Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Le Peuple marocain endeuillé, Solidarité !

L’ATMF est touchée dans sa chair par les pertes humaines engendrées par le puissant séisme qui a frappé plusieurs régions du Maroc (Al Haouz au sud-ouest de Marrakech, Marrakech, Ouarzazate, Azilal, Chafchaoua, Taroudant…).

Le bilan provisoire est déjà très lourd, 820 morts et des centaines de blessés (bilan à 14h).

L’ATMF se mobilise avec l’ensemble des ONG humanitaires françaises et des associations maghrébines de la société civile pour apporter leur soutien aux rescapés du séisme et plus particulièrement dans les villages les plus reculés.

Le Maroc est une zone sismique qui a été touchée par des tremblements de terre d’importante force magnétique engendrant de nombreux drames. La responsabilité du gouvernement marocain est, par conséquent, engagée, aussi bien concernant la lenteur des secours mis en œuvre que le manque de prévention, notamment le non-respect des normes anti-sismiques dans la construction.

L’ATMF présente ses condoléances à toutes les familles endeuillées et appelle l’ensemble des maghrébins et leurs concitoyens français à se solidariser avec le peuple marocain et les victimes de ce séisme.

Conseil d’administration de l’ATMF.

Paris,
Le 09 septembre 2023

 

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Atmf communiqué : Solidarité avec le docteur Labbas Sbaï tabassé par un gardien de la prison de Zagora au Maroc

« On m’a frappé, on m’a frappé, sur la tête … Violement…

Ici, c’est Guantanamo, c’est Abu Ghraïb … »

Ici, c’est le Maroc…

Ce sont avec ces derniers mots, en toute conscience que Labbas SBAÏ, citoyen suisse d’origine marocaine, chirurgien de 67 ans reconverti au tourisme écologique, détenu à la prison de Zagora, au sud du Maroc, a dénoncé son tabassage par un gardien qui s’est acharné sur sa tête, provoquant douleurs et absences constatées par son frère Brahim, lors de sa visite du 2 juin 2022.

Depuis, c’est porté sur une chaise par 4 gardiens, qu’il a été présenté à son frère le 14 juin dernier. Le regard perdu, sans aucune expression, dans l’incapacité d’articuler un seul mot, de se mouvoir, de se maintenir ou de réagir, Labbas semblait avoir quitté tout contact avec le monde extérieur.

Maintenu dans cet état semi comateux, sans accès aux soins appropriés, en violation des droits humains, Labbas risque le pire.

Pour quel crime ?

Celui d’avoir osé dénoncer la corruption et le trafic de drogue qui sévissent à Mhamid El Ghizlane, à la frontière maroco-algérienne, celui d’avoir désigné un système mafieux où seraient impliqués des politiciens, des hauts fonctionnaires et des militaires gradés, le quotidien suisse « Le Temps », l’affirme.

Ces actes ont déjà valu à Labbas, des arrestations entre 2006 et 2010, puis son adoption au cours de cette dernière année, par Amnesty Internationale comme prisonnier politique et lanceur d’alerte qui dérange le pouvoir marocain.

Pour quelle raison ?

La raison d’état, la raison de l’arbitraire et de la muselière, qui fait de la torture et de la maltraitance violente des citoyens, une arme pour terroriser toute voix osant relever la tête, dénonçant l’abject.

 Dans quel endroit ?

« Ici ».

« Ici » C’est le Maroc. C’est le Guantanamo, l’Abu Ghraïb, où le détenu politique comme le détenu