Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Marche pour la JUSTICE et le DIGNITÉ

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La coordination des organisations démocratiques marocaines de France pour la dignité et contre l’Impunité & la Hogra

 

Communiqué

La coordination des organisations démocratiques marocaines de France pour la dignité, contre l’impunité et la Hogra*, réunie le 18/01/2017 à Paris, apporte à l’opinion publique nationale et internationale son soutien inconditionnel à la manifestation nationale organisée par l’Association Marocaine pour la Protection des Biens Publique (AMPBP), le 29 janvier 2017 à Rabat, contre le croupissement, la corruption et l’enrichissement illicite et contre l’impunité.

Paris le 18/01/2017

La coordination se compose des organisations suivantes :

1. Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM-France)

2. Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Paris/Ile de France)

3. Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France)

4. Fédération des Association des Marocains en France (AMF)

5. Association des travailleurs Maghrébins en France (ATMF)

6. Association TAMAYNUT (France)

7. Rassemblement IFNI AIT BAAMRANE

8. Forum citoyen Solidarité des Marocains en Europe

9. La Voie Démocratique (Région Europe)

10.Le Parti d’Avant Garde Démocratique et Socialiste (PADS-Europe)

11.Le Parti Socialiste Unifié (PSU-France)

12.Association Clarté Ambition Courage France

13.Association Interculturelle pour la Laïcité, l’Égalité et la Solidarité avec les Femmes du Maroc (AILES-femmes du Maroc)

14.Association des parents et amis des disparus au Maroc– APADM

15.Association TIDI – France

16.Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière

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Meeting de solidarité «Pour la Dignité du Peuple Marocain et Contre l’Impunité»

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Le vendredi 28 octobre, la mort du citoyen marocain Mohcine Fikri dans des conditions terrifiantes et inqualifiables, a secoué et choqué l’opinion nationale et internationale. Et pour cause. Mohcine Fikri, âgé d’une trentaine d’années et poissonnier de son état, a été broyé avec sa marchandise par le compacteur d’un camion-benne à ordures. Il venait d’acheter presque une demie-tonne d’espadon au port d’Al-Hoceima (au nord du Maroc) pour la revendre en ville.
 
Interceptée par des agents de la police locale, cette marchandise va être jetée dans la benne du camion à ordures, appelé pour procéder à la destruction du poisson «  jugé impropre à la consommation » !
Voulant s’interposer avec quelques-uns de ses camarades à cette destruction, il monte sur la benne et c’est à ce moment-là que le machiniste a actionné le compacteur qui ne laissera aucune chance à Mohcine Fikri.
 
Nous, organisations des droits humains, de l’immigration et partis démocratiques marocains en France, signataires de cet appel, partageons la peine immense de la famille et des amis de Mohcine Fikri. Nous exprimons avec force notre indignation la plus totale face à ce crime  et nous dénonçons cet acte barbare qui a ôté à Mohcine Kikri tout ce qu’il avait de plus précieux : la vie.
 
Ce drame n’est pas sans nous rappeler malheureusement des drames similaires dont ont été victimes d’autres citoyens marocains comme ce fut le cas de «  Mi » Fatiha qui s’est immolée après que des agents de l’autorité l’aient également dessaisie de sa marchandise ; des galettes en l’occurrence.
Ces drames dénotent le manque de considération et de respect de la part des agents de l’Etat eu égard à des citoyens marocains. Encouragés par l’impunité régnante au Maroc, des chargés du maintien de l’ordre se croient au-dessus des lois et abusent de leurs pouvoirs dans l’exercice de leur mission.
 
Nous nous joignons aux protestations pacifiques et légitimes qui ont secoué tout le Maroc en solidarité avec Mohcine Fikri et sa famille.
Ce crime ne doit pas rester impuni. Nous interpellons l’Etat marocain et nous exigeons de lui de faire toute la lumière sur ce drame et de mener une enquête impartiale pour déterminer toutes les responsabilités. Nous le mettons en garde contre toute justice expéditive qui tentera d’étouffer l’affaire en faisant payer le prix à quelques « boucs émissaires ».
 
Nous restons vigilants quant à l’issue de l’enquête que mènent les autorités judiciaires marocaines.
 
Pour exprimer notre réprobation et permettre à des voix solidaires de s’exprimer sur le sujet, nous organisons un meeting. Nous vous invitons à nous rejoindre pour exprimer votre solidarité et indignation.
 
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Le vendredi 25 novembre 2016 à 19h à la Bourse du Travail de Saint-Denis.
§  Bourse du Travail 9-11 rue Genin 93200 Saint Denis (Station Saint-Denis Porte de Paris, ligne 13)
 
Signataires :
·         Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM-France)
·          Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Paris)
·         Fédération des Association des Marocains en France (AMF)
·         Association des travailleurs Maghrébins en France (ATMF)
·         Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France) 
·         Autre Maroc
·         Ailes femmes du maroc
·         Solidarité plurielle 95
·         Association Clarté Ambition Courage France
·         Rassemblement IFNI AIT BAAMRANE
·         Association TAMAYNUT France
·         Association ACAL
·         Association TIDI – France
·         Associations Espace Solidaire 02
·         Association Espace Solidaire 93
·         Association Culturelle Pour la laïcité, l’égalité et la solidarité avec les femmes du Maroc
·         Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière
·         La Voie Démocratique (Région Europe)
·         Le Parti d’Avant garde Démocratique et Socialiste (PADS-Europe)
  • Association Fédération de la Gauche Démocratique – France
·         Le Parti Socialiste Unifié (PSU-France)
 
Soutenu par :          
·         L’assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT)
·         Forum citoyen Solidarité des Marocains en Europe
·         Association des Travailleurs et des Jeunes –DIDF- Turquie
·         Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie(  C.R.L.D.H.Tunisie )
·         La fédération tunisienne pour une  citoyenneté des deux rives ( FTCR)
·         La ligue Algérienne des Droits de l’Homme 
·         Le Parti Communiste Français (PCF
·         Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
·         Le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF
·         Le Front Populaire Tunisie
·         Le Parti Patriotique et Démocratique (WATAD) Tunisie
·         Le Parti Algérien pour le Socialisme et la Démocratie (PADS) Algérie
·         Le Parti des Travailleurs – Tunisie
·         Le Parti de Gauche
·         Le Parti Communiste Libanais

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Rassemblement pour la dignité et contre la Hogra au Maroc

 

Rassemblement pour la dignité et contre la Hogra au Maroc

Dimanche 6 novembre 2016 

Place de la République à Paris

 Nous sommes toutes et tous Mohcine FIKRI

Mohcine FIKRI , jeune vendeur de poissons de 31 ans, mort broyé dans un camion-benne, après la saisie de marchandises, sous les yeux des autorités marocaines dans la ville d’Al-Hoceima au Maroc.

 

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Au Pont Corbeau à Strasbourg Cortège vers la place du 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la force de police auxiliaire – ou pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie.

Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrême des forces de police.

55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées- en particulier la guerre d’Algérie – ni le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961.

Cette année, le 17 octobre 2016, nous avons appelé à lutter contre le racisme d’Etat, l’islamophobie et les violences policières à caractère raciste dont la justice est complice et dont les premières victimes sont les descendants des manifestants du massacre en 1961 et des victimes de l’Etat colonial français.

Depuis plusieurs décennies, ce sont des centaines de personnes qui ont perdu la vie dans des conditions similaires. Jeunes ou moins jeunes, presque toujours noires ou arabes, habitants de quartiers populaires, ils ont été tués dans l’indifférence générale et les responsables – directs ou indirects – de leur mort n’ont pas été condamnés.
Enquêtes bâclées, pressions politiques, indifférence médiatique, justice complice, etc. : tout est bon pour protéger policiers et gendarmes, à coup de non-lieux. Les contrôles au faciès systématiques sont ainsi autant de rappels quotidiens à un ordre raciste, auquel participe la justice, en garantissant une impunité presque totale aux agents coupables de ces violences.
Sous le label « politique de la ville », c’est en effet tout un dispositif ramifié et omniprésent de contrôle social et d’encerclement quasi-militaire des populations qui s’est construit au cours des trente dernières années dans les quartiers populaires, où sont concentrées les franges les plus opprimées du prolétariat. Conséquence de ce traitement d’exception qui prolonge, au moins en partie, les méthodes du colonialisme français : les violences policières à l’égard des non-blancs sont endémiques. Dans les quartiers populaires, on tue des noirs et des arabes en silence, et en général impunément.

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17 octobre 1961-17 octobre 2016 55ème Anniversaire-Vérité et Justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.

Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

* Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet évènement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la Ville de Paris et la Région Ile-de-France

* Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée.

* La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, comme à Béziers avec le Maire Robert Ménard, et au sein de l’ancienne majorité présidentielle veulent la réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps :

* Que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état.

* que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps.

* que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens.

* que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 55ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.

Rassemblement le 17 Octobre 2016 à 18heures au Pont Saint Michel à PARIS

Signataires au 10 octobre 2016

appel-17oct-2016Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, 93 au Cœur de la République, Association Culturelle Les Oranges, ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACDA (Association pour le changement et la démocratie en Algérie), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), ANPPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, APCV (Association de promotion de la culture et du Voyage), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Comité Vérité et Justice pour Charonne, Entre les Lignes Entre les Mots, CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie), FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), Fondation Frantz Fanon, Harkis et droits de l’Homme, FTCR (Fédération des tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples), Sortir du Colonialisme, SURVIE,…

Organisations Syndicales : CNT-f (Confédération Nationale du Travail ), URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la CGT)

Partis politiques : Alternative Libertaire, EELV (Europe Ecologie les Verts), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche)

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RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX DÉTENUS POLITIQUES

Le réseau ATMF était représenté le mercredi 03 Août 2016 au rassemblement de soutien aux détenus politiques de SIDI IFNI AIT-AAMRANE par des militants de l’ATMF Gennevilliers et de Moussem Barbes
Un nouveau procès s’ouvre ce jeudi 04 Aout au tribunal de Tiznit.
8 jeunes  et militants sont poursuivis suite aux événements du 25 Juillet dernier qu’a connu la ville de Sidi Ifni Ait-Baamrane. Ils sont victimes de l’acharnement du pouvoir à l’encontre d’une population marginalisée appauvrie, martyrisée…, mais combattante et digne.
Au fil des années, la population de Sidi Ifni Ait-Baamrane, n’a pas cessé de réclamer pacifiquement son Droit à bénéficier des richesses locales (notamment maritimes), une vraie politique de développement qui mettrait un terme à la marginalisation et au chômage massif dont sont victimes les jeunes, les diplômés ….
Le 25 juillet 2016, et après avoir essayé par tous les moyens de se faire entendre et valoir leurs Droits par les autorités marocaines et espagnoles, 8 jeunes militants et activistes ont procédé à l’occupation de l’ancien consulat espagnol dans la ville de Sidi Ifni pour demander l’activation de l’accord de Fès signé entre le Maroc et l’Espagne en 1969.
En réponse à leur mouvement pacifique les autorités marocaines ont procédé à l’arrestation de tous les jeunes participant au mouvement afin de les traduire au tribunal de Tiznit avec des accusations montées de toutes pièces.
Nous regrettons que les détenus politiques soient obligés d’avoir recours à la grève de la faim pour tenter de faire entendre leurs revendications légitimes aux autorités marocaines.
Nous tenons l’Etat Marocain pour responsable des dangers qu’ils encourent.
Les associations soussignées restent préoccupées par le sort réservé à ce groupe de jeunes détenus, et au détenu du mouvement amazigh Abderrahim Idoussalah, arrêté pour ses opinions et ses idées. Ces associations expriment leur solidarité avec les détenus politiques et la population de la région de Sidi Ifni Ait-Baamrane  et exigent :
La libération inconditionnelle des détenus politiques de Sidi Ifni et tous les détenus du mouvement Amazigh au Maroc.
La satisfaction des revendications légitimes de la population de Sidi Ifni Ait-Baamrane .
L’activation de l’accord de Fès de 1969 entre le Maroc et l’Espagne et le respect des Droits historiques de la population de Sidi Ifni Ait Baamrane.
Faire bénéficier la population des richesses locales
Premières associations signataires : ATMF, ASDHOM, AMF, RIAS, TAMAYNUT FRANCE, ACAL, TIDI, TIWIZI TANGARFA, LECIVIM…
                                                                                               Paris le 2 Août 2016

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Solidarité avec le défenseur sahraoui des droits humains Ali Salem TAMEK

ali_salem_tamekLe défenseur sahraoui des droits humains Ali Salem TAMEK a entamé samedi 6 février 2016 un SIT-IN ouvert au siège de la section locale de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme à Assa, pour exiger des autorités marocaines de l’inscrire dans l’une des universités de la région.

Ali Salem TAMEK a en outre commencé le 9 février 2016 une GREVE DE LA FAIM ILLIMITÉE dans ces mêmes locaux, signifiant par-là la gravité de l’interdiction qui lui est faite de poursuivre des études supérieures.

Depuis 2007, année d’obtention de son baccalauréat, monsieur Ali Salem TAMEK est interdit d’université. Cette mesure arbitraire et illégale est bien sûr liée à son engagement en faveur de l’application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

L’interdiction faite à monsieur TAMEK d’accéder à l’enseignement supérieur est une grave violation de son droit fondamental à l’éducation, et constitue une violation des conventions internationales relatives aux droits humains, pourtant signées par le Maroc.

Monsieur TAMEK est ancien prisonnier politique : il a subi plusieurs arrestations et condamnations par la justice marocaine. Le 8 octobre 2009, il a été arrêté par les autorités marocaines, avec six autres militants sahraouis, après leur visite aux campements des réfugiés sahraouis à Tindouf. Après 5 audiences devant les tribunaux marocains, il a été mis en liberté conditionnelle le 14 avril 2011. Monsieur TAMEK est toujours en attente de son procès.

Nous signataires de cet appel, nous déclarons notre solidarité avec le combat mené par Ali Salem TAMEK pour faire respecter son droit à l’éducation.

Nous exigeons des autorités marocaines la levée immédiate de cette interdiction et l’inscription de Monsieur Ali Salem TAMEK dans l’université de son choix.

Nous demandons à toutes les associations, ONG, syndicats et partis politiques de faire pression sur les autorités marocaines pour mettre fin à cette nouvelle violation des droits humains.

Une grève de la faim est une chose sérieuse, aux conséquences qui peuvent être dramatiques. L’Etat marocain sera tenu responsable des suites de la grève de la faim d’Ali Salem TAMEK.

 Mise à jour :

Le 16 février 2016, monsieur TAMEK a été transporté à l’hôpital d’Assa pour y recevoir des soins suite à la dégradation de son état de santé.

 

 

Signataires :

AARASD         Association des Amis de la RASD

ACCA         Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui

ADTF         Association Démocratique des Tunisiens en France

AFAPREDESA         Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis

AFASPA         Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique

AHSETI         Association Havraise Solidarité et Échange avec tous les Immigrés

ASPS Lorraine         Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui Lorraine

Association ELGHORBA

ATF         Association des Tunisiens en France

ATMF         Association des Travailleurs Maghrébins de France

CGT         Confédération Générale du Travail

CNT-France         Confédération Nationale du Travail – France

Comité Belge de Soutien au Peuple Saharoui

CORELSO         Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara Occidental

CRLDHT         Comité pour le Respect des Libertés et les Droits de l’Homme en Tunisie

DROIT-SOLIDARITE

FASTI         Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés

Fédération des Travailleur-se-s de l’Education de la CNT-F (FTE-CNT)

La Voie Démocratique Paris (Annahj-Paris)

Le Mouvement de la Paix

LJESF         Ligue des Jeunes et Etudiants Sahraouis de France

MRAP         Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples

Parti Communiste Français – PCF

Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara Occidental

Solidaires Etudiant-e-s, Syndicats de luttes

Union Syndicale Solidaires

ACSF         Association de la Communauté Sahraouie en France

 

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Solidarité avec les contestations du peuple marocain Et à l’occasion du 5ème anniversaire du mouvement du 20 février

20FFace à la prédation économique et à l’explosion des inégalités sociales, les marocain(e)s se soulèvent encore, 5 ans après la naissance de ce mouvement en scandant les mêmes revendications. En effet, les villes du Nord ont connu un soulèvement populaire avec l’un des slogans du mouvement du 20 février : « Amendis dégage ! », les étudiants en médecine ont pacifiquement manifesté pour leur droits légitimes, les habitants des régions les plus marginalisées du Maroc à l’image d’Imider, de Bouarfa, du Rif…etc. continuent leur lutte contre les politiques d’exclusion et d’appauvrissement, les enseignants stagiaires poursuivent depuis plusieurs mois leur lutte contre les réformes gouvernementales et pour la défense de l’enseignement public. C’est une large frange de la population qui fait entendre sa voix et ce malgré la répression sauvage dont elle est victime.

 

Les indicateurs économiques et les rapports nationaux et internationaux reflètent cette situation alarmante que vivent les Marocain(e)s. En 2014, l’Unesco a classé le système éducatif marocain parmi les « 21 pires systèmes éducatifs» au monde. En 2015, le rapport du PNUD sur le développement humain a placé le pays à la 126ème position (sur 188 pays analysés). Les rapports de l’Organisation International du Travail, d’Amnesty, de Transparency, de Reporters Sans Frontières, de Human Rights Watch, de l’AMDH, de l’ASDHOM… n’échappent pas à cette tendance.

Menaces, tabassages, prisons ou tortures, sont le lot quotidien des militant(e)s et des marocain(e)s libres qui luttent chaque jour pour un Maroc meilleur. On réprime les organisations des droits humains, on musèle les journalistes, mais on honore les présumés tortionnaires. L’un d’entre eux, Abdellatif HAMMOUCHI, a été promu à la légion d’honneur par le Ministre de l’Intérieur français en 2014 malgré les plaintes en cours. Ce triste événement marque ainsi un nouvel épisode du soutien de l’état français au régime marocain.

 

Le mouvement marocain du 20 février a ouvert une brèche pour un réel changement et un avenir meilleur pour tou(te)s les marocain(e)s. Il reste l’un des points d’appui pour amplifier la résistance face à la prédation économique et la politique répressive du pouvoir en place.

À travers cet appel, les organisations signataires accompagnées de toutes les personnes voulant exprimer leur solidarité avec les luttes du peuple marocain appellent à manifester pour :

 

La liberté, l’égalité, la dignité et la justice sociale

Rendez-vous, le samedi 20 février 2016 à 15h

Devant l’ambassade du Maroc à Paris

(5 Rue le Tassé, Paris, Métro 6 ou 9, station Trocadéro).

 

Premiers signataires : Mouvement du 20 Février Paris/IDF, Association Marocaine des Droits Humains Paris/IDF (AMDH Paris/IDF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, Taharour Dimocrati /Emancipation démocratique, Association des Marocains en France (AMF), La Voie Démocratique Paris (Annahj-Paris), Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Association Marocaine des Droits Humains Nord/France (AMDH Nord/France) …

Appel à manifester à Paris En solidarité avec les contestations du peuple marocain

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APPEL AU SOUTIEN ET AUX DONS / CAMPAGNE INTERNATIONALE DE SOUTIEN A WAFA CHARAF

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Wafa Charaf est jeune militante associative et politique marocaine emprisonnée le 27 avril 2014 à Tanger au Nord du Maroc puis condamnée le 11 août 2014 à un an de prison ferme et à 5000dh ( 500 euros) d’amende et 50 000dh (5000€) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable. Le tribunal doublera la peine de Wafa en appel, elle sera condamnée à deux ans de prison. Les amendes et dommages maintenus. Rappelons que Wafa a été arrêtée suite à sa plainte pour enlèvement. En effet, à la suite d’une manifestation pacifique en soutien aux syndicalistes de la zone franche de Tanger arbitrairement licenciés, Wafa a été enlevée et menacée du fait de son action en soutien aux ouvrier-e-s licencié-e-s.
Nous vous contactons de nouveau afin de vous donner de ses nouvelles et relancer la campagne de soutien suite à la mission du 21 décembre 2015. Les parrains et marraines de Wafa et des organisations françaises ont conduit une mission au Maroc. Les délégués n’ont pas obtenu de réponse à leur demande de visite à la militante, mais ils ont pu rencontrer ses proches à Tanger.
Courageusement Wafa Charaf a entamé des études de droit en prison et reste très déterminée. Elle est actuellement à la prison de Larache où elle a été transférée l’été 2015. Elle a été délibérément éloignée de sa famille et de ses amis.
Nous rappelons qu’elle doit s’acquitter d’une somme de 5500 euros. Sa famille au revenu modeste, n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende.
Le lien pour souscrire est : https://www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo
C’est le prix de sa liberté que notre solidarité doit l’aider à retrouver.
Nous demandons la libération de Wafa Charaf ainsi que l’arrêt des poursuites contre elle. Comme Wafa, nous demandons l’instruction de sa plainte pour l’enlèvement dont elle a été la victime.
Premiers Signataires:
Marie –Christine Vergiat, ddéputée Européenne
L’AFASPA, (Association Française d’amitié et de Solidarité avec les peuples d’Afrique)
L’organisation femmes-égalité
L’association AILES femmes du Maroc (association interculturelle pour la laïcité , légalité et la solidarité avec les femmes du Maroc)
Le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples)
LE PCF (Parti Communiste Français)
AMF (Fédération des Associations des Marocains de France)
L’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
CORELSO (Comité pour le respect des libertés au Sahara occidental)
APEL-Égalité
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
ASDHOM (Association de défense des droits de l’Homme au Maroc)
l’AFAPREDESA (Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis)
La voie démocratique – Europe.

Gilles Manceron, historien ; Dr Irene Fernández-Molina, University of Exeter(UK); Mercedes Jiménez , Université de Barcelone.