Association des Travailleurs Maghrébins de France
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« RESTE LA-BAS » :L’ATMF dénonce l’insulte de trop et le mépris systémique du gouvernement marocain

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) dénonce avec une profonde indignation les propos inqualifiables d’un ministre du gouvernement marocain qui a osé insulter des millions de Marocains du Monde.

En affirmant avec arrogance que le retour des MRE au Maroc ne devait pas être considéré comme un « cadeau », et en lançant cette formule particulièrement blessante, « Reste là-bas », le ministre a franchi le seuil de l’inacceptable.

Assez !

Ces attaques répétées ne sont pas des incidents isolés, mais révèlent le vrai visage d’un système qui traite sa diaspora comme un simple « distributeur automatique de billets ». Il est intolérable qu’un gouvernement ose mépriser celles et ceux qui, par leur attachement et leur sacrifice, injectent chaque année plus de 100 milliards de dirhams dans l’économie nationale.

L’hypocrisie à son paroxysme

Le gouvernement marocain excelle désormais dans l’art du double discours :

  • Il quémande nos devises avec insistance, mais piétine nos droits les plus élémentaires.
  • Il célèbre nos succès à l’étranger pour son image, mais s’emploie à museler nos voix critiques.
  • Il nous qualifie pompeusement d’« ambassadeurs du Maroc » tout en nous traitant, par ses paroles et ses actes, comme des citoyens de seconde zone.
  • Il encaisse nos transferts de fonds records, mais rejette systématiquement nos aspirations démocratiques.

Nous accusons

Nous accusons ce gouvernement de perpétuer une véritable arnaque institutionnelle : extraire le maximum de ressources de sa diaspora tout en lui refusant une représentation politique digne et le droit de participer pleinement aux décisions qui engagent son avenir.

La diaspora n’est pas votre vache à lait

Cette époque où le mépris tenait lieu de politique est révolue.

Nous sommes 5 millions de citoyens conscients, fiers et exigeants, qui demandent aujourd’hui des comptes.

Notre réponse sera à la hauteur du mépris.

L’ATMF lance un appel solennel à toute la diaspora marocaine : MOBILISONS-NOUS !

Il est temps de transformer notre force économique en un véritable pouvoir politique.

À ce gouvernement qui nous envoie des fins de non-recevoir méprisantes, nous répondons :

Vous avez besoin de nous, nous n’avons pas besoin de vous.

Le temps du silence complice est terminé.

La diaspora saura s’organiser, résister et imposer le respect qu’elle mérite.

Le temps de l’action est venu

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8 mars : la lutte des femmes est une lutte quotidienne

À l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, l’ATMF rappelle que les droits des femmes ne sont ni acquis ni garantis. Ils se défendent et se conquièrent chaque jour.

Dans nos sociétés, les discours et les politiques qui banalisent l’âgisme, la xénophobie et l’islamophobie gagnent du terrain. Ces logiques de stigmatisation frappent particulièrement les femmes issues de l’immigration, souvent prises au croisement de plusieurs discriminations : sexistes, racistes, sociales et religieuses.

Face à ces attaques, nous affirmons que les femmes ne sont ni des symboles à instrumentaliser ni des corps à contrôler. Elles sont des citoyennes, des travailleuses, des militantes, des actrices essentielles de la vie sociale et des luttes pour l’égalité.

Dans le même temps, nous ne pouvons dissocier la lutte pour les droits des femmes des réalités politiques et des violences qui frappent de nombreux peuples. À Gaza, la population civile subit une catastrophe humaine d’une ampleur insupportable. Les femmes et les enfants en paient le prix le plus lourd. Le silence, l’inaction et le deux poids deux mesures qui entourent ces tragédies révèlent l’affaiblissement inquiétant du droit international et des principes universels censés protéger les peuples.

Partout où la guerre, l’occupation et les violences d’État se déploient, les femmes sont en première ligne : elles résistent, organisent la solidarité, protègent la vie et portent les luttes pour la dignité et la justice.

Pour l’ATMF, le combat féministe ne peut être dissocié des combats contre le racisme, contre les discriminations, pour la justice sociale, pour la paix et pour le respect du droit des peuples. L’égalité ne peut être sélective, et les droits humains ne peuvent être à géométrie variable.

En ce 8 mars, nous rendons hommage à toutes celles qui, partout dans le monde, refusent l’injustice, résistent à l’oppression et continuent de lutter malgré les violences, les discriminations et les tentatives de les réduire au silence.

Nous appelons à renforcer les solidarités, à soutenir les luttes des femmes et à construire ensemble des sociétés fondées sur l’égalité, la dignité et la justice.

• -Parce que la lutte des femmes est indissociable de la lutte pour les droits humains.

• -Parce que la solidarité est notre force.

• -Parce que la lutte des femmes est une lutte de tous les jours.

08 mars 2026

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Arrestation de Zineb KHAROUBI : la répression politique ne passera pas !

L’ATMF dénonce avec la plus grande fermeté l’arrestation scandaleuse de Zineb Kharoubi, interpellée le jeudi 12 février 2026 à l’aéroport Marrakech-Ménara, à son arrivée de France.

Arrêter une jeune femme pour ses opinions,

pour des prises de position sur les réseaux sociaux,

pour sa solidarité avec GENZ212,

C’est franchir une ligne rouge, C’est criminaliser la parole, criminaliser la solidarité, criminaliser la jeunesse.

Rien ne justifie qu’une citoyenne soit arrêtée, interrogée, placée entre les mains de la police judiciaire pour avoir exercé un droit fondamental : la liberté d’expression. Ce n’est pas un “incident”. C’est un acte de répression politique.

À l’heure où nous publions ce communiqué, les motifs exacts restent flous. Aucune garantie claire n’est donnée sur le respect de ses droits. Cette opacité est inacceptable : elle dit l’essentiel

Un climat de surveillance, de pression et d’intimidation, visant à étouffer les voix critiques, y compris celles de la diaspora.

L’ATMF le réaffirme :

• une opinion n’est pas un crime ;

• un post n’est pas un délit ;

• la solidarité n’est pas une menace.

Ce durcissement autoritaire, nous refusons de nous y habituer. Nous refusons la banalisation de l’inacceptable.

Nous exigeons :

• La libération immédiate et sans condition de Zineb Kharoubi ;

• L’abandon de toute poursuite à son encontre ;

• La libération de l’ensemble des prisonnier·es politiques au Maroc ;

• Le respect effectif des libertés d’expression, d’opinion et d’organisation.

La peur ne fera pas taire les solidarités. La répression ne brisera pas l’engagement.

L’ATMF appelle à la mobilisation pour défendre Zineb Kharoubi et toutes celles et ceux qui subissent l’injustice pour avoir parlé, dénoncé, résisté.

Paris, le 12 février 2026

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Racisme décomplexé, islamophobie structurelle : La haine franchit un seuil

Le journal la Provence annonce une naissance à Avignon.

Un prénom : Zaïd.

Un nourrisson.

Et soudain, une meute : propos racistes, insultes islamophobes, déferlement de haine.

A l’origine, la publication, dans La Provence, d’un article anodin : le premier bébé né en 2026.

Un nouveau-né devenant une cible,

Révèle un seuil gravissime de franchi.

Un seuil moral. Un seuil politique.

Celui d’une société où la haine s’autorise désormais à s’acharner sur un enfant.

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté cette vague de propos racistes, islamophobes et haineux.

Et nous l’affirmons : ce n’est pas un “dérapage”.

Ce que nous voyons n’est ni un accident, ni une suite d’excès isolés.

C’est un climat.

Un système de stigmatisation des personnes musulmanes ou perçues comme telles,

Nourri par des discours politiques, médiatiques et institutionnels qui installent l’exclusion et le soupçon comme norme.

Début 2026 : les signaux sont alarmants

• Un bébé insulté pour son prénom.

Une famille exposée, livrée à la vindicte raciste.

S’en prendre à un nouveau-né, c’est une violence extrême.

C’est dire : “tu n’es pas des nôtres” dès le berceau.

• Nassima.

Une obstruction de l’œsophage. L’urgence. La peur.

Et cette information glaçante : elle aurait été refusée aux urgences d’une clinique privée à Strasbourg faute de numéro de sécurité sociale.

Elle ne doit la vie qu’à une prise en charge tardive à l’hôpital.

Une question s’impose, insoutenable : meurt-on aujourd’hui de racisme administratif ?

• À la RATP : une suspicion organisée.

Témoignages concordants. Documents internes.

Surveillance ciblée d’agent·es musulman·es.

Contrôle des pratiques. Interdictions humiliantes.

Espionnage des temps de repos.

Si ces faits sont avérés, ce n’est plus une dérive : c’est une discrimination institutionnalisée, Contraire au droit du travail, à la liberté de culte, à la dignité humaine.

Ce n’est pas une opinion. C’est illégal.

La loi française interdit toute discrimination fondée sur l’origine réelle ou supposée, la religion ou l’appartenance ethnique.

S’acharner sur un bébé.

Refuser des soins.

Ficher, surveiller, harceler des salarié·es pour leur foi.

Ce n’est pas “un débat”.

Ce sont des actes.

Et ce sont des infractions pénales.

Nous exigeons

• L’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes sur l’ensemble des faits dénoncés.

• L’application stricte des lois contre le racisme, l’islamophobie et l’incitation à la haine.

• Des sanctions exemplaires contre toute discrimination, y compris lorsqu’elle émane d’institutions ou d’employeurs.

• La garantie effective d’un accès inconditionnel aux soins, sans tri social, administratif ou racial.

La République ne survit pas à la banalisation de la haine

L’impunité du racisme n’est pas seulement une injustice.

C’est une menace directe pour la cohésion sociale et l’État de droit.

L’ATMF exprime sa solidarité totale avec la famille de Zaïd, avec Nassima, et avec toutes celles et ceux qui vivent l’humiliation, le soupçon, la mise en danger, parce qu’ils sont musulmans ou perçus comme tels.

Et nous disons aussi :

• Félicitations aux parents.

• Bienvenue à Zaïd parmi nous, dans son pays.

• Bienvenue à tous les Zaïd à venir.

• Bienvenue à tous les bébés, sans distinction aucune.

Une évidence doit être rappelée, face à la haine :

• Un enfant n’est ni un symbole, ni un problème, ni un ennemi.

• Jusqu’où ira cette chasse aux musulman·es ?

Nous refusons qu’une population entière soit transformée en bouc émissaire permanent.

L’ATMF appelle à la vigilance, à la mobilisation citoyenne, et à des réponses politiques et judiciaires fermes face à cette dérive raciste et islamophobe.

ATMF, 7 janvier 2026

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La date anniversaire du 1er janvier pour les vieux migrants comme date de référence : une porte ouverte sur l’oubli ou vers la reconnaissance ?

Depuis plusieurs décennies, en France, une pratique administrative s’est imposée pour certaines personnes immigrées âgées : celle de faire figurer le 1er janvier comme date de naissance dans les actes d’état civil ou les documents officiels. Cette date fictive, souvent attribuée faute de documents d’état civil existants ou reconnus à l’arrivée sur le territoire, est devenue une règle implicite. Mais cette règle, si elle peut faciliter certaines démarches administratives, porte en elle une profonde injustice symbolique et sociale.

Le 1er janvier n’est pas une date comme une autre : il est à la fois le premier jour de l’année civile et, pour des milliers de personnes, le substitut d’une date réelle de naissance. Cette pratique, loin d’être anodine, efface une part essentielle de l’identité des individus. Elle les prive d’une mémoire intime précieuse, transmise par les familles et les communautés, pour la remplacer par une date arbitraire qui n’appartient à personne.

Or, ces femmes et ces hommes ne sont pas de simples statistiques. Ils ont œuvré pour la construction et le développement de la France, contribuant au dynamisme économique, social et culturel du pays, parfois dans des conditions difficiles, souvent sans la reconnaissance due à leur travail. Ouvriers, paysans, agents de service, parents, citoyens engagés : ils ont participé à faire vivre notre société. Et pourtant, au moment même où l’on parle si volontiers de mémoire, d’héritage et de reconnaissance des parcours, une règle administrative continue d’assigner à certains d’entre eux une date sans histoire ni nom.

La question n’est pas seulement bureaucratique. Elle est profondément humaine et mémorielle. Les dates de naissance ne sont pas que des repères pour calculer l’âge : elles sont des points d’ancrage dans une histoire personnelle et collective. Les effacer, c’est participer à un appauvrissement de la mémoire des individus et des familles. C’est faire taire des récits de vie qui ont pourtant façonné la société française.

Un rapport parlementaire a déjà mis en lumière ces enjeux, en soulignant les conséquences de cette pratique sur la dignité des personnes concernées, sur leur reconnaissance et sur la façon dont notre pays se représente son histoire migratoire. Dans ce rapport, plusieurs recommandations ont été formulées : améliorer l’accès aux documents d’état civil authentiques, reconnaître les spécificités des parcours migratoires anciens, valoriser les contributions des immigrés dans les récits nationaux, et revoir les pratiques administratives qui réduisent des vies à une date artificielle.

Mais où en est-on réellement de la mise en œuvre de ces recommandations ? Trop souvent, les bonnes intentions restent lettre morte, noyées dans un flot de priorités politiques et administratives. Pourtant, refuser de revoir une règle qui nie une part d’identité, c’est renoncer à la promesse républicaine de dignité pour tous.

Reconnaître ces personnes, ce n’est pas seulement corriger une date dans un fichier : c’est affirmer que la France reconnaît pleinement leur existence, leur apport et leur humanité. C’est faire en sorte que leur mémoire reste vivante, non seulement dans les registres, mais dans les cœurs et dans l’imaginaire collectif.

Aujourd’hui, il est temps de poser cette question avec clarté : ces hommes et ces femmes n’ont-ils pas droit à la reconnaissance, au respect de leur mémoire, et à une place digne dans l’histoire de notre pays ? Si la réponse est oui — comme elle devrait l’être — alors il est urgent de faire évoluer les pratiques, de mettre en œuvre les recommandations existantes, et de permettre à chacun de porter une date qui raconte une vie, et non un oubli.

ATMF 31.12.2025

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Réseau ATMF à la Fête de l’Humanité – 12 au 14 septembre 2025

Le réseau ATMF sera présent à la Fête de l’Humanité avec un programme riche en solidarité, en échanges et en mobilisations. Stand n°190 – Village du Monde, Rue Jina Mahsa Amini.

Vendredi 12 septembre :

  • Action de solidarité dès 16h30 devant le stand
  • 19h : Education4Gaza, avec une intervention en direct depuis Gaza via Zoom
  • 21h : Animation musicale

Samedi 13 septembre :

  • 11h : Échange et débat avec : Chadia Arab, autrice du livre « Dames de fraises doigts de fée. Les invisibles de la migration saisonnière marocaine en Espagne », et Annelise Verdier, pour l’adaptation BD.
  • 15H : Grand débat « Violences fascistes / Génocide à Gaza : une même logique coloniale – Faisons Front ! » avec la participation de : Saïd Bouamama : Sociologue et militant associatif – Assa Traoré : Militante antiraciste – Samir Abdallah : Réalisateur/Scénariste et militant associatif – Une ou un membre de l’ATMF
  • 21h : Animation musicale

Dimanche 14 septembre :

  • 10h : Conseil d’Administration national de l’ATMF

Tout au long des 3 jours : animations, expositions, rencontres, restauration et ambiance militante sur notre stand.

La fête de l’Humanité se déroule à la base aérienne 217  le Plessis-Pâté / Bretigny-sur-Orge.


Rejoignez-nous !

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Brahim BOUARRAM et Ibrahim ALI, 30 ans après : l’urgence de se souvenir et d’agir contre le racisme et le fascisme !

Rassemblement le 1er mai de 10h à 12h Paris au Pont du Carrousel

Le 1er mai 1995, Brahim BOUARRAM, 29 ans, est assassiné par des militants d’extrême droite issue du défilé du Front National, jeté dans la Seine depuis le pont du Carrousel. Le 21 février de la même, année Ibrahim ALI est tué par des colleurs d’affiches du FN au carrefour des Quatre-Chemins-des Aygalades à Marseille. Tous deux sont  victimes de  crimes racistes symptomatiques d’une haine entretenue par des discours de stigmatisation et d’exclusion. Ces drames ont marqué une génération et demeurent un rappel cinglant des dangers de l’idéologie xénophobe.

Trente ans plus tard, alors que nous commémorons leur assassinat, force est de constater que les idées qui les ont rendues possible n’ont pas disparu. Pire encore, elles se sont banalisées et infiltrées dans les sphères du pouvoir, donnant lieu à une convergence alarmante entre les discours de l’extrême droite et certaines politiques publiques, en France comme à l’international.

Une résonance mondiale des idées racistes

L’arrivée au pouvoir de figures comme Donald Trump et la complaisance de responsables politiques envers des symboles de haine ont largement contribué à la désinhibition du discours raciste. Cette tendance se traduit par une remise en cause des droits fondamentaux et par la prolifération d’un racisme structurel qui essentialise et hiérarchise les populations.

Le rôle des médias et des grands groupes industriels dans la propagation du racisme

L’extrême droite ne se contente plus d’occuper les sphères politiques : elle bénéficie d’un relais médiatique puissant qui participe activement à la diffusion de ses thèses. Les grands groupes médiatiques, notamment ceux contrôlés par Vincent Bolloré, jouent un rôle fondamental dans la légitimation et la banalisation du discours raciste.

Face à la menace, une résistance indispensable

L’ascension de l’extrême droite et l’adhésion progressive  à ses thèses exigent une vigilance et une mobilisation accrues. Honorer la mémoire de Brahim BOUARRAM, Ibrahim ALI et de toutes les victimes du racisme ne peut se limiter à la commémoration ; cela implique une lutte active contre les mécanismes structurels de discrimination.

La lutte contre le racisme ne saurait être dissociée de celle pour la justice sociale et l’égalité. Elle impose de dénoncer avec force non seulement les actes et propos haineux, mais aussi les politiques qui les favorisent et les médias qui les propagent.

Nous appelons à un sursaut citoyen pour rejeter sans équivoque les idéologies de haine et construire une société plus juste, véritablement égalitaire et fraternelle. L’histoire et l’urgence du présent nous imposent d’agir avec détermination.

Premiers signataires : ATMF ; MRAP ; LDH ;  Assemblée des Quartiers ; FTCR ; ACORT ; Action Antifasciste Tolosa ; Action Antifasciste Paris –Banlieue ; Action Justice Climat Paris ; Act Up-Paris ; AFAPREDESA ; AMDH-Paris ;  AMF ; APCV ; ASDHOM ; ASIAD ; ATF ; Attac France ; CADTM France ; CEDETIM / IPAM ; Collectif « D’Ailleurs Nous Sommes d’Ici » ; Collectif des Musulmans Anticapitalistes ; COPAF ; Collectif Vietnam-Dioxine ; Collectif les Mères Déters ; Comité Adama ; Coudes à coudes ; Coordination Pas sans Nous ; CRDLHT ; CORENS ; DAL ; Droit devant ; FASTI ; Femmes Egalité ; Femmes Plurielles ; Fondation Frantz Fanon ; Front de mères ; FUIQP ; GISTI ; Jeunesse Populaire ; Ka Ubuntu ; L’Institut Mehdi Ben Barka-Mémoire vivante ; Mémorial 98 ; REMCC ; RAAR ; Samidoun Paris Banlieue ;Résister Aujourd’hui ; ROSMERTA ; Tsedek ; UJFP ; UTAC ; UTIT ; VISA ; Union Générale des Vietnamiens de France ; ONED – Observatoire national de l’extrême droite ; CNT ; UL CGT Paris 18e ; Union Syndicale Solidaires ; UD CGT ; EELV ; Ensemble ! ; PCF ; La France Insoumise ; PEPS-Pour une Ecologie Populaire et Solidaire ; PCOF ; NPA-A ; Révolution Permanente ; l’Après – l’Association pour la République écologique et sociale

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Face à la multiplication des actes de violence d’extrême droite : L’urgence d’une réponse ferme et globale

L’ATMF tient à exprimer sa profonde inquiétude face à la recrudescence alarmante des actes de violence perpétrés par des groupuscules d’extrême droite en France et en Europe.

Le récent incendie criminel visant la salle de prière à Jargeau, n’est que le dernier exemple d’une série d’attaques odieuses motivées par la haine raciale et religieuse. Il s’inscrit dans une dynamique inquiétante, caractérisée par une augmentation significative des agressions à l’encontre de lieux ou personnes perçues comme étrangères ou musulmans, les militants associatifs antifascistes ou féministes, de partis politiques de gauche et écologistes. L’arrivée potentielle de l’extrême droite au pouvoir semble ouvrir les vannes d’une violence raciste, politique et institutionnelle inédite depuis des décennies.

La réalité des faits :

  • 27 janvier 2025 : Le premier ministre, François Bayrou se fait le porte-parole des thèses de l’extrême droite. Il estime « que les apports étrangers sont positifs pour un peuple, à condition qu’ils ne dépassent pas une [certaine] proportion ». « Mais, dès l’instant que vous avez le sentiment d’une submersion, de ne plus reconnaître votre pays, les modes de vie ou la culture, dès cet instant-là vous avez rejet ». Il rajoute que la France se « rapproch[ait] » de ce seuil. 
  • 23 Janvier 2025 : Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, cautionne publiquement le collectif identitaire Némésis, connu pour ses théories racistes et sexistes.
  • Juin 2024 : À Lyon, des milices d’extrême droite, exaltées par le succès du Rassemblement National aux élections européennes, défilent en proférant des slogans nazis et agressent des passants, illustrant une désinhibition inquiétante. Des appels à la « ratonnade » circulent en ligne.
  • Juin 2024 : Une manifestation raciste à Paris, organisée par le collectif « Gardiens de mémoire », instrumentalise la mémoire de victimes blanches pour propager un discours de haine et de division.
  • Avril 2024 : Une vague d’attaques vise les mosquées de Lorient et Saint-Malo, témoignant d’une islamophobie décomplexée.
  • Février 2023 : Six individus d’ultra-droite sont mis en examen pour l’agression à l’arme blanche d’un homme devant une association culturelle turque à Paris, révélant la dangerosité de ces groupuscules.
  • 2023 : Le Festival pour une Bretagne solidaire à Saint-Brieuc est attaqué par des militants masqués, faisant plusieurs blessés, signe d’une violence politique assumée.

Les chiffres révélant une dynamique inquiétante :

  • Un rapport du Centre de recherche sur l’extrémisme de l’Université d’Oslo souligne que la France est l’un des pays d’Europe occidentale où le terrorisme et la violence d’extrême droite augmentent.
  • Les services de sécurité constatent une hausse de 50% des attaques organisées contre des militants.
  • Nicolas Lebourg, historien spécialiste des violences d’extrême droite, dénombre environ 300 faits depuis 2017.
  • La violence raciste, ciblant les minorités ethniques et religieuses (dont plus d’un tiers contre des musulmans), reste la forme la plus fréquente de cette violence, selon Anders Ravik Jupskås.

Une situation alarmante :

  • Banalisation et normalisation du discours d’extrême droite : L’omniprésence dans les médias de figures d’extrême droite, a contribué à banaliser des thèses racistes et xénophobes, reprises par des groupuscules radicaux.
  • Une prime à la radicalisation : La position élevée de Marine Le Pen dans les sondages et la complaisance des médias créent un climat où la « théorie du Chaos » (l’idée qu’il faut accélérer une guerre raciale pour la gagner) gagne du terrain. L’idée d’une possible amnistie en cas de victoire du RN encourage les passages à l’acte.
  • La caution de l’État : L’institutionnalisation des discours envoie un signal désastreux et légitime les actions de ces groupuscules.
  • La recomposition de l’extrême droite, avec l’émergence de groupes identitaires autonomes, favorise également la radicalisation et le passage à l’acte violent.
  • Le contexte politique et social, marqué par la polarisation, l’islamophobie et la désinhibition de la parole raciste, alimente les tensions et les agressions.
  • L' »effet de cadrage » qui diffuse un message axé sur la menace migratoire et le repli national, crée une justification idéologique à la violence.

Nos revendications :

  • Une condamnation claire et ferme de toutes les formes de violence d’extrême droite.
  • La dissolution des groupuscules violents et le renforcement de la lutte contre la haine en ligne.
  • Un soutien concret aux victimes et le renforcement des dispositifs de protection.
  • Lutte contre la banalisation et l’institutionnalisation du discours d’extrême droite, en dénonçant les complicités.

Face à cette menace, nous appelons à une mobilisation citoyenne et à une réponse politique à la hauteur des enjeux. L’avenir de la démocratie est en jeu.

Conseil d’Administration – 03 mars 2025

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10 ans de non-accueil des personnes exilées à Paris et en France – Tribune collective publiée dans le Monde le 3 février 2025

Mr le Président, il est urgent de résoudre 10 ans d’une situation intenable : celle du non-accueil et de la violence institutionnelle envers les personnes exilées. En 2015, le nombre de personnes venues demander l’asile en Europe augmente. Cette situation, rendue visible à Paris par l’installation de centaines puis de milliers de personnes dans des campements de rue, est qualifiée de « crise migratoire ». Une appellation que nous rejetons, constatant quotidiennement sur le terrain que c’est le système d’accueil qui est en crise. Pour les familles, enfants, femmes et hommes qui survivent dans ces lieux de vie informels, les conditions de vie sont délétères pour leur santé physique et psychique et parfois fatales.

Bien que très visible à Paris, cette situation a des répercussions nationales : le cycle infernal de démantèlements de ces campements et d’opérations de « mises à l’abri », s’accompagne de la délocalisation en bus de ces personnes vers d’autres régions, la plupart du temps sans concertation avec elles. Elles subissent alors une perte de repères, de ressources et d’opportunités dans un contexte déjà précaire d’hypermobilité. Par ailleurs, Paris est souvent un lieu d’étape avant le littoral des Hauts-de-France où les atteintes aux droits fondamentaux sont innombrables et mortifères.

Un état de fait intolérable, auquel vous disiez précisément souhaiter mettre un terme lorsque vous déclariez, le 27 juillet 2017 : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

Cette situation de non-accueil, c’est aussi 10 ans de victoire idéologique de l’extrême-droite, car elle est pensée structurellement pour éviter un supposé « appel d’air ». Cette théorie infondée, largement infirmée depuis des années par les chercheur·es qui travaillent sur ces questions, propose une lecture erronée des dynamiques de l’exil consistant à croire que l’on fuirait les persécutions et la pauvreté non pas en dernière mesure pour se sauver, mais plutôt pour venir profiter à Paris d’une place d’hébergement ou de minimas sociaux. Les équipes gouvernementales successives ont ainsi appliqué une politique de non-accueil systématique et fait de la vie des primo-arrivant·es un enfer. Le passage par la case sans-abrisme est devenue à leurs yeux obligatoire pour supposément dissuader de venir, ou de rester, toutes celles et ceux qui viennent demander une protection dans notre pays.

Ces 10 dernières années ont été marquées par la maltraitance des personnes exilées à Paris et en Île-de-France. Diverses modalités de gestion de l’enregistrement des personnes ont été expérimentées : des files d’attente interminables devant des dispositifs sous-dimensionnés, notamment durant l’épisode de la « Bulle humanitaire » à Porte de la Chapelle ; la dématérialisation du guichet de demande d’asile, devenu un numéro de téléphone payant en 2017, et qui participe à l’invisibilisation des personnes exilées des espaces publics sans pour autant faciliter leur accès aux dispositifs et à leurs droits. L’encampement des personnes exilées se traduit par l’existence de nombreux lieux de vie informels et notamment de campements regroupant parfois jusqu’à 4000 personnes à Paris et en petite couronne. Les nombreuses tentatives des autorités de mettre fin à ce phénomène par une politique de « zéro points de fixation » se sont matérialisées par des scènes de violences répétées lors et suite aux démantèlements de ces lieux de vie. A l’instar du nettoyage social organisé à l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP), la réponse politique a toujours été plus policière qu’humanitaire, dévoyant l’usage initial prévu du service public policier et faisant des expulsions et du harcèlement par les forces de l’ordre, l’une des conditions structurelles du quotidien des personnes exilées à Paris. COCORENS ( Collectif pour la Coopération Nord-Sud
Mais cette décennie a aussi été marquée par plusieurs épisodes de prises en charge d’ampleur ; pendant la pandémie de la Covid-19 en mars 2020, lors de l’arrivée des 3000 Afghan·es qui fuyaient la prise de Kaboul par les talibans en août 2021, ou à l’occasion de l’accueil inconditionnel des Ukrainien·nes dès le mois de mars 2022.

Ce choix structurel du non-accueil et donc du renforcement du sans-abrisme dans notre pays et de son traitement partiel et très court-termiste dans une urgence perpétuelle, légitimée par l’emploi du terme de « crise », semble être la méthode préfectorale envisagée pour encore de nombreuses années. En effet, depuis 2015, les préfectures d’Île-de-France ont organisé à minima 405 opérations de « mise à l’abri » de ces campements. Pourtant, dans une France qui se disait « prête à accueillir le monde » pour ces JOP et qui a vu lors de la cérémonie d’ouverture Filippo Grandi le Haut-Commissaire des Nations Unis pour les réfugiés recevoir les Lauriers olympiques, les campements et la rue restent le seul recours pour les futur·es arrivant·es.

Il y a urgence à mettre un terme à 10 ans de non-respect des droits humains et de nos engagements en droit international. Pour cela de nombreuses solutions existent : ouvrir des dispositifs de premier accueil inconditionnels à Paris et dans d’autres villes d’arrivée, calqués sur ceux prévus pour les Ukrainien·nes. Réquisitionner des bâtiments vides pour agrandir le parc de logement et d’hébergement au niveau national. Et enfin, mettre des moyens financiers et humains à la hauteur des besoins, afin de faciliter l’insertion dans la société des personnes exilées dès leur arrivée, en rendant effectif leur accès au marché du travail, à des cours de français, à un logement digne et à un réel accompagnement social et sanitaire.

5 février 2025

Liste des 124 signataires :

  1. 100 pour 1 (Morlaix, Vaucluse, pays roannais)
  2. ACAT (La Rochelle, Royan)
  3. Acceptess-T
  4. Action contre la Faim
  5. Act up Paris
  6. AJMMI
  7. ANTANAK
  8. ANVITA (Association nationale des villes et territoires accueillants)
  9. ARDHIS
  10. Assocation SOLIPAM
  11. Association
  12. Association Accueil Réfugiés Bruz (35)
  13. Association Addictions France
  14. Association ASILE
  15. Association d’Accueil des Demandeurs d’Asile de Mulhouse
  16. Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
  17. Association Ecarts
  18. Association française des juristes démocrates
  19. Association Le Chêne et l’Hibiscus »
  20. Association les Enfants du Canal
  21. Association Les midis du MIE
  22. association Min’de Rien (soutien aux jeunes étrangers isolés)
  23. Association pour les MIgrants (AMI)
  24. ASTI de Petit -Quevilly
  25. ASTI Les Ulis
  26. ATD Quart Monde
  27. ATPAC Maison Solidaie
  28. ATTAC Flandre
  29. Autremonde
  30. Babel
  31. CAJMA22 – Collectif d’Aide aux Jeunes Migrants et leurs Accompagnants des Côtes d’Armor
  32. Calais Food Collective
  33. CCFD Terre Solidaire 93
  34. CDDLE de Besançon (Collectif de Dédfense des Droits et Libertés des Étrangers)
  35. Cévennes Terre d’Accueil
  36. COCORENS (Collectif pour la Coopération Nord-Sud)
  37. Collectif Antiraciste Antifasciste de Rouen et agglo (CAAR)
  38. Collectif des étudiants étrangers P8
  39. Collectif des sans papiers de livry gargan
  40. Collectif enfants sans toit Ivry
  41. Collectif Fontenay-Diversité
  42. Collectif Ivryen de Vigilance Contre le Racisme
  43. collectif le PONT Martigues 13
  44. Collectif Migrants 17
  45. Collectif Migrants 83
  46. collectif pontois
  47. COMEDE- comité pour la santé des exilé.e.s
  48. Comité anti Expulsion Saintes
  49. Comité Contre l’Esclavage Moderne (CCEM)
  50. Comité Soutien Urgences
  51. Commission Prévention, Sécurité & Tranquillité publique des Écologistes
  52. Coucou Crew
  53. CSMG (asso : Collectif de Soutien aux Migrants du Goëlo)
  54. CSSP du Tregor
  55. DAL (Droit Au Logement)
  56. Dom’Asile
  57. Echo des restanques
  58. ECREVIS
  59. Emmaüs France
  60. Extinction Rebellion France
  61. Ezras Inclusion
  62. Famille France-Humanité
  63. Fédération Addiction
  64. FEDERATION DES TUNISIENS POUR UNE CITOYENNTE DES DEUX RIVES – FTCR
  65. FÉDÉRATION ETORKINEKIN DIAKITÉ
  66. FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
  67. Femmes Égalité
  68. Fondation Frantz Fanon
  69. FSU
  70. GISTI
  71. Habitat-Cité
  72. Héro·ïnes 95
  73. Humanity Diaspo
  74. JRS France (service jésuite des réfugiés)
  75. Kolone
  76. La Casa Paris
  77. La Chorba
  78. La Cimade
  79. La Cité Fertile
  80. La Cloche
  81. La Gamelle de Jaurès
  82. La Relève Féministe
  83. L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie -L’ACORT
  84. L’Assiette Migrante
  85. Le CAD
  86. Le Planning familial
  87. Les Pétrolettes
  88. LIMBO
  89. LIRIDONA ( RESF 48 )
  90. Maison de l’Hospitalité Martigues
  91. Maison Sésame
  92. Maison Solitaire
  93. Médecins du monde
  94. Médecins sans frontières
  95. Morlaix-Libertés
  96. Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)
  97. MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
  98. Pantin Solidaire
  99. Paréidolie
  100. Paris d’Exil
  101. Q.U.E.E.R. Auvergne
  102. Réfugiés Bienvenue
  103. Réseau Education Sans Frontières (06, 07 et 54)
  104. Réseau Féministe « Ruptures »
  105. réseau resf06
  106. ROSMERTA
  107. Secours catholique – Caritas France (Ile-de-France)
  108. Sillat France
  109. SOLIDARITE JEAN MERLIN
  110. STRASS, syndicat du travail sexuel
  111. Symphonie Equitable
  112. Tendre La Main
  113. THE WILSON BARBERS
  114. THOT
  115. Time To Help France
  116. TIMMY – Soutien aux Jeunes Exilés
  117. Tous Migrants
  118. Ubuntu pour La Margelle
  119. UNEF, le syndicat étudiant
  120. Union syndicale Solidaires
  121. UniR Universités & Réfugié.e.s
  122. Utopia 56
  123. Watizat
  124. Yoga and Sport With Refugees

https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/03/migrants-dix-ans-de-non-accueil-des-personnes-exilees-en-france_6529292_3232.html

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Le RN aux portes du pouvoir ! Fermons les portes et les fenêtres !

Le vote RN : de quoi est-il l’expression ?

Le vote RN est un vote d’adhésion et non un vote de colère.

Le vote RN est une progression conséquente d’une idéologie néofasciste,

du racisme comme idéologie et comme rapport social.

 

La progression du RN : à qui incombe la responsabilité ?

La progression du RN est la résultante de la stratégie de déplacement

de la réelle question sociale à une pseudo question raciale.

La progression du RN est la conséquence de la surenchère raciste conduite par les différents pouvoirs politiques et médiatiques reprenant à leur compte le vocabulaire et les thématiques de l’extrême droite.

La progression du RN est l’aboutissement d’une logique de maintien au pouvoir

s’appuyant sur un seul moyen machiavélique : arriver à un duel Macron-Le Pen.

La progression du RN est la répercussion d’une politique sociale violente

qui crédibilise l’idée que la seule alternative serait l’extrême droite.

 

Le projet RN : de quoi est-il porteur ?

Le projet RN est au service des intérêts du patronat et des plus riches,

au détriment des salariés et des plus pauvres.

Le projet RN est une menace pour le peuple de France,

les intérêts des classes populaires, les libertés fondamentales et les acquis sociaux.

Le projet RN est « un projet de démolition sociale, de repli chauvin, de discrimination raciste, sexiste, homophobe, de guerre aux minorités, de basculement liberticide et de régression écologique. » (CGT).

 

L’Histoire sera comptable !

Le RN et le NFP, la LFI ne peuvent être mis sur le même plan.

Le péril est l’extrême droite.

L’extrême droite, c’est le nativisme, l’autoritarisme, et l’hostilité à la démocratie.

Le RN composante de l’extrême droite, est l’héritier de Waffen-SS qui l’ont fondé et de Vichy.

Le NFP, la LFI sont des forces d’une Gauche réformiste.

Les opposer comme une extrême gauche à l’extrême droite,

instrumentaliser l’antisémitisme est une manœuvre politique mensongère et dangereuse.

Le RN et ses alliés s’ils passent la porte par les urnes, ils n’en sortiront plus.

Ce sont toutes les lumières qui seront menacées d’extinction.

 

Les immigrés, leurs descendants français, les habitants des quartiers populaires refusent d’être le « bouc émissaire » symbole d’une « anti-France », source de toutes les difficultés sociales du pays.

Les responsables sont ceux qui protègent leurs privilèges de classe.

C’est contre eux que nous devons nous battre.

Le vote NFP est le seul vote d’espérance

Pour faire barrage à des forces qui plongeraient notre pays dans l’obscurité.

Votons massivement au deuxième tour NFP.

Conseil d’Administration du 03 juillet 2024