Association des Travailleurs Maghrébins de France
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SIX PROPOSITIONS CONCERNANT LE DROIT DES RESSORTISSANTS DES PAYS TIERS A VIVRE EN FAMILLE EN EUROPE

1. Le droit de vivre en famille : un droit fondamental qui ne peut pas être objet de discrimination

Nous sommes conscients que les questions touchant la politique d’immigration et le droit d’asile sont complexes et les débats sur le sujet sont nombreux, y compris dans le monde associatif. Mais nous affirmons tous que le droit de vivre en famille et, en premier lieu, le droit de réunir sa famille, sont des droits fondamentaux. Nous affirmons que les immigrés venant des pays tiers doivent avoir les mêmes droits et les mêmes responsabilités que les citoyens communautaires.

Le point de vue du Candidat au PE :

2. Le droit à s’unir librement avec le conjoint de son choix et à se regrouper sa famille dans
le pays où on est légalement installé

Nous affirmons que les Etats n’ont pas le droit de refuser à des étrangers qui vivent et travaillent légalement sur leur territoire de s’unir librement avec le conjoint de leur choix, ni d’interdire qu’ils puissent y être rejoints par les membres de la famille dont ils ont la responsabilité. Nous considérons qu’il n’est pas tolérable de les tenir éloignés les uns des autres trop longtemps et que, pour ceux qui se sont installés récemment, ce droit doit leur être reconnu au bout d’un an au plus tard.

Le point de vue du Candidat au PE :

3. Les droits sociaux des familles immigrées

Nous pensons que les Etats doivent accueillir les membres des familles dans des conditions favorisant leur intégration sociale et économique. Ils doivent en particulier :
– leur faciliter l’apprentissage de la langue du pays où ils vont vivre ;
– leur donner le droit au logement ;
– leur accorder le même accès aux soins que les nationaux ;
– assurer à leurs enfants une égalité des chances grâce à une éducation et une instruction de qualité ;
– accorder à ceux qui sont en âge de travailler l’accès immédiat à l’emploi et leur offrir une formation qui facilite leur insertion dans la vie socio-professionnelle.

Le point de vue du Candidat au PE :

4. Egalité de traitement judiciaire

Nous affirmons que les Etats doivent, grâce à une Justice égale pour tous, garantir le même traitement que les nationaux aux migrants qui ont commis des délits et qui ont leurs principales attaches familiales en Europe, sans qu’aucune « double peine » ne les prive de leur famille.

Le point de vue du Candidat au PE :

5. La citoyenneté européenne de résidence

Nous sommes convaincus que la paix et la cohésion sociale nécessaires entre les peuples cohabitant en Europe ne seront possibles que si les Etats s’ouvrent à une nouvelle citoyenneté européenne, accessible à toute personne résidant sur le territoire de l’Union, ayant la faculté de partager avec les autres citoyens européens les mêmes responsabilités et les mêmes droits pour construire ensemble leur avenir commun.

Le point de vue du Candidat au PE :

6. La régularisation des situations administratives

Nous attirons enfin votre attention sur la nécessité d’accompagner les mesures législatives qui seront prises par les Etats de l’Union européenne, par des mesures de régularisation de la situation administrative des étrangers sans papiers qui ont établi des liens solides avec les pays où ils vivent.

Le point de vue du Candidat au PE :

Nom et coordonnées ( liste et adresse )
du Candidat qui a répondu à l’Appel :

Attention : nous invitons le Candidat qui a répondu à notre Appel à expédier sa réponse aux adresses
suivantes : CNAFAL – 108 Avenue Ledru-Rollin – 75011 PARIS : cnafal@wanadoo.fr
et au secrétariat de la Coordination Eruopéenne :coordeurop.secretariat@coordeurop.org . Merci !

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Appel des associations d’Al houceima

Le 24 février 2004, très tôt, un terrible séisme a frappé la province de El Hoceima.

Les habitants d’El Hoceima ont vécu une horrible tragédie : l’hôpital Mohammed V est devenu le symbole de ce drame au vu du nombre de morts et de blessés qui ne cesse de croître, tous les jours. Les villages de la province d’El Hoceima sont devenus des fosses communes, où s’empilent une quarantaine de victimes à chaque fois … On ne compte plus les sinistrés. Les habitants sont restés sans secours, sans habits décents, sans nourriture. Devant cette tragédie, nous collectifs d’associations, qui avons assisté à ce drame, constatons ce qui suit :

– Le retard flagrant de la part des autorités officielles pour déclarer la province de El Hoceima comme « zone sinistrée ».

– le manque cruel de coordination pour acheminer les aides fournies par les habitants de la région, et surtout celles provenant de l’étranger.

– l’absence de couverture par les médias nationaux et l’interdiction des médias étrangers à accéder à des régions reculées. L’information diffusée par la télévision nationale ne correspond en rien à la réalité constatée sur le terrain.

– certains villages n’ont bénéficié d’aucune forme d’aide.

– le nombre de morts avancés par les autorités officielles ne correspond en rien à ce qu’on a pu relever dans chaque village.

– l’absence totale des conseillers municipaux dans les lieux sinistrés.

– la diffusion des aides d’une façon arbitraire, surtout dans la ville d’El Hoceima, Amzroune, ce qui a provoqué la colère des habitants, qui ont été réprimés par les forces de l’ordre.

– l’absence des aides médicales : les blessés étaient sont restés sans soin, ce qui accentue leurs douleurs, après avoir perdu leurs familles et leurs biens.

– la manière indécente avec laquelle ont été traités les fosses communes, sans respect de la dignité des familles

– en plus du retard pour sauver des victimes, les odeurs nauséabondes causées par les cadavres d’animaux non enterrés provoquent des maladies surtout chez les enfants.

– le manque de communication entre les responsables et les habitants pour coordonner les aides.

– Par manque d’abris, des centaines de familles vivent à l’extérieur.

Devant cette situation de crise nous ne nous étonnons pas du traitement réservé par le régime à cette partie du Maroc (« non utile »). Nous condamnons le traitement que réserve le régime à cette partie du Maroc, la propagande médiatique et le mensonge exercés à propos de cette catastrophe, le retard de l’acheminement des aides, surtout dans les régions les plus reculées, la répression contre les manifestations des habitants de la région.

Nous revendiquons ce qui suit :

– l’acheminement des aides d’urgence à toutes les régions sinistrées

– l’objectivité dans le traitement de l’information

– une meilleure coordination des aides

– la participation de la société civile

– le lever de l’embargo militaire dans la région

– l’indemnisation des biens des sinistrés

– la reconstruction des maisons

Nous présentons nos condoléances à toutes leurs victimes, et exprimons notre solidarité inconditionnelle avec tous les habitants de la province d’El Hoceima.

Les associations signataires :

Association pour la culture et le développement Tafsout (Amzroune)

Association de la culture et des sports Bouya (Aït Tayeb)

Association pour la culture et le développement Tanoukra (Anador)

Association pour la culture et le développement Aït Hadifa (Aït Hadifa)

Association pour la culture et le développement Kadi Kadour (Rakhmis Akdim)

Association pour la culture et le développement Taziri (Tasnit-Teza)

Association pour la culture et le développement Issoran (Kasita)

Association pour la culture Houssan (Meddar)

Association pour le développement Izarenghane (Izarenrane)

Association pour la culture et le développement Tamazagh (Aaroui)

Association pour la culture et les arts Bouya (Aït Bouhâyach)

Association pour la culture et le développement Tazghat (Essouâni)

Association socio-culturelle Tinnuzgha (El Hoceima)

Avec le soutien du réseau ATMF

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Larbi LMOCHHOURY : Retour de l’enfer

Retour de l’enfer
par Larbi MOCHHOURY
Mardi 16 mars 2004

Je quitte Al Houceima vendredi soir avec un pincement au cœur, vers 17h j’ai pu vivre et surtout sentir un tremblement de terre. En effet, une secousse d’une magnitude de 5°a été enregistrée, présent à l’hôtel avec des amis des associations locales, je me suis retrouvé pieds nus dans la rue. Affolés, les gens avaient quitté toutes habitations, cafés …c’est dire le traumatisme psychologique de la population de cette ville et de ses alentours.

Cette région est devenue un des plus grands campings du monde en ce moment d’hiver. Le lendemain, mon chagrin s’est accentué en constatant les conditions climatiques survenues : la pluie ne s’est pas arrêtée de toute la journée. Au téléphone, on me confirme la même météo à Al Houceima. Ma pensée, mélangée au désarroi, me fait revivre la catastrophe et les images enregistrées dans ma mémoire des personnes rencontrées.

Je pense :
-à Ilyas Ben Mohamed de Bouhem, de la commune de Ait Kamra, collégien brillant qui parcourt un trajet de 1h30 chaque matin pour se rendre à son collège, sa maison à été détruite, inquiet de ne pas avoir récupéré son cartable et ses cahiers, me posant la question si ses professeurs allaient refaire les cours perdus, encore plus inquiet de ne plus pouvoir réviser pour l’examen de la fin d’année.
-Tazaghine, village sinistré situé à 25 Km de Al Houceima dans les montagnes du Rif, avec 49 morts et presque toutes les maisons détruites.
-à cette adolescente du nom de Moussaoui qui a perdu toute sa famille, rentrée dans un mutisme. Sa principale occupation, après cette catastrophe, est de prendre soin de ce qui reste de son poulailler.
-au jeune homme qui a pu sauver sa mère, depuis il ne peut plus pénétrer entre quatre murs.
-au petit Mohamed, devenu orphelin, nous décrivant ce qui est arrivé à toute sa famille décimée sous les ruines.
-à ce chauffeur de taxi qui, sans lui poser de questions, nous raconte sa situation de père de 6 enfants, sa maison détruite situé à 6 Km de l’aéroport. Il a dû attendre 7 jours à la belle étoile avec femme et enfants pour recevoir une tente de 3 personnes. Il a pu y installer sa femme et les plus petits de ses enfants. Quant à lui et ses plus grands fils, ils dorment dans sa voiture taxi.
-au travail de fourmis qu’effectue l’ensemble de la société civile sur le terrain (collectifs d’associations, associations de quartiers, comité de village…).

Les élus, les autorités, la fondation brillent par leur incompétence et par leur absence. Il faut savoir que les survivants, coupés du reste de la région, n’ont même pas eu droit à une simple expression de condoléances. Pour le reste, ils ont dû faire preuve d’imagination, ce pour subvenir à des besoins nécessaires à leur survie, dans l’indifférence totale de ces responsables.

Connaissant le régime makhzenien du pays et l’encadrement policier de sa population, les autorités semblent ignorer les gens, leur adresse, leur commune et village. Les gens ne demandent pas grand-chose : le minimum est de venir les réconforter, leur parler, prendre de leurs nouvelles. Même ce minimum n’est pas assuré. Quant à distribuer, ou plutôt jeter des dons d’un hélicoptère est un geste pris comme une insulte. Les gens ont enterré leurs morts eux-mêmes, ils harcèlent les communes pour obtenir les certificats de décès.

Ces mêmes autorités vont même jusqu’à créer le désordre, me dit un habitant âgé de la ville d’Al Houceima. La distribution des dons se fait par jet d’une camionnette circulant dans les rues. Les enfants, les voyous (il y en a partout) courent derrière, ils sont les premiers servis. La dignité humaine est bafouée. Comment des habitants qui ont perdu maisons, familles, proches traumatisés (des répliques sont encore ressenties tous les soirs) dans l’impossibilité de dormir dans leurs habitations, peuvent courir derrière ces fameuses camionnettes.

Ne parlant pas des camps installés autour de la ville, dans la cour des établissements scolaires (exemple d’Imzouren, quartiers les plus touchés des alentours de la ville), où les gens sont entassés dans des tentes de fortune (témoignage vidéo à l’appui), ils vivent à 7 ou 9 sous une même toile, reçoivent de l’aide à dose homéopathique, et ce sans parler des sanitaires (un seul wc pour 1000 personnes, sans exagération, les douches : ne rêvons pas……….).

Quant à la prise en charge juridique -demande pressante des sinistrés- elle est inexistante. Comment une maison construite avec 3 murs sur trois étages, collée par l’entrepreneur sur les murs du voisin économisant ainsi la construction du 4ème mur (le carlage de la cuisine et de la salle de bain sont restés collés sur le mur du voisin après l’effondrement de cette maison), a-t-elle pu être reconnue comme répondant à toutes les normes de sécurité et de construction par l’entrepreneur, l’ingénieur civil et les autorités ? L’effondrement de cette maison a causé la mort d’une famille de 5 personnes. Mohamed, le rescapé se trouve sans abri, ni famille, ni vêtements dans la rue ! Les membres de la commission de sécurité (entrepreneur, ingénieur civil, autorités) continuent de vivre bien au chaud, dans leurs villas, de conduire leur voiture de luxe !
Merci Driss (EL Basri, ministre de l’intérieur de Hassan 2) de ce train de vie de bourgeois nantis.

Où est le droit ? Où est la justice ???

Des spécialistes, sur place, expliquent que la plupart des maisons avaient été élevées sans fondations solides, ni piliers suffisants et moins encore conçues de façon à pouvoir faire face au risque sismique. Cela soulève plus d’un point d’interrogation , d’autant plus qu’Al Houceima avait été victime à plusieurs reprises de tremblements de terre, dont celui de 1994, qui avait causé des fissures et des dégâts dans les maisons. Les dégâts de 1994 n’ont jamais été réparés malgré l’enveloppe financière qui avait été allouée spécialement à cet effet.

Il est vrai que le séisme du 23 février dernier est le plus violent et plus dévastateur de l’histoire de la ville d’Al Houceima, Ce dernier est venu rappeler la fragilité des constructions et surtout l’attitude sans scrupules de certains promoteurs immobiliers. Quand les séismes ne tuent pas, les immeubles s’en chargent. Les événements tragiques de ce séisme résultent non seulement du tremblement de terre qui a secoué la région, mais traduisent aussi la précarité des structures urbaines et rurales. Il serait ainsi faux de ne voir que « la colère » de la nature. La responsabilité humaine y est pour beaucoup : lenteurs ou absences dans l’acheminement des secours et des aides (les premiers secours ne sont arrivés que 10 heures après le séisme dans les quartiers périphériques de la ville, 10 jours après dans les villages).On ne peut que constater l’absence lamentable d’infrastructures hospitalières (le seul hôpital a été tellement surchargé que de nombreuses victimes ont dû être évacuées dans des édifices de fortune) : archaïsme d’un système d’alerte anti-sismique.

Pire encore, au moment des informations de la chaîne marocaine :
-2M à 20h, le silence règne dans les cafés équipés de poste de télévision, tous les regards sont fixés sur l’écran. Pour une fois, on cite Al Houceima, pour annoncer que tout est rentré dans l’ordre, les autorités tiennent la situation en main, la crise est terminée Le roi a rendu visite à l’école, a salué les élèves et enseignants, bref le soulagement. A la fin des infos, tout le monde est pris de fou rire, de rage, d’humiliation… « Mensonge » crient les habitants, les commerçants, les serveurs sous le regard des militaires, gendarmes, policiers présents dans ce même café. Pour vérifier tout cela, enregistrement vidéo à l’appui, on s’est rendu à Imzouren, à 100 m de l’école visitée la veille. Aux premiers gamins, je demande leur niveau scolaire, classe , école ?…Unanimement, dans une innocence réelle, il me répondent qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans une classe depuis la fameuse nuit du 24 février, et qu’ils n’ont pas été convoqués à rejoindre leurs classes et que les écoles sont toujours fermées. Que faut-il comprendre ? Que dire ? Foutaise, le non respect des citoyens, Haine.

Mon chagrin se transforme en colère quand je pense à la responsabilité des autorités locales, de la fondation M5, des autorités communales et du ministère de l’intérieur. On connaît le Maroc et son makhzen, et cette situation est la règle dans toutes les bourgades du Royaume, me dit-on.

Banlieusard de Casablanca ayant vécu jusque l’âge de 20 ans dans ce pays, je connais les pratiques de ce régime dans ses moindres détails. Aujourd’hui, les choses ont changé, les gens ne veulent plus se laisser faire, ils parlent à Al Houceima, à Casablanca comme à Taouanat. Cette catastrophe est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Comment continuer à vivre face à cette arrogance, cette incompétence, cette non transparence, ce détournement des aides, cette négligence envers une population touchée dans sa chair, dans ses foyers et dans son cœur ? Comment ne pas soutenir ces gens sur les plans humanitaire et politique dans ces circonstances ?

Je le dis haut et fort, pas dans l’émotion, pas dans le chagrin, si on ne fait rien aujourd’hui pour Al Houceima et sa région, nous ne ferons rien pour les autres régions et bourgades de ce pays, sachant que les gens de cette région ont été puni par le régime sanguinaire de Hassan 2. On les taxent de séparatistes, synonyme d’appartenir au mouvement politique d’Abdelkrim KETTABI. Si nous ne prenons pas les choses en charge, par notre solidarité, par notre soutien politique, par l’utilisation de nos réseaux d’information et de communication, nous aurons failli à notre responsabilité, à nos valeurs citoyennes, à nos principes idéologiques, politiques, de justice, de combat contre le despotisme, l’oppression et l’humiliation de peuples.

Nous devons prendre ce dossier en main, nous devons faire un appel à toutes les forces citoyennes, ami (es) de France et d’Europe pour nous soutenir, travailler avec nous et avec eux à Al Houceima. Nous avons établi à travers cette mission des contacts, au niveau local, avec toutes les composantes associatives, militantes qui font un travail remarquable auprès de la population de cette ville, agglomération et villages.

Je finirai par une citation entendu à Al Houceima de SENOUN Mohamed, enseignant de français au lycée de Rhafsai de la région de Taounat (« Maroc inconnu et inutile », de ses propres mots pour décrire sa région). Mohamed a fait ses études à Paris XIII Villetaneuse dans les années 70 et fréquenté les militants de l’ATMF à l’époque : « J’ai vécu toute ma vie en enfer, je ne mérite plus le paradis » citation d’un écrivain vietnamien

NB / je me permets de finir ce texte par l’actualité récente, à savoir les attentats lâches perpétrés contre la population innocente de la ville de Madrid en Espagne, ceci en lien direct avec mes propos cités ci-dessus : les jeunes marocains, aujourd’hui, face à la machine répressive du makhzen (régime) et face aux atteintes quotidiennes à leurs libertés de vivre, sont les proies à l’exode, se jettent contre la forteresse mur de la méditerranée (mer qui s’est transformée en un immense cimetière pour ces jeunes marocains et africains en quête d’une vie meilleure), pour les plus chanceux c’est l’instrumentalisation de la part d’extrémistes, le bourrage de crâne qui les attend, jusqu’à mourir et tuer des innocents, qui est la victime ??? Rappelons que ces extrémistes sont l’émanation des services secrets occidentaux (de Ben Laden aux frères musulmans avec qui Sarkozy a négocié la mise sous tutelle de tous les musulmans de France.)

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Appel d’urgence pour soutenir le Collectif Al Amal

Al Hoceima le 15-03-04

Suite à une rencontre que nous avons eu aujourd’hui et après échange avec les membres des associations qui composent le collectif Al Amal et pour une efficacité de notre travail d’aide aux sinistrés d’Al Hoceima et de son aire rurale, nous lançons un appel d’urgence pour :

– Prise en charge des frais de location de notre nouveau local : 26400 DH
– Prise en charge des frais Internet, faxe et téléphones sur une période de six mois : 18 000 Dh
– Frais de transports sur 6 mois : 18 000 DH
– Don en matériel et bureautique : Photocopieurs, ordinateurs (dont ordinateur portable), imprimantes, Caméra vidéo et appareil photos numérique, chaises, bureaux, table pliantes…).*

Dans cet état d’urgence et d’épuisement humain et de rarification de nos propres ressources associatives et personnelles, nous avons besoin d’une présence de cadres associatifs et de volontaires opérationnels du Maroc d’Europe et d’ailleurs, afin de nous permettre une aide concrète en terme de gestion administrative, de communication et de préparation des défis de l’après tremblement pour que les projets de reconstruction puissent profiter aux habitants de la région avec un esprit participatif des habitants et de toutes les composantes de la société civile.

Monsieur Al Balaichi Coordinateur du collectif Al Amal
Monsieur Abdallah ZAZAA représentant de la Banque alimentaire et du collectif démocratie et Modernité.
Monsieur Youssef HAJI représentant d’entraide d’urgence réseau Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

· NB : La Banque Alimentaire et ses partenaires ont déjà procédé à l’envoi de :
3 ordinateurs dont un neuf
2 imprimantes dont une neuve
2 postes Tv neufs + récepteur
un fax copieur et quatre téléphones fixes
des cartouches d’encre
quatre mégaphones
Un chèque de 2500.00 dhs d’une amie

Al Amal commission pour le soutien et de secours
des sinistrés du séisme de la région d’Al Houceima

22 rue Ibn Batouta. Al Hoceima

Tél : (00 212) (0)68 068 702

RIB CIH 230050 8116253211008702

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LE RIF A BESOIN DE VOTRE PRESENCE

Par Youssef HAJI

Ce mardi 16 mars 2004, il pleut sur Al Hoceima et sa région, trois jours que les gens « dorment » sous la pluie, la recherche de tentes devient l’activité principale. Pendant que M6 est montré à la TV Marocaine en train d’embrasser des écoliers réquisitionnés, lavés, parfumés et habillés , les instituteurs font un sit-in devant l’académie d’Al-Houceima pour demander des tentes et exiger la décharge de toute responsabilité en cas d’écroulement d’écoles.

A la TV de Rabat, on annonce que les élèves sont dans les écoles, dans les rues et sentiers de la région d’Al Houceima, les enfants comme des anges tremblants ont peur des murs, de l’eau et de la nuit.

Les instituteurs ont la rage au cœur en regardant la TV de Rabat.

Ce mardi 16 mars 2004, il pleut sur Al Hoceima et sa région, les cadres de la fondation M5 slaloment avec des 4X4 de l’aide internationale, quant aux militaires et le petit peuple des fonctionnaires ils dorment dans de super tentes volées du stock destiné aux sinistrés. Aujourd’hui, ils s’activent pour une nouvelle mascarade, une énième visite du roi à El Houceima.

Ce mardi 16 mars 2004, il pleut sur Al Hoceima et sa région, j’ai acheté des bottes au souk car mes godasses sont « destroy » après mon départ à Imernissen le samedi 13 mars.

Imernissen, village de 170 familles à 2h30 de marche après Tazarine

Les représentants du village n’ont pas vu de présence de représentants de l’Etat ou de toute personne étrangère au village depuis les inondations du Ramadan dernier. Exception faite de deux gendarmes venus jeudi dernier pour dire aux habitants d’avoir la patience et d’éviter de parler aux journalistes en cas de présence de ces derniers dans la région. A part les gendarmes, je suis la première personne étrangère au village à être montée et la première à avoir dormi dans le village (sous une tente de camping).

Les villageois ont la rage au cœur en regardant les projecteurs au fond de la vallée du coté du village de Ben Zerkri en train d’éclairer la piste pour goudronner de nuit et à la hâte une piste pour le passage du cortège royal.

Les villageois demandent aux travaux publics un engin pour réparer la piste depuis les inondations du ramadan, sans résultat, ils ont pris quelques jours avant le tremblement de terre pour réparer la piste avec leurs propres moyens, le Kaïd de Ait ben Abdallah leur a interdit cela.

A Imernissen il n’y a plus de maison habitable

A Imernissen il n’y a jamais eu d’école

A Imernissen il n’y a jamais eu de dispensaire

A Imernissen il n’y a plus de piste

A Imernissen les villageois ont l’allure des montagnes, la patience de la roche, la sagesse des amandiers en fleurs, comme des anges blessés ils se serrent sous un ciel pluvieux et gardent le rire des enfants et la force frêle d’un olivier.

De la colline, la playa de calaéres est laiteuse, de la colline Rabat et lointaine, de la colline Simhnd, le fou du village avec un éclat de rire me dit a propos du compte 101 de l’Etat marocain pour l’aide au sinistré « Qu’ils prennent 100 et qu’il nous donnent 1 »

Youssef Haji représentant d’aide urgence du réseau Association des Travailleurs Magrébins de France (ATMF)
www.atmf.org

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Photos de la mission de larbi et Youssef à Al-Houceima

Nos deux amis Youssef Haji et Larbi Lmochhoury se sont rendus au Maroc rencontrer les populations sinistrées, les soutenir et évaluer leurs besoins. Ils veillaient avec le collectif des associations locales sur l’acheminement réel des aides aux zones sinistrées et sur la réception des aides envoyées par les associations membres de l’ATMF.

Avec leurs témoignages ils nous ont aussi livré quelques photos que nous voulions partager avec vous…










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ATMF de Strasbourg: projection débat

Projection puis autour du film « Rêves de France à Marseille » de Jean-Louis Comolli et Michel Samson. Documentaire politique retrace le parcours d’un conseiller municipal sortant et d’autres militants issus de l’immigration lors des municipales de 2001.
Mardi 16 mars 2004
À 19H30 à l’Université Marc Bloch. A Strasbourg,

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Témoignages et communiqué

Elhouceima,le 10 mars 2004

Par Youssef HAJI et Larbi MOCHHOURY

Mardi matin, Youssef reste sur EL HOUCEIMA pour une rencontre avec des journalistes, Larbi décide de sortir sur le terrain, il se rend à la permanence du collectif AMAL, qui regroupe une trentaine d’associations.
Programme de la matinée : deux convois composés d’un gros camion en provenance de Hollande que les membres du collectif ont pu sauver de justesse à 3h du matin. Recensement, liste des village effectué entre temps, le départ est prévu vers 9h sous escorte des Gendarmes. Voyant ces derniers, Larbi préfère partir avec l’autre convoi composée d’une camionnette et de militants enseignants (dont un ancien militant de ATMF des années 70 qui n’ arrêtait pas de nous embrasser ) de la petite ville de Rhafsai de la région de Taounat.
Départ est pris vers le village d’IKRICHEN, 12 Km sur la route dont 5 km de pistes, ce village sur les montagnes du Rif est composé d’une quarantaine de familles, sur la route le convoi s’arrête laissant le passage à un seigneur de la France, Le Letle big Big Ministre de l’intérieur, cher à notre ami Younès Ajarrai, M. SARKOZY se rendait à Elhouceima. La camionnette reprend la route puis la piste ( piste temporaire qui remplace l’ancienne route détruite par les inondations de l’année dernière, elle a été financée mais jamais réalisée ?!), arrivée sur place, le comité du village nous accueille avec la sincérité et la chaleur propre au caractère « rifi » de cette région, déchargement des dons, ils sont bien organisée, ils feront le partage entre eux plus tard car ils étaient plus préoccupés à nous montrer le désastre qu’ils avaient subis par le séisme, maisons détruites, murs en croix (comme ils disent ici c’est à dire murs fissurés), animaux tués, bergeries détruites…l’horreur naturelle.
En s’attardant dans une maison détruite et exactement auprès d’un lit qui a reçu le mur de la chambre, on apprend que la femme est encore vivante, blessée et qu’elle vomit du sang et ceci 12 jours après la catastrophe, le fils qui l’a sauvé est encore traumatisé vit dans la nature depuis, sachant qu’ils n’ont vu personne et non eu aucune assistance et encore moins la solidarité et des dons. Larbi ressent malaise et frustration (sentiment qui rappel le cheek point de Toufah en Palestine), décide ne plus repartir sans la dame, les amis des associations locales prennent les choses en main, téléphone à la permanence et partout…enfin, une ambulance arrive nous annonce -t-on, mais elle refuse de rouler sur piste, Larbi ne bouge pas, une camionnette arrive et propose d’emmener la dame, arrivée jusqu’à l’ambulance, la prise en charge a été correcte avec promesse d’envoyer une équipe médicale sur place en voiture adaptée pour le fils et les autres villageois. Nous apprenons plus tard que la dame à été larguée aux urgences où elle est restée ignorée dans un petit coin. De nouveau, mobilisation, téléphone…Elle a été vu par une équipe de médecins qui lui ont passée des radios et le nécessaire. OuFFFFFFF.

Retour à EL HOUCEIMA ville, rencontre avec la journaliste de TELQUEL (hebdomadaire marocain) qui propose quatre articles sur cette catastrophe. A 17h, décision est prise d’aller passer nuit à la montagne nuit chez des villageois sinistrés (49 morts) et presque toutes les maisons hors service. Arrivée la nuit, on nous dépose sur la route, il faut aborder une piste et une montagne à pied avec un accompagnateur d’une association locale, Larbi râle (il n’aime pas marcher), reçu chaleureusement par les familles, la soirée s’est déroulée amicalement mais quand même endeuillée (plus de 10 dans la familles et proches). Nuits passées agréablement sous une tente malgré deux secousses à 4h du matin d’une magnitude de 4’5, renflant sous ses couvertures Larbi n’a rien entendu. Réveil à 6h du matin, la visite des maisons et des personnes en deuil commence. Impossible de trouver des mots exact pour décrire la situation, cette zone est parmi les plus sinistrées dans cette catastrophe, il faut tout reconstruire, les photos (si on arrive à les joindre à texte) pourront peut être mieux décrire la situation. Il faut savoir, confirmation des habitants, enregistrement vidéo à l’appui effectué sur place. A part la société civile, personne n’est venu les voir ni de l’administration ni les élus du coin ni les autorités locales. Pour chaque mort une petite somme d’argent a été donné aux proches comme « AAZZO » (pratiques courantes dans ces circonstances chez les marocains sachant que 500 ou 1000Dhs équivaut à 1000 euros en France tellement la pauvreté est flagrante). Après le sentiment de deuil et les manquements de responsabilité des autorités constatés, la rage mélangé à la Hougra (humiliations) s’installent, Que faire ???????????

Sur la route principale, une rencontre avec une délégation de la CDT ( Confédération syndicale marocaine), venue visiter une école, est entamée, attroupement des gens, une discussion s’est imposée avec unanimité de toutes les personnes présentes, de quoi s’agit -t – il ?

Sentiments d’humiliation, d’abandon, d’absence de l’administration, vol organisé par les représentant de l’état, de l’hypocrisie des médias et du discours officiel. Les gens rientt de douleur en nous rencontrant que les voiture 4X4 du la fondation M5 arrivent uniquement pour faire les 100 m de pistes praticables, s’arrêtent avec leurs tenues militaires des assistances sociales pointent leurs nez dehors et demandent si tout va bien, quelque fois des jeunes assistances encore dignes avec des jeunes médecins stagiaires essayent de réconforter un malade. Souvent la 4X4 a encore la plaque de transport touristique d’une société de location de Marrakech ou de Zagoura, le chauffeur habitué au transport de touristes fait une gueule de dromadaire enragé. C’est cela l’accompagnement des victimes façon Makhzeniène d’un Maroc nouveau. Nous répétons à tue tête comment les nouveaux cadres du Makhzen bronchés sorti des grandes écoles américaines n’arrivent pas à organiser l’aide nécessaire à une population en détresse dans un rayon qui ne dépasse pas 20 Km. Sachant que l’aéroport de EL Hoceima et le port de Nador croulent sous l’aide internationale et de toutes les villes marocaines. Tout ceci a été constaté aussi par nos amis(es) du collectif AMAL d’EL Houceima devant des journalistes hier.

Il faut savoir que tous les hôtels sont quotidiennement réservés par les autorités afin d’exclure tous les journalistes, internationaux, bref les nuisibles. Voilà l’utilisation concrète de l’argent récoltés au niveau international et sur le compte 101 numéro bancaire de solidarité au Maroc

Nous apprenons aussi que l’état marocain ignore complètement les autorités locales du petit bourg jusqu’à la ville d’Elhouceima, tout est canalisé par l’armée et la fondation M5, on se croit dans un régime stalinien avec Babouche et cravate Hermès.

Les rencontres, les veillées de deuil, les échanges avec les militants, habitants, paysans, et petits commerçants de la région épuisés vont dans le sens que seul une présence des militants d’associations issus de l’immigration qui connaissent les magouilles des autorités pour maquiller les réalités catastrophiques des désastres, peuvent être un garde fou pour contrôler, témoigner, dénoncer les détournement organisées, c’est cette présence qui pourrait aussi préparer et accueillir les acteurs de la solidarité internationale pour qu’ils ne soient pas découragés par le harcèlement de l’appareil de contrôle makhzennien mis en place dans le rif.

La proposition faite aujourd’hui à tout (es) militants(es) du réseau ATMF, à son CA et BN d’étudier proposer en urgence la constitution de missions de volontaires pour l’observation, la vigilances, et la protection des douars et villes sinistrées du Rif, il s’agit concrètement d’envoyer une centaine de volontaire de différents pays européens et les répartir sur les différentes localités.

Autres demandes :
1 – étudier la publication rapide d’un dépliant et/ou affiche bilingue sur les mesures de prévention et de conseil concernant les tremblements de terre, les conséquences sur les personnes. Aujourd’hui, les secousses continuent à se ressentir dans la région, la population mal informée est terrorisée. Nous avons eu le cas d’une petite fille de 11ans qui refusait de dormir dans sa maison, ses parents croyant bien faire l’ont transporté dans son sommeil de la tente à l’intérieur de la maison. Une secousse dans la nuit lui a fait perdre la parole depuis dimanche dernier.
2 – les différents militants des deux coordinations travaillant sur El-houceima ont accueilli favorablement la gestion des dons personnalisée aux nécessiteux. L’argent récolté par le collectif national « SOS ElHouceima » doit être affectés d’urgence à ces besoins.
3 – La gestion des projets à moyen et long termes doit être gérée en partenariat avec les ONG spécialisées et les collectivités locales en étroites collaboration avec les deux coordination d’El houceima. Une proposition a l’étude de la part d’un des collectif pour organiser un forum avec l’ensemble des porteurs de projets et ONG dans 2 ou 6 mois à El houceima
4 – Bonne nouvelle pour le cas du jeune Mohamed, on a exigé l’obtention de son passeport en 24h, reste le Visa, nous attendons une réponse pour vendredi sinon lancement d’une campagne d’Email et Fax aux quai d’Orsay et au consulat de France à Tanger, Mohamed et sa famille franco-marocaine se présenteront au consulat lundi prochain. Il faut prévoir un accueil digne et chaleureux en France pour son arrivée avec représentants de l’ATMF et Médias.

5 – Nous interpellons tous les membres de notre réseau à mobiliser la presse (locales et nationales), les médias, les radio( Radio beurs, soleil, TSF, amitiés…) pour dénoncer ce qui se passe à El hoceima. Nous pensons que c’est la moindre des choses à faire d’urgences

6- Nous pensons qu’il y a nécessité de présence sur place de notre réseau jusqu’à la fin de la semaine afin de finir le travail entamé (notamment le départ du jeune Mohamed, le suivi avec les deux coordinations…), rester informés de la situation au quotidien et enfin rester en liaison avec la presse marocaine et internationale.

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ATMF de Gennevilliers : Femmes maghrébines d’Europe : luttes pour les droits et réalités de l’immigration

Colloque international
Femmes maghrébines d’Europe :
Luttes pour les droits et réalités de l’immigration

Gennevilliers
Samedi 13 et dimanche 14 mars 2004

Organisé par :
Association des Travailleurs Maghrébins de France ATMF de Gennevilliers

En collaboration avec :
ATMF national, ATMF de Vauréal et ATMF d’Argenteuil

Avec le soutien de :

L’Institut Maghreb-Europe, Migrations santé et IDD Immigration Développement Démocratie.

Lieu du colloque :
Espace des Grésillons, Gennevilliers (à côté de la poste)
ligne 13, métro : Asnières/Gennevilliers Gabriel Péri.

Programme du colloque
Samedi 13 mars

9 :00 Accueil des participants.
9 :30 Exposé introductif de Mustapha MERIZAK Président de l’ATMF de Gennevilliers.

Matinée :
Luttes féminines au Maghreb, Maghrébines en lutte en Europe
Présidence : Marguerite ROLLINDE Chercheure Institut Maghreb- Europe

10 :00 Citoyennes d’Europe femmes de la bas : rôle des institutions européennes dans la légalisation de la discrimination. Par Alima Boumedienne députée européenne.
10 :30 Les conventions bilatérales et leurs incidences sur les femmes Maghrébine ou d’origine Maghrébine. Par Aicha Ansar-RACHIDI, Avocate à la Cour, Paris.

Pause café

11:00 Le code du statut personnel marocain une véritable révolution?: Par Leila RHIWI de l’association démocratique des femmes marocaines
11 :30 Le code de la famille algérien : une sous citoyenneté institutionnalisée pour les femmes : Par Chafia Djamane de Femmes plurielles.
12 :00 Débat

Après midi :
Femme marocaine migrante en Europe et réalités de l’exil : Approche comparative
Présidence Fouzia MAQSOUD vice présidente de l’ATMF nationale

14 :30 Pays- Bas, par Nora AZARKAN Association MVVN.
15 :00 Espagne par Touria El JEBARI , présidente de l’ Association Amal Andalusa.
15 :30 Belgique par Samira LAMRABET du Centre de solidarité féminine à Bruxelles.
16 :00 France par Fatima TOUALA, présidente de l’ATMF du Bassin Houiller Lorrain (BHL)

Pause café

16 :30 La nouvelle moudawana code de la famille et ses retombées sur les femmes immigrées par : Fatiha SAIDI, députée, parlement belge de Bruxelles.
17 :00 Débat
17 :30 Synthèse et conclusions.

20 :00 Dîner suivi d’animations musicales

Dimanche14 mars
Réunion du réseau des femmes marocaines d’Europe
09 :30 – 12 :00

Objet de la réunion : Organisation d’une caravane pour les droits de la femme marocaine.

Le projet :

L’idée est née au cours des différentes rencontres d’organisations de femmes résidant au Pays-Bas, Belgique, France et Espagne.
Le croisement des parcours de toutes ces femmes a révélé la similitude de leurs préoccupations et de leurs combats.
En effet, ces femmes citoyennes d’Europe restent sous le joug du code du statut personnel marocain la moudawana, qui est souvent en contradiction avec les lois des pays d’accueil situation qui finit par engendrer des drames humains dont les femmes sont les premières victimes.
Au delà de cette contradiction, ces femmes migrantes ne peuvent être indifférentes au sort de leurs concitoyennes résidant au Maroc.
Du coup la lutte pour l’égalité des droits en Europe ne peut être envisagée sans articulation avec la lutte pour les droits de la femme au Maroc.
Si cette idée de caravane a vu le jour avant les dernières modifications de la moudawana, son essence et son objectif demeurent d’actualité : l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, même si les organisatrices sont conscientes des avancées réalisées récemment grâce à la persévérance et au travail acharné des organisations féminines et de la société civile pendant de longues années.
Cette caravane sillonnera tour à tour les Pays-Bas, la Belgique, la France et l’Espagne pour arriver enfin au Maroc.

Les objectifs :

– Aller à la rencontre des migrantes marocaines en Europe
– Porter leurs revendications
– Informer l’opinion publique européenne sur la situation de la femme marocaine migrante
– Organiser une action commune avec les organisations marocaines au Maroc pour fusionner le travail des Marocaines au Maroc et à l’étranger.
– Initier les bases d’un nouveau débat sur l’égalité des droits entre les hommes et les femmes au Maroc.

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Quand les auxiliaires de l’Etat tentent de violer les femmes sinistrées

Le 28 février 2004, vers 1h30 un membre des forces auxiliaires a pénétré dans la maison de madame Latifa Massoudi, se situant dans la région de Aït Abdellah, à environ 35 km de la ville d’Al-Houceima.

Cet agent des forces auxiliaires, a prétendu qu’il a été mandaté par le Kaïd d’Aït-Abdellah, pour constater les dégâts que la maison a subi, et a tenté de lui faire croire qu’il allait intervenir pour qu’on la dédommage, qu’on lui apporte une tente et d’autres aides, puis a commencé à l’harceler sexuellement. Terrifiée, la jeune femme enceinte de quelques mois a commencé à crier au secours appelant ses voisins et les habitants du village qui ont tous accouru et ont arrêté l’agent.

Suite à cela le Kaïd a intervenu pour faire croire aux habitants que le coupable allait subir les châtiments les plus sévères, mais ceci n’a pas eu lieu.

Révoltés,les habitants sont tous sortis dans une grande manifestation pour exiger le retrait des forces auxiliaires.

Fait à Al-Houceima le 11/03/2004

ATMF, Association TIMMUZGHA Culturelle et Sociale.

NB : Traduit de l’arabe.