Intervention de l’ATMF au concert de solidarité avec les militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie

Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades,
Tout d’abord, je tiens à exprimer ma pensée et ma solidarité avec les victimes de l’attaque terroriste raciste et islamophobe survenu ce matin à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, qui a fait un mort et quatre autres victimes, dont une fille de 12 ans.
La banalisation des discours de haine tue.
Faisons Front !
Pour cette soirée , nous sommes réunis autour de la musique engagée , mais aussi autour d’un même combat : celui de la liberté, de la justice et de la solidarité avec le peuple palestinien !
Au nom de l’ATMF, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle des militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie : Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen El Boughdiri et Nabil Chennoufi.
Nous exprimons notre pleine solidarité avec ces militants, leurs familles et toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour obtenir leur libération. Nous exigeons également la libération de toutes les prisonnières et de tous les prisonniers politiques et d’opinion en Tunisie.
Défendre la Palestine n’est pas un crime ! La solidarité n’est pas un délit !
Au Maroc aussi, la répression frappe celles et ceux qui manifestent en solidarité avec la Palestine et contre la normalisation des relations avec Israël. Interdictions, dispersions policières, arrestations : voilà la réponse opposée à des citoyennes et des citoyens qui font entendre leur voix.
À Tanger, la manifestation du 27 septembre dernier contre la normalisation a été interdite et des participant·e·s ont été interpellé·e·s.
Nous le disons clairement : le peuple marocain s’oppose fermement à la normalisation avec Israël imposée par le régime marocain.
Manifester n’est pas un crime ! Refuser la normalisation n’est pas un crime ! Soutenir le peuple palestinien n’est pas un crime !
Comme l’affirme l’ATMF dans son communiqué du 20 septembre : « La Palestine n’est pas une monnaie d’échange. »
Les droits d’un peuple ne sont pas une marchandise. Sa liberté n’est pas négociable. Aucun accord diplomatique, aucun intérêt économique ou sécuritaire ne peut justifier le sacrifice des droits du peuple palestinien.
La Palestine n’est pas à vendre ! Les droits des peuples ne se marchandent pas !
Camarades,
Notre solidarité avec la Palestine est indissociable de notre combat pour les libertés au Maghreb. Nous ne pouvons pas réclamer la liberté pour les Palestiniennes et les Palestiniens tout en acceptant que celles et ceux qui les soutiennent soient emprisonnés en Tunisie ou réprimés au Maroc.
Nous sommes aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui refusent l’injustice, la répression et le silence imposé.
L’ATMF exige :
La libération immédiate et inconditionnelle des militants de la Flottille Sumud emprisonnés en Tunisie ;
La libération de toutes les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs libertés fondamentales ;
La fin de la répression contre les mobilisations de solidarité avec la Palestine ;
Le respect des libertés d’expression, de manifestation et d’association.
Face à la répression, notre réponse doit être la mobilisation, la solidarité internationale, le boycott et le soutien aux initiatives BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).
De la Tunisie au Maroc, de la France à la Palestine, notre combat est le même : justice, dignité et liberté !
Liberté pour les militants de la Flottille Sumud !
Liberté pour les prisonnières et les prisonniers politiques !
Non à la répression !
Non à la normalisation avec Israël !
Stop au génocide à Gaza !
Stop à la colonisation et à l’apartheid !
La Palestine n’est pas une monnaie d’échange ! La solidarité n’est pas un crime !
Vive la solidarité internationale !
Merci
Paris, 23 octobre 2026

