Association des Travailleurs Maghrébins de France
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TRAPPES ET LA VERRIÈRE : DU RACISME D’ÉTAT À LA TUERIE DE MASSE

Communiqué, Paris 24 octobre 2026

Ce n’est pas un fait divers. C’est un crime politique.

Ce vendredi 23 octobre, l’horreur a frappé Trappes et La Verrière.

Des personnes racisées, des voisins, des mères, des pères, des frères, des sœurs et des enfants de nos quartiers ont été ciblés en pleine rue par la haine raciste.

Face à l’effroi, face aux corps et aux larmes des familles, l’ATMF refuse l’imposture des discours officiels.

Ce massacre n’est ni un accident, ni une fatalité imprévisible.

C’est un carnage préparé, l’aboutissement sanglant d’une longue entreprise de déshumanisation, de stigmatisation et de criminalisation des personnes racisées.

Notre douleur est un cri de rage. Nos morts ne seront pas effacés.

Quand le venin du pouvoir arme les bras assassins

Depuis des décennies, un racisme d’État, nourri des réminiscences de l’histoire coloniale, empoisonne l’air que nous respirons.

Dans nos rues, nos transports, nos écoles et nos lieux de travail, la France populaire et racisée est humiliée, traquée, suspectée et sommée de s’excuser d’exister.

Aujourd’hui, le mépris a franchi un seuil irréversible : lorsque l’État et ses plus hauts dirigeants adoptent le vocabulaire de l’extrême droite, ils fabriquent la violence qu’ils prétendent ensuite déplorer.

Des mots de la République au sang des victimes

Ce crime ne surgit pas du néant. Il est le fruit toxique d’une surenchère verbale et politique légitimée au plus haut sommet de nos institutions.

La déshumanisation des quartiers populaires : lorsque Nicolas Sarkozy promettait de « nettoyer au Kärcher » les cités, il transformait des lieux de vie en espaces à purger. Lorsque Gérald Darmanin a offert la caution d’un ministère au mot « ensauvagement », il inscrivait dans la parole publique la théorie identitaire d’un prétendu recul de la civilisation.

L’assignation raciale et le mépris héréditaire : lorsque Bruno Retailleau a évoqué une « régression vers les origines ethniques », il a réduit des citoyens français à leur sang et à leur ascendance. Lorsque la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio a lancé : « Ils sont comment français ? », elle a imposé une citoyenneté au rabais et une ségrégation morale au cœur de la République.

La criminalisation du quotidien : lorsqu’un ministre de l’Intérieur désigne les « rayons halal » comme matrices du « communautarisme », ou lorsque Manuel Valls affirme que « Marianne n’est pas voilée parce qu’elle est libre », une assiette ou un vêtement deviennent des signes de trahison nationale.

La chasse aux sorcières et la haine des élus racisés : lorsque le gouvernement traque un prétendu « islamo-gauchisme » à l’université, ou lorsque des élu·e·s municipaux racisés sont traité·e·s en parias ou qualifié·e·s d’« islamistes », le message est limpide : toute voix racisée qui s’élève doit être bâillonnée.

La machine médiatique de la haine

Cette offensive au sommet a trouvé son bras armé dans des médias de haine.

Le matraquage raciste de CNews, des médias du groupe Bolloré et de certains médias publics transforme chaque jour la xénophobie en « bon sens populaire ». En martelant les thèmes de la « priorité nationale », de la « submersion » ou de la haine des musulmans, des Noir·e·s et des Arabes, ces officines préparent les esprits à considérer les personnes racisées comme des ennemies.

Ajoutée à cela, la mécanique du tri social, contrôles au faciès, impunité des violences policières, lois d’exception et politiques discriminatoires, finit par convaincre les fanatiques que les personnes racisées sont des cibles légitimes.

Debout contre la terreur raciste

Lorsque la couleur de peau ou l’origine deviennent l’explication de la violence, lorsqu’une prière ou un repas font de vous un ennemi de l’intérieur, plus personne n’est en sécurité.

À Trappes et à La Verrière, la haine a tué.

Nous ne nous tairons plus.

Nous refusons les condoléances hypocrites d’un pouvoir qui alimente le poison qu’il prétend combattre.

L’ATMF appelle à :

– Faire bloc contre le racisme, l’islamophobie et toutes les formes de haine raciste ;

– Exiger vérité, justice et protection effective pour les victimes et leurs familles ;

– Obtenir le retrait de toutes les politiques discriminatoires ;

– Faire cesser la banalisation des discours racistes dans l’espace public, médiatique et politique ;

– Poursuivre la lutte jusqu’à ce que justice et égalité soient rendues à nos morts et à nos vivants.

Honneur aux victimes.

Force aux familles, aux habitant·e·s de Trappes et de La Verrière.

Ni oubli, ni pardon : justice pour toutes et tous.

ATMF 54Atmf Section du Bas-RhinATMF GennevilliersATMF Association des Travailleurs Maghrébins de France

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Forte mobilisation contre la vie chère et en soutien à la jeunesse lycéenne et étudiante !

Malgré le changement tardif du parcours, la manifestation a rassemblé de nombreux manifestant·es déterminé·es à faire entendre leurs revendications.

Les manifestant·es ont également condamné avec force l’attaque terroriste raciste à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Ils et elles ont scandé des slogans contre les haineux, le racisme, la négrophobie et l’islamophobie.

Face à la vie chère, aux discriminations, à la haine raciste et aux violences policières , nous réaffirmons notre solidarité avec la jeunesse et toutes celles et ceux qui luttent pour la justice sociale, l’égalité et la dignité.

Contre la vie chère, contre le racisme et toutes les formes de haine : solidarité et résistance !

On ne lâche rien !

Ensemble, plus fort·es !

Paris, Samedi 24 octobre 2026

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Intervention de l’ATMF au concert de solidarité avec les militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie

Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades,

Tout d’abord, je tiens à exprimer ma pensée et ma solidarité avec les victimes de l’attaque terroriste raciste et islamophobe survenu ce matin à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, qui a fait un mort et quatre autres victimes, dont une fille de 12 ans.

La banalisation des discours de haine tue.

Faisons Front !

Pour cette soirée , nous sommes réunis autour de la musique engagée , mais aussi autour d’un même combat : celui de la liberté, de la justice et de la solidarité avec le peuple palestinien !

Au nom de l’ATMF, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle des militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie : Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi.

Nous exprimons notre pleine solidarité avec ces militants, leurs familles et toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour obtenir leur libération. Nous exigeons également la libération de toutes les prisonnières et de tous les prisonniers politiques et d’opinion en Tunisie.

Défendre la Palestine n’est pas un crime ! La solidarité n’est pas un délit !

Au Maroc aussi, la répression frappe celles et ceux qui manifestent en solidarité avec la Palestine et contre la normalisation des relations avec Israël. Interdictions, dispersions policières, arrestations : voilà la réponse opposée à des citoyennes et des citoyens qui font entendre leur voix.

À Tanger, la manifestation du 27 septembre dernier contre la normalisation a été interdite et des participant·e·s ont été interpellé·e·s.

Nous le disons clairement : le peuple marocain s’oppose fermement à la normalisation avec Israël imposée par le régime marocain.

Manifester n’est pas un crime ! Refuser la normalisation n’est pas un crime ! Soutenir le peuple palestinien n’est pas un crime !

Comme l’affirme l’ATMF dans son communiqué du 20 septembre : « La Palestine n’est pas une monnaie d’échange. »

Les droits d’un peuple ne sont pas une marchandise. Sa liberté n’est pas négociable. Aucun accord diplomatique, aucun intérêt économique ou sécuritaire ne peut justifier le sacrifice des droits du peuple palestinien.

La Palestine n’est pas à vendre ! Les droits des peuples ne se marchandent pas !

Camarades,

Notre solidarité avec la Palestine est indissociable de notre combat pour les libertés au Maghreb. Nous ne pouvons pas réclamer la liberté pour les Palestiniennes et les Palestiniens tout en acceptant que celles et ceux qui les soutiennent soient emprisonnés en Tunisie ou réprimés au Maroc.

Nous sommes aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui refusent l’injustice, la répression et le silence imposé.

L’ATMF exige :

La libération immédiate et inconditionnelle des militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie ;

La libération de toutes les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs libertés fondamentales ;

La fin de la répression contre les mobilisations de solidarité avec la Palestine ;

Le respect des libertés d’expression, de manifestation et d’association.

Face à la répression, notre réponse doit être la mobilisation, la solidarité internationale, le boycott et le soutien aux initiatives BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

De la Tunisie au Maroc, de la France à la Palestine, notre combat est le même : justice, dignité et liberté !

Liberté pour les militants de la Flottille Sumud !

Liberté pour les prisonnières et les prisonniers politiques !

Non à la répression !

Non à la normalisation avec Israël !

Stop au génocide à Gaza !

Stop à la colonisation et à l’apartheid !

La Palestine n’est pas une monnaie d’échange ! La solidarité n’est pas un crime !

Vive la solidarité internationale !

Merci

Paris, 23 octobre 2026

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17 octobre 1961, 65e année

Une journée bien gazée à Strasbourg.

17 octobre 1961, 65e année

Intervention de l’ATMF

Merci de votre présence.

Cette intervention s’inspire du bouquin d’Olivier Le Cour Grandmaison, « Oradour coloniaux français ».

D’abord, une pensée émue à la mémoire de Julie-Marie Reibaldi qui nous a quittés il y a à peine 15 jours, et à la mémoire d’Alfred Zimmer qui a mis les voiles fin juin dernier.

Julie-Marie et Alfred demeurent de notre combat continu pour l’égalité et la justice, pour l’amitié entre les peuples et contre le racisme.

Aussi bien Julie Marie pour ATTAC Strasbourg que Alfred pour le MRAP ont activement œuvré pour l’obtention de cette Place.

Cette belle Place au bord de l’eau bien ombragée avec de généreux platanes est la concrétisation de la démarche du Collectif d’ailleurs nous sommes d’ici composé, d’alors, de plusieurs structures associatives, syndicales et politiques dont les plus actives étaient ATTAC, l’ATMF, le MRAP, le NPA et le PCF.

La démarche a débuté en 2011 et couronnée le 17 octobre 2013.

Le Collectif d’Ailleurs Nous sommes d’Ici émane du collectif national appelé ainsi lors de l’appel du 28 mai 2011, date d’anniversaire de la création du sinistre Ministère de l’immigration et de l’identité nationale, appel initié par Olivier Le Cour Grandmaison pour une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, contre la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers.

A propos de d’Ailleurs nous sommes d’ici, Patrick Chamoiseau dans son livre Frères migrants, p.115 écrit «J’ai aimé cette formule de je ne sais plus quelle manifestation : « D’ailleurs nous sommes d’ici ». Elle chante en moi depuis longtemps.»

Le massacre du 17 octobre a été provoqué par le couvre-feu raciste qui a été imposé aux seuls FMA (français musulmans d’Algérie).

Un couvre-feu raciste qui a abouti, le 17 octobre 1961, selon Olivier Le Cour Grandmaison « au plus important massacre de l’après seconde guerre mondiale, qui s’est soldé par la mort de très nombreux manifestants et manifestantes (entre 200 et 300 victimes) exécutés sommairement, battus, précipités et noyés dans la Seine.

Un crime contre l’humanité par définition imprescriptible, soutenait l’avocate Nicole Dreyfus qui a défendu la plainte déposée en 1998 par des victimes et des descendants de victimes, en vain ! » p.131

Ce massacre est un crime d’Etat, car il a été « conçu par les autorités politiques et militaires et commis par des hommes de rang ou des supplétifs » p.101. Se référer à ce sujet aux déclarations de Maurice Papon, Préfet de police de Paris à cette époque.

65 ans aujourd’hui et cette reconnaissance se fait toujours attendre !

Mais alors, pourquoi ce manque de courage et d’éthique de responsabilité « des autorités politiques françaises à bien qualifier ces faits ? d’autant que cette négation perpétuelle de dire la vérité a de « terribles effets sur les victimes et leurs descendants » p.146

Toute l’histoire de la colonisation française fut émaillée de massacres.

Au-delà des atrocités commises en Algérie jusqu’aux enfumades des grottes refuges telles des chambres à gaz, des ratissages et destruction de villages entiers, exécutions sommaires…

comme d’autres massacres, juste après la 2ème guerre, on peut citer comme exemples :

– le massacres de Sétif, Guelma et Karata, du 8 mai 1945 (jour la Libération) jusqu’au mois de juin; près de 30.000 à 40.000 tués,

– le massacre au camp militaire de Thiaroye (près de Dakar) le 1er décembre 1944, où près de 300 à 400 tirailleurs sénégalais furent tués. Tués juste parce qu’ils réclamaient le paiement de leurs pensions,

– les massacres de Madagascar, de 1947 à 1949, contre les indépendantistes, qui se sont soldés par 50 000 à 80.000 tués.

De cette politique colonialiste raciste, en France aujourd’hui, il y a de « beaux restes ».

Les populations issues des anciennes colonies sont constamment bouc-émissairisées, racisées, accusées de séparatisme …

et tous ceux qui s’élèvent contre cette politique raciste sont aussi accusés de wokisme, communautarisme, islamogauchisme …

Aujourd’hui des associations comme le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) ont été dissoutes,

des lois scélérates sont promulguées comme celle appelée « présomption de légitime défense » qui n’est autre qu’un permis de tuer pour la police, dont les principales victimes seront bien évidemment les racisés comme c’était déjà le cas depuis belle lurette.

En France aujourd’hui, des mouvements sociaux sont criminalisés, certaines manifestations de solidarité sont interdites, des armes de guerre sont utilisées contre le mouvement des lycéens où des mômes sont mutilés, contre les gilets jaunes où une 30aine des personnes ont été éborgnées.

Dans ce contexte bien difficile pour les classes laborieuses, la convergence des luttes et des solidarités est une nécessité. Une nécessaire solidarité avec le mouvement des lycéens, celui des gilets jaunes, des travailleurs, des chômeurs et des précaires …

Sans oublier la solidarité avec le peuple palestinien victime d’un monstrueux génocide commis par Israël et la France est complice.

Cette France-là est en décadence, c’est une déchéance,

telle une vieille mine d’hypocrisie assassines;

reconnaître la Palestine et la cogénocider en sourdine

par les armes et la famine de Gaza à Jénine.

Merci bien à vous cordialement.

A.F-pour l’ATMF, le 17 octobre 2026.

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Intervention de l’ATMF à l’événement du collectif 18ème en lutte.

Paris, 15 octobre 2026

Bonsoir à toutes et à tous,

Ami-e-s, camarades,

Tout d’abord, merci aux organisatrices et aux organisateurs de cette rencontre antiraciste et anticolonialiste d’avoir tenu à honorer la mémoire des victimes du 17 octobre 1961.

Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, l’ATMF est une association engagée dans la défense des droits, contre le racisme l’islamophobie, l’antisémitisme, toutes les discriminations, et pour la justice sociale depuis plusieurs décennies. Notre combat est celui de l’égalité des droits, de la dignité et de la solidarité entre les peuples. Nous portons aussi une exigence de mémoire et de transmission, parce que les luttes d’hier éclairent celles d’aujourd’hui.

C’est dans cet esprit que nous prenons la parole ce soir pour évoquer le crime d’État du 17 octobre 1961.

Ce soir, nous nous souvenons des Algériennes et des Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris contre un couvre-feu discriminatoire. Ils ont été pourchassés, frappés, tués. D’autres ont été jetés dans la Seine.

Le 17 octobre 1961, un massacre a été commis par la police française. Nous sommes ici pour que personne ne l’oublie.

Se souvenir, c’est aussi regarder le présent en face

Commémorer, ce n’est pas seulement regarder le passé. C’est aussi regarder le présent en face.

Nous vivons une période où le racisme et le fascisme se banalisent. Où les discours de haine cherchent à se faire passer pour des opinions comme les autres. Où l’on désigne les personnes immigrées, leurs enfants et les habitantes et habitants des quartiers populaires comme responsables de tous les maux.

Nous refusons cette banalisation. Nous refusons que le rejet de l’autre devienne une norme et que l’égalité des droits soit remise en cause au nom de l’origine, de la nationalité ou de la religion.

Face au racisme et au fascisme, notre responsabilité est de ne rien laisser passer, de ne pas nous résigner et de construire des solidarités.

C’est aussi le sens de notre présence ici : faire vivre la mémoire pour défendre l’égalité et les libertés aujourd’hui.

De Sétif, Guelma et Kherrata, en mai 1945, à Paris, en octobre 1961, une même exigence nous rassemble : la vérité, la justice et la dignité.

Nous refusons que cette histoire soit effacée. Nous refusons que les victimes soient oubliées. Et nous refusons que les descendants des colonisés soient encore aujourd’hui confrontés aux discriminations, aux contrôles au faciès, aux violences policières et à la stigmatisation.

Nous ne demandons pas une place à part. Nous exigeons l’égalité des droits !

Le passé colonial ne disparaît pas par décret. Il laisse des traces dans les institutions, dans les rapports de pouvoir et dans les discours qui désignent toujours les mêmes personnes comme des suspects, des étrangers ou des citoyens de seconde zone.

Lorsque nous prenons la parole, lorsque nous dénonçons ces injustices, certains voudraient nous faire taire.

Mais nous ne nous tairons pas !

Notre mémoire n’est pas une menace. Notre mémoire est un droit. Notre mémoire est un combat pour l’égalité.

Défendre les libertés et refuser la répression

Mes ami-e-s, mes camarades,

L’histoire nous l’enseigne : la répression n’épargne personne.

Hier, elle frappait les Algériennes et les Algériens qui réclamaient leur liberté. Aujourd’hui, elle frappe les habitantes et les habitants des quartiers populaires, mais aussi les Gilets jaunes, les syndicalistes, les écologistes et les féministes qui se mobilisent pour leurs droits.

Elle vise aussi notre jeunesse : les lycéennes, les lycéens et les étudiants qui refusent la précarité, l’injustice et un avenir sans perspectives.

À toutes et à tous, nous voulons dire : nous ne vous laisserons pas seuls !

L’ATMF exprime toute sa solidarité avec le mouvement lycéen, avec les étudiantes et les étudiants, et avec toutes celles et ceux qui se mobilisent pour une école plus juste, une société plus égalitaire et une démocratie véritable.

Car lorsque la répression frappe les uns, c’est la liberté de toutes et de tous qui recule. Lorsque l’on fait taire une voix, c’est la démocratie qui s’affaiblit.

Faire converger les luttes

Voilà pourquoi nous devons dépasser la simple indignation.

Nos combats ne sont pas concurrents : ils sont liés.

Contre le racisme, contre le fascisme, contre les violences policières et contre les injustices sociales : faisons front commun !

Ne laissons pas les discours de haine nous diviser. Ne laissons pas opposer les travailleurs entre eux, les générations entre elles, ou les victimes de discriminations les unes aux autres.

Notre combat ne consiste pas à choisir entre les luttes. Il consiste à les faire converger.

L’antiracisme doit être social, politique, solidaire et internationaliste.

Et cette solidarité ne s’arrête pas aux frontières.

Nous réaffirmons notre solidarité avec le peuple palestinien, avec son droit à la liberté, à la dignité et à l’autodétermination. Nous exigeons l’arrêt du génocide à Gaza, la fin de l’occupation et de l’apartheid, ainsi que le respect du droit international.

Défendre les droits d’un peuple, c’est défendre les droits de tous les peuples.

Aucun peuple ne doit être dominé. Aucun être humain ne doit être humilié. Aucune injustice ne doit être condamnée au silence.

Transmettre et agir

Mes ami-e-s, mes camarades,

En honorant les victimes du 17 octobre 1961, nous honorons aussi celles et ceux qui ont résisté, celles et ceux qui ont témoigné, celles et ceux qui ont transmis cette mémoire malgré les silences et les obstacles.

À nos aînés, nous devons la mémoire.

Aux jeunes générations, nous devons la vérité.

Et à toutes et à tous, nous devons le combat pour l’égalité.

Dans cette période de banalisation du racisme et du fascisme, transmettre cette mémoire est une responsabilité collective. Non pour enfermer les nouvelles générations dans le passé, mais pour leur donner les moyens de comprendre, de résister et de construire un avenir commun.

Nous sommes là pour transmettre. Nous sommes là pour dénoncer. Nous sommes là pour agir.

Honneur aux victimes du 17 octobre 1961 !

Honneur aux martyrs de Sétif, Guelma et Kherrata !

Solidarité avec le peuple palestinien !

Solidarité avec les lycéennes, les lycéens, les étudiantes, les étudiants, les travailleuses et les travailleurs avec ou sans papiers, et toutes celles et ceux qui luttent pour la justice sociale !

Contre le racisme, contre le fascisme, contre l’oubli et contre toutes les formes de domination : continuons le combat !

Vive la solidarité entre les peuples !

Toutes et tous à Orléans le 24 octobre 2026 contre les Haineux !!!

Je vous remercie.

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La Journée nationale de l’intégration

PACE ATMF a organisé, le 09 octobre 2026, avec succès la Journée nationale de l’intégration, un moment fort de rencontre, d’échanges et de convivialité dédié à la promotion du vivre-ensemble et de l’inclusion de toutes et tous.

Des témoignages forts des participants retraçants leur rencontre avec notre association, leur attachement à nos valeurs communes de solidarité de soutien et du vivre ensemble.

Les apprenants ont été mis à l’honneur pour leur engagement et leur volonté d’apprendre.

La séance s’est poursuivie par le visionnage du film réalisé par les apprenants. Cette projection a permis de valoriser le travail collectif et les compétences mobilisées tout au long du projet.

La manifestation s’est déroulée en présence de Monsieur le Maire Georges Mothron , ainsi que de ses adjointes Mesdames Aurélie Bodin dédiée à la vie associative et Chorok Benjib, dédiée à la caisse des écoles référente des quartiers val nord et val Sud; le Maire a souligné l’importance accordée par la municipalité aux initiatives associatives en faveur de l’intégration et de la cohésion sociale.

Notons également la présence de nos partenaires l’AFI ( la maison de la langue) l’association Contact, association de soutien aux enfants autistes ( sa présidente Laurence) Sonia Boyer ( auteure La Casa de Souny)

Les participants ont pu échanger, découvrir les actions de l’association et partager un moment convivial entre habitant·es, familles, bénévoles et partenaires. Cette réussite témoigne de l’engagement de notre équipe, de nos bénévoles et du soutien des institutions locales.

Par ailleurs une fresque de l’engagement a été réalisée par les apprenants pour cette occasion.

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L’ATMF au Forum des associations d’Aix-en-Provence : un stand, des combats, une résistance !

L’ATMF était présente au Forum des associations, qui a eu lieu le13 septembre 2026, pour faire connaître les activités, les valeurs et les engagements de l’ATMF, mais surtout pour rappeler que notre association est un lieu d’action, de solidarité et de lutte.

Nos activités :centre de loisirs, espace femmes, permanences juridiques, ateliers, actions culturelles et intergénérationnelles ,sont autant d’espaces pour créer du lien, défendre les droits et construire du collectif.

Nous sommes aux côtés des réfugié·es, des migrant·es et des sans-papiers, pour la liberté de circulation et d’installation. Nous combattons le racisme, les discriminations et toutes les formes d’exclusion.

Notre engagement est aussi profondément ancré dans les quartiers populaires, aux côtés de celles et ceux qui y vivent, y travaillent et y militent. Nous refusons les discriminations, les inégalités territoriales et les injustices sociales qui frappent encore trop souvent ces quartiers.

Mais notre combat ne s’arrête pas à nos frontières. Nous sommes aux côtés du peuple palestinien et mobilisés contre le génocide à Gaza.

L’ATMF est également engagée dans la défense des droits humains dans les pays du Maghreb. Nous exigeons le respect des libertés fondamentales et nous nous mobilisons pour la libération de toutes et tous les prisonniers d’opinion et prisonniers politiques détenus pour leurs idées, leurs engagements ou leurs luttes.

Et face à la progression et à la banalisation des idées racistes et xénophobes, face à un Rassemblement national qui frappe aux portes du pouvoir, nous refusons la résignation et le silence.

Il est temps de construire un front de résistance large, populaire et unitaire !

Un front de toutes celles et ceux qui refusent le racisme, l’islamophobie,la xénophobie, les discriminations, l’autoritarisme et la remise en cause des droits. Un front capable de résister, de mobiliser et de faire reculer l’extrême droite.

Parce que les droits humains sont universels.

Parce que la solidarité ne connaît pas de frontières.

Parce que l’égalité est notre combat.

Parce que résister est une nécessité.

Dans les quartiers populaires, en France, au Maghreb et partout où les droits sont menacés : organisons-nous, mobilisons-nous et construisons la résistance !

Faisons vivre la solidarité, la justice et la lutte pour l’égalité.

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Solidarité totale avec notre association membre l’ATMF de Saint-Avold, cible des attaques de la municipalité RN.

Le réseau ATMF exprime sa solidarité totale avec son association membre de Saint-Avold, prise pour cible par une municipalité RN qui multiplie les provocations, les attaques politiques et les clins d’œil à l’histoire la plus sombre de l’extrême droite. Après les images du maire Hervé Simon dans une jeep arborant le drapeau confédéré, symbole d’esclavage, de ségrégation et de suprématisme blanc, puis les révélations sur des élus de sa majorité chantant « Maréchal, nous voilà », il n’est plus possible de parler d’“incidents” ou de “malentendus” : il s’agit d’une banalisation assumée des références fascistes et pétainistes.

Ces faits ne tombent pas du ciel. Ils s’inscrivent dans une offensive politique cohérente du Rassemblement national contre les organisations ouvrières, les associations antiracistes et les forces populaires, avec des attaques visant la CGT, l’ATMF et d’autres structures solidaires à Saint-Avold.

Quand le RN s’installe dans les institutions, il ne « gouverne » pas : il cible, il intimide, il divise et cherche à imposer un climat de peur en désignant un prétendu « ennemi de l’intérieur » – l’immigré – afin de dresser les travailleurs les uns contre les autres et de stigmatiser les familles immigrées, les militants syndicaux et toutes celles et ceux qui refusent le racisme.

L’ATMF rappelle que son histoire s’est construite dans le combat contre le racisme d’État, les discriminations, les logiques coloniales et toutes les formes d’extrême droite. Notre solidarité avec notre association membre de Saint-Avold n’est pas seulement morale : elle est politique, déterminée et combative.

Face à une municipalité RN qui tente de normaliser l’idéologie fasciste, nous opposons la mémoire des luttes, l’unité des quartiers populaires, la solidarité entre travailleurs et l’exigence d’un front large antiraciste et antifasciste.

Nous dénonçons les tentatives du maire et de sa majorité de se défausser derrière de prétendues “erreurs” ou “instrumentalisations”. Ce que révèlent ces images, ce sont des choix politiques, des références idéologiques et une culture d’extrême droite qui cherche à se banaliser dans l’espace public.

Le RN veut faire croire qu’il serait un parti “comme les autres”. À Saint-Avold, comme ailleurs, il montre son vrai visage : celui d’un parti réactionnaire, anti-ouvrier, xénophobe et compatible avec les symboles de Vichy, du racisme et de l’ordre autoritaire.

Le RN n’est pas “patriote” : il recycle les symboles de l’oppression, nourrit le racisme et prépare l’autoritarisme. Face à lui, l’ATMF choisit le camp du peuple, de l’antiracisme, du mouvement ouvrier et de la résistance antifasciste.

L’ATMF appelle l’ensemble des forces démocratiques, syndicales, associatives, antifascistes et antiracistes à renforcer la mobilisation aux côtés de notre association membre de Saint-Avold.

Nous refusons la peur, le silence et la résignation. Nous refusons que des élus d’extrême droite utilisent leurs mandats pour humilier, attaquer et isoler les organisations qui défendent l’égalité, la dignité et la justice sociale.

À Saint-Avold comme partout, le fascisme ne passera pas.

Notre réponse sera l’organisation, l’unité et la lutte.

ATMF-Paris le 09 juillet 2026

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Ensemble, mobilisons-nous !

Le mardi 30 juin 2026, l’Association ATMF Gennevilliers , représentée par son président et sa coordinatrice, a participé à la réunion publique organisée par Madame Nadia Mouaddine, conseillère départementale des Hauts-de-Seine (92) et conseillère municipale à Gennevilliers, consacrée aux difficultés rencontrées par les usagers de la MDPH 92.

En présence de Monsieur le Maire, de Madame la Députée, de professionnels, d’associations et de nombreux habitants, les échanges ont mis en lumière des dysfonctionnements majeurs : délais de traitement trop longs, difficultés d’accès aux rendez-vous, manque d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et insuffisance d’un accompagnement humain etc….

L’ATMF Gennevilliers reste mobilisée pour accompagner les personnes dans leurs démarches MDPH et l’accès à leurs droits. Des permanences sont assurées tous les lundis, mercredis et vendredis, de 14 h à 17 h.

Une pétition a été lancée pour demander des améliorations concrètes. Nous vous invitons à la signer et à la partager afin de soutenir cette mobilisation.

https://app.novagouv.fr/…/cd6d11a7605998049b2f64406244…

Les droits ne se mendient pas, ils s’exercent et se défendent.

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Remise des attestations de l’atelier sociolinguistique de l’Association ATMF Gennevilliers

L’association ATMF Gennevilliers a organisé, le 2 juillet 2026, une cérémonie de remise des attestations de fin d’année au profit des participants des ateliers sociolinguistiques, dans une ambiance chaleureuse et festive.

Les apprenants des niveaux A et B ont été félicités pour leur assiduité, leur engagement et les progrès réalisés tout au long de l’année. Les ateliers, animés par Majda et Mohamed, ont permis à chacun de renforcer sa maîtrise du français et de favoriser son intégration.

La cérémonie s’est achevée dans un esprit de convivialité autour d’un moment de partage réunissant apprenants, formateurs, bénévoles et responsables de l’association.

À travers cette initiative, l’Association ATMF Gennevilliers réaffirme son engagement à mener des actions de proximité au service de ses usagers et des habitants de Gennevilliers, dans le respect de ses valeurs de solidarité, d’inclusion et de vivre-ensemble.

Félicitations à tous les participants et rendez-vous à la prochaine rentrée pour une nouvelle année d’apprentissage et de réussite