Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Bilan provisoire d’un carnage sans nom

Le 24 juin, à 21h, 27 corps gisent sans vie, à l’hôpital de Nador au Maroc

27 migrants assassinés, 27 vies arrachées

Et d’autres entre la vie et la mort

Un nombre inconnu de blessés laissés agonir sans secours

Un traitement d’une sauvagerie sans nom

Que les images, Que les vidéos parlent

La voix n’a plus de mots, La voix n’est plus que cris : horreur et barbarie

 

Aujourd’hui : A la frontière toute proche entre le Maroc et l’Espagne

Tout contre le mur de la honte de la ville de Melilla

Et dans les mers de la Méditerranée comme de la Manche : des Cimetières

A qui incombe la responsabilité criminelle ?

Aux commanditaires : l’Europe officielle

Aux exécutants : Les Etats voyous –

Le Régime marocain

L’Europe officielle

Celle qui sous-traite le contrôle migratoire à des États répressifs

Celle qui continue à voler en toute impunité

Les richesses de pays, pauvres de leur richesse

Celle qui continue à garder ses intérêts en Afrique et ailleurs

Au prix de guerres provoquées vidant sols et sous-sols, terres et mers

Sacrifiant des milliers de vies, réduisant à l’esclavage des enfants

Pour s’approprier : minerais rares, or, diamants, pétrole…

Celle qui attise la haine.

Accusant migrants et immigrés de manger son pain, de profiter de ses aides 

Faisant des ceux qui sont volés, les voleurs

Et les responsables de la misère des siens

Le Régime marocain

Celui qui n’hésite pas à utiliser ses propres enfants

Aux portes de Melilla

Comme une honteuse carte de négociation

Une opération marchande entre le royaume et l’Europe

Sacrifiant le droit à la protection de l’enfance

Celui qui mène la chasse aux migrants

A la demande de ses maîtres

Celui qui par les mains de sa police

Vole, maltraite, affame

Et aujourd’hui assassine

Des frères à nous dont nous portons le deuil

Que tous les coupables

Etats, Polices, Personnes

Soient jugés !

Le crime ne doit pas rester impuni

Que tous les accords de la nouvelle « traite humaine » soient abolis

Que l’humanité de toutes et de tous se soulève

Pour que la barbarie ne gagne pas !

 

L’ATMF appelle les instances onusiennes pour qu’elles mènent une enquête indépendante, afin de déterminer les responsabilités de ces crimes à tous les niveaux de l’Etat marocain.

L’ATMF appelle à abroger les accords bilatéraux entre le Maroc, l’Espagne et l’Union Européenne qui sont les outils de ségrégation contre les migrants et réfugiés du sud, ainsi que tous les accords de sous-traitance de l’immigration avec d’autres états.

L’ATMF appelle à la dissolution de l’Agence Frontex, bras armé de la mise en œuvre du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile, dont les pratiques en termes de refoulements, de violences envers des exilés, de violation des droits fondamentaux des personnes et du droit international sont mises en cause.

ATMF

Conseil d’Administration, 26 juin 2022

Vidéos Amdh Nador :

https://fb.watch/dVbOuMy8BG/

https://fb.watch/dVca2vMN8I/

https://fb.watch/dVcd1gw5ll/

https://fb.watch/dVce3kyAOl/

 

Bilan provisoire d’un carnage sans nom 24 06 2022

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Un silence assourdissant des États membres de l’Union Européenne, face aux atteintes portées par le régime marocain aux droits fondamentaux

Hier comme aujourd’hui, l’Etat du Maroc, pays ami de l’Union Européenne, où l’on espionne les téléphones des journalistes et des défenseurs des droits humains à l’aide du logiciel israélien Pegasus, où les atteintes aux droits fondamentaux, à la liberté d’opinion, à la liberté de la presse se multiplient, où l’on harcèle, salit, instrumentalise et condamne, où le courage et l’engagement se paient au prix de vies brisées, l’Etat de ce pays, le Maroc, jouit d’une totale complaisance.

Au Maroc, les enlèvements, la torture, les arrestations arbitraires, les poursuites judiciaires, les condamnations à de lourdes peines de prison restent ce qui caractérise « l’exception marocaine » tant défendue par les Etats membres de l’Union Européenne.

Au Maroc, on continue à cibler les journalistes, les Youtubeurs, les rappeurs, les activistes des droits humains, les militant-e-s des mouvements sociaux et tout-e citoyen-ne exigeant la justice sociale.

Au Maroc, la criminalisation, la diffamation, le piétinement des libertés individuelles, l’atteinte aux expressions politiques et associatives, l’instrumentalisation de la justice sont une constante d’une « démocratie » de façade qui fait de la répression une institution.

 

Les parlementaires européens se doivent de réagir vivement :

– Pour exiger la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, notamment les journalistes Omar Radi, Soulaimane Raissouni, Toufik Bouachrine, les prisonniers du Hirak du Rif : Nasser Zefzafi, Nabil AhamjiK, Said Ighid, Zakaria Adehchour, Mohamed Jaloul…, la militante d’ATTAC Maroc Fatima Zohra Ould Belaid, le militant Nouredine Aouaj et les citoyens actifs sur les réseaux sociaux.

– Pour exiger que les droits fondamentaux soient respectés au Maroc,

– Pour condamner les pratiques du régime marocain et de son appareil policier,

– Pour dénoncer les décisions d’une justice aux ordres d’un pouvoir autocratique,

– Pour que le Maroc honore ses engagements internationaux et sa propre constitution.

 

Rassemblement Place Kléber – Strasbourg

Mercredi 19 janvier 2022 à partir de 10 h 00

 

Rassemblement organisé par :

– Comité France de soutien aux prisonniers politiques et d’opinion au Maroc – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Marocains en France (AMF) – Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) – Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante – Association Marocaine des Droits Humains (AMDH Paris/IDF) – Justice et Liberté au Maroc – Association Marocaine des Droits Humains (AMDH Nord/France)

Avec le soutien :

– Union Juive Française pour la Paix Alsace (UJFP) – D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 67 – Attac Strasbourg

 

 

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L’accord-cadre de coopération sécuritaire entre le Maroc et Israël

Une nouvelle étape dans la trahison de la cause du peuple palestinien

Une menace pour la paix dans la région du Maghreb et celle du Sahel

 

En recevant Benny Gantz*, chef d’état-major israélien lors du massacre perpétré à Gaza en 2014  et actuel ministre de la Défense, le régime marocain choisit le camp des criminels de guerre.

 C’est un nouveau pas dans le processus de normalisation des relations avec un État colonisateur et terroriste, un régime d’apartheid, écrasant le droit du peuple palestinien à sa terre et à un État souverain et indépendant.

 L’accord-cadre de coopération sécuritaire entre le Maroc et Israël  est une démonstration de force  envers les pays du Maghreb et de l’Afrique.

Ainsi donc, par ce choix, la monarchie marocaine confirme son alignement derrière les intérêts des États-Unis, de ses alliés et à leur tête Israël.

Pensant pouvoir jouer un rôle majeur dans la région, le régime marocain n’est, que le valet de ses maîtres dans une nouvelle guerre froide menaçant d’embrasement de toute la région.

Aussi, nous rejetons avec force ces choix dangereux pour la paix, pour les peuples.

La cause du peuple palestinien est la cause de tous les peuples, du Maghreb, d’Afrique et d’ailleurs.

Nous appelons :

  • A s’opposer à toutes les tentatives chauvinistes, cherchant à transformer des peuples frères en peuples ennemis,
  • A défendre la paix, contre la guerre
  • A exprimer notre indignation contre cette honteuse normalisation,
  • A exprimer notre entière solidarité avec le peuple palestinien.

 

* Le ministre de la Défense israélien Benny Gantz en visite au Maroc du 23 au 25 novembre 2021.

Signataires :

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Paris/IDf), Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante.

 

 

L’accord-cadre de coopération sécuritaire entre le Maroc et Israël

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56° anniversaire de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka

Cher(ère)s ami(e)s, 

Le 29 octobre prochain marquera le cinquante-sixième anniversaire de l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka. 

Comme chaque année, cette date est l’occasion pour une large mobilisation afin qu’éclate la vérité sur son sort, et pour dénoncer la persistance de la raison d’Etat(s) qui continue d’étouffer l’action de la justice. 

Cette année, dans le respect des règles sanitaires en vigueur, nous allons organiser l’habituel rassemblement devant la brasserie Lipp le 29 octobre prochain

Nous pourrons ainsi nous retrouver ensemble comme chaque année depuis plus de 35 ans à ce rendez-vous pour la vérité, la mémoire et la justice.  

Ensemble, nous poursuivons notre combat avec la même détermination et le même engagement. 

Nous comptons sur votre présence, nombreux, à nos côtés, pour donner une grande ampleur à cette commémoration.

                        L’INSTITUT MEHDI BEN BARKA – MEMOIRE VIVANTE et le SNES – FSU

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C’est la mort au Maroc, pays de Pegasus, où le droit à la survie est payé de sa vie

« Sous quelque gouvernement que soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples.

Au delà de ces limites, c’est la mort, la fuite ou la révolte. »

Diderot

 

C’est la mort au Maroc, pays de Pegasus, où le droit à la survie est payé de sa vie.

Yassine Lkhmidi, jeune marchand ambulant de Sidi Bennour, s’est donné la mort en s’immolant par le feu, le 28 juillet, protestant contre la confiscation de son étal par les autorités locales.

Un acte extrême, comme le désespoir, la misère, la « hougra », la répression, d’un système totalitaire cherchant à maintenir sa main mise sur les richesses du pays.

Les limites aux malheurs du peuple marocain sont franchies, c’est la mort.

C’est la révolte au Maroc, pays de Pegasus, où le peuple ne cesse de résister, d’affronter.

La population de Sidi Bennour a manifesté massivement, jeunes, vieux-ieilles-, hommes, femmes, enfants, clamant son indignation, sa révolte, parce qu’une vie de plus, une vie de trop, a été arrachée

à sa famille, à ses amis, à ses voisins, à son quartier, à sa ville, à son pays.

Une réponse au message de Yassine :

Hier, à Sidi Bouzid, en Tunisie, Mohamed Bouazizi, en commettant le même acte, a déclenché le printemps arabe.

Aujourd’hui à Sidi Bennour, au Maroc, la population exerce son droit de révolte.

C’est la mort dans l’âme, la révolte dans le cœur, que notre association réclame :

  • justice pour Yassine mort brulé vif,
  • justice pour tous ceux qui ont péri noyés dans la Méditerranée,
  • justice pour les combattants anonymes de la vie, pour ceux et celles qui se lèvent tôt,
  • pour ceux et celles qui se couchent tard, pour ceux et celles qui triment avec courage,
  • justice pour les combattants du Hirak du Rif, pour toutes les voies libres, pour les détenus d’opinion, pour les détenus de manifestations populaires, pour les journalistes.

Les coupables, les voleurs des richesses du pays, les tortionnaires, doivent payer.

 

«#Nous sommes tous Yassine» «كلنا_ياسين#»

Nos condoléances à la famille de Yassine, à la population de Sidi Bennour, au peuple marocain.

Nous avons perdu un fils, un frère de plus.

C’est au-delà des limites.

 

ATMF

Conseil d’Administration, 09 août 2021

 

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Lettre ouverte au Président de la République Française : Pegasus

Le silence est coupable

Le silence est menace

 

Hier au Maroc, le Pays Ami, où la dictature est en marche, où les atteintes aux droits fondamentaux, à la liberté d’opinion, à la liberté de la presse, où le courage et l’engagement se paient au prix de vies arrachées, de vies violées, où on espionne, on harcèle, on terrorise, on salit, on instrumentalise et on condamne.

Le tout dans un silence assourdissant des autorités publiques françaises.

Le silence est coupable

Aujourd’hui, le même Pays Ami, fort de son impunité, cible 10 000 numéros de téléphone à l’aide du logiciel espion israélien Pegasus dont 1 000 français, journalistes, avocats et soutiens, une affaire d’espionnage de citoyens français, une affaire d’Etat.

Le silence est menace

Monsieur le Président de la République

La France officielle ne peut rester muette, face à l’aggravation de la situation des droits humains au Maroc, ni face aux atteintes des droits fondamentaux des citoyens français et de la liberté du journalisme

 

La France officielle se doit de réagir vivement :

  • pour exiger que les droits fondamentaux soient respectés Là-bas et Ici,
  • pour condamner les pratiques du régime marocain, de son appareil policier,
  • pour dénoncer les décisions d’une justice annexée aux ordres de ses commanditaires

Monsieur le Président de la République

« Les raisons d’Etat » imposent aujourd’hui plus qu’avant, de défendre les libertés contre la tyrannie Ici et Là-bas

 

ATMF Conseil d’Administration, 20 juillet 2021

 

 

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URGENCE : la vie du journaliste marocain Soulayman RAISSOUNI est en DANGER

A tous les élus de la République Française épris de liberté et de justice.

A toute voie qui défend les libertés d’opinion et de la presse.

Le journaliste marocain Soulayman RAISSOUNI, en grève de la faim depuis 100 jours, est en train de vivre ses dernières heures.

VOUS POUVEZ SAUVER SA VIE

En intervenant auprès du Président de la République, afin de saisir les autorités marocaines pour demander le transfert immédiat de Soulayman à l’hôpital, pour mettre fin à son incarcération arbitraire.

 

En rompant le silence coupable de la France vis-à-vis de l’aggravation de la situation des droits de l’homme au Maroc, alors que des voies officielles au niveau international dénoncent l’inacceptable.

Les avocats Abderahmen BEN AMROU, Abderrahim BARRADA et Abderrahim JAMAI se sont adressés, au président de la Haute Assemblée du pouvoir judiciaire, dans une lettre datée du 13 juillet 2021, ayant pour objet « Une demande urgente », dans les termes suivants :

« La vie de Monsieur Soulaymane RAISSOUNI, détenu à la prison de Ain SEBAA, à Casablanca, est menacée d’une heure à l’autre.

Le pouvoir judiciaire porte la responsabilité de son maintien en vie et de son devenir. Elle se doit d’intervenir rapidement et sans tarder ou attendre. La situation exige au regard son état de le transférer immédiatement et en toute urgence à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires pour le sauver. »

 

ATMF 16.07.2021

 

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SAUVONS LA VIE DU JOURNALISTE MAROCAIN SOULAIMAN RAISSOUNI

Appel à rassemblement devant la Mairie de Gennevilliers

Le journalisme n’est pas un crime

Libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc

76 jours de grève de la faim, 13 mois de détention arbitraire

Souleiman RAISSOUNI est en danger de mort

 

21 jours de grève de la faim, 11 mois de détention arbitraire

Omar RADI voit sa santé, se détériorer gravement

Leur délit : La pratique d’un journalisme indépendant

Leur délit : La liberté d’expression et d’opinion

Ils ne sont pas les seuls : Les autorités marocaines renouent avec les pratiques des années de plomb

La liste des victimes de la brutalité répressive ne cesse de s’allonger…

Le dernier en date,  l’arrestation de  Nourredine AOUAJ, le mercredi 16 juin

Lors du rassemblement de soutien aux deux journalistes

Ce n’est pas le premier et ce n’est certainement pas le dernier

Exigeons la libération de tous les détenus politiques, de tous les détenus d’opinion :

Les activistes des droits de l’Homme, Les militants du Hirak du Rif, Les youtubeurs, Les artistes, Les manifestants des mouvements populaires

Exigeons la libération urgente et sans condition de Souleimane, d’Omar et d’Aouaj

de toute voie proclamant les libertés fondamentales, et de toute voie s’étant élevée pour dénoncer l’injustice sociale

Il y a urgence 

Souleiman est déterminé : La liberté ou la mort

Mercredi 23 juin, 17h30 – 19h30

Mairie de Gennevilliers

177 avenue Gabriel-Péri

Premiers signataires :

  • Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
  • Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) -Association des Marocains en France (AMF)
  • Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Paris/IDF)
  • L’Association des Familles Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA)
  • Comité pour le Respect des      Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRDLHT)
  • Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives (FTCR)
  • Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA
  • L’Assemblée des Originaires de Turquie (L’ACORT)-L’Association Démocratique des Tunisiens en France (ATDF)
  • Dounia News (Belgique)
  • Le Conseil Lumineux de la Diaspora Congolaise (C.L.D.Congo)
  • Parti Communiste Français (PCF)
  • Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)
  • Riposte Internationale
  • Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc
  • Comité de Soutien au Mouvement Rifain (CSMR-Paris)
  • Institut Mehdi Ben Barka-Mémoire Vivante
  • Association des Tunisiens en France (ATF)
  • Forum Marocain pour la Vérité et pour la Justice en France (FMVJ-F)

 

 

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CGT Soutien enseignants contractuels au Maroc

Depuis plusieurs mois, des milliers d’enseignant·e·s contractuel·le·s au Maroc ne cessent de manifester dans différentes villes pour obtenir leur titularisation.

Face à cette revendication légitime, les autorités marocaines n’ont apporté que la répression comme réponse.
Le recours aux enseignant·e·s contractuel·le·s au Maroc en 2016 a été dicté par la volonté de réduire le nombre d’enseignant·e·s titulaires, bénéficiant du statut de fonctionnaires, afin de répondre aux exigences des institutions financières mondiales.

Depuis le 6 mai 2018, la coordination nationale des enseignant·e·s contractuel·le·s n’a cessé de mobiliser les enseignants dans des rassemblements et manifestations locaux, régionaux et nationaux, afin d’alerter le gouvernement marocain sur ce statut précaire qui ne répond pas aux revendications des enseignants contractuels.

Les réponses des autorités marocaines, notamment lors de la manifestation nationale des 6/7/8 avril à Rabat ont été les suivantes : arrestations, violences et harcèlement sexuel des enseignantes, répression, passage devant les tribunaux pour certain·e·s enseignant·e·s accusé·e·s de diffusion de l’appel de la coordination à manifester, et, leur poursuite en état de
liberté, retenue sur salaires…

La FERC-CGT et la CGT-Éduc’Action, fidèle à leurs valeurs, saluent le combat des enseignant·e·s contractuel·le·s au Maroc.

La FERC-CGT et la CGT-Éduc’Action apportent tout leur soutien et toute leur solidarité à la lutte menée par les enseignant·e·s contractuel·le·s et leur coordination nationale.

Montreuil, le 11 juin 2021

 


Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture // 01-55-82-76-12 // ferc@cgt.fr

 

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Les mineur.es isolé.es marocain.es victimes du marchandage entre la France et le Maroc

Des enfants assimilés à une marchandise qu’on utilise dans un rapport de force pour obtenir de l’Europe des avantages politiques et financiers en contrepartie du contrôle des flux migratoires, c’est ce que la France vient de « saluer » en réagissant favorablement à la directive royale du 1er juin sur le retour des mineur·es isolé·es de nationalité marocaine présents sur le territoire européen.

Ces déclarations ne peuvent être déconnectées des événements de Ceuta et Melilla de mai dernier. Des événements qui ont révélé la « passivité » des autorités marocaines face à la fuite de milliers de Marocains et de Marocaines dont un grand nombre de mineur·es, suscitant une réaction de l’Union européenne, prompte à défendre ses « frontières » et à menacer le Maroc de sanctions.

Cette situation de crise a conduit à des négociations entre le Maroc et l’Espagne, puis à un accord aux termes duquel la prise en compte de l’intérêt des enfants ne tient aucune place.

Les autorités marocaines portent à ce titre une double responsabilité. D’abord, celle de créer des conditions conduisant une partie de sa jeunesse à risquer la mort en traversant la Méditerranée dans l’espoir d’un avenir meilleur. Puis d’accepter leur retour forcé, ce qui les replacera immanquablement dans les mêmes conditions que celles qui ont motivé leur départ.

L’Union européenne, sous couvert de coopération en matière de protection de l’enfance, sous-traite au Maroc la gestion de ses frontières extérieures, en bafouant la Convention internationale des droits de l’enfant.

De son côté, la France, en contournant sa propre législation sur l’interdiction de l’éloignement forcé des mineurs étrangers, met délibérément ces enfants en danger en les renvoyant dans leur pays où ils encourent des peines de prison pour avoir émigré illégalement.

Le Maroc et la France, en signant la convention internationale des droits de l’enfant, ont pris des engagements intangibles. Ils doivent les respecter en renonçant à appliquer la déclaration d’entente qu’ils ont signés le 7 décembre 2020, permettant le renvoi des mineur⋅es marocain⋅es.

 

Premiers signataires :

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s (Gisti), La Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), InfoMIE, Migreurop, Réseau éducation sans frontière (RESF), Fédération CGT Education Recherche Culture (FERC-CGT), Utopia 56, Association De Défense Des Droits De L’Homme Au Maroc (ASDHOM), Accompagnement et Défense des Mineurs Isolés Étrangers (ADJIE)

14 juin 2021