avec 17 autres organisations, du communiqué de presse relatif à cette importante journée d’action (voir en pièce jointe).

Il y aura de plus, au moment de notre rassemblement mensuel, l’Assemblée générale du Collectif AGIR, réunion assidûment fréquentée par ses adhérents engagés dans l’hébergement et le soutien aux demandeurs d’asile, adhérents dont plusieurs font aussi partie des fidèles supporters de notre action silencieuse.

Toutes ces sollicitations militantes risquent donc d’amoindrir l’affluence à notre prochain cercle, nous pensons néanmoins que le témoignage porté par cette manifestation ne réside pas uniquement dans le nombre de participants ; elle repose aussi beaucoup sur la régularité et l’opiniâtreté de notre présence publique avec nos bannières, nos pancartes et nos tracts. C’est pourquoi nous maintenons le rendez-vous habituel du deuxième samedi de ce mois-ci.

Et cela nous apparaît d’autant plus important que les choix et décisions politiques, en France comme dans toute l’Union européenne, sont de plus en plus défavorables à un accueil digne et fraternel des enfants, des femmes et des hommes qui cherchent à échapper à des conditions de vie insupportables dans leurs pays d’origine ou, pire, aux cruelles maltraitances subies dans les pays traversés, notamment en Lybie et en Tunisie.

Notons en effet, comme le souligne l’éditorial du Monde daté du 5 juin, que « l’alliance formée par la droite et l’extrême droite au Parlement européen en vue d’un durcissement sans précédent de la politique des Vingt-Sept en matière d’immigration a débouché, lundi 1er juin, sur un accord entre les Etats, le Parlement européen et la Commission ».

Cet accord inclut la création de plateformes de retour – une nouvelle forme, loin de nos yeux, des actuels centres de rétention administrative – dans des Etats pauvres et peu respectueux des droits humains…

Et, puisqu’on célèbre en ce moment son souvenir, méditons pour garder courage cette sentence d’Edgar Morin, : « Sans cesse, les irruptions de l’imprévu viennent bousculer ou transformer, parfois de façon heureuse, parfois malheureuse, notre vie individuelle, notre vie de citoyen, la vie de notre nation, la vie de l’humanité. Ce qui me donne de l’espoir, aussi, ce sont les possibilités créatrices de l’esprit humain ».

Retrouvons nous, autant que nous pourrons, samedi prochain 13 juin, de 11h30 à midi, place de la Rotonde à l’orée des Allées Provençales.

Rappel : Le Cercle de Silence d’Aix-en-Provence est composé de citoyen (ne)s et de membres engagés individuellement au sein de divers mouvements et associations qui le soutiennent :

Collectif AGIR Aix-en-Provence, AIX-SOLIDARITE, AJC Amitié Judéo-Chrétienne Aix, AMNESTY International Aix, ASTI d’Aix-Marseille, ATD QUART MONDE AIX, ATMF Pays d’Aix, ATTAC Pays d’Aix, CCFD-Terre Solidaire Aix, CIMADE Pays d’Aix, EMMAUS Cabriès, ENTRAIDE de l’EPU l’Eglise Protestante Unie – Aix, FRATERNITE FRANCISCAINE Aix, LDH Ligue des droits de l’homme Aix, OMI Missionnaires OBLATS Aix, PASTORALE DES MIGRANTS Aix, RELAIS ST DONAT, RESISTER Aujourd’hui, RESF13, SECOURS CATHOLIQUE Aix, SECOURS POPULAIRE Aix, SAF Syndicat des Avocats de France Aix, Welcome Pays d’Aix

Aix-en-Provence, 13 juin 2026

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PACE ATMF- Assemblée générale

Le 30 mai 2026 l’association PACE ATMF, a organisé son assemblée générale qui s’est déroulée avec la participation de ses adhérents et bénévoles venus nombreux, pour témoigner de leur satisfaction et partager un moment crucial pour la pérennité du projet associatif.

Les travaux se sont bien déroulés tous les points de l’ordre du jour ont été validés.