Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Iftar au foyer Adoma

Une belle réussite du 1er Iftar de la saison Ramadanienne qui s’est déroulé , le 25/05 au foyer Adoma Remparts à Argenteuil une action de solidarité avec les « chibanis » et les personnes isolées en partenariat avec le comité des résidents et la direction ADOMA. Environ 100 personnes présentes en grande majorité des personnes âgées, en cuisine plus de 10 femmes intergénérationnelles ont mis la main à la pâte, dans une belle ambiance solidaire et conviviale.

Relevons également une bonne cohésion du groupe et une organisation exemplaire. Merci aux jeunes de l’ATMF qui nous ont également prêté main forte.

Une prise de parole de l’ATMF pour assurer aux résidents du foyer de notre solidarité et de l’importance de cette action de partage autour d’un repas, des remerciements également aux cuisinières qui ont mis le cœur à l’œuvre, féliciter le partenariat entretenu avec le comité des résidents et les résidences sociales ADOMA. M. Draoui dans sa prise de parole a également félicité cette initiative de PACE/ATMF et a souligné que notre association est un acteur incontournable et qu’il était très satisfait de cette collaboration.
Cette action a été félicité par la Députée Fiona Lazaar ( présente à l’événement)

  

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Une Caravane des droits des femmes

La caravane des droits des femmes Conçue comme une manifestation itinérante, elle  amène à organiser des rencontres avec les acteurs locaux, les habitants au coeur des quartiers populaires dans plusieurs Régions et Départements de France dans le but de mener une réflexion plurielle sur l’égalité femme/homme, les politiques d’intégration et la place de la femme migrante dans notre société.

ATMF Argenteuil a organisé à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes  08 mars 2018, à l’espace Nelson Mandela, une rencontre avec la participation  KHADIJA RYADI militante marocaine des droits de l’homme, ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) Lauréate en 2013 du prix des Nations unies pour les droits de l’homme, FERROUDJA LAHBIB SAI présidente de l association APEL Égalité et MICHEL LOUP Présidente de l’association du côté des femmes .

Voir vidéo

 

   

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Le chant des Cigales

 

L’ATMF  a organisé le visionnage du Film « Le chant des Cigales » en présence du réalisateur Ali Berkennou, à la Maison de quartier du centre ville (ex.MJC) la salle était comble. Le débat avec la salle a été très riche, ce film en version originale (kabyle) traite plusieurs aspects , le mariage forcé, l’amour impossible, le poids des traditions etc. un beau film à regarder absolument! Pour clôturer cette belle après-midi, un goûter a été généreusement préparé par les apprenantes en ASL .

  

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La Caravane pour l’Égalité et les droits des femmes.

L’Espace Femmes Citoyennes de l’ATMF a le plaisir de vous inviter à la rencontre-Débat  qui aura lieu dans le cadre de la Caravane Pour les Droits des Femmes :

Le  Jeudi 8 Mars 2018 au 82 Bd du Général Leclerc  à Argenteuil     À partir de 14h

Conçue comme une manifestation itinérante, la caravane pour les droits des Femmes, nous amènera à organiser des rencontres avec les acteurs locaux, les habitants au cœur des quartiers populaires dans plusieurs Régions et Départements de France dans le but de mener une réflexion plurielle sur l’égalité femme/homme, les politiques d’intégration et la place de la femme migrante dans notre société.

 

http://www.atmf.org/wp-content/uploads/2018/02/AfficheArgenteuil-1.pdf

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La Braderie solidaire

L’ATMF d’Argenteuil a organisé, samedi 16 décembre 2017, la Braderie solidaire dans une belle ambiance festive. Environ 80 personnes, dont une grande majorité d’enfants. Les mamans sont venues nous apporter leur aide, elles nous ont gâtés par tous les baghrirs, Msemen, tartes et harcha pour le goûter. Le père et la mère Noël ont été présents. Les enfants étaient émerveillés devant eux ! Une séance photo avec le père et la mère Noël pour les petits mais aussi pour les grands ! Puis danse et musique pour tous les goûts. Tout le monde s’est bien amusé, des cadeaux ont été distribués aux enfants, le goûter était très appétissant.
Le Maire d’Argenteuil, monsieur Georges Mothron, est venu nous rendre visite bien que la Mairie avait également organisé le Noël à la salle Jean Vilar. Notre activité a été citée dans le journal de la ville.
      

 

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Les Valeurs de la République et lutte contre les discriminations

Une  rencontre-Débat, a été organisée le 1 décembre à l’ATMF , autour des Valeurs de la République et de la lutte contre les discriminations, après le mot de bienvenue et une brève présentation de l’ATMF par le Président Mohamed Nemri.
Martine Fourrier a axé son intervention sur la devise de la république « liberté-égalité et fraternité » et lutte contre les discriminations, revisitant l’histoire de la démocratie, les droits mais aussi les devoirs.
Les inégalités entre les territoires entre ceux qui disent Politique de la ville et les villes et  qui refusent de construire des logements sociaux…
L’emploi des jeunes, le droit de vote des étrangers etc. Nous avons recentré le débat pour dire que les valeurs qui fondent notre république garantissent les mêmes droits pour tous y compris les étrangers qui vivent en France.
La laïcité n’est pas la négation des religions mais elle en garantit la pratique ( la liberté de conscience) dans le respect. Dans la salle,  les avis divergent mais au final tous conviennent qu’il est important, aujourd’hui, de se saisir des opportunités qui se présentent grâce aux associations (comme l’ATMF) qui mobilisent leurs réseaux. Enfin la solidarité permet le mieux vivre ensemble.

Après la conclusion, des discussions passionnées ont continué autour du pot de l’amitié.

 

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séminaire de la parentalité – Co éducation

 

 

Le 17 novembre, l’ATMF d’Argenteuil a organisé un séminaire sur le thème de la parentalité – Co éducation, dans le cadre de la semaine de la parentalité « Etre Parent, une aventure ! » et avec la participation active de : Martine Fourrier de « Cerise » Mme Poussier Directrice de l’école Elémentaire Marcel Cachin, Grégory Elisabeth de l’association Ecole et Famille, ainsi que Roger Sala résident de l’association « Le Souffle ».

115 personnes ont été au rendez-vous, une large participation des apprenantes ASL, du groupe REAAP et des parents du CLAS.

Programme de la matinée 

Après un petit déjeuner préparé par « la Ronde des Saveurs », un mot de bienvenue, une présentation de la thématique et le déroulé de la journée a été présenté par l’ATMF

– Mme Poussier, Directrice de l’école Marcel Cachin, a fait une présentation du fonctionnement de l’école, elle a souligné l’importance de la présence des parents aux réunions proposées par l’école, l’accessibilité des enseignants peu importe si l’on parle le français ou pas, que les associations comme l’ATMF peuvent faire le lien de traduction…

-Martine Fourrier a mis l’accent sur la présence des parents à l’école de prendre « sa » place, que la langue ne peut constituer un frein. Egalement il est important de s’inscrire dans l’apprentissage de la langue française pour mieux suivre l’évolution de la scolarité de son enfant. Peu importe s’il suivra une longue carrière ou une filière professionnelle. Madame Fourier nous a également présenté l’association Cerise de Nanterre spécialisée dans l’accompagnement éducatif, deux parents relais l’ont accompagné.

Grégory Elisabeth de l’association Ecole et famille a axé son exposé sur l’importance de donner sa place aux parents au sein de l’école et le rôle facilitateur des parents relais.

Anissa (parent relais) de l’association Ecole et famille, a souligné la difficulté que rencontrent certains parents à communiquer avec l’école à cause du barrage de la langue. L’importance de la mise en place des parents-relais qui sont à l’écoute des parents en dehors du cadre formel, ce qui permets parfois de résoudre certaines situations conflictuelles.

Débat avec les participants :

Beaucoup de questions ont été posées concernant la place des parents et le rapport à l’école. Pourquoi certains parents se sentent exclus de l’institution ? Des frustrations, le manque de communication avec les enseignants, l’impression que la parole des parents est inaudible et n’est pas prise en compte par les politiques publiques…etc.

L’ATMF a rappelé que les parents sont les premiers concernés par l’éducation de leurs enfants ils constituent le pilier fondateur, qu’il faut également faire confiance à l’école publique où se déroule tout l’apprentissage de l’enfant également l’espace associatif où évolue l’enfant, son rôle facilitateur entre les parents et l’école.

Enfin, l’ATMF se félicite d’avoir réussi à rassembler dans un lieu neutre et intermédiaire, les professionnels de l’éducation et donner la parole aux parents qui sont pleinement acteurs dans leur rôle éducateur.

Deuxième partie

-3 groupes étaient formés( Autour de 3 thématiques) :

-Les conditions de participation des professionnels

-Les conditions de participation des parents

-Les obstacles de participation des parents

-Une restitution en plénière / Débat

-Mme Poussier a remercié l’ATMF pour l’organisation de ces moments d’échanges, elle encourage les parents à ne pas hésiter à communiquer avec les enseignants, non pas à la grille mais à demander un rendez-vous et participer aux rencontres.

Conclusion 

Il apparait important de mettre en place des espaces où la parole circule librement entre les parents et les professionnels pour arriver à (R)-établir le dialogue et l’interconnaissance pour une meilleure collaboration.

Les parents avaient tellement de choses à dire…mais le temps nous a pressé, nous promettons d’organiser d’autres moments d’échanges et de continuer les discussions autour du buffet délicatement préparé par « La Ronde des Saveurs »

Une belle réussite du 3ème séminaire, l’ATMF comme à son habitude a été félicitée pour toutes les actions qu’elle mène au quotidien envers les habitants du quartier et même au-delà.

Notons aussi la participation de la Députée de notre circonscription Madame Fiona Lazaar qui a félicité cette action sur la parentalité qui lui tient particulièrement à cœur a-t-elle souligné dans sa prise de parole. Elle a également partagé notre repas et échangé avec les adhérents de notre association.

 

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ATMF Argenteuil : une victoire sur les discriminations…

 

Le procès concernant la discrimination à l’embauche dont a été victime notre ami Saadi Bahri a eu lieu aujourd’hui, 18 octobre, à la sixième chambre du TGI de Pontoise.

Ceci est une synthèse très succincte.

Voici la partie du mail qui a valu à son auteur de se retrouver devant le juge :

« Or les directives que nous avons récemment mises-en-place ne nous permettent pas de travailler ensemble, car il s’avère que vous êtes arabe ou d’origine arabe et que c’est tout sauf une qualité.

« Nous avons décidé que notre boycotte serait total. »

Bahri était défendu par Maître Abci

La Licra s’était constituée partie civile. Elle était représentée par Maître Picou

Le procureur, dans le souci de ne pas donner une tribune politique au prévenu, a souhaité limiter le débat aux faits : infraction grave à la loi

L’homme comparaissait donc pour provocation, et la présidente du tribunal a déclaré à l’ouverture du procès que « c’est le Droit qui nous réunis », aussi s’est-elle attachée « au Droit rien que le Droit »

L’homme a d’emblée tenté de justifier son mail en évoquant les attentats de Charlie hebdo. Il a assumé, voire revendiqué, ses amalgames : « je fais l’amalgame, ma famille est d’extrême droite… »

La présidente du tribunal lui coupe la parole pour le ramener aux faits : la violation de l’article 225-1 du code pénal sur les discriminations.

La discrimination à l’embauche est avérée.

L’homme change alors son fusil d’épaule en prétendant qu’il gère une association et non une entreprise.

Vous prétendez que l’article 225-1 du code pénal sur les discriminations ne vous concerne pas ? lui demande la présidente.

L’homme lui répond qu’il ne cherche pas des comédiens, mais qu’il les rencontre.

Face à cette mauvaise fois, la présidente lui rappelle son mail :

« Or les directives que nous avons récemment mises-en-place ne nous permettent pas de travailler ensemble »

Ce sera comme ça tout au long du procès, ce qui bien entendu a fini par agacer la cour.

Saadi Bahri a été appelé à la barre pour s’exprimer.

Il confirme qu’il a bien répondu à une annonce qui recherchait un comédien pour un emploi. Il explique qu’il est Français, né à Bagdad en Irak.

Il a obtenu une licence en droit à l’université de Bagdad, et un doctorat de lettres française à Paris.

En tant qu’artiste et humain, il espérait faire des choses merveilleuses, c’est pourquoi, la discrimination à l’embauche, dont il a été victime, l’a profondément affecté.

Il a rappelé que l’Irak, où il était né, est également le berceau de la civilisation et de la poésie universelle.

Émue, la présidente a dû chercher ses mots avant de reprendre la parole pour la donner à l’avocate de Bahri :

Maître Abci : Je suis touchée par cette histoire. Vu le conteste dans le pays, il ne peut y avoir de place pour ce type de comportement. M. Saadi est blessé et touché au plus profond de lui-même. Le préjudice est important.

Nous demandons :

3000 € pour le préjudice moral

1500 € pour le préjudice matériel

1000 € au titre de l’article 475-1

Licra : Les discriminations portent atteinte au vivre-ensemble. Un travail est un revenu, des enfants à élever, c’est manger, c’est fondamental.

La discrimination détruit. Aujourd’hui cachée, elle tend à devenir visible.

Nous demandons 1 € symbolique pour le préjudice moral.

MRAP : nous qui intervenons dans les quartiers, les écoles, chez d’autres associations… pour diffuser de bonnes ondes, nous nous sentons blessés après de tels propos.

Nous réclamons 1000 € au titre de l’article 475-1

Le procureur : Monsieur Saadi [sur un ton amical] ; puis il s’adresse à la cour :

On ne peut pas changer l’opinion d’un homme. Sa dignité, son comportement est blâmable.

Je demande 4 mois d’emprisonnement.

La présidente donne la parole au prévenu.

L’homme s’exprime du bout des lèvres :

J’ai changé d’opinion politique. Je regrette amèrement ce que j’ai écrit.

Pourtant, il ajoute avant de partir : condamnez-moi si vous le désirez.

Délibération :

Le prévenu est absent.

Il a été condamné à 4 mois avec sursis

800 € pour le préjudice moral

400 € au titre de l’article 475-1

400 € pour le préjudice moral

400 € au titre de l’article 475-1

400 € au titre de l’article 475-1

Durant le procès, il y a eu un petit basculement lorsque Saadi Bahri a pris la parole. Je n’ai fait que résumer son intervention qui fut en réalité plus longue, mais très émouvante. Il était redevenu le merveilleux conteur que beaucoup d’entre nous connaissent. Il a su trouver les mots pour toucher la salle, au point d’émouvoir jusqu’au procureur.

L’auteur du mail raciste et haineux a dû se sentir bien mal à l’aise. Ce n’est pas moi qui le plaindrai. Il n’a eu, au final, que ce qu’il méritait.

Je constate juste que la poésie est parfois plus efficace que la plus redoutable des plaidoiries.

Un grand bravo a Saadi Bahri et à son avocate Maître Abci qui ont mené leur combat avec panache.

Abdallah

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Un jour d’octobre 1961, la Seine a rougi d’un crime d’Etat.

Depuis, dans le silence et l’obscurité de ce même Etat, des femmes et des hommes meurtris par leur dignité arrachée se souviennent. Chaque 17 du dixième mois de chaque année, ils se retrouvent sur un pont qui enjambe la mémoire de l’eau.
Avec des fleurs à la main, avec le regard perdu au loin pour laisser réémerger ces morts sans sépulture, ils et elles témoignent. De pont en pont, d’Argenteuil à Nanterre, de Colombes à Gennevilliers, ils tissent les souvenirs avec le fil de la justice.
Rien, pas même le temps qui emporte les chibanis et les chibanias, ne dissout l’horreur perpétrée par l’Etat français. Rien, parce que tout nous y renvoie : des crimes policiers qui visent d’abord les enfants héritiers de l’immigration aux meurtres de milliers de migrants, organisés chaque année par la France et les autres gouvernements de l’Union Européenne. Des migrants qui fuient la misère et la guerre orchestrées par l’Occident.
Hier la Seine, aujourd’hui la Méditerranée, à son tour devenue le plus grand cimetière sans sépulture.
Rien ne nous fera oublier car tout fait écho au prix payé par ces Algériens et Algériennes qui se battaient pour l’indépendance.
 Rien ne nous fera oublier car d’autres peuples sous d’autres latitudes se battent pour la même indépendance et subissent les mêmes crimes racistes coloniaux, impérialistes.
 Rien ne nous fera oublier car sur les murs d’Argenteuil, l’affiche de monsieur Ali Ziri, même défraîchie avec le temps, résiste aux vents mauvais. Ali, 69 ans, tué par la police nationale un jour de printemps 2009, avait 20 ans ce jour d’automne 1961. Il savait ce que la police avait fait, il n’imaginait pas ce qu’elle ferait encore tant d’années plus tard. Là encore, lorsqu’il s’agira de condamner la police nationale, ses proches entendront la justice prononcer : « non-lieu ».
D’hier à aujourd’hui, nous poursuivons ce chemin de larmes et de recueillement car la douleur gronde encore dans nos corps. Mais nous poursuivons ce chemin de dignité en exigeant la reconnaissance de ces crimes d’Etat et la condamnation de l’Etat.
Nous ne voulons plus de ces plaques de rues, de places ou de ces frontons d’écoles et autres institutions d’Etat portant le nom d’esclavagistes et de colonialistes.
                   Il est temps de rendre hommage à celles et ceux qui ont mis leur vie au service de la lutte pour l’égalité et la dignité.
                                                 Ce 17 octobre, nous le ferons pour eux, parce qu’ils nous ont faits.
Argenteuil, 1er octobre 2017.
17 octobre 1961

17 octobre 2017     
Collectif citoyen « 17 octobre 1961 » d’Argenteuil,
pour la 56 ème commémoration.
Mardi 17 Octobre 2017 à Argenteuil.

A 19h, Hommage aux morts sur le Pont d’Argenteuil. A 20h, Projection du film « Les balles du 14 Juillet 1953»

de Daniel Kupferstein à la Maison des jeunes,
3 rue des Gobelins.
    

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Des morts sans sépulture

 

                                                     Un jour d’octobre 1961, la Seine a rougi d’un crime d’Etat.
Depuis, dans le silence et l’obscurité de ce même Etat, des femmes et des hommes meurtris par leur dignité arrachée se souviennent. Chaque 17 du dixième mois de chaque année, ils se retrouvent sur un pont qui enjambe la mémoire de l’eau.
Avec des fleurs à la main, avec le regard perdu au loin pour laisser réémerger ces morts sans sépulture, ils et elles témoignent. De pont en pont, d’Argenteuil à Nanterre, de Colombes à Gennevilliers, ils tissent les souvenirs avec le fil de la justice.
Rien, pas même le temps qui emporte les chibanis et les chibanias, ne dissout l’horreur perpétrée par l’Etat français. Rien, parce que tout nous y renvoie : des crimes policiers qui visent d’abord les enfants héritiers de l’immigration aux meurtres de milliers de migrants, organisés chaque année par la France et les autres gouvernements de l’Union Européenne. Des migrants qui fuient la misère et la guerre orchestrées par l’Occident.
Hier la Seine, aujourd’hui la Méditerranée, à son tour devenue le plus grand cimetière sans sépulture.
Rien ne nous fera oublier car tout fait écho au prix payé par ces Algériens et Algériennes qui se battaient pour l’indépendance.
 Rien ne nous fera oublier car d’autres peuples sous d’autres latitudes se battent pour la même indépendance et subissent les mêmes crimes racistes coloniaux, impérialistes.
 Rien ne nous fera oublier car sur les murs d’Argenteuil, l’affiche de monsieur Ali Ziri, même défraîchie avec le temps, résiste aux vents mauvais. Ali, 69 ans, tué par la police nationale un jour de printemps 2009, avait 20 ans ce jour d’automne 1961. Il savait ce que la police avait fait, il n’imaginait pas ce qu’elle ferait encore tant d’années plus tard. Là encore, lorsqu’il s’agira de condamner la police nationale, ses proches entendront la justice prononcer : « non-lieu ».
D’hier à aujourd’hui, nous poursuivons ce chemin de larmes et de recueillement car la douleur gronde encore dans nos corps. Mais nous poursuivons ce chemin de dignité en exigeant la reconnaissance de ces crimes d’Etat et la condamnation de l’Etat.
Nous ne voulons plus de ces plaques de rues, de places ou de ces frontons d’écoles et autres institutions d’Etat portant le nom d’esclavagistes et de colonialistes.
                   Il est temps de rendre hommage à celles et ceux qui ont mis leur vie au service de la lutte pour l’égalité et la dignité.
                                                 Ce 17 octobre, nous le ferons pour eux, parce qu’ils nous ont faits.
Argenteuil, 1er octobre 2017.
17 octobre 1961

17 octobre 2017     
Collectif citoyen « 17 octobre 1961 » d’Argenteuil, pour la 56 ème commémoration.
Mardi 17 Octobre 2017 à Argenteuil.

A 19h, Hommage aux morts sur le Pont d’Argenteuil.

A 20h, Projection du film « Les balles du 14 Juillet 1953»
de Daniel Kupferstein à la Maison des jeunes,
3 rue des Gobelins.