Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Dans ou hors des centres de rétention, La Cimade poursuivra son action auprès des étrangers

Le 16 novembre 2009, le Conseil d’Etat a annulé la décision du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Cette juridiction avait suspendu les contrats signés par le ministre de l’Immigration relatifs à la mission d’aide aux étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA). Le tribunal administratif de Paris a depuis rendu une décision au fond allant dans le même sens que celle du Conseil d’Etat, rejetant le recours formulé par La Cimade.

La Cimade manifeste à nouveau son opposition à cette réforme qui rendra plus difficile l’accompagnement et la défense des étrangers retenus, placera les différentes associations ou « personnes morales » qui interviendront en rétention dans une situation de concurrence absurde en matière de défense des droits de l’Homme. Cette réforme supprime une vision nationale de la situation des migrants en instance d’expulsion et affaiblit le rôle fondamental de témoignage et de contrepoids de la société civile.

La réforme voulue par le gouvernement en août 2008 entrera en application le 1er janvier 2010. Cette date marquera la fin d’une mission associative nationale et indépendante dans les CRA, telle qu’elle a été construite depuis 25 ans. La Cimade, actuellement présente dans tous les centres de rétention, en quitte aujourd’hui 13. Elle y sera remplacée par d’autres associations. Elle espère que ces dernières sauront faire preuve de l’indépendance et de la détermination nécessaire pour mettre en œuvre une action de défense des droits des étrangers ; mission dont la nécessité a par ailleurs été réaffirmée par le Conseil d’Etat. La Cimade espère aussi que le témoignage essentiel sur la politique d’expulsion et sur ces lieux d’enfermement que sont les centres de rétention se maintiendra.

Les instances de La Cimade souhaitent à cette occasion citer la lettre ouverte, rédigée par ses intervenants en rétention le 2 juin 2009, lorsque le départ de l’association de certains centres avait été initié, avant qu’une décision de justice ne suspende cette mesure :
« (…) depuis 25 ans, La Cimade n’a cessé d’aider les étrangers enfermés par la rédaction de recours devant les tribunaux et de saisines individuelles en direction des administrations compétentes.
Nous avons eu à coeur de développer un travail de relations avec vos familles, vos avocats et l’ensemble de vos soutiens associatifs et syndicaux. Nous avons assumé la rédaction de rapports et de communiqués de presse pour alerter l’opinion publique sur les pratiques administratives et les drames humains créés par la politique du chiffre.
Contraints par le gouvernement à quitter (certains) centre(s) de rétention (…), nous vous promettons de développer d’autres moyens d’action pour vous accompagner dans vos démarches avec la même détermination et témoigner publiquement de vos situations et de vos conditions d’enfermement.
Nous, bénévoles et salariés de La Cimade, intervenants en centre de rétention, tenons à vous manifester plus que jamais notre solidarité et notre soutien. Dehors ou dedans, nous ne vous abandonnons pas et restons auprès de vous conformément aux valeurs et aux engagements de La Cimade depuis son origine en 1939 pour agir en solidarité auprès des populations déplacées et enfermées. »

La Cimade tient à saluer publiquement l’engagement et la détermination de toutes celles et ceux qui, depuis 25 ans, ont réalisé et fait évoluer cette mission associative dans les centres de rétention, action unique en Europe. Elle réaffirme également qu’avec ses partenaires associatifs, elle poursuivra quoi qu’il advienne sa présence et son action pour le respect des droits et de la dignité des étrangers dans ou hors des centres de rétention.

31 décembre 2009

La Cimade :

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La Déclaration du Caire

Abolir l’apartheid israélien
Déclaration du Caire
1er janvier 2010

Nous, délégués internationaux ensemble au Caire pendant la Marche de la Liberté pour Gaza 2009, répondant collectivement à une initiative de la délégation Sud-africaine, déclarons:

Au vu de:

– La punition collective des Palestiniens en cours, par l’occupation illégale et le siège de Gaza;
– l’occupation illégale de la Cisjordanie, y compris Jérusalem Est, et la poursuite de la construction du mur d’apartheid illégal et des colonies;
– le nouveau mur en construction par l’Egypte et les USA, qui resserrera encore plus le siège de Gaza;
– le mépris de la démocratie palestinienne manifesté par Israël, les USA, le Canada, l’Union Européenne et d’autres après les élections palestiniennes de 2006;
-les crimes de guerre commis par Israël pendant l’invasion de Gaza il y a un an;
– la discrimination et la répression permanentes subies par les Palestiniens à l’intérieur d’Israël;
– et la poursuite de l’exil de millions de réfugiés Palestiniens;
– qui sont des actes d’oppression basés en dernière instance sur l’idéologie sioniste qui sous-tend l’Etat d’Israël;
– sachant que nos propres gouvernements ont offert à Israël un soutien direct, économique, financier, militaire et diplomatique et lui ont permis d’opérer impunément;
– et gardant à l’esprit la Déclaration sur les Droits des Peuples Indigènes des Nations Unies (2007)

Nous réaffirmons notre engagement à:

L’autodétermination palestinienne
La fin de l’occupation
L’égalité des droits pour tous dans la Palestine historique
Le plein droit au retour des réfugiés Palestiniens

Par conséquent nous réaffirmons notre engagement dans l’appel unifié palestinien de juillet 2005 au Boycott, aux Désinvestissements et aux Sanctions (BDS) pour forcer Israël à se soumettre à la loi internationale.

Dans ce but, nous appelons à, et souhaitons aider à débuter, un mouvement anti-apartheid démocratique de masse mondial pour travailler, en plein accord avec la société civile palestinienne, à la réalisation de l’appel palestinien pour le BDS.

Ayant conscience des similarités fortes et nombreuses entre l’apartheid d’Israël et l’ancien régime d’Apartheid en Afrique du Sud, nous proposons:

1) Une tournée internationale de conférences pendant le premier semestre de 2010, par des syndicalistes Palestiniens et Sud Africains et des militants de la société civile, qui seront rejoints par des syndicalistes et militants engagés dans ce programme dans les pays visités, afin d’apporter directement une éducation de masse sur le BDS aux syndiqués et plus généralement au public international.

2) Une participation à la Semaine de l’Apartheid Israélien en mars 2010;

3) Une approche systématique unifiée du boycott des produits israéliens, impliquant les consommateurs, les travailleurs et leurs syndicats dans les secteurs du transport, des entrepôts et de la vente;

4) Le développement des boycotts universitaires, culturels et sportifs;

5) Des campagnes pour pousser les syndicats et autres fonds de pension à désinvestir des compagnies directement impliquées dans l’occupation et/ou les industries militaires israéliennes;

6) Des actions judiciaires visant le recrutement extérieur de soldats pour servir l’armée israélienne, et la mise en procès des criminels de guerre du gouvernement israélien; une coordination des Bureaux d’Arrestation Citoyens pour identifier, sensibiliser et poursuivre les criminels de guerre israéliens; un soutien au rapport Goldstone et à la réalisation de ses recommandations;

7) Des campagnes contre le statut d’utilité publique du Fond national Juif (FNJ/KKL).

Nous appelons les associations et personnes adhérant à cette déclaration à la signer et à travailler avec nous pour en faire une réalité.

SVP écrivez vous à cairodec@gmail.com

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Palestine solidarité : Le site de la Campagne BDS France est lancé!

Le site BDS

IL FAUT DIRE STOP À ISRAEL !
Nous constatons que loin de chercher une solution juste et pacifique avec les Palestiniens, Israël, à travers ses gouvernements successifs, s’engage toujours plus avant dans la violence de l’occupation, de la colonisation, la violation des droits humains et du droit international.
Cette situation a atteint un point culminant en 2009 avec l’offensive criminelle sur Gaza dont le siège se poursuit. Le nouveau gouvernement israélien ne programme, pour seul horizon, que le transfert des Palestiniens, la poursuite de la colonisation et un régime légal discriminant envers les citoyens palestiniens d’Israël qui s’apparente de plus en plus à celui de l’ex-Apartheid sud africain.
Les droits des palestiniens sont bafoués depuis trop longtemps, nous devons agir !

Nous considérons que la politique destructrice d’Israël se poursuit parce que personne ne l’arrête. La communauté internationale ne joue pas son rôle, l’Union Européenne et le gouvernement français les premiers :

Qui refusent de sanctionner les violations des droits humains par la suspension des accords d’association conférant à cet Etat un statut de partenaire commercial et économique privilégié.Qui veulent même aujourd’hui imposer le renforcement de ces privilèges.Qui ne suivent pas non plus les avis de la cour internationale de Justice les incitant à prendre des mesures contre l’illégalité du Mur dit de Séparation et contre la colonisation en Cisjordanie, ni même sur la détention de milliers de prisonniers politiques.Cette communauté internationale ne fait rien pour empêcher les assassinats ciblés, l’emprisonnement de députés élus démocratiquement, les châtiments collectifs, ni pour la levée du siège de Gaza.

Nous, société civile française, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, décidons de nous engager activement dans la Campagne Internationale BDS.

1 – Le boycott représente une prise de position

2- Cette campagne de Boycott de l’Etat d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à discriminer une population. Elle constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.

3- Notre action est éthique, citoyenne et politique.

Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme. Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits. Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas. Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans.

4 – Nous nous engageons

À refuser d’acheter ou de consommer les produits et les services de l’économie israélienne ; À refuser de participer à toute action culturelle sportive… promue en France À informer les partenaires commerciaux ou institutionnels des raisons de notre boycott ; À mener des campagnes d’information et de sensibilisation du public sur les raisons du boycott, et sur les entreprises françaises qui participent à l’occupation et à la colonisation israélienne ; À mener des actions d’information auprès des entreprises et comités d’entreprise français sur les produits israéliens et les raisons de cesser leur distribution.

5 – Notre action est non violente et respecte les personnes et les biens.

Le site BDS

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Marche de Noël pour l’application de la loi de réquisition !

Alors que la crise du logement s’aggrave, il y a 1,8 millions de logements vacants en France, dont 330 000 en ile de France et 122 000 à Paris, selon l’INSEE. Ils sont vides par négligence, par calcul mercantile, par refus égoïste de louer … et ceci, sans compter les millions de mètres carrés de locaux et de bureaux également inoccupés …

Ces logements sont vacants alors que 15 000 ménages en ile de France dont 10000 à Paris sont reconnus prioritaires et attendent que les Préfet les reloge comme les y oblige la loi DALO

Ils sont vacants, alors que des artistes, des précaires, des intermittents des jeunes, des étudiants, ou des mal-logés réquisitionnent des espaces vacants pour se loger, en faire des lieux de vie, de travail et d’échange. Ils restent toujours vides lorsque les habitants en ont été expulsés.

Ils sont vides alors que les résidents de foyers sont expulsés et campent dans la rue, que des demandeurs d’asile se cachent pour dormir dans des squares et des sous bois,

Ils sont vides, alors que les sans abris meurent plus nombreux chaque année, que les enfants des taudis sont atteint de saturnisme, que les famille entières sont en errance sans pouvoir assurer une vie et une scolarité décente à leurs enfants, car ils sont privés de logement

Ils sont vides alors que les marchands de sommeil, les spéculateurs et les bailleurs privés font leur beurre, que les couches populaires sont chassées des centres, que les jeunes et les étudiants ne peuvent plus se loger que les locataires se serrent de plus en plus la ceinture pour payer leur loyer…

Ils sont vides, alors que 1,3 millions de familles attendent un HLM, dont 300 000 familles en Ile de France, que le nombre d’expulsions sans relogement est en hausse à cause de la spéculation et de la flambée des loyers.

L’État est en faute, car il refuse d’appliquer la loi de réquisition, il piétine la loi DALO. Or la loi de réquisition a été utilisée avc succès depuis sa création en 1945, notamment en 1995 et 1996, suite à l’occupation de la rue du Dragon par des sans logis, des associations, l’Abbé Pierre, et beaucoup d’autres..

La décision appartient au Gouvernement, en donnant instruction aux Préfets d’appliquer la loi, tout simplement !

Marche de Noël

pour l’application de la Loi de réquisition :

Samedi 19 décembre, à 14h,

Place Notre-Dame-de-Lorette Ligne 12

Pour dénoncer des logements vacants, déposer des demandes de réquisition pour des sans logis et des mal-logés, des expulsés, des prioritaires DALO, exiger l’application de la loi … demander l’arrêt des expulsions.

A l’appel de (1er signataires) :CDSL , COPAF, DAL, jeudi noir , Union Solidaires ,ATMF…

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Le Gisti persiste et signe : les délits de la solidarité existent

Communiqué du Gisti

Le Gisti persiste et signe : les délits de la solidarité existent

L’aide aux étrangers dans l’engrenage policier et judiciaire

Tandis que se manifestent de plus en plus clairement les conséquences souvent dramatiques, parfois cruelles, d’une politique d’immigration fondée sur la répression, a-t-on encore le droit de refuser la mise au ban de la société des étrangers en situation irrégulière, de venir en aide aux sans-papiers, de contester, par la parole ou par les gestes, cette politique aveugle et violente ?

Face aux déclarations péremptoires du ministre s’obstinant à nier l’évidence, le Gisti a commencé, dès le mois d’avril 2009, à dresser la liste des condamnations prononcées depuis 1986 contre des personnes ayant apporté une aide à des étrangers sans papiers, le plus souvent en les hébergeant.

L’ambition du dossier que le Gisti met en ligne aujourd’hui sur son site va plus loin. Il porte en effet sur l’ensemble des « délits de la solidarité », c’est-à-dire toutes les formes de répression visant ceux qui, français ou étrangers, refusent – par conviction, par générosité, par simple sentiment d’humanité… – de céder aux injonctions du pouvoir et manifestent, sous une forme ou sous une autre, leur solidarité avec les sans-papiers. La répression de la solidarité emprunte parfois des chemins détournés dans le but de disqualifier les militants ou les acteurs humanitaires visés qui peuvent ainsi être accusés d’emploi illégal, de diffamation, d’outrage ou de dégradations.

Au nom d’un objectif érigé en dogme – sous le nom de « maîtrise des flux migratoires » en France ou de « gestion intégrée des frontières extérieures » au niveau de l’Union européenne –, des atteintes de plus en plus graves sont portées aux droits fondamentaux des migrants. Ceux qui refusent d’endosser les morts, la misère et les humiliations quotidiennes que secrète immanquablement cette politique illusoire mais féroce de fermeture des frontières doivent pouvoir agir et s’exprimer librement.

www.gisti.org/delits-de-solidarite

Le 14 décembre 2009

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Meeting des travailleurs et travailleuses sans papiers en grève Lundi 14 décembre 2009 à 19 h

6 000 grévistes
400 travailleuses chez des particuliers
2 100 entreprises concernées
9 semaines de grève

Nous exigeons une circulaire de régularisation avec des critères clairs, améliorés, sans
discrimination d’origine ou de métier, et qui s’appliquent à l’ensemble du territoire.

La circulaire du ministère de l’Immigration publiée le 24 novembre ne répond que très
partiellement aux revendications des grévistes et des onze organisations syndicales et
associatives qui organisent ensemble le mouvement de grève depuis le 12 octobre. Elle
n’améliorera pas la situation des travailleurs sans papiers.
Le gouvernement, et en particulier le ministère du Travail, doit reprendre les discussions.

Les travailleurs sans papiers
ne lâcheront pas !

Meeting des travailleurs
et travailleuses
sans papiers en grève
Lundi 14 décembre 2009 à 19 h
Halle Carpentier
81, bd Masséna 75013 Paris – métro Porte-de-Choisy

Meeting à l’appel de : CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires,
Cimade, Ligue des droits de l’homme, RESF, Autremonde,
Femmes Égalité, Droits Devant!!

Avec le soutien de : ACORT, ACTIT, ATIK, ATMF, Attac,
Centre culturel de Ahmet Kaya, CRCD, FASTI, FTCR, MR

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Ali Ziri : 6 heures pour la vérité et la justice, samedi 12 décembre 2009

NON AUX VIOLENCES POLICIERES

Les violences policières commises en France, liées au délit de faciès, ne datent pas d’aujourd’hui. Les plus âgés se souviennent du 17 octobre 1961 et des jours qui suivirent où des lgériens ont été torturés, tués et jetés à la Seine.

Des centaines d’’autres ont encore en mémoire les bavures policières qui ont conduit à la mort de Malik Oussekine à Paris (1986), d’Aïssa Ihich à Mantes-la-Jolie (1991), de Mohamed Saoud à Toulon (1998), de Sydney Mamoka à Tourcoing (1998), de Ziad et Bouna à Clichy-sous-Bois (2005), de Mohssine et Larhamy à Villiers-le-Bel (2007), de Lamine Dieng à Paris (2007), de Hakim Adjimi à Grasse (2008)…

La liste est trop longue pour être énumérée dans sa totalité. On dénombre plus de 300 jeunes morts, ces vingt dernières années, à la suite d’interpellations policières musclées. Même les Chibanis (seniors immigrés) ne sont pas épargnés.

Le 9 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, et son ami Arezki Kerfali, 61 ans, ont été arrêtés et – comble de l’ironie – tabassés par trois policiers âgés entre 21 et 28 ans. Ali Ziri tombe dans le coma et finit par mourir le 11 juin dernier à l’hôpital d’Argenteuil. Une première autopsie concluait à une mort par “hypertrophie cardiaque”. Le parquet de Pontoise décida alors de classer l’affaire en considérant qu’il n’y avait pas eu de violences policières.

Devant la pression citoyenne, qui a fini par alerter les médias, le procureur de la République de Pontoise est revenu sur sa décision pour ordonner des investigations complémentaires. Un juge d’instruction a été nommé et une contre-expertise a révélé, le 17 juillet dernier, que ce sont bien des coups qui ont tué Ali Ziri. Des traces d’hématomes de 12 à 17 cm ont été relevées sur tout le corps du défunt. Un réquisitoire supplétif “pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner” a été délivré, début octobre, au juge d’instruction en charge de ce dossier.

Malgré ces faits accablants, les policiers impliqués dans cette affaire continuent toujours d’exercer leurs fonctions au commissariat d’Argenteuil et déambulent en toute impunité dans les rues de la ville. Le collectif a décidé d’amplifier la mobilisation citoyenne en organisant une table ronde ayant pour thème “les violences policières d’hier et d’aujourd’hui”.

Lors de cette rencontre, des membres du collectif prendront la parole pour rétablir les faits et exiger que les policiers, auteurs de ces violences, soient suspendus, jugés et condamnés. Le tout en lien avec la présence des familles et des témoins de violences policières de ces dernières années en France, de personnalités publiques, de juristes, de sociologues et des associations, qui interviendront également pour évoquer les nombreuses mobilisations actuelles et futures contre les violences policières.

RENCONTRE du 12 DÉCEMBRE 2009

de 17 h à 23 heures – Salle SAINT-JUST
(Place Saint-Just)
sur la dalle, près de la Gare du Val-d’Argent.


Contact
: ATMF : 01 39 82 81 48 –
atmfargent@yahoo.fr – www.atmf.org
17 heures

– Projection du Film – REGARDE à VUE
sur l’Affaire ABDELHAKKIM AJIMI,
mort à 22 ans, suite à une clé d’étranglement.
avec les Victimes et Témoins des Violences policières,

– Collectifs locaux invités, le Point sur l’Affaire Ali ZIRI,
Poème dit par AÏT MENGUELLET

– suivi d’une Pause Casse-croûte, vente de T-Shirts au profit du Collectif Ali ZIRI.

– 20 heures : Projection du Film – Les FIGUIERS BLANCS
les Bidonvilles à ARGENTEUIL
Les Répressions policières pendant la Guerre d’ALGÉRIE en France.

– 20 heures 40 : DÉBAT
LES VIOLENCES POLICIÈRES avec :

SAÏD BOUAMAMA, sociologue
militant engagé dans les luttes de l’Immigration
pour l’Égalité réelle des Droits en France,

MEDHI LALAOUI,
(sous réserve),
écrivain, cinéaste
président de l’association Au NOM de la MÉMOIRE,
MAURICE RAJSFUS,
historien militant,
président de l’Observatoire des Libertés publiques,

ÉVELYNE SIRE-MARTIN,
(sous réserve),
magistrate, ex-présidente du Syndicat de la Magistrature,
membre de la Fondation Copernic,

– SAMI SKANDER,
avocat en charge du dossier ALI ZIRI,
spécialiste du Droit des Étrangers et du Droit pénal.


Les membres du collectif (premiers signataires)
:
AC le feu, AMABVO, Alternative Libertaire, Argenteuil Plurielle, ASDOM, ATMF, CIVIC, CGT, FTCR, GISTI, JC 95, Les verts, LO, MIB, MIR, MJS 95, MQJS, MRC, NPA, PCF, PCOF, PG, SDAE, Résidents Foyer Remparts, PS Argenteuil, PS 95, Proches et amis d’Ali Ziri, Proches et amis d’Arezki Kerfali…

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Affiche campagne chibani-a-s 2

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Affiche campagne chibani-a-s 1

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CAMPAGNE : «Justice pour les Chibani‐a‐s»

Les conditions de vie des « vieilles » personnes retraitées immigrées vivant en France restent soumises à des restrictions, et des freins majeurs qui contraignent aujourd’hui leur droit de vivre dignement entre ici et là‐bas, entre logiques discriminatoires et inégalités sociales. Déjà dès leur arrivée en France dans les années 60 ou 70, pour beaucoup de ces hommes et femmes, il a fallu se battre contre le rejet et le racisme en vigueur, vivre pour certain‐e‐s dans la plus grande indignité (bidonvilles…), et travailler dans des conditions très pénibles. Le temps passé ici n’a malheureusement pas tellement arrangé leurs situations et conditions de vie.

Nous avons choisi de nous mobiliser autour d’une campagne d’information, de sensibilisation et de soutien pour sortir de l’invisibilité les chibani‐a‐s et le traitement différencié auquel ils/elles sont soumis‐es : difficile accès aux dispositifs de droits communs, inégalités sociales de santé, difficile accès à un logement digne et adapté, privation des droits sociaux, assignation à résidence, une liberté de circulation conditionnée, discriminations, etc.

Nous avons choisi le terme chibani‐a‐s, les « ancien‐nes » en arabe, un terme devenu commun au sein même de certaines institutions pour désigner les immigré‐es maghrébin‐es de la première heure. Nous souhaitons l’élargir à l’ensemble des «vieilles » personnes immigrées de toutes origines, enracinés de longue date dans ce pays, à cette génération de la période des Trente glorieuses qui est en train de vieillir aujourd’hui dans des situations sociales inacceptables et indignes.

Suite à la première campagne de 2006, à l’appel lancé en août 2009 par la Case de santé et le CIRRVI Midi‐Pyrénées, un regroupement d’associations qui travaille avec les personnes âgées immigrées, de Toulouse, Lyon, Strasbourg, Marseille, Paris vient de fonder un collectif d’information et de soutien « Justice et Dignité pour les Chibani‐as» pour veiller, informer, alerter et se mobiliser autour des situations auxquelles sont confrontées les personnes.

La marche pour faire valoir l’accès aux droits à cette frange de la population reste longue et difficile. Nous réclamons que leurs droits soient respectés et leurs situations particulières soient prises en compte, en demandant :

‐ un accès aux soins sans restrictions ici et là‐bas

‐ un accès aux droits sociaux et politiques sans restrictions ici et là‐bas

‐ un accès au logement digne et adapté à leurs conditions de vieillissement

‐ la reconnaissance et la visibilité de l’histoire et de la mémoire des luttes

Rejoignez‐nous dans cette mobilisation

:

contact@chibanis.org

Le collectif Justice et Dignité pour les Chibanis‐ias
Case de Santé, CIRRVI Midi‐Pyrénées, Tactikollectif, AMPIL, ATMF, CALIMA ,GHORBA