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BALLY BAGAYOKO PRIS POUR CIBLE

Racisme médiatique : trop, c’est trop

L’attaque raciste contre Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, n’est pas un accident.

Ce n’est pas un “dérapage”.

C’est un symptôme.

Le symptôme d’un racisme désormais assumé, exhibé, relayé.

L’ATMF dénonce avec force le rôle de CNews.

Sous couvert de “débat”, cette chaîne banalise l’inacceptable.

Elle ouvre ses plateaux à la haine.

Elle recycle les obsessions de l’extrême droite.

Elle nourrit la peur.

Elle légitime l’exclusion.

Ce qui se joue est grave.

Très grave.

Car derrière Bally Bagayoko, ce n’est pas un homme seul qui est visé.

C’est une partie de la France.

Une France qu’on regarde encore comme étrangère à elle-même.

Une France dont le nom, la couleur, l’histoire dérangent.

Une France à qui l’on demande, encore et toujours, de prouver qu’elle appartient à la République.

Voilà le poison.

À force de complaisance, les propos racistes ne choquent plus.

Ils s’installent.

Ils circulent.

Ils se normalisent.

Ils deviennent des opinions ordinaires.

Puis des évidences.

Puis une ligne politique.

Et pendant ce temps, une République à deux vitesses s’installe.

D’un côté, ceux qu’on croit sur parole.

De l’autre, ceux qu’on soupçonne d’emblée.

D’un côté, les citoyens légitimes.

De l’autre, les citoyens sommés de se justifier.

C’est une violence.

Une humiliation.

Une fracture.

C’est aussi une diversion.

Pendant qu’on désigne des boucs émissaires, on détourne le regard des vraies urgences sociales.

Pendant qu’on excite les peurs, on abîme l’idée même de justice.

Pendant qu’on parle identité, on piétine l’égalité.

L’ATMF dit non.

Non à la banalisation du racisme.

Non aux médias qui en deviennent les amplificateurs.

Non aux responsables politiques qui ferment les yeux.

Non à ceux qui instrumentalisent la haine pour gagner du terrain.

Non à l’humiliation érigée en spectacle.

Nous refusons qu’une partie du pays soit traitée comme suspecte.

Nous refusons qu’on salisse la dignité de milliers de citoyennes et citoyens.

Nous refusons qu’au nom de l’audience, on détruise ce qui nous tient debout.

Car rien n’est joué.

Rien n’est perdu.

À la haine, nous opposons la solidarité.

À la stigmatisation, nous opposons l’égalité.

À l’exclusion, nous opposons la justice sociale.

Pour toutes.

Pour tous.

Sans tri.

Sans réserve.

Sans renoncement.

Notre République n’a de sens que si elle tient pour tout le monde.

Entière.

Indivisible.

Intraitable face au racisme.

Nous serons solidaires.

Nous serons debout.

ATMF, 10 avril 2026

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