Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Un incendie raciste à Ajaccio

Une fois de plus, on s’attaque à un lieu de culte musulman. Une salle de prière a été incendiée à Ajaccio, dans la nuit de dimanche à lundi 9 avril 2012, (en pleine fêtes de Pâques chrétienne et juive). Cette attaque visant les musulmans de Corse, à quelques jours de l’élection présidentielle française, n’est pas le fruit du hasard. Elle n’est autre que la conséquence d’une banalisation des discours fascistes et xénophobes répandus aujourd’hui en France.

Les attaques contre les symboles de la communauté musulmane sont ainsi le résultat direct des stigmatisations des immigrés, sans cesse victimes de discriminations, d’injustices et d’exploitations.

L’ATMF, association progressiste et laïque, ne peut que s’indigner et condamner cette montée de la xénophobie et du racisme.

L’ATMF condamne ces actes odieux contre les pratiquants, de quelque confession qu’ils soient.

L’ATMF condamne cette banalisation des discours racistes.
Elle réclame que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

A Paris, le 12 avril 2012

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Racket d’État

Une nouvelle arme pour empêcher les étrangers en attente de régularisation d’accéder à un titre de séjour a été instaurée par la loi de finances pour 2012 : une taxe de 110 euros pour pouvoir déposer une demande de titre de séjour, non remboursée en cas de réponse négative, même en cas d’expulsion du territoire !

Après l’accroissement de l’arsenal répressif afin d’expulser de plus en plus de personnes étrangères, les guichets des préfectures inaccessibles, avec cette nouvelle taxe, c’est une véritable politique de dissuasion qui est mise en place pour les personnes étrangères tentant de se faire régulariser. Cela revient à fabriquer des sans papiers.

Pas de visa, mauvais visa, perte de son droit au séjour : toutes les occasions sont bonnes pour faire payer les personnes étrangères juste pour avoir le droit de s’adresser à l’administration.

Pourtant, solliciter un titre de séjour quand on est présent sur le sol français n’est pas une simple possibilité : c’est une obligation. Le gouvernement instaure un véritable droit d’entrée dans la procédure, discriminant.

Cette nouveauté s’ajoute à une augmentation sans précédent des taxes dues par les étrangers pour leur droit au séjour :

taxe de 349 euros versée à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) ;
taxe dite « de chancellerie » de à 340 euros (dont la nouvelle taxe de 110 euros demandée au moment de la demande) au lieu de 220 euros en 2011, qui sanctionne l’irrégularité du séjour ou l’absence du bon visa au moment de la demande ;
droit de timbre de 19 euros.
Au total, 708 euros pour la délivrance d’une première carte de séjour alors que, dans leur quasi-totalité, ces étrangers vivent dans une extrême précarité.

Quant aux sans-papiers qui obtiennent leur régularisation par l’emploi, ils ont à acquitter une taxe de 200 à 385 euros contre de 55 à 70 euros en 2011, soit une augmentation moyenne de plus de 500 % !

Nous dénonçons ce racket d’État destiné à limiter l’accès à leurs droits des personnes étrangères et appelons à la vigilance : une fois encore, les étrangers inaugurent des dispositifs qui pourraient être étendus à toute personne vivant en France. Et s’il ne s’agissait que d’un test ? Demain, l’accès au service public français payant pour toutes et tous ? Plusieurs des organisations signataires du présent communiqué ont déposé un recours devant le Conseil d’État contre la circulaire d’application de la loi de finances 2012 (1).

le 30 mars 2012

Organisations signataires :
le collectif Uni·e·s contre une immigration jetable (Ucij) et les organisation suivantes : Acort (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie), ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers), ADTF (Association Démocratique des Tunisiens en France), les Alternatifs, Alternative Libertaire, l’Association des Marocains en France, l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), Ardhis, la Case (Coordination des Associations des Sénégalais de l’Extérieur), la Cimade, la Confédération CGT, la Fase, la Fasti, Femmes de la Terre, Femmes Egalité, la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), la LDH, le Mrap, le NPA, le Parti Communiste des Ouvriers de France, Rajfire, le Rassemblement de la Diaspora Africaine (RDA), Réseau chrétien- Immigrés, RESF, Association « Si les femmes comptaient », l’Union des Syndicats CGT de Paris

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Liberté pour les prisonniers palestiniens !

APRES SALAH HAMOURI, EXIGEONS LA LIBERATION DE MARWAN BARGHOUTI ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES QUI LUTTENT POUR LA LIBERATION DE LA PALESTINE

A la suite de son arrestation en Palestine en mars 2005, notre compatriote Salah Hamouri, a passé
7 ans en prison, jugé et condamné sans preuves ni aveux par un tribunal militaire israélien et sans que sa défense puisse être assurée selon les règles fondamentales du droit de la défense. Son arrestation, comme sa condamnation et son emprisonnement, étaient illégaux au regard du droit international car réalisés en territoire occupé par une puissance occupante. Le président Nicolas Sarkozy a toujours refusé de recevoir la famille de Salah et le Gouvernement français n’a rien fait pour sa libération, alors qu’il s’est démené pour le soldat franco-israélien, Guilad Shalit, caporal dans l’armée israélienne capturé au cours d’une opération militaire contre Gaza.
Il y a donc deux poids-deux mesures selon les origines des uns ou des autres, et selon que l’on appartienne à l’armée israélienne ou à la population palestinienne sous occupation.

Un fort mouvement de solidarité s’est levé pour soutenir Salah et obtenir sa libération. Aujourd’hui Salah est libre, après avoir purgé l’intégralité de sa peine mais le combat continue pour la Libération des Prisonniers Politiques, qui luttent contre l’occupation et la colonisation.

Depuis 1967, plus de 700 000 Palestiniens dont 10 000 femmes ont été arrêtés et détenus
dans des prisons en Israël, en vertu d’ordonnances militaires israéliennes.
Ce chiffre représente plus de 25 % de la population de la Cisjordanie et de Gaza.

L’accord conclu entre le Hamas et le gouvernement israélien a permis, la libération en deux étapes
de 1027 prisonniers contre celle de Guilad Shalit. 477 prisonniers ont été libérés le 18 octobre 2011
et 550 autres le 18 décembre 2011.
Il s’agit là d’une victoire politique sans précédent de la Résistance palestinienne à un moment
où tous les regards sont tournés vers l’ONU à la suite la demande de l’Autorité Palestinienne
pour que la Palestine soit reconnue comme Etat souverain.
Mais 5000 prisonniers palestiniens – hommes, femmes et enfants – restent encore détenus
de façon tout à fait illégale dans les prisons israéliennes

Plus de 138 enfants âgés de moins de 18 ans en plus des cen­taines d’autres qui sont devenus des adultes depuis leur arrestation

10 femmes prisonnières sont encore détenues dans les prisons israéliennes de «  Hasharon », dans des conditions d’hygiène effroyables sans aucun respect pour leur spécificité en tant que femmes. Souvent agressées et humiliées par leurs gardiens lors d’attaques de nuits contre leurs cellules.

310 prisonniers le sont en détention administrative, procédure qui permet d’incarcérer sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Sont également emprisonnés 27 par­le­men­taires et élus dont Marwan BARGHOUTI
Leurs conditions de détention ont été aggravées par la loi dite « Shalit »

Ces Palestiniens, détenus dans des prisons israéliennes en violation du Droit international,
le sont dans le cadre de l’occupation de leur pays, la Palestine, par Israël.

Les délits poursuivis devant les tribunaux militaires comprennent presque toutes les formes d’expression ou d’association civiques et politiques.
Toute participation à des manifestations contre le Mur est motif à arrestation et condamnation

Le Droit international stipule qu’il est illégal de détenir un citoyen du territoire occupé sur le territoire
de la puissance occupante, tout comme il interdit à l’occupant d’apporter des modifications sur
le territoire occupé, sauf pour le bien-être de la population.
Les conditions, d’arrestation et de détention, sont les mêmes, en violation quotidienne du droit humanitaire
et des droits humains :
les humiliations lors des fouilles notamment, les coups, les mauvais traitements, voire les tortures physiques et mentales sont des pratiques régulières. De même les punitions collectives, la mise à l’isolement et les mesures répres­sives.
Les femmes sont souvent mises dans des cellules avec des prisonnières israéliennes de droit commun qui les brutalisent
les conditions d’hygiène et sanitaires sont déplorables, les cellules insalubres. L’accès aux soins médicaux est réduit et la vie des prisonniers malades est en danger. La négligence médicale préméditée et organisée, fait partie de la politique répressive israélienne contre les prisonniers palestiniens et cela en dépit des lois et des conventions
La quasi-totalité des centres de détention des prisonniers palestiniens sont situés à l’intérieur d’Israël et la seule prison située dans les frontières de 1967 de la Cisjordanie, Ofer, se trouve dans une base militaire israélienne située du côté israélien du Mur et donc également inaccessible aux Palestiniens de Cisjordanie.
Les détenu/e/s sont privé/e/s de visites, y compris de leurs avocats ; les familles sont souvent sans nouvelles et ignorent parfois où sont détenus les leurs, régulièrement déplacés d’une prison à l’autre. Sans oublier les 459 prisonniers de la bande de Gaza, qui sont privés de visite familiale depuis 2007.
Les enfants peuvent être arrêtés dès l’âge de 12 ans. Ils sont condamnés de six mois à un an de prison pour jet de pierres, considéré comme « offense criminelle et atteinte à la sécurité », mais cela peut être beaucoup plus. Ils subissent directement la violence de l’incarcération. Ils sont exploités (obligation de travailler) et opprimés de façon inhumaine (humiliation et torture), ce qui constitue une violation des lois et des traités internationaux qui interdisent la détention des enfants. Certains partagent la cellule de détenus israéliens de droit commun, ce qui est également interdit par la Convention des droits de l’enfant
Régulièrement des cen­taines de pri­son­niers pales­ti­niens mènent des grèves de la faim pour protester contre leurs conditions de détention et pour le respect de leurs droits
DES SANCTIONS POLITIQUES,  DIPLOMATIQUES ET ECONOMIQUES
DOIVENT ETRE PRISES, TANT QUE LES DROITS HUMAINS, HUMANITAIRES
ET LE DROIT INTERNATIONAL SERONT BAFOUES PAR LE GOUVERNEMENT ISRAELIEN

COLLECTIF GENNEVILLOIS POUR LA PALESTINE :
ATMF, ATTAC 92, CGT, Comité France Palestine, FASE, Gennevilliers pour Tous, NPA, PCF

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Communiqué – Amina Filali

Nous, Femmes du réseau ATMF profondément choquées par le drame qui vient de toucher Amina Filali, jeune Marocaine de 16 ans violée, puis mariée de force à son agresseur, ne lui laissant aucune autre alternative que de se donner la mort pour échapper à son bourreau. Ni la loi, ni même ses parents ne l’ont protégée !

Ce drame a suscité en nous beaucoup d’émotions et de colère et c’est pour cela que :

-*Nous dénonçons l’article 475 du code pénal qui a permis à un criminel d’échapper à sa peine en légalisant le viol par le biais du mariage !

-* Dénonçons fortement le système patriarcal au Maroc renforcé par une loi rétrograde et arbitraire, où la femme marocaine est maintenue dans un statut de mineure éternelle vouée à servir ses parents et ensuite son mari sous couvert de l’utilisation démagogique de la religion, permettant ainsi de renforcer l’asservissement de la femme et son aliénation !

-* Nous soutenons toutes les femmes victimes de violences et particulièrement les mouvements des femmes marocaines en lutte pour acquérir leurs droits !

-* Nous réclamons l’abrogation de l’article 475 du code pénal !
-* Nous exigeons de l’état Marocain le respect de la Convention internationale de l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Convention ratifiée par de nombreux pays dont le Maroc et qui stipule dans son article 16 :

“1. Les Etats parties prennent toutes les mesures nécessaires pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans toutes les questions découlant du mariage et dans les rapports familiaux et, en particulier, assure, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme :
2. Les fiançailles et les mariages d’enfants n’auront pas d’effets juridiques et toutes les mesures nécessaires, y compris les dispositions législatives, seront prises afin de fixer un âge minimal pour le mariage et de rendre obligatoire l’inscription du mariage sur un registre officiel.”

Nous exprimons notre solidarité pleine et entière avec les mouvements des femmes au Maghreb qui luttent pour la dignité et l’égalité des droits entre les sexes.

Fait à Paris le 20 Mars 2012

Fouzia HAMHAMI – Membre du Bureau National

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Halte aux crimes racistes

À Toulouse et Montauban, des militaires ont été froidement assassinés. Certains étaient d’origine afro caribéenne ou arabe. À Toulouse, une école confessionnelle juive a été attaquée à l’arme lourde. Un rabbin et plusieurs enfants ont été également froidement assassinés.

L’Ujfp exprime son total soutien aux familles touchées par ces meurtres.

À l’heure où ces lignes sont écrites, il est possible que ces crimes abjects soient liés mais il n’y a pas de preuve.

L’Ujfp qui compte en nombre, parmi ses membres, des victimes ou des descendants de victimes d’une époque où le racisme d’Etat assassinait en masse les gens en fonction de leurs origines, dénonce ces crimes.

Ces meurtres se déroulent dans notre pays où règne actuellement un climat dominé par un discours d’Etat raciste et xénophobe d’une extrême violence.

Tous les racismes, qu’ils frappent les Roms, les Noirs, les Arabes, les Juifs ou d’autres ne sont pas des opinions mais sont des incitations aux passages à l’acte criminel.

Toute essentialisation des êtres humains en fonction de leurs origines, de la couleur de leur peau, de leurs croyances ou de leurs non-croyances conduit à la barbarie.

Toute banalisation des discours racistes ou d’exclusion, qu’ils soient antisémites ou islamophobes, qu’ils désignent les pauvres, les jeunes, les femmes, les enfants … est inadmissible et doit être combattue avec force.

L’Ujfp espère que la lumière sera faite sur ces crimes et que tous les discours racistes seront combattus sans exclusive.

Bureau National de l’UJFP le 19 mars 2012

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CONTRE LES ATTAQUES DE LA CENTRALE SYNDICALE

L’ATMF se joint à l’appel de soutien à l’UGTT et à la condamnation des agressions dont elle a été victme.
L’ATMF, tout en dénonçant ces agressions, et en exigeant leur arrêt, demande le respect de toutes les formes d’expression démocratique en Tunisie.
L’ATMF exige le respect des libertés fondamentales et particulièrement la liberté syndicale dont le droit de grève fait partie intégrante et la liberté d’expression.
L’ATMF demande aux pouvoirs publics d’assumer leurs responsabilités et de protéger les syndicalistes de l’U.G.T.T. des attaques de ces milices aux ordres de la contre révolution qui veut la saborder.

ATMF – Bureau National
Paris 26.02.2012

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Paris, le 25 février 2012

L’Union générale tunisienne du travail (U.G.T.T.) subit depuis quelques jours des attaques de milices intégristes et salafistes ayant eu pour cibles les locaux de la centrale syndicale à travers le pays dont le siège national à Tunis.

L’U.G.T.T. considère que l’objectif poursuivi par ces «agressions orchestrées et systématisées contre l’intégrité de la plus ancienne des organisations de la société civile tunisienne » est de nuire à la centrale syndicale, de ternir son image aux yeux de l’opinion publique et de jeter le discrédit en l’accusant de bloquer l’économie du pays par son soutien aux mouvements sociaux.

Les attaques contre la centrale syndicale ont commencé à la suite de la grève générale des agents municipaux, par des dépôts d’immondices devant les locaux syndicaux puis par des tentatives d’incendie, de mise à sac et de dégradations des sièges des ses sections locales et régionale de Fériana, Le Kef, Kairouan, Monastir et Menzel Bouzelfa. L’U.G.T.T. est pleinement dans son rôle, celui de défendre les droits des travailleurs et travailleuses tunisien(ne)s dans leur lutte pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Le lui reprocher relève d’une volonté d’étouffer l’action syndicale dont elle est le garant.

L’U.G.T.T. a dénoncé ces dérives et a «averti contre les dangers de monter l’opinion publique contre l’U.G.T.T. par certaines parties au pouvoir qui visent à instaurer une nouvelle dictature dans le pays et à tous les niveaux ». Ces attaques constituent une mise en cause du droit de grève, droit constitutionnel, et de la lutte des travailleur(se)s pour l’amélioration de leur condition et en vue de la satisfaction de leurs revendications légitimes.

Ces attaques contre l’U.G.T.T. font partie d’un processus et ont été précédées par des campagnes médiatiques de déstabilisation subies par la centrale syndicale depuis le 14/01/2011. Elles font partie d’un processus d’incrimination des luttes sociales et des agressions répétées des diplômés chômeurs, des journalistes, des médias, d’universitaires, des intellectuels, des organisations démocratiques et de mise en cause du droit de manifestation. Cela montre la volonté délibérée des forces de la contre révolution de saboter le processus démocratique issu de la Révolution tunisienne et de mettre en cause les acquis du peuple tunisien.

Il n’y a plus de doute, ces agressions systématiques des forces du progrès et de la démocratie ont pour seul objectif la mise au pas du peuple tunisien et de la société civile démocratique et en particulier l’U.G.T.T.

Nous, signataires :

Ø Dénonçons le silence assourdissant du gouvernement et certaines de ses composantes qui se rendent complices et comptables de la dégradation du climat social et politique dans le pays.

Ø Exigeons l’arrêt des agressions contre l’U.G.T.T. et demandons le respect de toutes les formes d’expression démocratique en Tunisie.
Ø Nous exigeons aussi le respect des libertés fondamentales et particulièrement la liberté syndicale dont le droit de grève fait partie intégrante et la liberté d’expression.
Ø Demandons aux pouvoirs publics d’assumer leurs responsabilités et de protéger les syndicalistes de l’U.G.T.T. des attaques de ces milices aux ordres de la contre révolution qui veut la saborder.

Premiers signataires :
ADTF – ATF – CRLDHT – Dynamique Citoyenne des Tunisiens à L’Etranger (DCTE) – Ettajdid / France Ettakatol/France – FTCR – MCTF – PCOT/France –PDP/France – PTT/France – UTIT-IdF –

METTING DE SOUTIEN à L’U.G.T.T.

JEUDI 1er MARS 2012 à 18H30

Salle jean Jaurès, Bourse du Travail 3 rue du Château d’eau – Métro République

Avec la présence d’un membre dirigeant de l’U.G.T.T.

https://picasaweb.google.com/114600362942396530293/CONTRELESATTAQUESDELACENTRALESYNDICALEUGTT#

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APPEL CITOYEN DES RESIDENTS ETRANGERS AUX CANDIDATS AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES

Nous, résidents étrangers extra communautaires, bien que participant
pleinement à la vie culturelle, sociale, économique, écologique et solidaire de la Cité, demeurons toujours exclus du droit élémentaire à la participation démocratique, à savoir le droit de vote et d’éligibilité
aux élections locales.

Respectueux des lois républicaines, et contribuant au rayonnement de la société française, nous demandons ce socle légal afin de pouvoir faire exister notre choix.

Sans égalité civique, il est impossible d’imaginer une avancée sérieuse vers un nécessaire « mieux vivre ensemble » et un gain en cohésion sociale qui bénéficiera à une République ayant plus que jamais besoin de davantage de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice.

La citoyenneté, c’est-à-dire le droit à une parole politique, se situe sur le même rang que le droit à la santé ou au logement. Dans une démocratie, ce droit est indissociable de l’individu.

Rien n’empêche que dans les collectivités locales les étrangers puissent disposer des modalités nécessaires pour faire valoir leur citoyenneté.

Dans nos territoires, la citoyenneté de résidence peut ouvrir la voie à une intégration qui serait pleine et volontaire. Ayant choisi de vivre en France, nous voulons être considérés comme des citoyens à part entière là où nous résidons.

Le Sénat, le 8 décembre dernier, a voté un texte donnant le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers aux élections communales. Aujourd’hui, nous voulons interpeller les candidats aux élections présidentielles et législatives, pour qu’ils s’engagent à voter un texte
de loi qui accordera enfin aux résidents étrangers extra communautaires le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales.

Les résidents étrangers membres du Conseil Français de la Citoyenneté de Résidence

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ILS VEULENT ENTERRER LA VERITE !

Suite au décès de Monsieur Ali Ziri, 69 ans, mort à Argenteuil, le 11 juin 2009,

Suite à « un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique, généré par suffocation et appui dorsal »,
dit l’Institut médico-légal de Paris, le 24 juillet 2009,

Suite à son interpellation par la police nationale d’Argenteuil, 2 jours avant, le 9 juin 2009, avec son
ami Arezki Kerfali,

Suite au « manque de discernement des policiers interpellateurs qui n’étaient pas sans conséquence
sur l’état de santé de Monsieur Ziri » et suite au « traitement inhumain et dégradant », selon l’avis
de la C.N.D.S., dont ont été victimes les deux sexagénaires,

Suite au refus des juges d’instruction d’auditionner les policiers interpellateurs,

Et suite à la plainte pour outrage déposée par ces mêmes policiers contre Monsieur Kerfali, victime
pourtant, et témoin du drame, appelé ainsi à comparaître au tribunal de Pontoise, le jeudi 8 mars 2012 à 9 heures,

Suite au non-lieu requis par le Parquet de Pontoise le 6 janvier 2012, dans « l’affaire Ali Ziri »,

Suite à l’injonction du Préfet du Val d’Oise faite à la mairie d’Argenteuil de bien vouloir procéder au retrait de la plaque en hommage à Ali Ziri, posée par le collectif avec le soutien appuyé, faut-il le rappeler, de la municipalité, le 14 janvier 2012,

Suite enfin à la dépose de cette plaque commémorative par cette même municipalité, le 1er février 2012,

Le collectif « Vérité et Justice » pour Ali Ziri, composé d’une trentaine d’organisations politiques, syndicales et associatives, et de citoyens, appelle à une marche de protestation,

le samedi 11 février 2012, à 14 heures, qui partira du parc de la mairie d’Argenteuil en direction de la Sous-préfecture.

SOYONS NOMBREUX !

Non, la vérité ne peut et ne doit pas être enterrée !
Le collectif Ali Ziri

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Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI

Au terme de la semaine du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI, nous avons pu assister et dénoncer chaque jour les connivences entre l’institution judiciaire et la police.
La dernière journée d’audiences s’est déroulée sans nous. Puisque la justice nous tourne le dos, nous aussi nous lui tournons le dos : nous avons refusé de cautionner un jour de plus cette mascarade judiciaire et avons quitté la salle.
Les policiers ont d’ailleurs attendu le dernier jour pour présenter timidement des excuses, dans une salle quittée par la famille AJIMI et leurs soutiens.
La famille d’Abdelhakim AJIMI, les membres du Comité Vérité et Justice pour Hakim, leurs soutiens et la population grassoise dans son ensemble sont restés dignes depuis la journée dramatique du 9 mai 2008.
Tout au long de cette semaine d’audiences, les témoignages édifiants et les expertises accablantes ont très clairement établi les faits et attesté de l’acharnement des policiers sur Abdelhakim AJIMI. Nous sommes en droit d’exiger que les policiers soient condamnés à des peines de prison ferme et immédiatement démis de leurs fonctions. Pourtant, les peines requises sont minimes : du sursis simple n’excédant pas 2 ans, ainsi que de ridicules peines de principe.
Depuis quatre ans et durant toute la semaine d’audiences, des personnes et des comités sont venus de partout en France pour soutenir la famille AJIMI.
Parmi ces comités, nous pensons notamment à ceux créés à la suite des morts de : Ali ZIRI, Lamine DIENG, Wissam EL YAMNI, Abou Bakari TAMDIA, Mamadou MAREGA, Abdel EL JABRI, Djamal GHERMAOUI. Nous pensons aussi aux soutiens d’Abderrahmane et Adama KAMARA à Villiers-le-Bel, qui purgent de longues peines après deux parodies de procès, suite aux révoltes qui ont suivi la mort de Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI.
Nous invitons tous les membres des différents comités du type « Vérité et Justice » crées à la suite de crimes policiers, ainsi que toutes les personnes qui se sentent concernées par ces violences à converger pour continuer la mobilisation.
La date du jugement du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI a été fixée au 24 février 2012. C’est une date importante. Nous devons unir nos forces pour préparer au mieux une journée d’action (le 24 et/ou 25 février).
Face au déferlement de violences policières, organisons une riposte globale.

Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net
Contact pour la journée du 24 : appeldu24fevrier@gmail.com

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Non à Sharon ! Non au mur ! Non à l’occupation !

Le président de la République vient officiellement d’inviter le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, en France, cet été.

Nos organisations, qui agissent pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien et pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, ne peuvent accepter sans réagir cette visite officielle.

Le gouvernement israélien tente de se réhabiliter en annonçant le retrait prochain des colons de la bande de Gaza qui, en réalité, maintiendra les Palestiniens dans une prison à ciel ouvert. De plus, il poursuit simultanément sa politique de colonisation et d’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem.

Le mur, dont il accélère la construction, morcelle ces territoires palestiniens, confisque des terres et des points d’eau, détruit des habitations et des cultures, enferme des centaines de milliers de palestiniens dans des enclaves qui sont autant de bantoustans.

Dans le même temps, le gouvernement israélien ne cesse d’étendre les blocs de colonies. Il maintient en détention 8000 prisonniers politiques palestiniens, au mépris de la IV° Convention de Genève.

En conduisant cette politique, les dirigeants israéliens entendent priver le peuple palestinien de son droit à disposer d’un Etat souverain, sur les frontières de 1967, conformément aux résolutions des Nations unies.

Voilà tout juste un an, le 9 juillet 2004, la Cour internationale de Justice de La Haye, la plus haute instance judiciaire des Nations unies, a déclaré illégale la construction du mur, demandé son démantèlement et enjoint la communauté internationale à faire respecter par Israël le droit international humanitaire incorporé dans la Convention de Genève. L’Assemblée générale des Nations unies – dont les 25 Etats membres de l’Union européenne – a adopté ces recommandations le 20 juillet 2004. Mais rien n’a, depuis, été entrepris pour contraindre le gouvernement Sharon à renoncer à sa politique d’agression et de guerre. En France, des centaines de milliers de citoyens ont déjà signé une pétition condamnant le mur et exigeant des sanctions contre le gouvernement israélien.

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Dans ces conditions, la visite officielle d’Ariel Sharon en France est un déni du droit international et du droit des peuples à déterminer librement leur destin. La venue de ce criminel de guerre, responsable entre autres des massacres de Sabra et Chatila, est une insulte aux victimes de l’occupation et aux réfugiés. Elle est un mauvais coup porté à la perspective d’un règlement juste du conflit et à l’action des forces qui, en Israël, luttent contre la colonisation des territoires palestiniens.

C’est pour cette raison que nous appelons à manifester dans toute la France, le samedi 9 juillet, date anniversaire de l’arrêt de la Cour internationale de justice :
– pour le démantèlement total du mur d’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem ;
– pour la fin de l’occupation des territoires palestiniens ;
– pour la libération des prisonniers politiques détenus par Israël au mépris de la IV° Convention de Genève ;
– pour que les autorités françaises, et au-delà celles de l’Union européenne, exigent du gouvernement Sharon qu’il respecte les exigences de la Cour internationale de justice, et qu’elles s’engagent à prendre des sanctions à son égard face à son refus persistant.

Premiers signataires : Les Alternatifs, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France-Palestine-Solidarité (AFPS), Association des jumelages France-Palestine (AJFP), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), Les Casques bleus citoyens (LCBC), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des comités Palestine, Comité Paix Palestine-Israël (CPPI), Femmes en noir, Femmes solidaires, Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Solidaires des Israéliens contre l’occupation (SICO), Union générale des étudiants de Palestine (GUPS-France), Union juive française pour la paix (UJFP), les Verts.