Association des Travailleurs Maghrébins de France
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À rebours du Plan Migrants, la société civile se rassemble autour d’une Conférence nationale citoyenne sur la politique migratoire de la France

Près de 260 associations et collectifs de solidarité et de défense des droits humains lancent l’organisation d’une Conférence nationale citoyenne sur l’accueil et les droits des personnes migrantes en France. Elles publient leur appel sur Mediapart et Bastamag ce 25 juillet.

Cette décision des acteurs associatifs et de citoyens est une réponse au Plan Migrants du Gouvernement publié la semaine dernière. Ce dernier ignore les propositions portées par celles et ceux qui, sur le terrain, agissent pour le respect de la dignité et des droits des personnes migrantes en France, et pallient l’absence ou l’insuffisance de volonté et de moyens de l’État.

Alors que les demandes de dialogue et de concertation des membres de la société civile restent sans réponse, ces derniers décident aujourd’hui de lancer un processus de concertation et de propositions entre tous les acteurs, afin de montrer, expériences à l’appui, qu’il est possible d’accueillir dignement et autrement les migrants dans notre pays.

Cette Conférence nationale citoyenne se tiendra fin 2017.

470 organisations ont adressé le 15 juin dernier au président de la république et au gouvernement un « Appel à un changement radical de politique migratoire en France ».

Cet appel exprimait la volonté des signataires de voir s’engager une politique alternative, respectueuse des droits fondamentaux. Il demandait qu’il soit mis fin aux violences policières à l’encontre des personnes exilées ainsi qu’à l’intimidation de citoyen-ne-s et associations désigné-e-s comme coupables de « délit de solidarité ». Il réclamait, enfin, la tenue d’une large conférence nationale sur les questions migratoires.

Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs perpétuent une politique de mise à l’écart et d’exclusion. Des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes qui ont réussi à atteindre l’Europe, dont la France, souvent au risque de leur vie, voient leurs droits les plus fondamentaux méprisés. Ils et elles sont relégué-e-s, maintenu-e-s dans la précarité, enfermé-e-s, expulsé-e-s, parfois vers des pays où ils et elles sont en danger de mort.

Face à cette situation, des dizaines de milliers de personnes solidaires et des centaines d’associations œuvrent au quotidien et pourvoient au plus urgent. Mais ni leur expertise d’acteur de terrain ni leur volonté citoyenne d’agir pour un accueil digne ne sont reconnues par les pouvoirs publics. Au contraire, ces personnes et associations voient leur action entravée, quand elles ne sont pas traitées comme des délinquantes et poursuivies pénalement.

Le « plan migrants », présenté ces jours derniers par le gouvernement, décidé en quelques semaines, n’est en rien le fruit d’une concertation, encore moins de la réflexion nationale que nous voulons. En outre il est loin d’aller dans le sens de la politique d’hospitalité, de respect du droit d’asile et plus largement de respect des droits humains que nous revendiquons. Non seulement il ne rompt avec aucune des précédentes politiques migratoires, mais il nous enferme encore davantage dans une approche sécuritaire, opposant réfugié-e-s et migrant-e-s, en particulier ceux et celles qualifié-e-s d’« économiques ».

Nous réitérons donc notre appel au lancement d’une conférence nationale sur les migrations, permettant de poser une analyse précise et éclairée de l’accueil des étrangers en France et d’envisager sereinement les façons de construire une politique respectueuse des obligations de la France en matière d’accueil et de respect des droits humains.

Des espaces de débat public ont été ouverts sur d’autres thématiques dans le passé, comme le Grenelle de l’environnement ou les conférences sociales. Nous ne les idéalisons pas, mais nous savons d’expérience que cela a permis aux responsables politiques de s’appuyer sur l’expertise des acteurs de la société civile, des collectivités locales, des chercheur-se-s, pour déboucher sur des propositions d’action nourries de cette concertation.

Notre requête n’a pour l’heure pas été entendue, mais nous ne renoncerons pas à la dynamique de rassemblement manifestée par le succès de notre appel. Nous lancerons une concertation citoyenne mobilisant associations nationales et locales, collectifs de migrant-e-s et citoyen-ne-s réunis dans des initiatives locales de solidarité. Ensemble nous voulons faire émerger une proposition de politique d’accueil conforme à nos valeurs de solidarité et d’humanité.

25 juillet 2017

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Marche pour la Justice et la dignité

Bonne dynamique de l’ATMF dans l’organisation de la marche du 19 mars 2017 #Marche_pour_la_justice_et_la_dignité et une présence importante des membres de l’ATMF

Une marche pour manifester contre le racisme, les violences policieres, la Hogra,la chasse aux migrant-e-s

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20 éme anniversaire de la lutte des sans papiers

Le comité des sans papiers 59 organisera le 20 éme anniversaire de la lutte des sans papiers et du coup de hache de Saint Bernard,

qui aura lieu le 29 juin à partir de 14h à la salle du Gymnase -7 place Sébastopol Lille

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« IFTAR » REPAS SOLIDAIRE

Comme chaque année à l’occasion du mois de ramadan, mois de partage et de solidarité envers les plus démunis, ATMF Argenteuil  a  le plaisir de vous inviter au repas solidaire organisé par l’espace Femmes Citoyennes de notre association et qui aura lieu le 17 juin 2016 à la résidence sociale ADOMA de la Butte Blanche à partir de 21h .

 

 

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Appel à la fermeture des Centres de Rétention et des HOTSPOTS en Europe !

Les Centres de Rétention Administrative sont 393 en Europe et ont la fonction de maintenir enfermés des étrangers en situation administrative irrégulière, avant de les expulser du territoire. Les HOTSPOTS, où des centaines de personnes sont enfermées aux frontières de l’Italie et de la Grèce, servent à identifier, enregistrer et à prendre les empreintes digitales des migrants arrivant en Europe1 , pour après faire le tri entre ceux que l’on accepte sur le territoire européen et à qui on octroiera le droit d’asile, et ceux que l’on ne veut pas et que l’on reconduira dans leur pays. Les Centres de Rétention et les HOTSPOTS sont des lieux d’enfermement d’innocents. Plusieurs enquêtes et témoignages ont révélé comment, dans ces espaces gérés par la police, les personnes deviennent l’objet de violences policières, médicales et psychologiques. Nous refusons cette mesure préventive qui repose sur la représentation de l’étranger comme un danger : danger politique, sanitaire et social. Nous refusons la pratique actuelle xénophobe, de tri et d’expulsion contre leur volonté et avec violence, des étrangers sans titre de séjour. Nous demandons aux Etats Européens de fermer ces lieux, qui servent à établir des différences entre humains, ceux dotés de droits et ceux considérés comme « corps indésirables » en violation des articles 1, 2 & 3 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme. Nous demandons aux Etats Européens des politiques d’accueil qui répondent à l’urgence de la situation humanitaire aux frontières extérieures et sur le territoire de l’Union Européenne. Nous demandons aux Etats Européens de respecter la liberté de circulation et d’installation inscrite à l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits Humains, et de mettre fin au plus vite à la pratique de l’enfermement de personnes innocentes.

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 signataires
Antirazzista Catanese – Italie
Facebook Rete Antirazzista Catanese
Askavusa – Lampedusa
askavusa.wordpress.comFacebook askavusa
ATMF – Association des Travailleurs Maghrébins de France
atmf.orgFacebook ATMFnational
BAAM – Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants – Paris
baamasso.orgFacebook BAAM Asso
CISPM – Coalition internationale des Sans Papiers et Migrants
Facebook CISPM
CISPM New Haven – Coalition internationale des Sans Papiers et Migrants
CSP93 – Coordination 93 de lutte pour les Sans Papiers – Saint-Denis
csp93.unblog.frFacebook Coordination 93 de lutte pour les sans papiers – CSP93
CSP75 – Coordination 75 des Sans Papiers – Paris
csp75.wordpress.comFacebook coordination75sanspapiers
Fondation Frantz Fanon – France
www.frantzfanonfoundation-fondationfrantzfanon.comFacebook Fondation-Frantz-Fanon
Intégration 21 – Paris
Facebook Integration21
Kâlî – Paris
helloasso.com/associations/kaliFacebook Asso Kâlî
MAFED – Marche des Femmes pour la Dignité – France
marchedeladignite.wordpress.com
Tanquem els CIEs – Barcelona
tanquemelscie.catFacebook ciesno
UNSP – Union nationale des Sans Papiers et migrants
Union syndicale Solidaires – France
solidaires.orgFacebook Union syndicale Solidaires

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STOP AUX RAFLES DANS LES FOYERS ! Rassemblement le 12 février

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42 RUE CAMBRONNE – PARIS 15e Métro ligne 6 : Cambronne
À la faveur de l’état d’urgence, le 15 décembre 2015, une intervention de la police, accompagnée de chiens et en présence de la direction de l’ADOMA, a eu lieu jusque dans les chambres du foyer ADOMA Marc Seguin Paris 18e.
ADOMA, pour obtenir cette intervention, n’a pas hésité à employer des méthodes calomnieuses en accusant les résidents du foyer de recourir à la prostitution ou au trafic de drogue, alors qu’aucune infraction n’ait été constatée par la police !
Les véritables motifs de l’ADOMA sont la volonté de punir les résidents en grève de loyers depuis 18 mois pour revendiquer la réouverture de leur cuisine collective et de leur cafétéria, des travaux indispensables…
Nous n’acceptons pas qu’une telle opération se transforme, sans aucune réquisition de la force publique par le Procureur, en arrestations collectives au sein de leurs domiciles privés de personnes qui n’ont commis aucun délit et que les droits de l’homme fondamentaux soient ainsi remis en cause : mise en rétention à Vincennes d’une vingtaine de personnes, expulsion de plusieurs d’entre eux.
Le samedi 9 janvier 2016, une manifestation de plus de 1 000 personnes s’est déplacée du foyer ADOMA Marc Seguin à la Mairie du 18e arrondissement, où nous n’avons malheureusement pas été reçus.
Le vendredi 12 février, nous manifesterons encore, cette fois, en nous rassemblant devant le siège du gestionnaire ADOMA pour revendiquer : STOP AUX RAFLES DANS LES FOYERS ! ÉCOUTE, RESPECT, DIGNITÉ, DROITS POUR LES RÉSIDENTS, ET SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS LÉGITIMES !
Comité des résidents du foyer Marc Seguin soutenu par : ATMF / Autremonde / CNL75 / Collectif du 15 décembre / Coordination des délégués des foyers Adef, Adoma, Coallia, Lerichemont / COPAF / CSP 75 / CSP 93 / DAL / Droits Devant / FASTI / LDH 18e / MRAP-Paris / PCOF/ UD CGT 75 / Union syndicale Solidaires…

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Appel à manifester : stop aux rafles dans les foyers !

Affiche

 

DECEMBRE 2015 : RAFLE AU FOYER ADOMA

MARC SEGUIN PARIS 18e

PLUS DE 20 SANS-PAPIERS MENACES D’EXPULSION

 

MANIFESTATION SAMEDI 9 JANVIER

RV à 14h 30  devant le foyer 3 rue Marc Seguin 

Métro Marx Dormoy

Le mardi 15 décembre, sans réquisition du procureur, sur simple lettre de dénonciation calomnieuse d’Adoma, la police bloque la rue et le foyer, pénètre dans le foyer avec des chiens, cherche on ne sait quoi, s’introduit jusque dans les chambres, fait attendre ceux qu’elle a poussés dehors plusieurs heures sous la pluie et contrôle les papiers de tous. Elle n’a rien trouvé de particulier mais elle embarque plus de 20 sans-papiers qui sont placés en centre de rétention.

Quelques jours plus tard, les juges des libertés et de la détention (JLD) confirment le maintien en rétention.

Nous sommes tous abasourdis, résidents, sans-papiers, avocats, associations, syndicats… Les valeurs – dont le gouvernement et ses médias se gargarisent depuis le 13 novembre – de fraternité, de démocratie,  de respect de l’Etat de droit… ne s’appliquent pas au foyer Marc Seguin et à ses habitants !

 

Sans aucune considération pour ses résidents, Adoma joue avec l’état d’urgence et n’hésite pas à porter le discrédit sur l’honneur des habitants qui vivent, paient leurs impôts, leur sécurité sociale en France.
Ces résidents, ces sans-papiers, venus en France pour travailler, fuyant des pays sahéliens pauvres, confrontés à la guerre et victimes de la sécheresse, réfugiés économiques, politiques et climatiques tout à la fois, paient  cotisations et impôts, consomment en France, et, avec leurs maigres ressources, participent à l’effort de développement de leurs régions d’origine (écoles, centres de santé, adductions d’eau, reforestation etc.) à un niveau bien supérieur à celui de l’Aide officielle accordée par l’Etat français.

 

Mais de quoi donc, les travailleurs immigrés, résidents de ce foyer se sont-ils rendus coupables ? Depuis longtemps, ils ont des revendications pour améliorer leurs conditions de vie dans des bâtiments qui donnent de nets signes d’usure. Non seulement Adoma (gestionnaire et propriétaire, ex-Sonacotra) refuse de faire les travaux demandés, mais en plus, en août 2014, elle ferme la cafétaria et la cuisine collective, sans prévoir de réels moyens alternatifs pour que les résidents puissent continuer à cuisiner et manger en groupe.

 

Face à ce refus de la concertation, les résidents décident alors de faire la grève des loyers.
Adoma n’accepte pas le rapport de force qui s’est instauré dans le foyer, ni la solidarité et joue la carte de la division.

Une quinzaine de résidents ont été assignés au tribunal d’instance. Le juge, à plusieurs reprises, n’a pas condamné les victimes d’Adoma, ni pour fait de grève, ni en prononçant leur expulsion.

Alors qu’un jugement sur le fond est attendu pour le 21 janvier 2016, Adoma préfère la provocation et fait envoyer la police.

Assoiffée de vengeance, Adoma fait bloquer les comptes bancaires du comité des résidents.

Adoma veut criminaliser les actions des résidents, rêve de l’habitant docile.

 

Venir rafler les sans-papiers jusque dans leur chambre, c’est illégitime et c’est indigne !

 

Nous condamnons la criminalisation de ceux qui luttent pour vivre dignement dans la fraternité et la solidarité interfamiliale.

 

Devant cet acte odieux,

 

Nous demandons avec force qu’Adoma

  • Réalise les travaux maintes fois promis mais jamais exécutés (chauffage, ascenseurs, chambres humides…)
  • Prenne en compte immédiatement les propositions des résidents pour la cuisine et le réfectoire.

 

Nous appelons la Ville de Paris à plus de fermeté envers tous les bailleurs

 

Nous demandons que toutes les personnes interpellées soient remises en liberté et régularisées et que les travailleurs des foyers puissent être protégés et vivre en sécurité dans leur domicile privé.

 

La France se doit d’accueillir CORRECTEMENT et DIGNEMENT les personnes qui viennent chercher refuge et travail.

 

MANIFESTATION SAMEDI 9 JANVIER 14 h 30         

  Comité des résidents du foyer Marc Seguin, soutenu par : ATMF,  Citoyens du 18e, CNL, Coordinations des foyers Adoma, Coallia et Le Richemont,  Coordination 93 des sans-papiers, COPAF, CSP 75, DAL, Droits Devant !!, Dynamique Malienne, Intégration 21, LDH 18e, MRAP Paris, Union Départementale CGT Paris, Union syndicale Solidaires

 

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Intervention de l’ATMF lors de la rencontre nationale de la Cimade

 

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Compte rendu  de l’intervention de l’ATMF dans l’un des ateliers de la rencontre nationale de la CIMADE.

les 9 et 10 octobre 2015 à Martigues.

 

L’ATMF représentée par Saïda Schreiner d’Aix-en-Provence, a participé à l’atelier « Les personnes étrangères au cœur de nos actions de sensibilisation » un des six ateliers programmés par la Cimade dans le cadre de leur rencontre nationale autour de « sensibilisation, la bataille de l’opinion publique ».

Il nous a été demandé de parler des types d’actions de sensibilisation propres à l’ATMF et la place qu’occupent les personnes qu’elle accompagne. Que font ces personnes concrètement ? Consommateurs, simples témoins ; construisent  elles elles-mêmes les outils de sensibilisation ?…

Une action particulière doit être décrite et développée comme exemple avec l’évocation des avantages et des difficultés rencontrées et bilan.

Saïda Schreiner est intervenue au nom de l’association dans cet atelier à deux reprises (le 9 et le 10 octobre) avec la présence d’une cinquantaine de personnes.

 

Elle a d’abord présenté  l’ATMF National et ses différents objectifs et finalités. .

Ensuite, elle a cité brièvement certaines actions de sensibilisation de l’opinion propres à l’ATMF et d’autres qu’elle mène collectivement avec ses partenaires (collectifs, associations de droits de l’Hommes, militants…) tout en soulignant l’importance d’impliquer les personnes concernées (les sans papiers, les vieux migrants, les étrangers, les réfugiés, les personnes discriminées…) dans ces  actions.

En dépit des difficultés que rencontre ce public pour s’engager dans ces actions, le principe demeure pour l’ATMF National et ses différentes associations membres de «  faire avec ». L’ATMF est toujours soucieuse de faire s’impliquer les personnes concernées dans la mise en œuvres des actions de sensibilisation : conférences débats,  marche de soutien,  manifestations… Simples témoignages émanant des vieux migrants, des sans papiers, des réfugiés, des victimes de discrimination, du racisme…par exemple sont pris en considération sans pour autant négliger un travail de mobilisation de ce public pour une meilleure participation.

 

L’exemple de l’atelier d’écriture qui a donné naissance à un outil de sensibilisation appelé « cercle de parole » a été expliqué en évoquant les étapes de son évolution. C’est une expérience issue de l’Espace femmes de l’ATMF d’Aix en Provence.

Les premiers écrits des femmes étaient des textes autobiographiques. Ce fut la  première étape primordiale qui a débuté en 2007.

Elle s’est révélée comme un acte libératoire. Parler de soi, construire un récit, parler de son vécu migratoire, ont fait surgir des souvenir douloureux qu’il fallait surmonter pour passer à autre chose. Lire son texte à voix haute était difficile, un moment chargé d’émotion et qui a été facilité par le respect de l’autre, le non jugement  et les échanges intersubjectifs. Le passage du « je » intime au  « nous » des relations, de la communication, ont aidé les femmes à construire un groupe solidaire et cohérent.

Il s’en est suivi les écrits des monologues. Une étape décisive. Les mots ont acquis  une nouvelle dimension. Les femmes se sont donné le droit d’être écoutées sur scène devant un large public pour dénoncer les injustices dont elles et les autres femmes ici et ailleurs sont victimes : La discrimination sur le marché de l’emploi, l’exploitation des femmes sans papiers, la violence qu’elles subissent sans pouvoir la dénoncer de peur d’être expulsées…

L’écriture des scénettes et leur  mise en scène ont permis par la suite aux femmes d’être davantage déterminées. Elles s’informent sur la réalité de la société, se posent des questions sur le monde qui les entoure, sur ses enjeux. En saisissant les valeurs et les causes défendues par l’ATMF, ces  femmes ont pris conscience de la situation des vieux migrants, des sans papiers, de différentes formes de  racisme, de discrimination et du non respect des droits de l’Homme dont ceux de la femme ici et ailleurs.

Des scénettes ont été donc écrites sur les Chibanis en soulignant leurs situations dégradées et leurs droits ignorés. D’autres ont concerné la  précarité des femmes âgées immigrées et non immigrées en dénonçant les inégalités femmes-hommes qui sont souvent à l’origine de ce phénomène de précarité qui touche plus de femmes que d’hommes. D’autres scénettes ont été écrites et jouées sur la discrimination, le racisme…

La lecture des textes a été enfin combinée avec une danse contemporaine. Les mots et le corps parlent ! Le cercle de parole est né et devient incontournable.

Il se déplace pour « parler en dansant » dans d’autres espaces publics et citoyens dont les forums sociaux, la journée de la femme, le festival Nuit Danse organisée par la Marie Hélène Demaris  chorégraphe… Il continuera à dénoncer les injustices, à s’informer, à informer et à mobiliser d’autres femmes à libérer la parole.

 

Plusieurs questions ont été posées dans la salle : comment le groupe de femmes a-t-il été fidélisé ? Comment ces femmes ont elles formé un groupe cohérent ? Quelles sont les difficultés rencontrées? Avez-vous pensé à mobiliser les hommes pour adhérer à ce cercle ? Y a-t-il un travail envisagé avec les écoles ? Quels avantages ce  cercle de parole a-t-il pour  l’ATMF ?

Pour répondre à cette dernière question, il a été souligné que l’écriture et le cercle de parole ont permis aux femmes participantes de passer du statut de la victime intériorisée au statut exprimé d’acteur. On n’est pas citoyen sans libérer la parole et passer à l’agir. L’accès des femmes à  la citoyenneté est en effet l’un des objectifs de l’ATMF.

 

Saida/ATMF

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Mobilisation des travailleurs sans-papiers au syndicat nationale des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (SYNHORCAT)

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Pour être régularisés dans le cadre de la circulaire Valls de novembre 2012, les travailleur(e)s sans-papiers, qui sont autant réfugiés économiques et climatiques que politiques, doivent produire des fiches de paye et un contrat de travail.

L’aggravation de la crise a pour conséquence la hausse du chômage et la précarisation de plus en plus accentuée de dizaines de milliers de ces travailleurs.

Cette précarisation et le maintien dans l’illégalité des sans-papiers, organisés par les pouvoirs politique et économique, permet à une frange du patronat peu scrupuleuse de les exploiter par le travail dissimulé, leur interdisant tout espoir de régularisation.

C’est pourquoi, après le 6 mars au Ministère du Travail et le 17 avril à la Confédération Générale Des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME)où plus de 500 travailleurs sans-papiers se sont mobilisés pour exiger leur régularisation, une nouvelle mobilisation aura lieu vendredi 23 octobre au SYNHORCAT.

Ce syndicat patronal, affilié à la CGPME, représente des secteurs d’activité qui recrutent de nombreux sans-papiers. Il ne peut continuer à fermer les yeux face à nombre de ses entreprises adhérentes qui surexploitent cette main d’œuvre et se soustraient ainsi au versement de leurs cotisations patronales.

A la suite des revendications portées auprès de la CGPME, nous exigeons du SYNHORCAT qu’il envoie à toutes ses entreprises adhérentes une directive pour que les patrons concernés délivrent une promesse d’embauche à tous les travailleurs sans-papiers de leur entreprise qui se seront déclarés.

Nous exigeons en outre que le SYNHORCAT interpelle les pouvoirs publics afin que cette promesse d’embauche débouche sur une régularisation avec une carte de 10 ans.

La dernière régularisation massive remonte à 1983, il y a 32 ans !! Il est plus que temps de remettre les compteurs à zéro.

Le gouvernement doit régulariser enfin les sans-papiers vivant et travaillant en France, pour en finir avec la course au profit, la surexploitation, l’extension du travail dissimulé ainsi que celle d’un patronat « indélicat » et les attaques incessantes sur l’égalité des droits.

MANIFESTATION VENDREDI 23 OCTOBRE A 15 H 30                                 DEPART PLACE DE LA REPUBLIQUE JUSQU’AU SIEGE DU SYNHORCAT


A L’APPEL DE
 : UNION NATIONALE DES SANS-PAPIERS – CAMPAGNE RACKET SUR LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS – INTERSYNDICALE MINISTERE DU TRAVAIL

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Commémoration de l’évacuation de l’église Saint Bernard à Strasbourg

Le collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici » (dont fait partie l’Atmf) a organisé un rassemblement samedi 22 août à 15 h, place Kléber à Strasbourg, pour commémorer l’évacuation des sans papiers réfugiés dans l’église Saint Bernard à Paris.

 

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