Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Appel à un rassemblement devant le conseil d’Etat le 24 janvier à 13h30

Circulaire du 21 février 2006 sur l’interpellation des personnes en situation irrégulière.Le Conseil d’Etat face à la circulaire sur la traque des sans-papiers
Mercredi 24 janvier 2007, le Conseil d’Etat va juger de la légalité de la circulaire du 21 février 2006 relative « aux conditions de l’interpellation d’un étranger en situation irrégulière ». Elle met, en réalité, en place un véritable manuel pour traquer les sans-papiers . Les ministres de l’intérieur et de la justice, signataires du texte, demandent à la police, sans le dire évidemment, de procéder à des contrôles au faciès en lui donnant les outils juridiques pour couvrir et légitimer ses actions, avec la complicité en premier lieu des procureurs de la République. Jamais une circulaire n’avait fait preuve d’un tel cynisme ; jamais un tel degré n’avait été atteint dans l’échelle de la violation des droits fondamentaux, s’agissant d’étrangers ou de personnes présumées l’être.

Les procureurs doivent « organiser des opérations de contrôles ciblées, par exemple à proximité des logements foyers et des centres d’hébergement ou dans des quartiers connus pour abriter des personnes en situation irrégulière » ; les préfectures, avec le soutien des agents, doivent envisager des interpellations au guichet sur la base de convocations décrites comme « loyales » (modèles à l’appui) ; la police est invitée à se rendre au domicile des personnes et opérer différemment selon que celui ou celle qui ouvre la porte « n’est pas à l’évidence la personne recherchée » ou « est susceptible d’être concernée » ; les directeurs et gestionnaires de foyers ou de centres d’hébergement sont fortement incités à collaborer avec les préfectures et la police pour dénoncer les occupants sans papiers…

Depuis son entrée en vigueur, cette circulaire a suscité un regain des contrôles « ciblés » sur la base de réquisitions du procureur de la République, un développement des interpellations musclées au domicile des personnes et le renouveau, dans certaines préfectures, d’arrestations au guichet qui avaient pourtant disparu. Plusieurs organisations (Syndicat de la magistrature, Gisti, Ligue des droits de l’homme, FASTI et MRAP…) ont saisi en mars 2006 la haute juridiction administrative d’un recours aux fins d’annulation de la circulaire. Il revient au Conseil d’Etat de mettre en échec ce texte et ces pratiques discriminatoires qui mettent à mal l’Etat de droit.

Soyons nombreux mercredi 24 janvier 2007 (14 h) au Conseil d’Etat pour dire non à cette chasse organisée aux sans-papiers dans le mépris de la loi.
RENDEZ-VOUS A 13 H 30 DEVANT L’ENTREE DU CONSEIL D’ETAT
(1, Place du Palais-Royal à Paris).

Signataires : 9ème Collectif des Sans-Papiers – ACER – Association des Etudiants d’origine Malgache – ALIF – Les Alternatifs – ATMF – Autremonde – CGT – la Coordination 93 de lutte pour les Sans Papiers – la Coordination des Groupes de Femmes Egalité – Copaf – Droits devant !! – FASTI – FTCR – GISTI – Initiatives et Actions citoyennes pour la Démocratie et le développement – LCR – Ligue des Droits de l’Homme – MRAP – Le mondes des Cultures Dambe – PCF – PCOF – Ras l’Front – Réseau Education Sans Frontières – RETSEF – Sud Education – Syndicat de la Magistrature – UNEF – Union Syndicale Solidaires – Les Verts

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RAFLES DE SUBSAHARIENS AU MAROC A NOËL 2006

Une opération policière de grand envergure engageant différentes forces de l’ordre (police, « auxiliaires de sécurité », « forces auxiliaires » et gendarmerie…) dans des rafles et déplacements d’exilés d’Afrique noire a été réalisée au Maroc à partir du 23 décembre 2006. Ces rafles et déplacements forcés ont concernés des Africains noirs, majoritairement chrétiens, aux situations juridiques très variables au regard du droit du séjour : des sans-papiers, des personnes en situation régulière (passeport + visa non périmés), des demandeurs d’asile enregistrés auprès du HCR et des réfugiés reconnus par le HCR. Les papiers de ces personnes ont fréquemment été confisqués ou détruits par les forces de l’ordre.
Ces opérations se sont accompagnées de maltraitances policières, notamment matraquages, blessures et humiliations. Ont été raflés des femmes enceintes et des femmes avec enfants en bas âge. Le nombre de victimes pouvait être estimé entre 439 à 479 personnes en provenance de Rabat (248), de Nador (environ 60) et de Laâyoune (de 131 à 171). Transportés en autocars à travers tout le Maroc, les victimes ont été abandonnées, généralement dans les douze heures suivant leur arrestation, par groupes de quelques dizaines en différents points, séparés de plusieurs kilomètres, le long de la frontière maroco-algérienne non loin de la ville d’Oujda. Sous la menace de coups de fusils tirés en l’air, les exilés ont été contraint par les forces marocaines d’avancer vers l’Algérie puis ont été refoulés par les forces algériennes tirant également des coups de fusils en l’air. Après dix heures de calvaire entre les deux armées la plupart des exilés ont pu rejoindre leur pays de résidence habituelle, le Maroc, en trouvant des hébergements provisoires dans les banlieues d’Oujda ou sur le camp informel situé à l’orée de la forêt et du campus universitaire de cette ville, capital du Maroc oriental. Les associations Médecins sans Frontières (MSF Espagne), Association Béni Znassen pour la Culture, le Développement et la Solidarité (ABCDS, Maroc), Forum Réfugiés (France) et le Comité d’Entraide International (Maroc) ont apporté l’essentiel de l’aide humanitaire (couvertures, vêtements, nourriture, médicaments et ont été soutenu sur le terrain par l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) et ATTAC-Maroc. De 200 à 300 personnes sont contraintes de dormir par terre à des températures nocturnes proches de zéro degré. Plusieurs personnes ont du être hospitalisées. Le Croissant Rouge Marocain de la Wilaya d’Oujda qui indiquait le 18 décembre 2006 lors d’un colloque à l’Université Mohammed I détenir un stock d’un millier de couvertures destinées à cette population ne les avait toujours pas livrées le 08.01.2007. La Préfecture de Police de la ville d’Oujda s’opposaient encore, à cette date, au retour de la plupart des victimes dans leurs domiciles d’origine à Rabat, Nador et Laâyoune.

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Au Maroc, les droits et la dignité d’hommes et de femmes bafoués au nom de la protection des frontières de l’Europe.

=http://www.atmf.org/spip.php?article855

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Pour une nouvelle politique migratoire marocaine

Le vendredi 5 janvier 2007 à partir de 19H
Salle Saint Bruno, 9 rue St Bruno 75018 PARIS
Métro Barbès ou chapelle

Suite à la réunion d’Almonadara tenue à Rabat les 8,9 et 10 décembre,
L’ATMF et IDD ont le plaisir de vous inviter à une réunion débat de restitution des travaux, d’échanges et de perspectives

ATMF : Association des Travailleurs Maghrébins de France, 10, rue Affre. 75 018 Paris. Tel : 01 42 55 91 82 Fax : 01 42 52 60 61. national@atmf.org / www.atmf.org. IDD : Immigration Développement Démocratie, 130 rue des Poissonniers. 75018 Paris. Tel : 01 55 79 09 34. contact@idd-reseau.org. www.idd-reseau.org

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POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE MIGRATOIRE MAROCAINE

POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE MIGRATOIRE
MAROCAINE

Le vendredi 5 janvier 2007 à partir de 19H
Salle Saint Bruno, 9 rue St Bruno 75018 PARIS
Métro Barbès ou chapelle

Suite à la réunion d’Almonadara tenue à Rabat les 8,9 et 10 décembre,
L’ATMF et IDD ont le plaisir de vous inviter à une réunion débat de restitution des travaux, d’échanges et de perspectives

ATMF : Association des Travailleurs Maghrébins de France, 10, rue Affre. 75 018 Paris. Tel : 01 42 55 91 82 Fax : 01 42 52 60 61. national@atmf.org / www.atmf.org. IDD : Immigration Développement Démocratie, 130 rue des Poissonniers. 75018 Paris. Tel : 01 55 79 09 34. contact@idd-reseau.org. www.idd-reseau.org

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Pour le respect des droits des migrants au Maroc

Un rassemblement de protestation
le jeudi 28 décembre à 18h devant L’Ambassade du Maroc à Paris
5, rue Le tasse – 75016 Paris (Metro : Trocadero)

Plus d’infos

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Pour le respect des droits des migrants au Maroc

=http://www.atmf.org/spip.php?article851

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La France doit ratifier la convention internationale des nations unies pour les droits des migrants

=http://www.atmf.org/spip.php?article848

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Rassemblement : Maroc, nous voulons nos disparus

Le dimanche 10 décembre 06 à 15h30
Sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro

JUSTICE POUR LES VICTMES
NON A L’IMPUNITE

AMF, ATMF, ASDHOM, APADM, INSTITUT MEHDI BEN BARKA, FMVJ-France.

Plus d’infos

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Non à l’acharnement envers Ahmed Chahid et Ahmed Chaïb

Ahmed Chahid et Ahmed Chaïb, les plus anciens prisonniers politiques du Maroc,
luttent depuis 1983 pour faire respecter les droits dus à leur statut : droit à
un parloir sans séparation entre visiteurs et visités, droit aux visites des
familles et amis, droit aux soins médicaux extérieurs, lorsque la prison ne
dispose pas d’unités de soins appropriés.

Malheureusement ces droits ont été bafoués, un à un, depuis quelques semaines.
Mais la situation a encore empiré : le 27 novembre dernier les deux hommes ont
été menottés, battus et transférés à la prison de Salé. Ils sont mis dans une
sorte de cachot, sans eau, sans nourriture et sans couvertures. Ce qui les a
poussé à risquer leur vie en entamant une grève de la faim illimitée à partir
d’aujourd’hui.

La nouvelle direction de la prison d’ « Oukacha » à Casablanca a fait démolir
récemment, sans le remplacer, le parloir réservé aux prisonniers politiques.
Ceux-ci sont donc privés de lieu calme pour recevoir la famille proche dans des
conditions humaines. Pourtant, les locaux vides ne manquent pas en prison. Les
médecins qui suivent Ahmed Chahid et Ahmed Chaïb leur ont prescrit des soins
urgents nécessitant un équipement que n’a pas l’infirmerie de la prison. Mais
l’administration s’oppose maintenant à un transfert à l’hôpital. Or, ces
transferts ont été autorisés jusque là.

Nous, associations signataires :

– Demandons aux autorités de faire cesser les abus à l’encontre de ces deux
prisonniers politiques et exigeons leur retour à la prison « Oukacha », à
Casablanca, lieu proche de leur famille.

– Tenons les autorités pour responsables de ce qui risque de leur arriver.
– Condamnons ces nouvelles violations des droits de l’Homme dont sont
victimes
ces deux hommes maintenus en prison après un procès inéquitable, comme tant
d’autres, depuis bientôt un quart de siècle, alors que le Maroc officiel clame
partout la fin des années
de plomb.

– Soutenons leurs revendications, à savoir : 1/ la visite directe, dans
un local
adéquat, autorisée aux parents et aux amis ; 2/ les soins médicaux auprès de
leurs médecins dans les hôpitaux si nécessaire, comme auparavant ; 3/
l’amélioration de leurs conditions de détention de celles tous les prisonniers
politiques, dans le respect de leurs droits et de leur dignité.
– Nous demandons leur libération immédiate.

Associations signataires : AMF, ATMF, ASDHOM, APADM, INSTITUT MEHDI BEN BARKA, FMVJ-France.