Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
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ASSOCIATION MEDICALE DE REHABILITATION DES VICTIMES DE LA TORTURE

Le 22 septembre 2012, l’AMRVT a reçu à son siège social de Casablanca la délégation conduite par Mr Juan E. Méndez, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La délégation a été accueillie par l’équipe administrative et médicale de l’association composée du Dr Merzouk, responsable de l’unité de soins généraux, du Dr Benhoussa, responsable de l’unité psychiatrie et psychothérapie ainsi que par le staff de l’AMRVT.
L’AMRVT dans son exposé a souligné :
– Que le Maroc est à une croisée des chemins, qui constitue une occasion historique pour mettre enfin un terme aux pratiques endémiques et systémiques de torture et de mauvais traitements. Elle a également relevé qu’il est primordial de faire de la lutte contre la torture et l’impunité une priorité dans l’agenda des réformes qui sont engagées au Maroc. Une véritable transition devrait mettre un terme au recours aux traitements inhumains et de la nécessité de poursuivre juridiquement les responsables d’exactions
– Que des aspects positifs sont entrepris par l’État entre autres , ce qui concerne la Ratification de la Convention internationale contre la torture et l’adoption de son protocole facultatif ainsi celle relative à la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées
– Malheureusement, on a constaté qu’en 2011 et le premier semestre de 2012, une répression accrue des manifestations de mouvements de contestations avec de nombreuses arrestations dont certains victimes se sont plaints de maltraitance et de mauvaises conditions de détentions ».
L’AMRVT a souligné à la délégation Onusienne menée par Mr Juan E. Méndez qu’elle restera vigilante tout en exigeant :
– Que le gouvernement Marocain poursuive ces avancées par l’adhésion à la cour pénale internationale et l’abolition de la peine de la mort
– Que le Conseil National des Droits de l’homme, désigné pour finaliser les travaux de l’IER, poursuive ses efforts afin d’élucider les cas de disparitions forcées qui demeurent non élucidés.
– Que l’Etat intensifie ses efforts pour assurer aux victimes de la torture et des mauvais traitements, une réparation équitable et leur réintégration..
– Que l’Etat mette en place les moyens et les mesures nécessaires afin de réduire la surpopulation carcérale, améliorer les possibilités d’accès à des traitements médicaux et une meilleure hygiène alimentaire aux détenus ainsi que permettre l’accès des organisations de défense des droits de l’homme aux lieux de détention.

Plusieurs victimes de la torture ont participé à cette rencontre. Elles ont toutes exprimé les souffrances qu’elles ont vécues durant les périodes de détention et les exactions qu’elles continuent de subir. Elles ont manifesté leur préoccupation quant à la concrétisation des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation. Elles ont souligné l’urgence du règlement du dossier des graves violations des droits de l’homme et en particulier celui de la disparition forcée

Le Rapporteur Spécial des Nations Unies aux droits humains a pour sa part pris bonne note et a exprimé à l’AMRVT son soutien pour ses actions et ses nobles objectifs. Il a exhaussé notre association à continuer à prendre en charge toutes les victimes de la torture en leur apportant l’aide nécessaire à leur réhabilitation aussi bien médicale que psychologique et à tout mettre en œuvre pour réussir leur réinsertion sociale.
Les échanges ont été clôturés par un pot d’amitié en l’honneur de la délégation et des victimes des violations graves des droits de l’homme présentes
Fait à Casablanca le lundi 24/09 /2012

20 Rue d’Alger– Casablanca – Tel / Fax : 05 22 22 61 27 / 05 22 48 27 33 E.mail : assoamrvt@yahoo.fr

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Appel des Associations Démocratiques Issues de l’Immigration en France

Encore une fois les islamophobes d’un côté et certains groupes se réclamant de l’islam de l’autre, cherchent à occuper la scène et les consciences par des approches réductrices et manichéennes des rapports entre les cultures, les civilisations et le vivre ensemble ;

Encore une fois les deux extrêmes se nourrissent du rejet et de la stigmatisation de l’Autre, de la xénophobie et de l’amalgame ;

Encore une fois ils cherchent à détourner les peuples des véritables questions celles de la liberté, de l’émancipation, de la lutte contre les discriminations, de l’égalité hommes- femmes, de la justice sociale et de la démocratie ;

Encore une fois ils cherchent à dresser des murs d’incompréhension et de haine entre les différentes composantes de la société, et transformer les richesses culturelles, religieuses, artistiques en barrières d’incompréhension.

Face à cette nouvelle forme de barbarie des temps modernes, nous associations issues de l’immigration réunies dans le cadre du Forum des Associations des Luttes Démocratiques de l’Immigration (FALDI), affirmons avec force :

· Notre condamnation de ceux qui attisent la haine raciale et religieuse entre les peuples et notre rejet de tous les discours et les actions qui détournent les peuples des véritables questions de société.

· Notre solidarité avec les Musulmans de France et leur droit d’exprimer pacifiquement leur indignation face aux agressions islamophobes, aux offenses humiliantes et au dénigrement.

Nous réclamons l’application de l’article 20 du Pacte international relatif au droits civils et Politiques qui stipules que « Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination à l’hostilité ou à la violence est interdit par la Loi».

L’enjeu actuel est le renforcement du vent de liberté qui a balayé des dictatures honnies dans l’espace arabo-musulman pour de nouveaux acquis permettant la libération d’autres peuples de l’emprise de toute forme de domination économique, militaire et politique ;

L’enjeu actuel est la lutte pour la justice sociale, l’égalité des droits, la démocratie, le respect des libertés d’expression, de manifestation, des croyances et de conscience ;

L’enjeu actuel est de combler le fossé des inégalités économiques, sociales et culturelles entre les populations aussi bien en France qu’ailleurs.

Nous associations signataires appelons les forces démocratiques éprises de paix, de justice, d’ouverture sur l’Autre d’unir nos forces pour faire barrière aux stratagèmes réducteurs, et lutter pour une société juste ici et ailleurs respectueuse de tous les droits démocratiques, des libertés individuelles et collectives et des droits humains.

Paris le 24 septembre 2012

Premiers signataires : AMF/ ATF/ ATMF/ FTCR/ ACORT/ ASDHOM / ACDA/ FCMA/ CSP92/ IDD/ UTIT/ CRLDHT/ UJFP / ADTF / N’AOURA Belgique / EMCEMO-Amsterdam/ MIGRATION SANTE/ FASTI/ « Coordination Régionale Rhône-Alpes de Solidarité avec les Sans Papiers /MANIFESTE DES LIBERTES/ ELGHORBA/ AFAPREDESA/ CORELSO/FEMMES PLURIELLES/ COLLECTIF DES COMMUNAUTES SUBSAHARIENNES AU MAROC/ ICI ET LA/ REMCC/ COLLECTIF 3C/ AIDDA/ MCTF/ APCV/ATTS Suisse/ UNIT/ FSQP/ CSP75/ ATTAC/ ASTU – ACTIONS CITOYENNES INTERCULTURELLES- Strasbourg/FCSME,/ Conseil des Migrants (Maroc)/ ODT (migrants Maroc)…………

cherbib@gmail.com Portable : 06 50 52 04 16

delkherchi@yahoo.fr Portable : 06 22 50 48 00

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Communiqué pour la création d’une structure pour la défense des libertés‏

Des Tunisiens de l’immigration en France appartenant à divers horizons associatifs et politiques ainsi que des personnalités indépendantes, se sont réunis mardi 21 août 2012 pour discuter de la situation créée en Tunisie par la multiplication des atteintes aux libertés démocratiques et individuelles ainsi que par les agressions répétées et impunies, menées par des groupes dits salafistes contre des mouvements sociaux, des artistes et des représentants de divers autres secteurs de la vie politique et sociale en Tunisie.

Après des échanges fructueux, les participants ont rendu publique une déclaration qui circule actuellement sous forme de pétition et qui appelle à un large consensus républicain contre la violence. Ils se sont réunis à nouveau le 29 août 2012 pour appeler à la constitution d’un cadre de travail et d’action unitaire qui aura pour objectif la défense des libertés telles que définies par les conventions internationales des droits de l’homme en y incluant les libertés appliquées au champ social.

Ce cadre unitaire réunira des associations, partis et organisations politiques ainsi que les personnalités indépendantes qui souhaiteront y adhérer (militants démocrates, journalistes, enseignants, médecins, artistes etc.). Il fonctionnera sur le principe de la collégialité et aura pour tâche principale d’œuvrer en relation avec les démocrates en Tunisie contre toutes les atteintes aux libertés dans notre pays et ce quel qu’en soient les auteurs ou commanditaires. Il créera des liens de solidarité avec les mouvements démocratiques, syndicaux, associatifs et des droits de l’homme en France, en Europe et dans le monde.

Les participants ont décidé de se revoir mardi 11 septembre 2012 à 19h, au 23 rue du Maroc à Paris, pour convenir du nom de ce cadre et d’une charte pour son fonctionnement.

Fait à Paris, le 30 aout 2012

Premiers signataires (par ordre alphabétique des noms) :

1. ABASSI MOUHIEDINE (REMCC)
2. ABICHOU KHALED (EL MASSAR)
3. AFFES HAFEDH ( ATNF / FTCR)
4. BAABOURA NOUREDDINE (FTCR)
5. BARDI HOUCINE (CRLDHT / FILIGRANE)
6. BARNAT AMIZA DOUJA (Personnalité)
7. BEN AMEUR ALI (Personnalité)
8. BEN HIBA TAREK (FTCR / CRLDHT)
9. BEN MOUSSA SASSI (CAP MED / FTCR )
10. BENROMDHANE TAOUFIK (Personnalité)
11. BEN SAÏD ALIA (CFT)
12. BEN SAÏD MOHAMED (FTCR /CRLDHT)
13. BENSLAMA FETHI (Personnalité)
14. CELSIO WALID CARACCI (AL JOUMHOURI)
15. CHEBBI MEHDI (FTCR)
16. CHENCHABI HÉDI (AIDDA)
17. CHERBIB MOUHIEDDINE (CRLDHT)
18. DAMAK MOHAMED (AL JOUMHOURI)
19. DHAOUI HECHMI (Personnalité)
20. DRIDI MOHSEN (FTCR)
21. EL BAHRI MONCEF (MCTF)
22. EL GHOUL CHAFIK (Personnalité)
23. ELLOUZE ABDELATIF (Personnalité)
24. FERJANI CHERIF (Personnalité)
25. FERJANI CLAUDETTE (Personnalité)
26. FOURATI SARAH (Personnalité)
27. HAMMAMI ABDELWEHAB (PARTI DES TRAVAILLEURS)
28. HAMROUNI MOHAMED (MCTF)
29. HORCHANI BOUAZIZI ABDERRAZAK (ADTF)
30. JALLOUL NACER (EL MASSAR)
31. JAIDANE RIADH (LA VOIX DES TUNISIENS DE FRANCE)
32. JOUINI NOUREDDINE (Personnalité)
33. KARKAR HASSANE (Personnalité)
34. KITAR ABDERRAZAK (Personnalité)
35. LTIFI ADEL (Personnalité)
36. MATRI JALLEL (ATTS)
37. MECHKANE NOURREDDINE (ADTF)
38. MESSAOUD AHMED (PTT 7ème C)
39. MILED BELGACEM (ADTF)
40. MILED NAJET (Personnalité)
41. MIZOUNI NAJET (CFT)
42. MORICE CHANTAL(Personnalité)
43. NAGATI KARIMA (REMCC)
44. OUERIEMMI KAMEL (CTF)
45. OUSSEKINE SARAH-NASSERA (VOIX D’ELLES REBELLES)
46. REGHIMI ASMA (Personnalité)
47. SENOUSSI NOUREDDINE ( REMCC)
48. SRAIEB HEDI (EL MASSAR)
49. THABET ADEL (PARTI DES TRAVAILLEURS)
50. TLILI FATHI (UTIT)
51. TRABELSI MOHAMED: (ANCIEN DU BE DE L’UGTT)
52. YAGOUBI SONIA (COLLECTIF AMIENS)
53. ZEKRI HOUDA (Collectif 3C)

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ODT- Travailleurs Immigrés au Maroc

Suite à la déclaration du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle marocain sur le chômage dû aux flux migratoires au Maroc.

Le jeudi 07 juillet 2012, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, monsieur Abdelouahed SOUHAIL, intervenant lors d’un forum du conseil économique et social des Nations Unis sur la crise de l’emploi des jeunes, a déclaré : « les flux migratoires amplifient la crise de l’emploi au Maroc et peuvent aussi influer négativement sur les réalisations des politiques nationales, en les rendant inefficientes et insuffisantes pour absorber l’important flux migratoire ». Il a, entre autre mis l’accent sur « l’afflux des subsahariens sur le Maroc et l’intérêt grandissant affiché par les ressortissants des pays du nord (…) »

Face à ces déclarations graves de nature discriminatoire, stigmatisant et à caractère xénophobe,

L’Organisation Démocratique du Travail- Travailleurs Immigrés au Maroc ( ODT-T.I.M ) dont les objectifs et la raison d’être ne sont autres que la lutte pour la protection et le respect des droits physiques, moraux , sociaux , culturels et professionnels de tous les travailleurs et travailleuses immigrés du Maroc sans distinction ;

Tient tout d’abord afin d’éclairer la lanterne de tous et lever tout équivoque sur la question des travailleurs immigrés au Maroc, à rétablir les faits dans leur vérité et leur réalité historiques en chiffres :

1. selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé par le Haut Commissariat au Plan (HCP) en 2004, le nombre d’étrangers officiellement résidents n’était que 51.435 personnes, soit 0,17% de la population totale recensée à cette date. En 1960, quatre ans après l’indépendance du pays, le Maroc comptait 396.000 étrangers. 44 ans après, il n’en restait plus que 50.000. Aujourd’hui en 2012, 8 ans après, l’on ne sait exactement l’évolution de cette population d’étrangers. Mais une chose est certaine, quelque soit l’ampleur des événements en Europe (crise économique), et en Afrique subsaharienne ces dernières années (conflit de guerre, chômage, pauvreté …) le nombre d’étrangers au Maroc ne dépassera pas 1% de la population totale au prochain recensement prévu en 2014.

2. selon les statistiques du département de l’emploi (ANAPEC), les salariés étrangers à la fin de l’année 2011 sont un peu moins de 9.000 personnes, ce qui représente moins de 0,1% de la population activée qui est de 10,3 million ou moins de 1% de la population de chômeurs marocains qui est au dernier chiffres de 1,3 million personnes soit 10% .

3. en outre la population totale des subsahariens en situation légale ou illégale au Maroc, travailleurs et non- travailleurs compris, est estimée à ce jour, selon le ministère de l’intérieur à moins de 15.000 personnes, soit 0,03% de la population marocaine totale, très insignifiant en comparaison des 4 millions de marocains vivant à l’étranger.

Eu égard à ces données de source officielle, une question cruciale est à poser : comment serait – il possible que le 10% de chômeurs Marocains souffriraient tant de la présence des travailleurs immigres qui n’atteignent même pas le seuil des 1% ?

L’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés, membre de la centrale syndicale ODT :

Ø exprime ses inquiétudes et dénonce l’acharnement dont sont l’objet les travailleurs étrangers en général et des subsahariens en particulier ;

Ø s’indigne et condamne avec la dernière énergie ces propos de nature à inciter la population (surtout de sans emploi marocains) à la haine et au ressentiment envers les immigrés au Maroc ;

Ø appelle Monsieur le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle ainsi que tous les décideurs et parlementaires à faire preuve de retenue et de sens de la responsabilité en évitant des déclarations pouvant avoir des conséquences déplorables sur la situation et les conditions de vie des personnes migrantes en général et des ressortissants subsahariens en particulier, à l’image des évènement qui se sont déroulés en Afrique du Sud en 2008 où des travailleurs Zimbabwéens ont été massacrés par des chômeurs sud africains, en Italie ou les immigrés ont été pris en partie par des italiens.

Ø Salut toutes les personnes et organisations de défense des droits des migrants qui ont vigoureusement dénoncé les propos du ministre de l’emploi marocain et les assure de son soutien continu dans toutes les actions de ce genre.

Fait à El Jadida, ce jeudi 30/08/2012.

Marcel AMIYETO

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Appel à la création d’un FORUM DES ASSOCIATIONS DES LUTTES DÉMOCRATIQUES DE L’IMMIGRATION (FALDI)

Un collectif d’associations de l’immigration* appelle à la création d’un Forum des Associations des Luttes Démocratiques de l’Immigration (FALDI), conformément aux principes et aux objectifs proclamés dans la charte mondiale des migrants à Gorée au Sénégal en février 2011 <doc805|center>, et à la Charte de principe du FSM de Porto Alegre <doc804|center>.

Le FALDI doit appeller à une grande mobilisation de toutes les forces de défense des droits des migrants et leurs soutiens, pour mieux réussir une participation de l’immigration en Europe au Forum Social Mondial à Tunis en Mars 2013.

Pour décider des modalités de notre participation, et des dynamiques à mettre en place ici en Europe pour avancer ensemble vers le respect et la promotion des valeurs et principes exprimés ci-dessous et à contribuer ainsi à la disparition de tout système d’exploitation ségrégationniste et à l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire.

Pour informer, préparer, mobiliser et participer au FSM-Tunis 2013.

Le collectif vous invite à participer à la réunion qui aura lieu le :

Samedi 8 Septembre 2012 à 14h, au siège de la FTCR, 23 Rue du Maroc 75019 Paris, Métro Stalingrad. Ligne 2

Les associations :

AMF/ ATF/ ATMF/ FTCR/ IDD/ UTIT/ ACDA/ FCMA/ CSP92/ ASDHOM/ CRLDHT/ N’AOURA Belgique / EMCEMO-Amsterdam/ MIGRATION SANTE/ FASTI/ MANIFESTE DES LIBERTES/ ELGHORBA/ AFAPREDESA/ FEMMES PLURIELLES/ COLLECTIF DES COMMUNAUTES SUBSAHARIENNES AU MAROC/ ICI ET LA/ REMEC/ COLLECTIF 3C/ AIDDA/ MCTF/ APCV/ATTS Suisse/ jugend werkspatt srohae Allemagne…..

Contacts :

— Cherbib Mohieddine 0615577914

— Elkherchi driss 0622504800

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On n’oublie pas le coup de hache de Saint Bernard!

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23 août 1996 / 23 août 2012

16éme anniversaire du coup de hache contre la porte de l’église St
Bernard à Paris

Manifestation unitaire

14h30, République, église St Bernard

Samedi 1er septembre 2012

Le 23 août 1996, 300 personnes, des femmes, des hommes et des enfants, « sans papiers », étaient délogés de l’église Saint Bernard à Paris, à coups de hache et de gaz lacrymogènes. En réaction, 30 000 manifestants défilent pour dénoncer la politique du gouvernement et les lois Pasqua.

Grâce à cette mobilisation, une vague de régularisation a eu lieu sous le ministère Chevénement.

Mais le problème est resté entier. Les travailleurs sans-papiers ont continué d’être surexploités par le patronat, intéressé à la déréglementation du marché du travail comme à contourner, par exemple, les interdictions liées au plomb et/ou à l’amiante. Grâce à cette mise en concurrence avec les autres travailleurs, le patronat cherche à tirer les conditions de travail et de salaire de l’ensemble vers le bas. Et cela avec la complaisance des gouvernements qui se sont succédé.

Dans la dernière période, la politique dite de « lutte contre l’immigration irrégulière » s’est soldée par des lois de plus en plus restrictives, des politiques de « chasse à l’étranger », des chiffres et quotas arbitraires d’expulsions, des conditions de travail et de salaires de plus en plus dégradées. En prime les travailleurs sans papiers ont été désignés comme « bouc-émissaires » des fléaux sociaux que sont le chômage, et plus généralement les étrangers, comme responsables de l’insécurité, la délinquance et de la toxicomanie.

En réaction les « sans papiers », les travailleurs-euses sans papiers, avec les organisations syndicales, les associations de défense des droits humains et les Collectifs de sans papiers ont résisté par des grèves massives, des occupations, des manifestations et des marches, etc.

La majorité des électeurs a sanctionné la politique répressive de N.Sarkozy et de ses gouvernements comme sa reprise des discours qui étaient restés jusqu’ici l’apanage de l’extrême droite raciste et xénophobe.

Le combat continue!

A l’occasion du 16éme anniversaire du honteux coup de hache de Saint Bernard, nous, syndicats, associations et collectifs de sans papiers appelons à manifester partout dans l’unité le samedi 1er septembre 2012 pour :

– La régularisation des sans papiers, qui travaillent d’une façon ou d’une autre.
– La fermeture des centres de rétention administrative (CRA).
– L’arrêt des contrôles au faciès et la mise en œuvre d’un moratoire concernant les expulsions.
– L’égalité de traitement entre Français-es et Etrangers-es dans les études comme au travail.

A l’initiative de :

ALIF, ALIFSI, CGT, CNSP, CSP 17, CSP 59, CSP 75 (Strasbourg/St Denis), CSP 92, Coordination 93, Droits devant.

Avec le soutien des premiers signataires suivants :

– Collectifs :
CSP (Angoulème), Comité soutien Ousmane BA de Creil, SP92…

– Associations :
ATTAC-France, ATMF, Autremonde, Femmes Egalité, FTCR, Intercapa Solidarité, LDH, MRAP, Mouvement de la Paix, RESF, Réseau féministe « Rupture », Sortir du colonialisme, Sos Racisme…

-Syndicats:
UNEF, FSU, Solidaires-Finances-Publiques…

– Partis politiques :
Alternative Libertaire, Europe Ecologie les Verts, FASE, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, UDB…


———————–
Récit de l’évacuation : http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAB96044489/evacuation-st-bernard.fr.html#xtor=AL-3

« Les forces de police sont intervenues ce matin à l’église Saint-Bernard. Environ un millier de gendarmes mobiles et de CRS ont forcé, vers 7H45, la porte de l’église pour s’emparer des sans papiers… »
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COMMUNIQUE DES ASSOCIATIONS DE L’IMMIGRATION

Une délégation maghrébine de dix associations des luttes démocratiques et des droits de l’Homme en France a été reçue le mercredi 11 Juillet 2012 par le Président de la république tunisienne, Monsieur Moncef Marzouki, à l’occasion de son voyage officiel en France.

La délégation lui a fait part de ses quatre préoccupations majeures actuelles.

La première concerne les immigréEs âgéEs « chibanis et chibanias » plus particulièrement. Ces personnes sont de fait « assignées à résidence », avec des pensions de retraite de misère, aggravée par des contrôles discriminatoires dont elles font l’objet. Le pire, une clause des conventions bilatérales de la sécurité sociale entre les Etats des pays d’origine et l’ Etat Français, entérine le contrôle qui subordonne l’ouverture et le maintien des droits aux allocations non contributives que stipule le droit français, dès lors que les immigréEs retraitéEs passent plus de six mois hors de France.

Le second point concerne le lien entre immigration, développement et démocratie ; il est nécessaire de dissocier les politiques de gestion des flux migratoires de la question du développement. Les accords appelés de « gestion concertée» signés entre la France et certains Etats des pays d’origine instrumentalisent l’aide publique au développement pour servir les intérêts de la France et de l’Union Européenne, notamment par l’expulsion des sans papiers.

Les associations ont également insisté sur la nécessité d’intégrer dans le processus de l’égalité des droits pour tous, y compris, les étrangers avec ou sans papiers dans les pays du Maghreb, dans le cadre des cinq principes annoncés par le président tunisien : liberté de circulation, liberté d’installation, liberté de travail, droit de vote aux élections locales, droit à la propriété.

Enfin la délégation a attiré l’attention du Président de la République sur la situation inhumaine des jeunes Tunisiens dits de Lampedusa.

Nous avons clairement sollicité son attention pour qu’il veille à trouver une solution la plus adéquate à leur souffrance.

Par ailleurs, les associations ont sollicité du Président de la république l’implication de l’Etat tunisien dans la prise en charge conséquente du Forum Social Mondial de 2013 en Tunisie.

La même délégation a été ensuite reçue par le secrétaire d’Etat aux migrations et aux tunisienNEs à l’étranger, Monsieur Houcine Jaziri, sur les mêmes enjeux. A l’issue de cette rencontre, deux séminaires ont été proposés en Tunisie, l’un sur les conventions bilatérales, et l’autre sur immigration, développement et démocratie.
Les associations de l’immigration ont accueilli avec soulagement, l’écho qui a été fait à leurs attentes par le Président de la République et le secrétaire d’Etat aux migrations, en termes de perspectives pratiques vis-à-vis de leurs homologues français et européens.
Nous, associations démocratiques de l’immigration, appelons avec insistance, le Forum Social Mondial et l’ensemble de ses composantes à être vigilants, pour mettre devant leurs responsabilités les Etats qui font semblant d’ignorer les revendications de l’immigration. La coresponsabilité des Etats du Nord et du Sud est évidente dans l’exploitation des populations immigrées et de leurs droits depuis des décennies.

Monastir, 12 Juillet 2012

Les associations signataires :

– Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) ;
– Association des Marocains en France (AMF)
– Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
– Association des Démocrates Tunisiens de France (ADTF)
– Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
– Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)
– Collectif Justice et Dignité pour les Chibanis
– Elghorba
– Immigration Développement Démocratie (IDD)
– Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT)

https://picasaweb.google.com/114600362942396530293/AssembleePreparatoireDuForumSocialMondial2013Monastir#

http://www.tap.info.tn/fr/fr/politique/300-politique/29193-marzouki-sinteresse-aux-affaires-des-emigres-tunisiens-et-aux-difficultes-quils-rencontrent.html

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Communiqué de la Rencontre Nationale pour les Chibanis

C’est à Perpignan que de nombreuses associations et collectifs de chibanis, ( l’ATMF, le Gisti, l’ASTI, la Cimade, et des structures plus locales ou régionales comme le Tackikollectif et Case de santé de Toulouse, le Patio des aînés et El Ghorba de Lyon, la Frachi (Fédération Régionale des Acteurs Intervenants auprès des ChIbani-as) de Marseille et sa région etc…) se sont retrouvées devant la préfecture afin de dénoncer le sort des vieux migrants dits chibanis, victimes de discrimination de la part des diverses branches de l’administration française.
Afin de soutenir cette action plusieurs associations membres de l’ATMF ont fait le déplacement dont l’ATMF Montpellier, ATMF Aix-en-Provence, ATMF Argenteuil et ATMF National. Une expression de solidarité appréciée par tous.

Jeudi 28 juin :

A l’occasion de la rencontre nationale pour les vieux migrants du 29 juin 2012, une réunion préparatoire s’est tenue à Perpignan le 28 juin 2012 en présence de : Annie Rideau (Collectif SOS Chibanis 66), Gabriel (ASTI), Hubert (Cimade), Bouallam Ghorba (Lyon), Nacer EL idrissi (ATMF National), Mohammed Ouachekradi (ATMF) et Margaux Davrainville (ATMF National).
Le déroulement de la journée du 29 fut redéfini en quatre étapes :

•Rassemblement devant la préfecture de Perpignan à 10h

•Trois tables rondes : aspects juridiques, l’action à entreprendre et témoignages.

•Une assemblée plénière

•Soirée festive dans le cadre de la fête des travailleurs catalans

Vendredi 29 juin :

Le rassemblement devant la préfecture a réuni quelques 70 personnes : des chibanis, des militants associatifs et des bénévoles. Une délégation a été reçue par le secrétaire général de la préfecture. Ce dernier, en poste depuis quelques semaines seulement a admis ne pas connaitre le dossier et s’est engagé à l’étudier sérieusement et le transmettre à sa hiérarchie.
Les échanges des trois ateliers ou tables rondes furent de grande qualité. De la séance plénière est née une coordination nationale dont les missions seront les suivantes :

•Faire pression afin d’annuler la dette des chibanis, notamment par des adresses aux organisations syndicales, aux présidents de groupe de l’Assemblée Nationale et aux députés et sénateurs locaux.

•Agir pour le rétablissement de leurs droits avec effet rétroactif.

•Demander une renégociation des conventions bilatérales avec les Etats du Maghreb

•Promouvoir le rattachement des droits sociaux à la personne et non plus à la résidence
Une rencontre placée sous le signe de l’échange et de la volonté de défendre ces Chibanis souvent très isolés. Nous espérons qu’avec une mutualisation des moyens et des informations de chaque structure le combat aboutira prochainement.
P.S. Nous insistons auprès de chaque militant(e) et association membre, de faire de la question des chibanis une question d’enjeu quotidien.

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Communiqué de presse

Les associations démocratiques de l’immigration Maghrébine en France, ont appris avec un sentiment de révolte l’enlèvement par la services secrets marocains et puis l’expulsion injustifiable du militant Aymane BHIRI, membre de la jeunesse du Parti communiste ouvrier de Tunisie (PCOT) invité à participer au congrès du Parti Marocain « La Voix démocratique » qui aura lieu à la mi-juillet.

Les associations signataires dénoncent l’enlèvement et l’ expulsion abjecte d’Aymane qui, nous renvoie à des pratiques que nous croyions révolues.

Au moment ou les peuples Maghrébins aspirent à plus de liberté y compris à la liberté de circulation, les autorités Marocaines n’ont pas hésité encore une fois à bafouer cette aspiration de nos peuples à circuler librement dans nos pays du Maghreb.

Nous exigeons des autorités marocaines l’arrêt immédiat des pratiques de l’enlèvement qui perdurent dans ce pays.

Signataires :

FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives)

AMF (Association des Marocains en France)

ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)

CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie)

ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc)

FMVJ France ( Forum Marocain Vérité et Justice)

ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)

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1er Congrès National Constitutif des Travailleurs Immigrés du Maroc

Cher e s camarades et ami(e)s congressistes

L’ATMF vous salue très chaleureusement.

L’ATMF salue le travail acharné des hommes et des femmes migrants.

L’ATMF salue la résistance et le combat des migrantes et migrants au
Maroc, résistance et combat malgré les intimidations dont vous êtes victimes, malgré le traitement inhumain, malgré les arrestations et la violence des autorités marocaines, malgré la chasse à l’homme dont les migrant e s sont victimes, malgré la traque telle des bêtes sauvages, malgré la chasse au noir, les ratonnades et les expulsions violentes.

L’ATMF salue le courage et le soutien des associations marocaines, des défenseurs des droits de l’homme, qui ont toujours exprimé leur soutien et leur solidarité avec les migrant(e)s au Maroc.

L’ATMF salue l’acte fondateur de l’action syndicale posée par l’ODT, sa direction comme l’ensemble de ses militantes et militants, pour intégrer en tant que partie intégrante la lutte des travailleuses et travailleurs migrant(e)s, au sein du mouvement syndical marocain.

Nous en sommes fiers et cela nous honore tous.

Nous espérons et nous appelons solennellement l’ensemble des autres organisations syndicales ouvrières marocaines à organiser en leur sein la défense des travailleuses et des travailleurs sans distinction d’origine, de nationalité ou de religion.

Cela a été l’histoire que nous avons partagée, nous en tant que populations maghrébines à l’étranger, avec d’autres peuples et leurs forces démocratiques, pour exiger en Europe, l’égalité des droits et une citoyenneté à part entière. Il est donc simplement normal que le peuple marocain et ses forces démocratiques agissent vis à vis des migrants de la même manière ici au Maroc.

Nous avons tenu notre 11 ème congrès, le mois dernier à Paris avec pour slogan  » 30 années de lutte pour l’égalité des droits, citoyen n e à part entière, aujourd’hui plus que jamais ». Lors de ce congrès, nous avons adopté une motion sur les migrants qui appelait essentiellement à :

 l’arrêt immédiat des expulsions et de la chasse à l’homme

 le respect de la convention internationale des droits des migrants

 la liberté de circulation et d’installation partout et pour tous

 le respect de la dignité des migrantes, des migrants et de leurs enfants

 la lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination dont sont victimes les migrants

 la maghrébinisation des revendications.

Comme vous le savez, des associations des migrants subsahariens, des associations marocaines, tunisiennes, algériennes, le forum social maghrébin et des associations de l’immigration en Europe, toutes ces forces organisent le 6/7 octobre à Oujda, une rencontre sur la situation des migrants et sur l’ouverture des frontières. Vous êtes donc d’ores et déjà cordialement et naturellement invités à participer à cette rencontre.

Nous vous saluons très fraternellement, et souhaitons les meilleurs résultats à vos travaux de ce premier congrès constitutif du collectif syndical des travailleurs immigrés au Maroc (CSTIM).

Le bureau national de l’ATMF

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APPEL A LA PARTICIPATION.

Le 1er Juillet 2012 se tiendra à Rabat le 1er congrès national des travailleurs (es) migrants (es) du Maroc organisé par le Collectif des travailleurs immigrés du Maroc membre de l’Organisation Démocratique du Travail en sigle ODT sur les droits des travailleurs migrants et les membres de leurs familles sous le thème : « Nous aussi …, nous avons des droits … »

Cette rencontre a pour but d’étudier et d’analyser la situation des travailleurs (es) migrants (es) du Maroc.

Depuis de très nombreuses années ,les personnes migrantes venues des 4 coins du monde en général et particulièrement de l’Afrique sub – saharienne travaillent dans plusieurs secteurs de l’économie marocaine et participent au développement du tissu socio-économique du Royaume dans des domaines aussi variés que la construction, la communication, la restauration, l’hôtellerie, la pâtisserie, la boulangerie, l’enseignement (école privée), le ménage ( domestique), l’agriculture, la coiffure, la couture, la marbrerie, le sport, l’artisanat, etc.… Malheureusement, ils n’ont aucun droit et ne sont même pas protégés par la loi régissant les travailleurs selon la convention internationale sur les droits des travailleurs migrants et les membres de leur famille.

Les femmes travailleuses migrantes sont particulièrement vulnérables à l’exploitation et aux mauvais traitements y compris la violence fondée sur ce genre.

Cette rencontre est aussi l’occasion de réfléchir sur la place des travailleurs (es) migrants (es) au sein de la société marocaine. La réflexion entend également aborder la question de l’immigration entre la politique migratoire et l’apport des migrants au développement des pays d’accueil (Royaume du Maroc).

Quatre axes seront développés au cours de ce congrès par les intervenants à savoir :

• les droits des travailleurs migrants selon les conventions internationales et la législation marocaine (code de travail marocain).

• Les effets de la politique migratoire sur les travailleurs (es) immigrés.

• Les femmes travailleuses migrantes et l’esclavage moderne (cas des domestiques).

• L’exploitation des migrants dans le travail précaire.

Après l’audition de ces thèmes, les congressistes poursuivront les travaux dans les ateliers autogérés sur les thématiques suivant :

1. le développement des capacités scolaires et sociales des enfants des migrants au Maroc.

2. Le Maroc riche de ses migrants.

3. La problématique des travailleurs immigrés du Maroc.

Le Collectif des Travailleurs Immigrés / ODT appelle tous les travailleurs, travailleuses, immigrés du Maroc, les organisations des droits humains et d’appui à l’immigration, des chercheurs universitaires, des étudiants, étudiantes, stagiaires, entrepreneurs, journalistes, refugiés, demandeurs d’asile, et toutes les personnes concernées de venir participer à ce 1er congrès pour débattre sur ces questions.

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Contact : 0659065030 & 0533812684

Marcel AMIYETO

Email : odt.travailleursimmigres@gmail.com