Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Maghreb des luttes sociales : de Gafsa à Sidi Ifni… Meeting de Solidarité des travailleurs en France avec les luttes du Maghreb

Meeting de Solidarité des travailleurs en France avec les luttes du Maghreb
 JEUDI 12 FÉVRIER 2009 À 18H30
Bourse du Travail
3, rue du château d’eau.75010 Paris M° République

En juin 20008, à un jour d’intervalle, les populations de Gafsa (au sud-ouest de la Tunisie) et de Sidi-Ifni (Sud-est du Maroc), ont manifesté pacifiquement pour demander du travail et l’arrêt de la marginalisation de leurs régions. Un taux de chômage exorbitant, des jeunes diplômés ou pas privés des richesses locales, minières (de Gafsa) et maritimes (de Sidi Ifni). Ils sont confrontés aux problèmes de subvenir à leurs propres besoins et de leurs familles. En plus, ils doivent faire face au favoritisme, à la corruption, aux privilèges, aux despotismes et passes droits de certains hauts responsables locaux.

Les réponses des autorités furent identiques : la répression tout azimut (dispersion violente et pourchasse des manifestants ; violation et saccages des maisons ; état de siège des villes, arrestations, tortures, invention de chefs d’inculpation, procès expéditifs…). A Redeyef (Gafsa), la police a tiré des balles réelles sur les manifestants, faisant un mort et plusieurs blessés… A Sidi Ifni, des femmes ont été victimes de viols…
Après les arrestations et les tortures, le temps des procès est arrivé.

A Gafsa, un lourd verdict de la cour d’appel vient d’être rendu ce mercredi 4 février. Malgré, la présence massive des forces de police, qui ont fait de la Cour d’appel de Gafsa une véritable caserne, les détenus et leurs avocats ont réaffirmé qu’ils ne sont que les porteurs des revendications légitimes de la population du bassin minier. Ils ont pu décrire et dénoncer les tortures subies, le népotisme, la corruption, la criminalisation du droit syndical, les atteintes au droit au travail et au droit à l’intégrité physique et morale de toute une population, celle de Redeyef, victime de la marginalisation, de la privation de droits socio-économiques et des affres d’une répression sauvage.
En dépit des accusations non fondées, les peines furent lourdes ! allant jusqu’à 8 ans de prison ferme pour les syndicalistes Adnane Hajji et Bechir Labidi , 6 ans pour  Taieb Ben Othman, Adel Jayar, Tarek H’limi…
Après le procès de Gafsa (Tunisie), c’est celui des militants de Sidi Ifni (Maroc) qui aura lieu ce jeudi 12 février à Agadir.

Déjà, 9 militants associatifs furent condamnés à des peines allant de 6 mois et un an de prison.
Les membres du groupe de 16 militants ; dont 3 comparaissent en liberté provisoire, sont poursuivis sur la base d’accusations fallacieuses : constitution et direction d’une bande criminelle, insultes et outrages à des fonctionnaires, destruction d’installations industrielles, rassemblements armés, participation a une manifestation non autorisée, troubles à l’ordre public…
Des prisonniers qui souffrent de pathologies lourdes, aggravées par les mauvaises conditions de détention, des tortures subies ; les grèves de la faim… Au point que les autorités, viennent de transférer en toute urgence deux d’entre eux à Marrakech pour subir des interventions chirurgicales…

Parmi ces prisonniers, il y a une jeune femme : Khadija ZIANE. Elle a été arrêtée un mois et demi après les événements de juin de Sidi Ifni. Son crime, son engagement et sa solidarité avec les détenus de Sidi Ifni / Aît Baamrane et leurs familles. Elle a été arrêtée lors d’une visite de la prison d’Inzegane.

La solidarité s’impose pour empêcher que ce procès ne soit pas à l’identique de celui de Gafsa : une punition collective pour l’exemple et pour mater toutes les volontés d’émancipation des populations et les luttes pour des droits même élémentaires.

Pour vous informer, pour débattre, pour exprimer votre solidarité, participez

Meeting de Solidarité des travailleurs en France avec les luttes du Maghreb
 JEUDI 12 FÉVRIER 2009 À 18H30
Bourse du Travail
3, rue du château d’eau.75010 Paris M° République


COLLECTIF MAGHREB SOLIDARITE
(AMF , ASDHOM, ATF, ATF-PARIS , ATMF, ATTAC, CEDETIM, CNCU, CNT, CORELSO, CRLDHT, ETTAJDID, FDLT, FSU, FTCR, LDH, MQJS, MRAP, NPA/LCR , PCF, PCOF , PCOT, PDP, RIAS,SOLIDAIRES, UTIT, VERTS,…)

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MAGHREB DES LUTTES SOCIALES : DE GAFSA À SIDI IFNI

JEUDI 12 FÉVRIER 2009 À 18H30

Bourse du Travail

3, rue du château d’eau.75010 Paris M° République

Alors que les travailleurs français et Européens font face à la crise, au chômage technique et à la casse continue des acquis sociaux, d’autres, en Afrique, tentent simplement de survivre et de manifester pour obtenir un travail. Ainsi, les organisations membres du collectif Maghreb solidarité (syndicats, partis politiques, associations) informent les travailleurs français et immigrés sur ce qui se passe notamment en Tunisie et au Maroc.

Dans la zone du bassin minier de Gafsa, (sud-ouest tunisien), a eu lieu un mouvement social d’ampleur inédite depuis plus de 20 ans en Tunisie. Le 5 janvier 2008, à la suite de la publication des résultats du concours d’embauche à la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG, principal employeur de la région), des jeunes chômeurs, des étudiants, des syndicalistes manifestent pacifiquement pour le droit au travail et contre le népotisme local, dans une zone où le taux de chômage atteint souvent 30%, soit le double de la moyenne nationale.

Face au mouvement de protestation, le peu démocratique régime du président Ben Ali, répond par la force. Le 6 juin 2008, la police a tiré à balles réelles sur les manifestants faisant un mort et plusieurs blessés, une vague d’arrestations a touché des dizaines de personnes, ainsi que les leaders de ce mouvement, parmi eux des syndicalistes enseignants, infirmiers, ouvriers… Depuis, la ville de Redeyef et les autres villes du bassin minier vivent un véritable état de siège. Tout ceci avec le silence complice de l’Etat français, à l’image de Sarkozy qui s’est même permis lors de sa visite en Tunisie de parler d’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays.

Sous les yeux d’observateurs syndicaux internationaux, le 3 février 2009 se tiendra le procès en appel des meneurs de la révolte. En première instance, 33 des 38 accusés ont été condamnés à de lourdes peines, allant jusqu’à 10 ans et un mois de prison ferme pour 7 d’entre eux. Mohieddine Cherbib, président de la FTCR, déféré pour le simple fait d’avoir soutenu le mouvement depuis la France, a été condamné par contumace à deux ans de prison. 3 délégations syndicales internationales (une politique) se sont déjà rendues sur place pour assister à ce qu’il faut bien appeler un simulacre de procès. Solidarité avec la lutte du bassin minier de Gafsa, libération immédiate et sans conditions des prisonniers !

Gafsa – Sidi Ifni – Mêmes causes, mêmes effets

Le pendant de cette lutte, se trouve au Maroc, à Sidi Ifni. Là aussi, la population laborieuse et estudiantine de cette cité portuaire, ancienne colonie espagnole, s’est rebellée le 7 juin 2008 contre le chômage massif qui touche cette région, et la corruption. Depuis 2005, cette ville est en ébullition : manifestations, rassemblements délégations, etc. pour protester contre la marginalisation de leur région (Aït Baâmarane).

Le lendemain de la répression en Tunisie, le 7 juin, l’Etat marocain a également envoyé ses forces répressives (4000 militaires, gendarmes, forces auxiliaires) pour « punir » la population, saccageant des maisons, faisant de nombreux blessés et arrestations. A l’heure actuelle, 26 personnes à la tête du mouvement croupissent toujours en prison dont 12 en attente d’un jugement. Leur tort ? Avoir protesté contre la corruption et réclamé démocratiquement leur droit au travail et à la dignité.

Certains sont atteints de pathologies lourdes, aggravées par des conditions de détention indignes et par la grève de la faim qu’ils ont entamée le 7 janvier. Celle-ci, destinée à alerter sur l’arbitraire de leur situation, n’a été suspendue que le 16 janvier. A l’extérieur, les familles des détenus se sont regroupées en collectif, et plusieurs caravanes de soutien se sont dirigées des villes marocaines vers Sidi Ifni.

Là aussi, c’est la solidarité internationale qu’il faut organiser de toute urgence pour que la justice triomphe et que leurs revendications légitimes soient satisfaites. Nous vous invitons à venir discuter de ces luttes, et d’autres encore, lors du meeting organisé par le collectif Maghreb Solidarité, le 12 février prochain.

Meeting de Solidarité

JEUDI 12 FÉVRIER 2009 À 18H30

Bourse du Travail

3, rue du château d’eau.75010 Paris M° République

Premiers Signataires : COLLECTIF MAGHREB SOLIDARITE (ATMF, ATTAC, ATF, CEDETIM, CNCU, CNT, ETTAJDID, FTCR, LDH, NPA/LCR , PCF, PCOF , PCOT, SOLIDAIRES, UTIT, VERTS, AMF , ASDHOM, ATF-PARIS,CRLDHT , FSU CORELSO, PDP, FDLT , MRAP, MQJS, RIAS…

Contact : maghrebsolidarite@ras.eu.org

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Maroc : Libérez la détenue politique Khadija Ziane

Khadija Ziane a 35 ans, Présidente de l’association des femmes d’Ifni aït Baâmrane, elle est aussi membre de l’association Aït Baâmrane pour le développement et du centre marocain des droits de l’homme.

Une femme dynamique et une citoyenne très impliquée dans la vie de sa région, malgré le chômage qu’elle subit alors qu’elle est diplômée en comptabilité.

Khadija Ziane s’est tout naturellement insurgée contre la répression menée par les autorités marocaines dans la région en juin dernier, elle a témoigné courageusement des exactions perpétrées par la police marocaine. Elle a soutenu et accompagné les prisonniers politiques et leurs familles.

Engagées dans une logique punitive de cette population qui n’a fait que porter des revendications légitimes pour le travail et contre la corruption, les autorités marocaines ont procédé à l’enlèvement de Khadija Ziane le 28 juillet dernier, à la prison d’Inzegane à Agadir, alors qu’elle accompagnait les familles pour rendre visite aux prisonniers.

Depuis, Khadija est incarcérée à la prison d’Inezegane à Agadir. Elle sera jugée le 12 février prochain avec les prisonniers politiques de Sidi Ifni Aït Baâmrane, incarcérés depuis les évènements sans être jugés.

Le comité de Soutien de Khadija Ziane exige :

* La libération immédiate de Khadija
* La libération immédiate de tous les prisonniers politiques de Sidi Ifni
* La poursuite des responsables
*

Le Comité de Soutien de Khadija Ziane appelle :

* Les femmes de France et d’ailleurs à œuvrer pour la libération de Khadija
* Les organisations de défense des droits humains à mener des enquêtes indépendantes pour déterminer les responsabilités

Vos signatures et messages de soutien à :

SoutienKhadijaZiane@ras.eu.org

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Maroc : Procès politique du 12 février Libérez Khadija Ziane Libérez les prisonniers politiques de Sidi Ifni Aït Baâmrane

Le collectif International de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane

Le 7 juin dernier, la région de Sidi Ifni Aït Baâmrane a été secouée par une vague de répression orchestrée par les autorités marocaines.

La population portant des revendications légitimes, comme le droit au travail et la lutte contre la corruption, a été surprise aux aurores par l’intrusion des forces des l’ordre, par voies terrestre et maritime.

Un bilan digne des années noires du Maroc : agressions, destructions, vols, viols… et des dizaines d’arrestations.

9 prisonniers ont été condamnés à des peines entre 6 mois et un an de prison.

13 seront jugés le 12 février prochain avec 3 militants qui comparaitront en liberté.

Parmi ces prisonniers une seule femme Khadija Ziane, elle a été arrêtée le 28 juillet dernier, plus d’un mois après les évènements. elle rendait visite aux détenus à la prison d’Inzegane à Agadir. Depuis, elle est abusivement emprisonnée, tout comme l’ensemble des prisonniers politiques de Sidi Ifni Aït Baâmrane.
Certains de ces détenus souffrent de très graves maladies qui exigent, notamment des interventions chirurgicales, comme c’est le cas pour Brahim Barra et Hassan Agharbi.

Le collectif international de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane exige :

– La libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des prisonniers politiques
– La poursuite des responsables des exactions à l’encontre de la population et des excuses de l’état
– la satisfaction des revendications légitimes des populations de Sidi Ifni Aitbaamrane.

Paris le 5 février 2009

Liste des prisonniers politiques qui seront jugés le 12 février 2009

Khadija ZIANE
Mohamed ELWAHDANI :
Ahmed BOUFIM
Abdelkader ADBIB
Brahim BARRA
Mohamed ISSAM
Karim CHARRA
Zine Al Abidine RADI
Hocine TIZAGHINE
Hassan AGHARBI
Abdelmalek ELIDRISSI
Zakaria RIFI


Liste des militants qui comparaîtront en liberté :

L’hassan ELMOUMNI
Brahim BOUMRAH
Khaled BOUCHRA


Listes des prisonniers politiques condamnés

Abderrahmane DAHBI :Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme
Miloud BOUTKAT : Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme
Omar AARABE : Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme
Brahim HARBILI : Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme
Houari SAOULAJANE :Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme
Azzedine AMHIL : condamné le 17/09/08 à six mois de prison ferme
Hassan TiZAGHINE : condamné le 16/09/08 à six mois de prison ferme
Abdelouahed HAMRAOUI : condamné le 16/09/08 à six mois de prison ferme

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Contre l’enfermement des étrangers et la remise en cause des droits fondamentaux en France et en Europe

• Partout en Europe et de plus en plus souvent aux frontières de l’Europe, une logique concentrationnaire se développe pour empêcher ou freiner la circulation de ceux des migrants qui viennent chercher sur ce continent un refuge ou un avenir meilleur : les moyens pour prendre en charge ces migrants, parmi lesquels figurent de nombreuses familles avec enfants, et leur venir en aide sont diminués ou supprimés ; dans les zones d’attente, les quelques centaines de mineurs qui arrivent chaque année sont traités avec la même dureté que les adultes…

L’adoption de la « Directive de la honte » le 18 juin 2008 fait craindre que la logique d’harmonisation par le bas qui est trop souvent celle de l’Union européenne aboutisse partout à l’allongement des temps de rétention et à l’amoindrissement des possibilités de recours.

• En France le ministère de l’immigration se glorifie d’avoir arraché à leur vie dans ce pays près de 30 000 étrangers pour les reconduire aux frontières de la métropole et autant aux frontières de l’Outre-mer (principalement de Mayotte et de la Guyane). Il ne cesse de construire de nouvelles « prisons pour étrangers », dont certaines prévoient l’accueil des mères de famille et de leurs enfants. De fait, les enfants sont de plus en plus nombreux à passer par l’angoisse et le traumatisme de l’enfermement.

Sous prétexte de garantir l’accès à l’asile, le Règlement européen « Dublin 2 » empêche des milliers d’exilés de demander une protection dans l’UE, multipliant les « entonnoirs » et toutes sortes de camps notamment en Grèce, en Italie, en Europe orientale et dans le nord-ouest de la France, et condamnant ces exilés à des errances sans fin.

Pire, un décret fait de la défense des étrangers un marché : Il met en cause, par un appel d’offres, l’exercice des droits fondamentaux des étrangers, en réduisant de fait les possibilités d’action des associations qui assuraient jusqu’à présent l’information et la défense des retenus dans les centres de rétention, et en remettant en cause la possibilité d’un regard d’ensemble de la société civile sur ce qui se passe à l’intérieur.

Pourtant ces étrangers ont été privés du droit au séjour, arrêtés suite à un contrôle d’identité ou routier, interpellés au guichet d’une préfecture, appréhendés sur leur lieu de travail ou à leur domicile, qu’ils aient vécu un an ou quinze ans en France. Privés de liberté, séparés de leurs famille, leurs études interrompues pour les plus jeunes, ils partiront avec une valise et quelques euros en poche, séparés au mépris de toute humanité de leurs amis et relations et surtout de leurs proches qui survivront comme ils pourront…

Nous ne pouvons accepter cette logique répressive qui multiplie les atteintes aux droits que la France et l’Europe se devraient de faire respecter au nom des conventions internationales qu’elles ont ratifiées, qu’il s’agisse de la liberté d’aller et venir, du droit à la protection contre les persécutions, du droit à la vie privée et familiale, du droit à la santé ou des droit des enfants.

Rassemblement
et conférence de presse

Le samedi 7 février 2008 à 15 h Place du Chatelet
A proximité du centre de rétention de Paris – Cité

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Non au rideau de silence sur les lieux d’enfermement pour étrangers

Campagne de visites parlementaires des lieux de rétention

Dans le cadre de la campagne lancée par le réseau Migreurop pour un Droit de regard dans les lieux d’enfermement d’étrangers, des parlementaires, nationaux et européens, et des militants associatifs effectueront des visites dans ces centres en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en France entre le 30 janvier et le 7 février 2009. En Mauritanie, où fonctionne un centre de détention financé par l’Europe, une journée de sensibilisation sera organisée.

A peine adoptée par l’Union européenne la directive « retour » – qui officialise l’enfermement généralisé des étrangers – les autorités italiennes ont décidé de prolonger jusqu’à 18 mois la durée de l’enfermement des migrants en attente d’expulsion. A la mi-janvier, le ministre italien de l’Intérieur annonçait qu’il voulait transformer l’île de Lampedusa en un immense centre de rétention où seraient gardés les boat-people échouées sur les côtes de cet extrême-sud de l’Italie, avant d’être refoulés massivement à l’issue de procédures expéditives.

En France, où des menaces pèsent sur les conditions d’accès des associations dans les centres de rétention – dans lesquels se multiplient les tensions, les incendies, les tentatives de suicides, etc. -, réduisant de fait l’exercice effectif des droits des migrants, la presse a révélé les conditions indignes dans lesquelles les étrangers sont traités à Mayotte. En Belgique, des étrangers se sont mis en grève de la faim pour protester contre les conditions de leur détention. Au nom de la lutte contre l’immigration irrégulière, et au prétexte de répondre aux attentes de l’opinion publique, la détention des migrants en Europe est en train d’être érigée en système, dans le cadre d’une redoutable harmonisation européenne de l’enfermement des migrants.

Pourtant, le Parlement européen s’inquiète de la multiplication du nombre de centres de rétention pour étrangers dans les États membres et à leurs frontières au cours des dernières années, et des fréquentes violations des droits humains qui sont régulièrement dénoncées dans ces lieux. Le Parlement demande que l’accès des ONG spécialisées dans la protection des droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d’asile soit garantis dans ces centres, qu’un organe de contrôle indépendant supervise, au niveau européen, leur fonctionnement, et qu’un rapport analysant la situation des personnes placées dans les centres de rétention qui se trouvent sous l’autorité des États membres, à l’intérieur ou à l’extérieur de leurs frontières, soit présenté chaque année.

Les camps d’étrangers sont l’épicentre de multiples atteintes aux droits humains. Ne laissons pas tirer sur eux un rideau de silence. Les associations et la société civile ont le droit de savoir ce qui s’y passe.

Mercredi 28 janvier 2009

Toutes les informations sur la campagne pour un Droit de regard dans les lieux d’enfermement d’étrangers sont sur le site de Migreurop, pays par pays.

LE RESEAU MIGREUROP

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Le Pouvoir Tunisien entrave la mission d’information des représentants de la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains (CMODH)

Paris le 23 janvier 2009

Communiqué des associations de la CMODH, basées en France

Ce vendredi 23 janvier 2009, les autorités tunisiennes ont donné l’exemple, encore une fois, du peu de respect qu’elles accordent aux droits humains et à leurs défenseurs.
M. Abdelhamid AMINE, Coordinateur de la CMODH, a été empêché par les autorités tunisiennes de descendre de l’avion et privé ainsi de remplir sa mission pour laquelle il se rendait en Tunisie.

Rappelons que la CMODH qui regroupe 14 associations maghrébines (*) non gouvernementales les plus en vue dans la défense des droits humains a été créée le 30 mars 2006.

Dans le cadre de la perspective de la tenue de son prochain Conseil, prévu le 13 -14- 15 mars prochain, la CMODH a entamé une tournée à travers les pays du Maghreb pour présenter aux institutionnels et aux acteurs des sociétés civiles, ses objectifs, ses structures, son mode de fonctionnement, ses moyens d’action, ses positions, les préoccupations et revendications essentielles de ses composantes.

La première étape de cette tournée s’est déroulée au Maroc le 16 et 17 janvier 2009, où la délégation de la CMODH, composée de dirigeants d’organisations marocaines, d’un représentant de la Tunisie (LTDH) et d’un représentant de la Mauritanie (AMDH) a été reçue par le 1er Ministre marocain, avant de tenir une réunion d’information et d’échange regroupant des associations de la société civile marocaine et des représentants de certaines ambassades.

La deuxième étape de cette tournée maghrébine, c’était cette visite de la Tunisie (le 23 et 24 janvier) pour y rencontrer notamment des responsables gouvernementaux ainsi que les représentants de la société civile tunisienne.

Les autorités tunisiennes ont décidé autrement, puisqu’elles ont décidé d’interdire à M. AMINE Abdelhamid de frôler le sol tunisien et d’empêcher ainsi le Coordinateur de la CMODH de prendre part aux travaux et aux rencontres prévues.

Nous, associations maghrébines, basées en France et membres de la CMODH :

* dénonçons ce refoulement illégal de notre camarade AMINE Abdelhamid,
* condamnons l’attitude des autorités tunisiennes, qui perpétuent ainsi leur vocation à empêcher les défenseurs des droits humains à remplir convenablement leurs missions ;
* exprimons notre solidarité avec tous les démocrates et progressistes tunisiens victimes de la répression,

Nous informons l’opinion publique et l’ensemble des associations éprises de liberté et de justice que nous recevrons à Paris le 11-12 et 13 Février 2009, la délégation de la CMODH.

ASDHOM (Association de Défense des droits de l’homme au Maroc)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France)
CRLDHT (Comité pour le Respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie)
CFDA (Collectif des Familles des Disparus d’Algérie)

Avec le soutien de la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) qui a déjà présenté sa candidature pour adhérer au COMDH

(*) CMODH :

● Organisations membres de plein droit :
L’Association Mauritanienne des Droits de l’homme, la Ligue Mauritanienne des Droits de l’homme, l’Association Marocaine des Droits Humains, l’Organisation Marocaine des Droits Humains, la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme, la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme, le Conseil National pour les Libertés en Tunisie, la Ligue Libyenne de Défense des Droits de l’Homme, l’Association des Travailleurs Maghrébins en France, l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

● Organisations membres observateurs
Le Forum Marocain pour la Vérité et la Justice, le Collectif des Familles des Disparus d’Algérie.

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La directive de la honte n’est pas conforme aux droits fondamentaux Exigeons son retrait !

La directive retour – directive de la honte – votée par le Parlement européen le 18 juin, a été adoptée mardi 9 décembre, sans débat, en Conseil des ministres « Transports, télécommunications et énergie » de l’Union européenne (UE). Contrairement à ce qui a été indiqué à l’issue du Conseil, ce texte a une incidence sur le droit d’asile, il ne respecte pas les droits des personnes en situation irrégulière et il n’offre de disposition spéciale pour les personnes vulnérables. La mobilisation contre cette directive qui nie les principes humanistes fondamentaux de l’Europe doit se poursuivre.

Alors que des milliers de citoyens, d’ONG, de syndicats, d’Eglises, se sont mobilisés pour demander aux responsables européens de rejeter un texte qui banalise et généralise une politique d’internement et d’expulsion des migrants en Europe, alors que de nombreux Etats d’Amérique latine et d’Afrique ont exprimé avec force leurs refus de tolérer de telles pratiques à l’égard de leurs ressortissants, c’est à la veille du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme que la présidence française de l’UE a décidé de faire adopter formellement cette directive.

Nous demandons aux trois autorités compétentes, le président en exercice de l’UE – le président Sarkozy – le président de la Commission européenne et le président du Parlement européen, de saisir, comme ils en ont le pouvoir, la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) afin qu’elle examine la conformité de cette directive aux regards des engagements internationaux auxquels l’Europe et les Etats qui la composent se sont engagés, notamment en matière de respect des droits et libertés fondamentales.

Nous appelons tous nos partenaires des sociétés civiles, en Europe comme en Afrique ou en Amérique à se manifester d’urgence auprès de leur gouvernement et de leurs élus pour qu’ils appuient et encouragent cette démarche auprès de la CJCE afin d’obtenir le retrait de cette directive.
16 décembre 2008

Signataires : CIRE (Belgique/Belgium), ANAFE (France), Statewatch (Royaume Uni/United Kingdom), IPAM (France), Association marocaine des droits de l’homme (Maroc/Morocco), ARCI (Italie/Italy), ATMF Association des travailleurs maghrébins de France (France), Asociación Pro-Derechos Humanos de Andalucía (Espagne/Spain), Ligue des droits de l’homme (Belgique/Belgique), Ligue des droits de l’homme (France), GISTI (France), Cimade (France), Migreurop

Traductions : www.migreurop.org

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Maroc : Rassemblement de soutien aux détenus d’opinion de Sidi ifni-Aitbaamrane

Le collectif International de Solidarité Avec Sidi Ifni-Aitbaamrane

MAROC : RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX DETENUS D’OPINION DE SIDI IFNI-AITBAAMRANE
Le Samedi13 décembre de 15h00 à 18h00.
Place de la fontaine des innocents : Châtelet les Halles
PARIS

Les associations soussignées tiennent à exprimer leur solidarité avec les détenus d’opinion de Sidi Ifni-Aitbaamrane et soutenir les populations de la région.

Les événements du samedi 7 juin 2008 ont marqué l’opinion publique nationale et internationale : le gouvernement marocain a répondu d’une façon disproportionnée à une manifestation pacifique des habitants de Sidi Ifni.
La répression orchestrée par les forces de l’ordre a engendré des blessures, des viols, des vols et l’arrestation de dizaines de militants.
A ce jour, 23 militants sont en prison dont certains gravement malades.

Le collectif International de solidarité avec Sidi Ifni Aitbaamrane exige :
–         La libération inconditionnelle des détenus d’opinion de Sidi Ifni qui sont en prison depuis juin 2008
–         La poursuite des responsables des exactions à l’encontre de la population et des excuses de l’Etat
–        la satisfaction des revendications légitimes des populations de Sidi Ifni Aitbaamrane.

RASSEMBLEMENT
Le Samedi 13 Décembre 2008, de 15h00 à 18h00.
Place de la Fontaine – Métro les Halles

Premiers signataires : Rassemblement d’Ifni-AïtBaamarane pour la solidarité (RIAS), Association Ifni AïtBaamrane pour le développement (AIAD), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), association des marocains de France (AMF), association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association Mesti pour le Développement et la Culture (AMDC), la Nouvelle Génération d’Abaynou Solidaire (ANGAS), Association des tunisiens en France (ATF), Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental CORELSO, le mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP),
Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Confédération Nationale du travail (CNT), Parti communiste des ouvriers en Tunisie (PCOT)…

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Des racistes ont encore souillé les tombes d’anciens combattants musulmans

=http://www.atmf.org/spip.php?article1036