Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Communiqué de l’ATMF National suite aux attentats du 13 novembre 2015

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Devant l’innommable l’ATMF salue avec respect la mémoire des victimes innocentes tombées sous les balles de barbare le vendredi 13 novembre 2015 à Paris.

Nous ne les oublierons jamais. Avec toutes les voix qui se sont élevées à travers le monde, nous présentons nos fraternelles condoléances à leurs familles et à leurs proches. Nous assurons de toutes nos forces notre soutien aux blessé-e-s et, avec eux parmi des millions de citoyens nous résisterons résolument.

Nous condamnons avec la plus totale fermeté le pouvoir de l’abjection qui a frappé et ôté la vie, toujours et à chaque fois unique, singulière et irremplaçable, d’au moins 129 de nos concitoyen-ne-s à Paris.

Foulant à ses pieds toutes les valeurs humanistes et d’ouverture de l’islam, ce pouvoir-de-la-terreur massacre et saccage, au nom d’une interprétation de l’islam qui cache ses véritables  intérêts de prise de pouvoir, de domination, de main mise sur les richesses des sous-sol partout où il sévit, contre les peuples arabes et musulmans en général.

Le double jeu, du plus grand danger, adopté à son égard par les Etats pétrodollars ne fait que le renforcer vers le pire. Le silence et/ou la complicité directe de la majorité des pays développés, Etats-Unis en tête (semant d’autres formes de barbarie technologique depuis Georges Bush aux drones d’Obama qui « tuent neuf civils pour un terroriste »), complicité qui a conforté historiquement aussi bien ses origines que sa progression. Le tout sous l’empire du capitalisme mondialisé qui réouvre et emprunte de nouvelles voies d’un mode d’exploitation néocolonial.

A ce titre, nous rappelons que les peuples et les démocrates, en particulier du Sud de la Méditerranée, ont été écartés et délibérément exclus du débat et des moyens d’action par le choix de ces mêmes Etats, alors même qu’ils payaient encore, les premiers, le prix fort de leur engagement contre les différentes formes de dictatures étatiques et des intégrismes.

Toujours dans ce sens, nous considérons plus que jamais que face à la terreur, la contre-terreur est contreproductive. La guerre provoque et/ou amplifie d’autres guerres. Les frappes aériennes n’atteindront pas le but exploité en raison du terrain métastatique de part en part.

Seule une politique de paix digne de ce nom est et restera le  projet de l’Humanité tel que le rêvent au quotidien et en pratique les peuples de la Terre.

L’état d’urgence « permanent » va mettre à mal la démocratie d’autant plus qu’elle dispose en son sein des moyens pour assurer sa défense à tous les niveaux. Défendre la démocratie contre la barbarie est un devoir, mais avec les moyens démocratiques d’un véritable Etat de droit. Et c’est à cet égard que les mesures concédées à la droite et à l’extrême-droite sont significatives et dangereuses : sur les terroristes d’origine étrangère, les premiers veulent clairement des « Guantanamo » à la française, et les seconds, par la déchéance de la nationalité aux dits binationaux, veulent clairement une « France de race blanche et chrétienne ».

Cette double séparation est pire qu’une source de discriminations. C’est une véritable rupture généalogique qui marquera à jamais les jeunes, les familles, l’histoire… Pour la sérénité de tous, nous en appelons à d’autres types d’approches qui prennent en considération tout ce qui a été bâti en commun. Des approches qui réhabilitent le statut et l’image des parents. Des approches sociales et culturalistes qui ouvrent des voies d’avenir décent aux jeunes des quartiers populaires.

Dans ces mêmes soucis majeurs, nous devons mobiliser toute notre vigilance et notre solidarité de base et stratégique avec les nouveaux migrants et l’immigration en général/

Dans un tel contexte, l’ATMF lance un appel toutes les associations issues de l’immigration et leurs partenaires à se regrouper de nouveau autour de ces questions essentielles, et continuer à défendre, malgré tout, les droits fondamentaux collectifs et personnels.

Continuons le combat unitaire pour l’égalité des droits et le droit à l’égalité.

 

Paris, le 18 novembre 2015

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Communiqué de l’ATMF d’Argenteuil suite aux attentats du 13 novembre 2015

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Suite aux tragiques évènements du 13 novembre faisant état d’un carnage où  plus de 128 personnes ont trouvé la mort à Saint Denis et à Paris.
 
L’ATMF, présente d’abord ses condoléances attristées et émues aux familles des victimes elle leur exprime toute sa solidarité.
 
L’ATMF condamne fermement ces actes odieux et gratuits.
 
Nul n’a le droit d’ôter la vie à des êtres humains ! Soyons tous unis contre le terrorisme qui constitue le terreau à la haine et au rejet des immigrés et des réfugiés !
 
Nous sommes tous endeuillés et en colère contre ce crime  qui touche l’humanité toute entière !
 
L’ATMF refuse tout amalgame envers les musulmans et dénonce la politique extérieure menée par notre gouvernement qui soutiennent des dictateurs.
Mohamed NEMRI
Président

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Communiqués de l’ATMF Strasbourg suite aux attentats du 13 novembre 2015

 

 

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Communiqué de l’ATMF Strasbourg

Halte à la terreur contre les civils

Vendredi 13 novembre 2015, la France a été endeuillée. Encore une fois elle a été la cible d’un acte terroriste barbare et abject dont la violence aveugle suscite le dégoût et l’horreur.

Devant cette tragédie, nos pensées vont d’abord aux victimes et à leurs proches. A eux, nous exprimons toute notre compassion et notre soutien.

Plus que jamais l’ATMF tient à affirmer avec fermeté sa totale indignation, et dénonce ces actes ignobles d’un autre âge.

Dans ces moments de douleur, sombres et anxiogènes, il est salutaire de résister à la peur et à la haine exacerbée (qui est l’objectif des criminels responsables de ces attaques).

Ce qui s’est passé ce 13 novmebre 2015 est une atteinte à l’humanité toute entière et c’est en tant que telle que cette tragédie doit être vécue et analysée.

Que ce soit en France ou ailleurs dans le monde (Liban, Egypte, Turquie, Tunisie…) nous dénonçons toutes les formes de violence, d’actes terroristes et toutes les guerres dont les civils sont les principales victimes.

L’ATMF condamne toutes les instrumentalisations de ces actes immondes qui auraient pour fin la stigmatisation des musulmans de France en général et de populations « d’origine » immigrée en particulier.

L’ATMF continue d’oeuvrer pour un vivre ensemble dans la paix et la sérénité, pour un dialogue interculturel et intergénérationnel, conformément aux principes de liberté, d’égalité et de fraternité

Le bureau de l’ATMF Strasbourg, le 16 novembre 2015

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Appel à manifester le 22 novembre / migrant-e-s : bienvenue !

Nous vous informons qu’en raison des événements du 13 novembre 2015 survenus à Paris, la préfecture de police a décidé de l’interdiction de la tenue de cette manifestation.

 

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Un drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre elles viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.

Des drames se déroulent aussi au coeur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.

Nous dénonçons les politiques françaises et européennes qui créent des situations à Calais comme aux portes de l’Europe.

Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour touTEs, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Aujourd’hui l’Europe a fait preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.

NOUS APPELONS A MANIFESTER LE DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 A 15H

Au départ de la place de la Bastille (arrivée Place de la République)

Premiers signataires : ATMF, Attac, CGA, CGT Educ’action 93, CNT-RP (Union des syndicats CNT de la région parisienne), Collectif des Sans Voix Paris 18, Collectif 20e solidaire avec les migrants, Droits devant !!, Ensemble !, EuroPalestine, Fasti, Fédération anarchiste, Femmes égalité, Gisti, IJAN, LDH (fédération de Paris), Mouvement Utopia, MRAP (fédération de Paris), NPA, PCF, PCOF, PG, RESF, SNPES-PJJ-FSU IDF, STRASS, Sud éducation, UD CGT Paris, UJFP, Union syndicale Solidaires

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Compte-rendu de la manifestation pour l’avenir des foyers du 6 novembre

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Communiqué

 LA MANIFESTATION DU 6 NOVEMBRE 2015

UNE MANIFESTATION TRÈS RÉUSSIE, QUELQUES AVANCÉES…

LE COMBAT CONTINUE !

Nous étions nombreux, plus de 500 : délégués, résidents et sans-papiers des foyers, associations dont le Copaf et Droits devant!! et syndicats a manifesté hier, vendredi 6 novembre de Saint-Germain-des-Prés jusqu’au Ministère du Logement.

Une manifestation dynamique et motivée. Une mobilisation qui démontre parfaitement la révolte et l’inquiétude des résidents vivant dans les foyers que les gestionnaires laissent pourrir avant leur réhabilitation ou dans les nouvelles résidences sociales, machines de guerre pour casser ces lieux de vie qui existent depuis 50 ans et les transformer en fourre-tout de la misère sociale en expulsant et excluant peu à peu les travailleurs immigrés.

Une délégation a été reçue par le Ministère du Logement :  

1° point : nous voulons un décret d’application de la loi Alur sur la reconnaissance des comités de résidents qui leur donne de vraies compétences et de réels moyens.

Réponse : un projet de décret vient d’être rédigé, il nous sera communiqué et une table ronde sera organisée le 2 décembre 2015 entre les gestionnaires, le Copaf et les représentants des Coordinations sous la direction du Ministère

2° et 3° points : nous voulons le droit à la vie privée, le droit d’héberger, d’avoir sa propre serrure et donc l’abolition du décret de novembre 2007 ; nous voulons le droit à la vie collective, point fondamental reconnu dans les textes et la publicité des bailleurs mais refusé dans la pratique par les gestionnaires dans les FTM réhabilités.

Réponse : ces demandes sont légitimes, nous allons organiser d’ici fin janvier une ou des réunions avec vous et lesdits gestionnaires sur ces points pour être plus en phase avec ces 2 grands principes du droit à la vie privée et de l’existence d’espaces collectifs.

4° point : nous voulons que les résidences sociales issues des FTM des zones tendues relogent prioritairement les travailleurs immigrés suroccupants, qu’il y ait dans la loi la reconnaissance de résidences sociales spécifiques.

         Réponse : c’est impossible !

 

Merci à tous les délégués qui se sont mobilisés, à leurs comités de résidents et à leurs Coordinations (Adef, Adoma, Coallia, Lerichemont), merci à tous les signataires et participants de cette manifestation (ATMF, Attention Chantier, Bagagérue, DAL, Droits Devant !!, EVTC, LDH, MRAP, REC…) et  aux syndicalistes présents.

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Lettre ouverte au Président Hollande de Des Ponts Pas Des Murs

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ACTION COLLECTIVE

Lettre ouverte au président de la République à propos du sommet de La Valette des 11 et 12 novembre 2015

A la veille du sommet international qui se tiendra à La Vallette (Malte) les 11 et 12 novembre pour examiner les questions relatives aux migrations avec les pays africains et d’autres pays concernés au premier plan, quarante-cinq organisations interpellent le Président de la République. Dans une lettre ouverte, elles demandent à la France et à l’Union européenne de ne pas sous-traiter leurs obligations internationales à l’égard des migrants et des demandeurs d’asile à des États qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux, ni d’instrumentaliser la solidarité internationale et l’aide au développement à des fins de contrôle migratoire.

 

Paris, le 9 novembre 2015

Monsieur le Président de la République,

Nos organisations vous ont alerté à plusieurs reprises au cours des derniers mois à propos de l’urgence à agir afin que cessent l’hécatombe, les souffrances et les dénis de droits des migrants tentant de fuir leurs pays et de rejoindre l’Union européenne. Lorsque, après avoir demandé à vous rencontrer à ce sujet, nous avons été reçus par vos conseillers, le 18 septembre dernier, nous leur avons fait part de nos plus vives inquiétudes au sujet du sommet euro-africain organisé à La Valette (Malte) les 11 et 12 novembre prochain. Ces inquiétudes sont confirmées. La préparation de cette conférence, peu transparente et non inclusive de la société civile, qui ne pourra pas être présente lors du sommet, s’appuie « sur les processus de coopération existant entre l’Europe et l’Afrique, en particulier les processus de Rabat et de Khartoum sur les migrations, et sur le dialogue UE-Afrique sur la migration et la mobilité ». Elle augure donc d’une aggravation des logiques d’externalisation du traitement de la demande d’asile et d’instrumentalisation des politiques d’aide au développement, à des fins de contrôles migratoires, que nous dénonçons de longue date.

Nous sommes d’autant plus alarmés que dans son « plan d’action sur les retours » adopté le 9 septembre dernier, la Commission européenne a clairement exprimé ses objectifs. Alors que nous attendions de l’Union européenne qu’elle mette tout en œuvre pour accueillir dignement les réfugiés arrivés à ses portes et prenne enfin les mesures (ouverture de voies d’accès légales…) qui permettent aux personnes contraintes de fuir les conflits de le faire sans se mettre en danger, le programme de la Commission vise avant tout à « améliorer l’efficacité [du] système de retours des migrants en situation irrégulière ». Et ce, alors même que parmi ces derniers peuvent se trouver des demandeurs d’asile n’ayant pu faire valoir leurs droits.

Le sommet de la Valette est annoncé comme un moment décisif pour traiter de la question des accords et clauses de réadmission des personnes en situation irrégulière, mise en balance avec l’ensemble de la politique d’aide et de coopération de l’Union européenne. Derrière les « incitations » et la nécessité de « stimuler » un certain nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Nord (plus particulièrement ciblés) se cache une véritable politique de chantage : alors que les sommes allouées à l’aide au développement atteignent un seuil historiquement bas (0,4% du PIB à l’échelle de l’UE, l’objectif de 0,7% n’étant atteint que par les pays scandinaves et la Grande-Bretagne), particulièrement en France, c’est une nouvelle forme de conditionnalité de l’aide qui est imposée. Le « principe » du « more for more, less for less » semble en être la clef de voûte : plus d’aide pour les pays qui contribueraient activement à la politique de retours, moins pour ceux qui seraient sensibles aux droits et intérêts des migrants. Nos associations s’inquiètent aussi qu’une part croissante des sommes destinées au développement soient en fait utilisées à des fins de contrôle des frontières et de coopération dans la lutte contre les départs dits irréguliers (au mépris du « droit à quitter tout pays y compris le sien » garanti par l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme). Ces détournements des objectifs de l’aide au développement, dénoncés de longue date, pourraient être encore amplifiés par la prééminence absolue donnée à l’augmentation du nombre de retours « volontaires » ou forcés.

La plupart des États africains qui sont parties prenantes au sommet de la Valette ne s’y sont pas trompés et ont dénoncé des « négociations » menées au prisme de l’obsession migratoire des pays de l’UE, sans tenir compte de leurs propres intérêts : les migrations sont aussi facteur de développement, et vouloir les entraver ne peut que contribuer à l’affaiblissement des droits et des opportunités des citoyens de la planète. Les documents de travail successifs destinés à préparer le « plan d’action » qui devra être adopté à l’issue du sommet de la Valette portent la marque de ces préoccupations, par le rappel de quelques grands principes sur les apports des migrations au développement ou sur la nécessité de promouvoir des canaux légaux de migration. Pourtant, au moment même où l’UE fait pression sur les rares pays, tels la Turquie, qui accordent relativement facilement des visas aux ressortissants des pays du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne, on peut douter de la réelle volonté de mettre la politique des visas dans la balance des négociations.

Plus grave encore, certains axes du projet de « plan d’action » du sommet de La Valette risquent de porter atteinte aux droits des migrants et des demandeurs d’asile. La volonté d’externaliser la politique d’asile et d’immigration y est particulièrement marquée, au prix d’une collaboration avec des États où les atteintes aux droits fondamentaux sont telles qu’elles alimentent un véritable exode.

Sachant que les pays impliqués dans le processus de Khartoum (dont le Soudan et l’Érythrée) le sont aussi dans le sommet de la Valette, les plus grandes inquiétudes sont permises face à certaines mesures préconisées : des fonctionnaires des pays d’origine seraient ainsi requis pour aller valider les identités des personnes retenues dans des États de l’UE (par exemple en Italie ou en Grèce, dans les « hotspots ») pour faciliter leur expulsion. Ces « coopérations » au mépris du droit et de la sécurité des demandeurs d’asile, même déboutés, seraient aussi une forme de contrepartie à la présence renforcée d’agents de liaison et d’agences de l’UE dans les aéroports et autres lieux de départ. Le « centre multimodal » qui doit être construit à Agadez est emblématique de cette exploration des objectifs, méthodes et agences de l’UE dans des pays tiers. Il est pensé comme un lieu d’information (sur les dangers de l’émigration) et d’identification des migrants, mais aussi comme un éventuel centre « d’accueil » pour les expulsés d’Europe et d’autres pays. L’UE s’apprête donc à impulser la création d’un nouveau camp dans une région où il sera particulièrement difficile de vérifier les normes minimales en matière d’accueil et de faire respecter les droits fondamentaux des personnes hébergées ou retenues.

Cet affaiblissement des droits est au cœur même de la logique d’externalisation que nous dénonçons. Nous aurions aimé vous entendre partager les préoccupations sur lesquelles nous vous avons alerté à de nombreuses reprises. Votre discours du 7 octobre dernier a clairement montré que nous n’avions pas été entendus : « c’est en Turquie que les réfugiés doivent, autant qu’il est possible, être accueillis » avez-vous déclaré devant le Parlement européen, alors même les capacités d’accueil de ce pays (avec plus de 2,2 millions de réfugiés syriens !) ainsi que celles de nombreux pays du sud de la Méditerranée sont depuis longtemps dépassées.

La France et l’UE ne doivent pas sous-traiter leurs obligations internationales ni faire en sorte que leurs politiques soient prises en charge par des États qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux. La solidarité internationale et l’aide au développement doivent retrouver leurs significations profondes et cesser d’être détournées à des fins qui vont à l’encontre des droits et aspirations des populations les plus vulnérables, en particulier les migrants. Puisse cette voix être portée par la France au cours du prochain sommet de la Valette !

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération.

Liste des signataires

ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture)
ACORT ((Association citoyenne des originaires de Turquie)
Action Tunisienne
ADTF (Association Démocratique Tunisienne de France)
AMF (Association des Marocains en France – fédération)
ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
Anafé (Association Nationale d’Assistance aux Frontières pour les Étrangers)
APSR (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
CASAS (Collectif d’Accueil aux Solliciteurs d’Asile à Strasbourg)
Ccfd-Terre Solidaire
CEDETIM
CISPM (Coalition internationale des Sans-papier Migrants)
CSP 75 Coordination 75 de lutte pour les sans papiers
CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement)
Dom’Asile
Emmaus France
Emmaüs Europe
Emmaüs International
FASTI (Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s)
FNARS (Fédération des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale)
FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations)
France Amérique Latine
France Libertés
FSU (Fédération Syndicale Unitaire)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s)
GRDR Migration – Citoyenneté – Développement
IDD (Immigration Développement Démocratie)
IPAM (Initiatives pour un Autre Monde)
La Cimade
Ligue des droits de l’Homme
Le Mouvement de la Paix
Médecins du Monde
Mouvement Utopia
MRAP
Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau
Organisation pour une Citoyenneté Universelle
Réseau Foi & Justice Afrique Europe
RESF (Réseau éducation sans frontières)
Secours Catholique – Caritas France
Secours Islamique France
Service International d’Appui au Développement (SIAD)
Solidarité laïque
Syndicat de la magistrature
Union syndicale Solidaires

 

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Manifestation « Non à la casse des foyers » !

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MANIF vendredi 6 novembre 2015

à 16 h RV sortie métro : St-Germain-des-Prés (ligne 4)

en direction du Ministère du Logement

 

NON À LA CASSE DES FOYERS DE TRAVAILLEURS IMMIGRÉS !

STOP AUX EXPULSIONS !

POUR le droit d’héberger qui on veut !

NON à la chasse et à la division entre les pauvres !                                  

POUR le droit à la vie collective !                                      

POUR de vrais pouvoirs aux comités de résidents !                                    

POUR la protection et la régularisation des travailleurs sans-papiers ! 

 

DES RÉSIDENTS TOUJOURS SANS DROITS ET DE PLUS EN PLUS D’EXPULSIONS  !
Pendant la grande grève des années 70, les résidents des foyers de travailleurs immigrés avaient
plusieurs revendications dont celle d’avoir les droits des locataires. En 201 5, il leur est toujours interdit
de changer leur serrure, d’avoir un double de leur clé… Les résidents n’ont toujours pas le droit
d’héberger qui ils veulent quand ils le veulent, en particulier les travailleurs sans-papiers.
Les gestionnaires de ces foyers, Adef, Coallia (ex-Aftam), Lerichemont, Adoma (ex-Sonacotra) en
tête, n’arrêtent pas de traîner au tribunal les résidents qui hébergent leurs proches où en général le
juge ordonne leur expulsion sans solution de relogement.

NON À LA DIVISION ENTRE LES PAUVRES  !
Ces expulsions permettent ainsi aux gestionnaires de récupérer dans leurs foyers des chambres pour
des relogements d’urgence, notamment des réfugiés, ou pour loger d’autres publics dans les studios
de leurs foyers réhabilités en résidences sociales. C’est déshabiller Pierre pour habiller Paul et créer
de la division, c’est attiser les tensions entre les pauvres au lieu de construire de nouveaux logements.

LE DROIT À LA VIE COLLECTIVE, CONVIVIALE ET SOLIDAIRE  : C’EST FINI  !
Les gestionnaires Adef, Adoma (ex-Sonacotra), Coallia (ex-Aftam), Lerichemont ferment de
nombreuses salles de réunion, cuisines collectives, cafétérias… dans leurs foyers pour en faire des
logements supplémentaires, des locaux de stockage ou pour leur personnel.
Pourtant ces salles collectives sont vitales pour les résidents. Elles leur permettent de supporter de
vivre dans de petits logements éloignés de leur famille dans la convivialité et la solidarité, d’élaborer
ensemble des projets de développement dans leur pays d’origine…

TOUJOURS PAS DE RECONNAISSANCE DES COMITÉS DE RÉSIDENTS  !
Les comités de résidents ne sont toujours pas vraiment reconnus par les gestionnaires Adef, Adoma,
Coallia (ex-Aftam), Lerichemont et le gouvernement tarde à rédiger un décret leur donnant de vrais
pouvoirs. Aujourd’hui, les gestionnaires restent dans l’informel et le non démocratique. Ils veulent
garder leurs pleins pouvoirs et faire pression sur l’État pour qu’il ne rédige pas ce décret.

POUR le droit d’héberger qui on veut !
NON à la chasse et à la division entre les pauvres !
POUR le droit à la vie collective !
POUR de vrais pouvoirs aux comités de résidents !
POUR la protection et la régularisation des sans ‐ papiers !

Premiers signataires : Atmf, Attention chantier, Bagagérue, Coordinations des délégués des foyers, Copaf, Dal,
Droits devant, Evtc, LDH, Mrap, Rec la radio des foyers…

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STOP AU REGLEMENT DUBLIN ! ENREGISTREMENT DES DEMANDES D’ASILE MAINTENANT ET POUR TOUS !

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Action collective

Stop au règlement Dublin !
Enregistrement des demandes d’asile maintenant et pour tou⋅te⋅s !

 

Après l’évacuation du Lycée Jean Quarré le 23 octobre 2015, les exilés qui occupaient le lieu ont été dispersés. Certains sont encore à la rue, dans des campements (notamment Place de la République), parce qu’ils n’ont pas été hébergés le jour de l’évacuation ou parce qu’ils l’ont été dans des centres à plusieurs centaines de kilomètres de Paris et qu’ils ont voulu revenir près du lieu où ils ont entamé leur demande d’asile. Dans le meilleur des cas, ils sont logés dans des centres d’hébergement pour une durée non déterminée, dont le renouvellement est entre autres conditionné aux démarches administratives engagées au regard de l’asile.

Rassemblement le vendredi 6 novembre 2015 à 14 heures
devant la préfecture – 92 boulevard Ney (métro porte de Clignancourt)

Aujourd’hui, la priorité des exilés du bâtiment occupé de l’ancien lycée Jean Quarré, victimes de la défaillance des pouvoirs publics qui ne fournissent pas un accueil décent à tous les demandeurs d’asile comme aux personnes précaires en général, est celle d’un hébergement stable et convenable pour tous.

Mais un autre problème fait son apparition. Beaucoup d’exilés qui sont présents au lycée occupé ou hébergés dans des centres d’hébergement sont placés par l’administration sous procédure dite « Dublin III », mécanisme basé sur le principe qu’une demande d’asile doit être examinée dans le premier pays européen dans laquelle la personne est arrivée. Les systèmes de fichage et de contrôles étant de plus en plus performants, la France essaye ainsi de « dubliner » de nombreuses personnes vers ces pays et les empêche par conséquent de voir leur demande d’asile instruite en France. Ces exilés sont contraints d’attendre de nombreux mois (environ une année) avant de savoir si la France va les renvoyer vers ce pays « responsable » ou s’ils vont être autorisés à demander l’asile en France (en 2013, à Paris, sur 710 décisions Dublin, au final 7 personnes ont été renvoyées).

Après 20 ans d’application désastreuse de ce mécanisme et au moment où les États de l’Union européenne s’entendent pour « relocaliser » les exilés arrivés en Italie et en Grèce afin de « soulager » ces premiers pays d’accueil, la France continue à appliquer cette procédure inefficace, inéquitable et injuste à ceux qui sont déjà présents sur son territoire.

Dès aujourd’hui, le règlement Dublin – qui a pour conséquence de laisser les personnes dans une situation d’attente interminable – ne doit plus être appliqué. Les demandeurs d’asile doivent pouvoir déposer leur demande dans le pays de leur choix à l’intérieur de l’Union européenne.

Aujourd’hui nous demandons :

  • Un hébergement immédiat et durable de tous les exilés présents au lycée et à la rue, leur assurant un suivi juridique de leur demande d’asile ;
  • L’enregistrement immédiat des demandes d’asile et l’annulation des procédures « Dublin » pour les habitants du lycée Jean Quarré et tous les exilés ;
  • Des papiers pour résider, circuler et travailler librement.

Des réfugiés du lycée Jean Quarré et des personnes solidaires

2 novembre 2015

Pour demander l’enregistrement immédiat par la France des demandes d’asile :
Rassemblement le vendredi 6 novembre 2015 à 14 heures
devant la préfecture
92 boulevard Ney (métro porte de Clignancourt)

Soutenus par :

Acort,
APSR,
Ardhis,
Association IDEAL-92,
Association des Marocains en France,
Association des Tunisiens en France,
ATMF,
Centre Primo Levi,
Cimade Ile de France,
CISPM,
CNT-éducation 75,
CNT Santé Social et Collectivités Territoriales RP,
CSP 75,
Dom’Asile,
Droits devant !!,
Espace Fârâbî,
Fasti,
Gisti,
IJAN,
JRS France,
LDH Fédération de Paris,
Mouvement Utopia,
Mrap,
Solidaire Paris,
Solidarité Jean Merlin,
UJFP,
Union syndicale Solidaires.

Alternative libertaire,
Ensemble !,
NPA,
Parti de Gauche.

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50e anniversaire de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka à Strasbourg

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Le 29 octobre 2015, nous commémorons les 50 ans de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka, 

figure de proue politique du Maroc et du Tiers-Monde.

Son parcours a été marqué par des évolutions rapides : de 1945 à son enlèvement puis son assassinat à Paris en 1965, Ben Barka n’a cessé de lutter pour la dignité et le droit à l’autodétermination des peuples. Il a connu un cheminement militant qui a fait de lui, à l’instar de Malcolm X, Patrice Lumumba, Che Guevara, Amilcar Cabral, Thomas Sankara et de tant d’autres assassinés, un homme dangereux pour les puissants de ce monde. Cet automne-là, il était en train de coordonner, sur le plan international, l’organisation à Cuba de la première conférence de solidarité des peuples d’Afrique, Asie et Amérique latine.

Les services secrets marocains, français, israéliens et américains ont collaboré pour l’élimination de ce militant infatigable qui devenait plus que gênant pour les uns et les autres.

Aujourd’hui la vérité n’a toujours pas été faite sur les conditions exactes de sa disparition.
Tout comme les signataires du « Manifeste pour la Vérité dans l’affaire Ben Barka», « nous refusons que, au bout de 50 ans, le manque de volonté politique aboutisse à l’enfouissement du
dossier judiciaire, à une seconde mort de Ben Barka et à l’impunité des criminels. »

Lundi 9 novembre 2015, à la Maison des Syndicats de Strasbourg, une exposition sera visible à partir de 14h, le film « Ben Barka : 

une équation marocaine » sera projeté à 20h, suivi d’un débat en présence de son fils Bachir Ben Barka.

Pour toute information supplémentaire :
– Alexandre Papadopoulos : 07 53 70 31 60
– Antonio Gomez : 06 27 16 16 57

Le collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici » dont fait partie l’ATMF

 

Le communiqué de presse en version PDF : Communiqué de presse du 28 octobre 2015 (1)

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Communiqué : tous les prétextes sont bons pour censurer l’ATMF !

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Le Maire d’Argenteuil (LR) exige le retrait de l’Agora de l’Hôtel de ville, d’une partie  de l’exposition « Ceux qui marchent encore » réalisée par Echo des Cités pour les 30 ans de la Marche pour l’égalité de 1983.

L’ATMF célèbre ses 30 ans depuis le 2  et jusqu’au 24 octobre avec une série de manifestations pour rendre hommage à ceux et à celles qui ont fait de l’ATMF ce qu’elle est aujourd’hui.

Dans ce cadre et en partenariat avec la municipalité qui a pris en charge

toute la communication relative aux 30 ans de l’association.

L’ATMF en accord avec la municipalité a mis  en place le dernier évènement à l’Agora de l’hôtel de ville par l’exposition à 3 volets  « les 30ans, 30 portraits » et les 30 affiches des archives de l’ATMF et « Ceux qui marchent encore ».

Au 2ème jour de l’exposition à l’hôtel de ville, Mr Le Maire demande à voir de toute urgence le président de l’ATMF pour le sommer de retirer certains panneaux de l’exposition « Ceux qui marchent encore.. ».

Cette interdiction arbitraire, nous appelle avec amertume l’année de l’Algérie en 2003 où l’ATMF s’était vue interdire par le même Maire, l’accès à la médiathèque Robert Desnos pour la tenue d’une conférence littéraire.

Nous sommes scandalisés par le manque de discernement et la censure affichée par le Maire.

Nous refusons fortement d’amputer l’exposition et d’occulter ainsi tout un pan de l’histoire de l’immigration faisant partie intégrante de l’histoire de notre pays la France !

Nous avons décidé de retirer toute l’exposition suite à cet incident grave et  regrettable !

Cette exposition est désormais visible à l’ATMF jusqu’au 23/10/15.

NEMRI   Mohamed

ATMF

                                                                                                                                                               Président