Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Communiqué de soutien à Nacera Detour

ATMF : communiqué de solidarité

Les autorités douanières de l’aéroport de Marrakech ont confisqué aujourd’hui des documents appartenant à Mme NACERA DETOUR, militante des droits de l’Homme, présidente du Collectif des Familles des Disparus en Algérie et de la Fédération Euro-méditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED).
Ces documents dénoncent les disparitions et l’absence des droits de l’homme en Algérie. Ces brochures contiennent les lieux de détention et des disparitions.

Mme DETOUR est venue pour participer au forum mondial des droits humains organisé à Marrakech.

Pour protester contre cette atteinte à la liberté d’expression dans un forum mondial des droits humains, Mohieddine CHERBIB (représentant du Comité Contre la Répression pour la Liberté des Droits de l’Homme en Tunisie) et TAOUFIK ALLAL, (représentant du Manifeste des Libertés) refusent de quitter l’aéroport sans récupérer les brochures saisies. Ils sont actuellement à l’aéroport.

L’ATMF, membre de la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits de l’Homme (CMODH), qui avait déjà pris la décision de boycotter ce forum, apporte son soutien et sa solidarité à Nacera DETOUR, Mohieddine CHERBIB et TAOUFIK ALLAL.

L’ATMF dénonce les atteintes à la liberté d’expression dont sont victimes les défenseurs des droits humains au Maroc auxquels elle exprime son soutien et sa solidarité contre la répression du makhzen.

Le Secrétariat National de l’ATMF

Paris, le 26/11/2014
Driss Elkherchi
ATMF
0606816830

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Soutien à la Case de Santé de Toulouse

Communiqué de soutien conjoint : ATMF / Collectif Justice et Dignité pour les Chibanis / Association El Ghorba

*Nous avons appris avec stupeur et consternation la fermeture de la Case de Santé de Toulouse.

Malgré les alertes et l’interpellation, depuis des mois, des institutions sur la situation de la Case de Santé, aucune issue permettant la pérennité de cette association n’a été trouvée.

La Case de Santé reste une expérience, un travail, un équipement, une association de grande qualité, et des approches de l’accès aux soins, de l’accueil, de l’accompagnement, originaux et efficaces, une présence effective au quotidien dans le quartier, une relation directe et permanente avec les usagers.

Les chibani-a-s savent ce qu’ils doivent à la Case de Santé de Toulouse et au-delà. La campagne Justice et Dignité pour les Chibani-a-s, réactivée et dynamisée par la Case de Santé a permis de placer la justice et la dignité pour les Chibani-a-s sur la place publique.

Des avancées majeures ont été obtenues et des revendications sont mises en avant pour les vieux migrants. Nous réitérons notre soutien et notre solidarité avec la Case de Santé.

Nous appelons à la mobilisation et exigeons des pouvoirs publics d’oeuvrer et d’agir pour permettre à cette association de reprendre et de poursuivre son travail.

Permiers signataires :

EL GHORBA

DiverCité Métropole

ATMF

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Maroc – La situation des droits de l’homme Rôle de l’impunité avec Khadija RYADI

Khadija Ryadi : Ancienne présidente de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) Lauréate du prix 2013 de l’ONU Khadija Ryadipour la cause des droits de l’Homme

« Le point le plus important, aujourd’hui, c’est que l’impunité règne au Maroc. C’est elle qui autorise les violations graves des droits de l’homme commises par l’État car ses responsables ne sont jamais poursuivis pour leurs crimes. La justice marocaine n’est pas indépendante, elle est instrumentalisée par le pouvoir et permet de blanchir ceux qui se rendent coupables de violations des droits de l’homme. Les détournements de fonds publics, le pillage des ressources naturelles du Maroc par des entreprises ou des individus, sont des crimes mais ne sont jamais punis et cela encourage d’autres à agir de même. » K. RYADI

- Atmf Nancy >>> Jeudi 6 novembre 2014

à 20 h au MJC Pichon – 7, Boulevard du Recteur Senn, 54000 Nancy

- Atmf Dijon >>> Vendredi 7 novembre 2014

à 20h à la Maison des associations 2 rue des corroyeurs, Dijon en partenariat avec AMDH, CNT, LDH

- Atmf Strasbourg >>> Samedi 8 novembre 2014

à 16h30 à la maison des Associations – Salle Marguerite Yourcenar – Rez-de-chaussée, 1ª place des Orphelins – 67000 Strasbourg

 

Strasbourg Dijon Nancy

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Rassemblement en soutien aux organisations de droits humains au Maroc

A quelques semaines de la tenue du Forum Mondial des Droits de l’Homme au Maroc, les autorités marocaines poursuivent leur escalade à l’encontre des organisations et des militant(e)s des droits humains. Depuis juillet dernier, plus de 20 sit-in de l’Association Marocaines des Droits Humains (AMDH) ont été interdits. L’association a également reçu 17 suspensions d’utiliser des salles publiques, préalablement réservées, sans aucun fondement ni justification.

D’autres organisations ont enduré des interdictions comme la Ligue Marocaine de Défense des Droits de l’Homme (LMDDH), l’Instance Marocaine Des Droits Humains (IMDH), la Fédération Nationale de l’Enseignement (FNE), affiliée à l’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique, etc. La section Maroc d’Amnesty International qui a lancé une campagne internationale pour l’arrêt de la torture au Maroc s’est vue interdire l’une de ses activités. L’association Freedom Now qui a pour objectif de défendre la liberté de presse et d’expression s’est vue également refuser son dépôt légal. L’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique a connu le même sort quant au dépôt de son dossier légal.

Entre 2010 et 2014, des centaines de militant(e)s de droits humains, de syndicalistes étudiant(e)s ou d’activistes du mouvement du 20 février ont été poursuivis ou condamnés à des peines de prison. A ce jour, Wafaa Charaf et Oussama Housne, croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé la torture qu’ils ont subie.

Le mouvement des droits humains au Maroc n’est pas resté les bras croisés. Les militant(e)s ont interpellé le ministre de la justice et d’autres membres du gouvernement ainsi que les responsables du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH). Des organisations internationales comme le Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) ont exprimé leur préoccupation face à la multiplication des atteintes aux libertés d’association et de réunion et des entraves à l’action des ONG de défense des droits humains. Enfin, 90 sections locales de l’AMDH ont organisé, le 15 octobre, des sit-in pour protester contre la répression du mouvement des droits humains dans son ensemble.

Pour dénoncer cette escalade d’interdictions et exprimer notre soutien aux organisations de droits humains et toutes les victimes des politiques répressives au Maroc, nous vous appelons aux Rassemblements le samedi 1 novembre 2014 à 15h devant les Ambassades du Maroc à Paris et à Bruxelles et devant le consulat du Maroc à Montréal.

 

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La ville de Gennevilliers rend hommage à Mehdi Ben Barka en donnant son nom à une allée

Inauguration et débat à Gennevilliers

Mehdi Ben Barka – opposant marocain disparu en 1965

— 18h30 : Inauguration de l’allée Mehdi Ben Barka, à Gennevilliers Le mardi 28 octobre 2014 à 18h30 – Esplanade du lycée Galilée Gennevilliers

— 20h00 : Débat sur les disparitions forcées et le combat pour la vérité et la justice.

Le mardi 28 octobre 2014 à la Salle du Conseil municipal de Gennevilliers

- Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers
- Jacques Bourgoin, Maire honoraire et Conseiller général des Hauts-de-Seine
- Véronique Desmettre, conseillère municipale chargée de la mémoire
- La Municipalité,

Ont le plaisir de vous convier à l’Inauguration de l’allée Mehdi Ben Barka,

En présence de Bachir Ben Barka, fils et président de l’Institut Mehdi Ben Barka

Mardi 28 octobre à 18h30, Esplanade du lycée Galilée

Suivie d’un débat sur les disparitions forcées et le combat pour la vérité et la justice, à 20h, dans la salle du Conseil municipal.

Exposition « Ni vulgaire, ni subalterne », du 17 au 27 octobre, Espace des Grésillons

Film « J’ai vu tuer Ben Barka », jeudi 23 octobre,19h30, Espace Aimé Césaire

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Mehdi Ben Barka pour la vérité et la justice – 29 Octobre 1965 – 29 Octobre 2014

L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à sa mémoire.arton1683-fb73b

49 après ….

- Les raisons et les complicités d’états continuent de protéger les assassins.
- Les gouvernements français et marocain doivent aider l’action de la justice pour la vérité.

 

Le mercredi 29 Octobre 2014 à 18H00

Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP

Métro : Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon

 

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Mehdi Ben Barka pour la vérité et la justice – 29 Octobre 1965 – 29 Octobre 2014

L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante et le SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire.

49 après ….

– Les raisons et les complicités d’états continuent de protéger les
assassins.
– Les gouvernements français et marocain doivent aider l’action de la
justice pour la vérité.

Le mercredi 29 Octobre 2014 à 18H00

Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP

Métro : Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon


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Avec le soutien de : (premiers signataires)
Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF),
Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de Défense des Droits de
l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l’Homme (AMBDH),
Forum Marocain Vérité et Justice – France ( FVJ-France), Fédération Euro-Méditerranéenne contre les Disparitions
Forcées (FEMED), Parti Socialiste Unifié en France (PSU), La Voie Démocratique en France, Parti de l’avant-garde
démocratique et socialiste en France (PADS), Union Socialiste des Forces Populaires en France (USFP France),
Association Mémoire Vérité Justice France (MVJ France), Sortir du Colonialisme, …

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« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple,
et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka

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APPEL INTERNATIONAL POUR LA LIBÉRATION DE WAFA CHARAF

Wafaa Charaf a été arrêtée et mise en détention préventive le 9 juillet 2014 à Tanger. Elle avait déposé plainte contre X pour enlèvement séquestration et menaces le 27 avril 2014, à l’issue d’un rassemblement de soutien aux membres du bureau syndical de la société Greif qui avaient été licenciés après avoir créé une section syndicale.

Elle a déclaré avoir été séquestrée plusieurs heures, questionnée sur ses activités militantes et insultée, avant d’être abandonnée au bord d’une route à 12 Kilomètres du centre ville de Tanger. Mais entre avril et juillet, de victime, Wafaa deviendra une accusée. Elle sera convoquée plusieurs fois par semaine au commissariat et harcelée de questions. Sa famille et ses camarades seront aussi retenus plusieurs heures au commissariat pour instruction, alors que la police n’avançait pas sur l’identité des responsables de l’enlèvement de Wafaa ni sur la recherche de la voiture à bord de laquelle elle fut séquestrée.

Le 11 août, Wafaa a été condamnée à un an de prison ferme et à 1000dh d’amende et 50 000 dh (5000 €) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable, marqué par de nombreuses infractions dont, l’obstacle à la présence d’une observatrice internationale, Michèle Decaster mandatée par l’AFASPA, arbitrairement arrêtée pendant 7 heures pour l’empêcher d’assister à l’audience.

Wafaa Charaf est une militante active dans plusieurs organisations humanitaire, ouvrière et politique de Tanger. La jeune femme de 26 ans milite au sein de la jeunesse de la Voie Démocratique, du mouvement du 20 Février et de l’Association Marocaine des Droits Humains. Elle a participé à plusieurs réunions et sit-in de soutien aux ouvriers et ouvrières de la zone Franche de Tanger. Elle est membre du réseau de soutien aux migrants subsahariens candidats à la migration clandestine vers l’Europe qui arrivent et vivent à Tanger en attendant la traversée de la méditerranée dans des conditions économiques, sanitaires et humaines préoccupantes.

L’arrestation de Wafaa à Tanger n’est pas due au hasard, elle intervient au vu de l’importance de la ville située à moins de 14 kilomètres du continent Européen. Cette situation géographique fait de Tanger le siège d’une grande activité économique et d’échange avec l’Europe, d’où l’installation d’une zone Franche.

Zone franche qui bénéficie d’exonération de charges fiscales et sociales. Les réglementations sociales, environnementales et de l’emploi y sont favorables à certains types de projets économiques. The « Tangier Free Zone » (TFZ) confère aux opérateurs des avantages exceptionnels, notamment la dispense du régime de contrôle du commerce, l’exonération de tous les droits et taxes ainsi que des procédures douanières spéciales. La zone franche de Tanger est classée par le Financial Times parmi les six meilleures zones mondiales et elle emploie près de 45 000 personnes dont une majorité de femmes dans des conditions précaires.

Ainsi Wafaa a été enlevée, incarcérée puis condamnée, car elle est coupable de solidarité avec des syndicalistes et défend les droits des salariés. Wafaa paye le prix fort de son engagement pour les droits des ouvriers des usines de la zone franche de Tanger et pour la démocratie et la liberté d’expression au Maroc.

Le procès de Wafaa est un procès politique. Il montre la complicité entre les autorités marocaines et les grands groupes industriels qui veulent faire taire la voix des défenseurs des droits des travailleurs. Il s’inscrit dans un contexte marqué par la répression sauvage des militants et de tout citoyen épris de justice et de liberté. Il montre le vrai visage du régime marocain que le gouvernement et les médias en France voudraient présenter comme « une exception dans la région ». Force est de constater que c’est une exception en matière de non respect des droits humains, droits des femmes et droits syndicaux.

Wafa Charaf, soutenue par son comité de défense constitué d’une trentaine d’avocats, a fait appel de ce jugement inéquitable. La date de son procès en appel est fixée au 22 septembre 2014.

Pour exprimer notre solidarité avec Wafaa, réclamer la vérité sur l’identité de ses ravisseurs et la punition des coupables et exiger sa libération immédiate, nous vous appelons au Rassemblement le 17 septembre 2014 à 17h devant l’Ambassade du Maroc à Paris.

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Premiers signataires :

ASDHOM, MRAP, AFASPA, Ailes-fm, ATMF, AMF, FFMVJ-France, APADM, Femmes Égalité, Sortir du colonialisme, Appel-Egalité, EMCEMO (Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling), CRLDHT (Comité pour la Liberté et les Droits de l’Homme en Tunisie), Voie Démocratique – Europe, PADS – Fédération Europe, PSU, Parti des travailleurs de Tunisie-France, Le Front Populaire de Tunisie-coordination Île de France, PCF, PG, NPA, Mouvement des Jeunes Communistes Français (MJCF) ; AMEL(Association pour la Mixité, l’Egalité et la Laïcité en Algérie) ; AMDH Paris-IDF; RIAS; Réseau Féministe « Ruptures », LDH (Ligue des droits de l’Homme); les Voix Libres.

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Halte aux crimes racistes au Maroc

Dans la nuit du 29 août 2014, un migrant sénégalais a été assassiné à Tanger. Le racisme anti noir a atteint le seuil de l’intolérable sur le sol marocain.

L’ATMF condamne ces violences dont sont victimes les subsahariens au Maroc.

Les militants et militantes de l’ATMF sont indignés par le développement du racisme anti noir au Maroc.

Les autorités marocaines sont responsables de la montée du rejet de l’étranger par leurs politiques et pratiques de maltraitance, de violence, de chasse et d’expulsion des subsahariens.

Les militants et militantes de l’ATMF présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime et appellent à rejoindre toutes les initiatives de solidarité et de lutte contre le racisme anti subsahariens au Maroc.

A Paris le 5 septembre 2014

Conseil d’Administration ATMF

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Appel à la commémoration du 18ème anniversaire de l’évacuation de l’église Saint Bernard

Le 18 mars 1996, 350 personnes (hommes, femmes et enfants) en situation irrégulière qu’on surnommera bientôt les sans-papiers de Saint – Bernard décident de sortir de l’ombre en occupant notamment l’Église Saint-Ambroise, le Gymnase Japy, les Locaux syndicaux de SUD PTT, la Cartoucherie de Vincennes, les Entrepôts SNCF rue Pajol pour arriver à l’occupation de l’Église Saint-bernard.

Le 23 août 1996, la police évacue l’Église Saint-Bernard en défonçant à coups de hache la porte de l’église pour déloger, sous le regard des caméras, les dix grévistes de la faim et les familles qui y campaient depuis plus de 50 jours. Cette évacuation fût brutale, avec l’intervention de 1000 CRS.

Depuis, les sans papiers, ont mené diverses actions (occupations, grèves, marches à travers la France et 7 pays européens et la traversée de la Méditerranée vers la Tunisie) et manifestent chaque année :

— 2002 : Occupation de la Basilique de Saint Denis, Marche de Marseille à Paris, en 2006 Lutte des 1000 de Cachan
— 2003 : Marche du Havre à Rouen
— 2004 : Marche de Bruxelles à Paris (15 jours)
— 2008 : Occupation Église St Paul à Nanterre (15 jours), Campagne Racket, Occupation de la Bourse du Travail (13 mois)
— 2009 : Occupation de la CPAM rue Baudelique à Paris (13 mois)
— 2010 : Marche de Paris à Nice lors de la Commémoration du 50ème anniversaire de l’indépendance des pays africains
— 2011: Participation au Forum Social Mondial de Dakar
— 2012 : Marche européenne des Sans Papiers et des Migrants (1 mois),
— 2012-2013 : les grévistes de la faim de Lille « Faut-il mourir pour avoir des papiers » (73 jours)
— 2013 : Caravane et participation au Forum Social Mondial de Tunis, Marche du Grand Paris des sans-papiers (1 mois)
— 2014 : Caravane et grande manifestation à Bruxelles lors du sommet du Conseil de l’Europe sur la politique migratoire.

Malgré plusieurs changements de la loi et plusieurs Circulaires depuis 1996, qu’elles soient issues de gouvernements de droite ou de la gauche, ces politiques n’ont cessé de se durcir envers les migrants en quête de régularisation, bafouant le droit au traitement humain et au respect de la dignité de ces migrants

En 2012, la circulaire Valls permet une régularisation purement économique. C’est un dispositif basé sur le travail d’où la subordination du salarié à l’employeur. Il s’ensuit la précarisation du travail des Sans Papiers.
Cette circulaire écarte les Sans Papiers qui travaillent sans être déclarés. Elle impose des critères restrictifs à ceux qui sont déclarés. Elle perpétue également le dispositif du Code de l’Entrée et du Séjour des Étrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) par le pouvoir discrétionnaire de l’administration préfectorale avec ses autorisations en lieu et place de droits codifiés dans la loi.

Ce choix du gouvernement, uniquement électoraliste, donne un gage au patronat qui peut se permettre de nous exploiter encore plus et fait glisser peu à peu la France vers un état xénophobe. Ce gouvernement, dans la droite ligne des gouvernements précédents, ne fait preuve que de mépris et cynisme envers les personnes migrantes.

Les Sans papiers de France, quand ils ne connaissent pas le chômage et la précarité, travaillent dans la confection, le bâtiment, la restauration, le service à la personne, le nettoyage, le jardinage… Ils participent activement au développement économique de la France. Ce sont des citoyens à part entière. Cependant, ils constituent une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, et de l’administration.

Aussi, cet appel à manifestation viendra exiger :

– La régularisation globale de tous les sans papiers par la délivrance d’une carte pérenne de 10 ans
– La fermeture des centres de rétention administrative (C.R.A.), de FRONTEX et EUROSUR
– L’arrêt des contrôles aux faciès et des expulsions
– L’abrogation de toutes les lois d’immigration et des accords bilatéraux de réadmission
– Le respect du droit d’asile et des droits des Roms
– La liberté de circulation et d’installation pour tou-te-s (article 13 de la Convention des droits de l’homme)
– Le retrait des circulaires de novembre 2012 et de mars 2014.
– La dignité humaine, la justice et l’égalité des droits pour tous et toutes.

Premiers signataires :

L’UNSP (CSP75, CSP75/Strasbourg St Denis, Intégration 21, CSP9ème, CSP17ème, Collectif Etudiants Étrangers Paris 8, Droits Devant !!, CSP77, CSP92, CSP93, CSP94, CSP95, CSP59, Intégration 21, Collectif de soutien aux Sans-papiers et migrants 26/07, CSSP49), Collectif Montreuil/Bara, DIEL, NPA, ATMF, FTCR, UJFP

Samedi 23 août 2014 à 13 heures

Métro : Place de la République en direction de l’Église St Bernard

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