Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

By

MAROC : 20 FEVRIER 2011 – 20 FEVRIER 2021

DIRE NON A L’ETAT DE NON DROIT

HALTE A LA RÉPRESSION 

LIBERTÉ POUR LES DÉTENUS POLITIQUES ET D’OPINION

 

            Le 20 février 2011, des milliers de jeunes –et moins jeunes- descendent dans la rue, à la suite des insurrections tunisiennes et égyptiennes, et rempli.es de fierté et d’audace,  manifestent leur volonté de rupture avec le Maroc makhzénien hérité d’un autre âge,  autour de trois  slogans  phares criés à pleine gorge, Liberté, Dignité, Justice sociale, derrière lesquels se décline tout un cahier de revendications, pour une nouvelle constitution et la fin de la tyrannie, contre la corruption, l’enrichissement frauduleux et le pillage des richesses, pour la libération des prisonniers politiques et d’opinion et l’arrêt des détentions arbitraires, pour l’abolition des lois sécuritaires et de la Charte visant à libéraliser l’enseignement,  pour l’accès gratuit  aux services sociaux et une politique d’emploi, d’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de vie, etc.

            Une  nouvelle constitution a été rédigée entre experts nommés par le Roi, un nouveau Parlement a été élu, un nouveau gouvernement désigné, les forces de l’ordre ont nettoyé les rues et rien n’a changé. Pire encore l’accaparement des richesses, de la terre et de l’eau par quelques uns s’est accentué, tandis que les disparités sociales ont augmenté, le chômage et la misère ont littéralement explosé avec la crise ouverte par l’épidémie du coronavirus qui a aussi été l’occasion de renforcer les mesures sécuritaires, qui se sont traduites par le bâillonnement de toute contestation sociale, l’emprisonnement de protestataires, de journalistes et d’intellectuels. Une offensive en règle est déclenchée pour museler toute pensée libre et indépendante. C‘est d’abord l’arrestation et la condamnation de jeunes militants du 20 février (Bachir Benchaib, condamné à 12 ans de prison, est toujours sous les verrous) ; puis de ceux du Hirak du Rif (condamnés jusqu’à 20 ans de prison, comme c‘est le cas de Nacer Zafzafi, finaliste pour le prix Sakharov) ainsi que ceux d’autres soulèvements sociaux ; le tout relayé par le contrôle des blogs et pages Facebook et la répression des blogueurs jugés impertinents, allant jusqu’à l’emprisonnement de ces derniers ; puis l’acharnement contre des associations qui refusent de se laisser museler, et contre des journalistes soucieux d’exercer leur métier avec professionnalisme et indépendance.

            Tous les moyens sont bons : piratage des téléphones et ordinateurs, provocations, manipulations, accusations fantaisistes portant sur la vie intime ou des délits de droit commun. Ainsi, les journalistes Taoufik Bouachrine, Soulaiman Raissouni, Omar Radi sont poursuivis pour délits sexuels, Maâti Monjib pour blanchiment d’argent, tout en étant pour ces deux derniers également accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Pire encore, Maâti Monjib et six autres journalistes viennent d’être condamnés à des peines allant jusqu’à un an de prison et à différentes amendes, après un procès sans cesse reporté depuis 2015, sans que jamais la défense n’ait l’occasion de plaider ni d’avoir un débat contradictoire. Un procès qui ne s’est donc jamais déroulé

            Le pouvoir marocain non seulement bafoue ses propres lois, ridiculise ses institutions, mais il joue aussi avec le feu. Le Maroc souffre d’inégalités criantes dans tous les domaines. L’essentiel de la richesse du pays est concentré entre les mains de quelques uns. Les aspirations exprimées avec force en 2011 n’ont pas trouvé écho auprès du pouvoir marocain. Bien au contraire, les populations se restent à l’écart des décisions qui les concernent. Les pseudo modèles de développement prônés ne répondent pas à leurs besoins fondamentaux, mais les condamnent à un système de survie infernal.

         En ce 10ème anniversaire du 20 février, il est urgent de dire que nous n’oublions pas, que nous n’acceptons pas, que nous sommes toujours présents, pour soutenir les aspirations du peuple marocain à la liberté, à la dignité, à la justice sociale et à la fin du despotisme, pour exiger le respect du droit d’expression, l’arrêt de toutes les poursuites et la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion.

 

Toutes et tous au rassemblement le 20 février 2021 à 14 heures,

Place de la République (Paris)

 

Appel lancé par :

≠FreeKoulchi Paris – AMDH- Paris Association marocaine des droits humains – Paris – AMF- Association des Marocains en France  ASDHOM – Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc – ATMF-  Association des travailleurs maghrébins de France  Association Justice et liberté au Maroc – Collectif des Amazighs de France – Comité de soutien à Maâti Monjib – CSMR- Paris Comité de soutien au mouvement rifain – Paris  – Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante – Rassemblement Ifni Aït Baamrane  pour la dignité et les droits humains – RIBDH

 

Soutenu par :

Assemblée européenne des citoyens – HCA – France ; ATTAC ; CEDETIM ; CNT

Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie – CRLDHT ; Ensemble ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives. FTCR ; Immigration. Développement. Démocratie- IDD ; Ligue des droits de l’homme – LDH ; MRAP ; Nou PA ; Parti des indigènes de la République ; Parti communiste français PCF ; Riposte internationale ; Union syndicale Solidaires

By

La répression, un choix structurel du pouvoir marocain

Liberté pour Omar RADI, journaliste d’investigation,

Liberté pour le You tubeur, Mohamed SEKKAKI « Moul Kasketa »

Liberté pour Abdelali BAHMAD, militant de KHENIFRA

Liberté pour le lycéen de Meknès

Liberté pour le rappeur LGNAWI

Liberté pour les militants du HIRAK

Liberté pour tous les détenus d’opinion

 

Une fois de plus, l’expression du journalisme libre et indépendant au Maroc est visée par des tentatives de bâillonnement, mais c’est sans compter avec la volonté de tous les braves du Maroc qui osent lever la tête et dénoncent ce que le peuple marocain ne veut plus encaisser. Omar fait partie de ceux-là. Ses enquêtes de terrain en tant que journaliste, mais aussi ses positions en tant que militant des droits humains, gênent.

Et c’est à ce titre là, qu’il est jugé et qu’il risque d’être privé de sa liberté.

Un cas qui s’ajoute à tant d’autres, et un cas qui comme pour tous les autres, appelle notre solidarité et soutien inconditionnels en tant qu’association concernée par ce qui se passe ici et là-bas.

 

Une fois de plus, c’est la devise de la répression ascendante, pour faire taire. Pour taire ceux qui dérangent, ceux qui écrivent, ceux qui pensent, ceux qui chantent le rap du peuple, ceux qui s’emparent des réseaux sociaux, ceux qui soulèvent les stades avec leurs chants contestataires, ceux qui se dressent pour réclamer les droits fondamentaux à la vie digne, à la justice sociale, à la liberté d’expression, à l’égalité et à l’équité, au droit de s’instruire, de se soigner, de se loger et de travailler, ceux qui condamnent la misère et l’enrichissement scandaleux, ceux qui ont porté le Hirak du RIF, de JRADA et de toutes les villes et régions du Maroc.

 

Nous appelons tous les esprits libres où qu’ils se trouvent à exiger la libération de tous les détenus d’opinion et des luttes sociales au Maroc.

 

Le Conseil d’Administration National de l’ATMF

Paris, le 28 décembre 2019

Atmf – La répression Omar Radi

 

By

L’ATMF à la fête de l’Humanité 2019

Comme chaque année l’Association des Travailleurs Maghrébins de France sera présente avec ses associations membres* à la Fête de l’Humanité les 13-14-15 septembre 2019 avec un programme riche.

Vendredi 13/9
17h00 | information sur la mise en œuvre de la procédure Dublin III par les Préfectures avec Nawal, juriste de l’ATMF

20h00 | Animation musicale

 

Samedi 14/9

11h00 – 12h30 | Débat & informations sur le Hirak d’Algérie (en partenariat avec ACDA Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie) avec :

  • Amina Afaf Chaïb : mouvement Ibtykar
  • Akila Lazri : ACA
  • Un-e représentant-e du collectif « Libérons l’Algérie »

Echange animé par Tewfik Allal, ACAD.

 

14h00 – 15h30 | Débat autour du livre de Hicham Houdaïfa «Dos de Femme, Dos de Mulet : les Oubliées du Maroc Profond »

15h45 – 18h | Débat : l’apport des espaces femmes de l’Atmf dans la lutte pour l’égalité des droits.

Intervenantes :

  • Fatima Ouassak : politologue, fondatrice du Réseau Genre/Classe/Race et cofondatrice du  » Le Front de mères « 
  • Fouzia Hamhami :  secrétaire nationale de l’ATMF et coordinatrice de l’ATMF Argenteuil
  • Saida Schreiner : coordinatrice de l’ATMF Aix-en-Provence

18h00 | Echange sur les libertés d’expression au Maghreb avec Ahmed Snoussi (Bziz, humoriste marocain), Abdou Semmar (journaliste algérien exilé en France), Aboubakr Jamaï (journaliste et universitaire marocain, installé en France), Akram Belkaid (journaliste algérien) et Mohamed Benchicou (journaliste et écrivain algérien).

En attente de confirmation d’autres journalistes.

Echange animé par Ahmed Dahmani (universitaire, militant des droits humains).

Un hommage sera rendu à Bziz et à Aboubakr ainsi qu’aux personnes qui se battent pour une liberté d’expression sans concession.

20h00 | animation musicale

 

Dimanche 15/9
10h00-13h00 | CA national – Préparation de la rencontre de l’ATMF (novembre 2019)

 

Durant les 3 jours dans notre stand : animations musicales, expositions, rencontres, restauration

La Fête de l’Humanité se déroule dans le Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve (93).

Le stand de l’ATMF se situe dans le Village du Monde, Avenue Charlie Chaplin au n° 792.

 


*Associations membres : ATMF Gennevilliers – ATMF Strasbourg – ATMF Nancy – ATMF BHL – Bassin Houiller Lorrain  – ATMF Sens – ATMF Aix-en-Provence  – AMMN – ATMF Montpellier – PACE ATMF Argenteuil – ATMF Dijon – ATMF Bagneux – ATMF Rennes – Moussem Barbès – ATMF Le Mans – ATMF Nantes – ATMF Saint-Denis – El Ghorba – Calima – Association Euro-Maghreb Sans Frontières (EMSF)