Association des Travailleurs Maghrébins de France
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À rebours du Plan Migrants, la société civile se rassemble autour d’une Conférence nationale citoyenne sur la politique migratoire de la France

Près de 260 associations et collectifs de solidarité et de défense des droits humains lancent l’organisation d’une Conférence nationale citoyenne sur l’accueil et les droits des personnes migrantes en France. Elles publient leur appel sur Mediapart et Bastamag ce 25 juillet.

Cette décision des acteurs associatifs et de citoyens est une réponse au Plan Migrants du Gouvernement publié la semaine dernière. Ce dernier ignore les propositions portées par celles et ceux qui, sur le terrain, agissent pour le respect de la dignité et des droits des personnes migrantes en France, et pallient l’absence ou l’insuffisance de volonté et de moyens de l’État.

Alors que les demandes de dialogue et de concertation des membres de la société civile restent sans réponse, ces derniers décident aujourd’hui de lancer un processus de concertation et de propositions entre tous les acteurs, afin de montrer, expériences à l’appui, qu’il est possible d’accueillir dignement et autrement les migrants dans notre pays.

Cette Conférence nationale citoyenne se tiendra fin 2017.

470 organisations ont adressé le 15 juin dernier au président de la république et au gouvernement un « Appel à un changement radical de politique migratoire en France ».

Cet appel exprimait la volonté des signataires de voir s’engager une politique alternative, respectueuse des droits fondamentaux. Il demandait qu’il soit mis fin aux violences policières à l’encontre des personnes exilées ainsi qu’à l’intimidation de citoyen-ne-s et associations désigné-e-s comme coupables de « délit de solidarité ». Il réclamait, enfin, la tenue d’une large conférence nationale sur les questions migratoires.

Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs perpétuent une politique de mise à l’écart et d’exclusion. Des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes qui ont réussi à atteindre l’Europe, dont la France, souvent au risque de leur vie, voient leurs droits les plus fondamentaux méprisés. Ils et elles sont relégué-e-s, maintenu-e-s dans la précarité, enfermé-e-s, expulsé-e-s, parfois vers des pays où ils et elles sont en danger de mort.

Face à cette situation, des dizaines de milliers de personnes solidaires et des centaines d’associations œuvrent au quotidien et pourvoient au plus urgent. Mais ni leur expertise d’acteur de terrain ni leur volonté citoyenne d’agir pour un accueil digne ne sont reconnues par les pouvoirs publics. Au contraire, ces personnes et associations voient leur action entravée, quand elles ne sont pas traitées comme des délinquantes et poursuivies pénalement.

Le « plan migrants », présenté ces jours derniers par le gouvernement, décidé en quelques semaines, n’est en rien le fruit d’une concertation, encore moins de la réflexion nationale que nous voulons. En outre il est loin d’aller dans le sens de la politique d’hospitalité, de respect du droit d’asile et plus largement de respect des droits humains que nous revendiquons. Non seulement il ne rompt avec aucune des précédentes politiques migratoires, mais il nous enferme encore davantage dans une approche sécuritaire, opposant réfugié-e-s et migrant-e-s, en particulier ceux et celles qualifié-e-s d’« économiques ».

Nous réitérons donc notre appel au lancement d’une conférence nationale sur les migrations, permettant de poser une analyse précise et éclairée de l’accueil des étrangers en France et d’envisager sereinement les façons de construire une politique respectueuse des obligations de la France en matière d’accueil et de respect des droits humains.

Des espaces de débat public ont été ouverts sur d’autres thématiques dans le passé, comme le Grenelle de l’environnement ou les conférences sociales. Nous ne les idéalisons pas, mais nous savons d’expérience que cela a permis aux responsables politiques de s’appuyer sur l’expertise des acteurs de la société civile, des collectivités locales, des chercheur-se-s, pour déboucher sur des propositions d’action nourries de cette concertation.

Notre requête n’a pour l’heure pas été entendue, mais nous ne renoncerons pas à la dynamique de rassemblement manifestée par le succès de notre appel. Nous lancerons une concertation citoyenne mobilisant associations nationales et locales, collectifs de migrant-e-s et citoyen-ne-s réunis dans des initiatives locales de solidarité. Ensemble nous voulons faire émerger une proposition de politique d’accueil conforme à nos valeurs de solidarité et d’humanité.

25 juillet 2017

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Solidarité avec le mouvement social, populaire et pacifique du Rif

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Rassemblement devant le Ministère des Affaires Etrangères à Paris jeudi 20 juillet à partir de 18 heures

Depuis le 28 octobre 2016 un mouvement est né au RIF (Nord du Maroc), suite au meurtre tragique d’un marchand de poisson, Mohcine FIKRI, un mouvement pacifique non-violent, inclusif, autonome, et enfin porteur de revendications justes et légitimes ; depuis il n’a cessé d’être dynamique et vivace !

Fin mai, la révolte s’est intensifiée avec une campagne d’arrestations et d’emprisonnement des militants du mouvement citoyen rifain.

Les premiers verdicts sont très lourds, 18 mois de prison ferme. A l’unanimité, les organisations de défense des droits de l’Homme, l’opinion publique nationale et internationale, dénoncent les verdicts prononcés. Malgré les multiples appels à leur libération notamment à travers des rassemblements, marches et interventions dans le cadre d’organisations internationales (Haut-commissariat aux droits humains à Genève et Parlement européen à Bruxelles), toutes ces actions sont restées vaines et sans réponse. Entre temps les militants du mouvement n’ont cessé de réitérer, leurs revendications et pour la libération de tous les détenus tout en se cramponnant au caractère pacifique et à la justesse de leur cause.

Malgré l’interdiction, le 20 juillet, une grande mobilisation est prévue à Al Hoceima à laquelle nous sommes tous appelé(e)s, à l’intérieur comme à l’Etranger, à participer massivement à la marche en solidarité et à battre le pavé pour appeler à la libération des détenus des événements et à la satisfaction de la plateforme revendicative du mouvement.

Des convois en direction d’Al Hoceima démarreront de toutes les régions du Maroc afin de faire du 20 juillet un moment fort dans la lutte populaire.

Depuis la prison d’Oukacha, à Casablanca, les prévenus du mouvement citoyen du Rif ont entamé, depuis lundi 17 juillet 2017, une grève de la faim illimitée pour « la liberté ou la mort en martyrs », les détenus tiennent à clamer, une fois encore, leur innocence de toutes les accusations retenues à leur encontre et appellent de leur vœu tout le monde à réussir cette marche, et appellent à une grève générale à Al Hoceima et dans l’ensemble du RIF.

Par notre rassemblement en ce jeudi 2017, devant le ministère des affaires étrangères français, et qui coïncide avec une marche géante qui a lieu le jour même :

– Nous exprimons notre solidarité avec les détenus politiques rifains, leurs familles et les revendications du mouvement citoyen dans le RIF

– Dénonçons avec force et fermeté toutes formes de pressions, de répressions et de violence qui s’exercent sur le mouvement et ses militants, et dont le but suprême est de museler la liberté d’expression.

Nous faisons porter la responsabilité de la présente situation dans le RIF au gouvernement et au chef d’Etat marocains, avec toutes les conséquences dramatiques éventuelles de la présente interdiction de la marche du 20 juillet à Al Hoceima,

– Nous tenons à interpeller le ministère des affaires étrangères français pour que la France arrête son soutien politique, économique et sécuritaire au régime marocain.

De même, nous exhortons l’ensemble des forces vives, dans le RIF, l’ensemble du Maroc, et à l’Etranger à redoubler d’efforts pour la libération de tous les prisonniers du mouvement social et populaire du RIF.

En conséquence, nous soutenons et appelons conjointement avec le Comité de Soutien au Mouvement Rifain Île-De-France, la Coordination des Organisations Démocratiques Marocaines en France, ATMF et IDD, à un rassemblement ce jeudi 20 juillet 2017 à 18H, devant le Ministère des Affaires Etrangères français au 37 Quai d’Orsay, 75007 Paris, Métro Invalides.

Premières organisations signataires :

– Le Comité de Soutien au Mouvement Rifain Ile-de-France
– Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
– La Coordination des Organisations Démocratiques Marocaines en France
– Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM-France)
– Association Marocaine des Droits Humains (AMDH – Paris/Ile de France)-
– Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France)
– Association des parents et amis des disparus au Maroc– APADM
– Fédération des Association des Marocains en France (AMF)
– Association TAMAYNUT (France)
– Rassemblement IFNI AIT BAAMRANE –
– Forum citoyen Solidarité des Marocains en Europe
– La Voie Démocratique (Région Europe) –
– Le Parti d’Avant Garde Démocratique Socialiste (PADS-Europe)
– Le Parti Socialiste Unifié (PSU-France)
– Association Clarté Ambition Courage France
– Association Interculturelle pour la Laïcité, l’Égalité et la Solidarité avec les Femmes du Maroc (AILES-femmes du Maroc)
– Association TIDI – France
– Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière
– Immigration Développement Démocratie (IDD)
– Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)
– Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
– Association des Tunisiens en France (ATF)
– Comité Afrique (CA)
– Forum de Solidarité euro-méditerranéenne (FORSEM)
– ASBL Na’oura-Bruxelles
– Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPRESA)
– Comité pour le Respect des Libertés et des Droits humains (CORELSO)
– Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
– Réseau Sortir du colonialisme
– Parti Communiste Français (PCF)

 

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Continuons de renforcer l’HIRAK du Rif – Grève de la faim de Silya

Le comité de soutien au mouvement rifain Ile de France (CSMR-idf) et l’association des Travailleurs Maghrébins de France ATMF, ont pris la décision de renforcer la défense des prisonniers politiques rifains, en désignant Maître Marie Dosé, avocate à la cour de Paris, pour rejoindre les avocats de la défense au Maroc. Maître Dosé s’est rendue au Maroc, accompagnée de Mohamed Ouachekradi, du lundi 10 juillet au mercredi 12 juillet 2017.

A leur arrivée à Casablanca, ils ont rencontré par hasard Maître Abdeslam BAHI, avocat au barreau de Casablanca, qui les a assistés dans toutes les démarches institutionnelles, auprès de la cour d’appel de Casablanca, pour rejoindre le pôle de défense des prisonniers politiques, mis en examen et détenus dans le cadre de l’instruction consacrée au mouvement Hirak du RIF. La priorité pour notre avocate a été d’obtenir rapidement un permis de communiquer afin de pouvoir rendre visite à la militante Salima ZIANI, artiste engagée, chanteuse et comédienne, mise en examen et placée en détention à la prison civile de Casablanca (Okacha). Salima Ziani, symbole de la répression violente et arbitraire du mouvement rifain, rencontrerait de graves problèmes de santé à la prison civile de Casablanca liés aux conditions de détention.

Maître Dosé et Ouachekradi n’ont pas réussi à rencontrer lundi, le magistrat instructeur en charge du dossier, car ce dernier interrogeait dans son cabinet depuis le matin de ce 10 juillet, le militant Nasser ZAFZAFI, leader de la contestation assisté d’une quarantaine d’avocats.

L’autorisation ministérielle de rencontrer Salima Ziani n’a été obtenue que mardi après-midi, et une rencontre a pu avoir lieu, mercredi matin dans le bureau du juge d’instruction à la cour d’appel de Casablanca, entre Salima Ziani et Maîtres Marie Dosé, Said BENHAMMANI et Abldelslam BAHI.

Notre avocate a quitté le Maroc le mercredi 12 juillet 2017.

Mohamed Ouachekradi qui a déjà rencontré des membres des familles de détenus dont Silya est toujours sur place.

Le CSMR-Ile de France et l’ATMF réaffirment leur soutien et leur solidarité avec la population du nord contre la Hogra, et pour la dignité et le respect de ses revendications.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques rifains et de tous les prisonniers politiques au Maroc.

Dernière nouvelle : Le père de Silya M’hend Ziani a informé Mohamed Ouachekradi de l’ATMF ce matin que sa fille Silya a entamé une grève de la faim totale depuis hier. L’état de santé de Silya est très préoccupant. A la demande des avocats désignés par l’ATMF et le CSMR-idf, maîtres Dosé et Bahi, le procureur général se prononcera sur la libération provisoire de Silya dans les 24h.

L’ATMF et le CSMR-IDF mettent en garde l’état marocain et sa responsabilité sur le danger qui menace gravement la santé de Silya.

Nous appelons le chef de l’état Français à interpeller sans délai les plus hautes autorités marocaines sur ce danger.

Nous sommes solidaires avec les prisonniers du Hirak qui entameront une grève de la faim à partir du lundi 17 juillet 2017.

Nous soutenons également l’appel de Nawal Ben Aissa au nom du Hirak à la grande manifestation nationale à  jeudi 20 juillet 2017.

 

Le CSMR-IDF et l’ATMF

Paris le 15 Juillet 2017

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Continuons de renforcer l’HIRAK du Rif

 

Communiqué

Le comité de soutien du mouvement rifain Ile de France (CSMR-idf) et l’ATMF, ont pris la décision de renforcer la défense des prisonniers politiques rifains, en désignant Maître Marie Dosé, avocate à la cour à Paris, pour rejoindre les avocats de la défense au Maroc.

Maître Dosé est au Maroc depuis lundi, accompagnée de Mohamed Ouachekradi.

Maître Dosé a obtenu hier, du ministère de la justice au Maroc, l’autorisation de rendre visite aujourd’hui mercredi 12 juillet à la militante et artiste SALIMA ZIANI (Silya), dans sa prison à Casablanca.

Maître Dosé rejoint ainsi la défense de Silya.

 

Paris le 12 juillet 2017

Le CSMR-idf et l’ATMF

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Une rencontre avec Rosa Moussaoui

L’ATMF et le comité de soutien au mouvement rifain Île de France ont organisé le 12/07/2017 une  rencontre avec Rosa Moussaoui, journaliste à l’Humanité, qui vient de passer une semaine dans le Rif.

 

 

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Café Populaire de l’Immigration

Après une première rencontre le 29 mai consacrée à la compréhension de la situation économique, sociale et politique dans le Rif, une  deuxième rencontre  a eu lieu samedi 8 juillet 2017  à Bagnolete , autour du film « Rif 58-59, briser le silence », était consacrée aux modalités de soutien et de solidarité entre les femmes des diasporas de l’immigration ici et nos frères et sœurs du Rif.

Khadija Ryadi (du Maroc via Skype) nous a fait un point sur la répression du Hirak, sur l’inventivité de la résistance des jeunes rifain-es, et sur le soutien pour la libération des détenu-es politiques auquel cette grande militante historique participe activement elle-même à travers l’appel « Marocaines Debout pour la libération des détenu-es politiques ».
Hanane Karimi a, en réponse à « Marocaines debout », lu notre appel de femmes des diasporas de l’immigration pour la libération des détenu-es politiques du Rif.

Merci infiniment à Khadija Ryadi, Hanane KarimiFrançoise VergèsFouzia HamhamiMany ChroniquesFarah Haddad Medarbi et Hafida Ouhami, pour leur éclairage à travers leur expérience politique et militante. Elles ont parfaitement mis en perspective la nécessité d’une démarche internationaliste, dans la tradition anti-colonialiste, pour soutenir nos frères et sœurs du Rif. 
Merci également à Rachid Oufkir, du Le comité de soutien au mouvement rifain Ile de France Csmr-Idf, organisation qui travaille d’arrache-pied et au quotidien à mobiliser et à inscrire la situation du Rif dans l’agenda politique et médiatique français.

Les échanges de ce Café Populaire de l’Immigration ont principalement fait ressortir ces quelques points :

– Stratégies à court et long terme : il y a nécessité de rester mobilisé-es sur du très court terme, à travers notamment l’organisation de manifestations aux mots d’ordre simples et strictement dédiés à la situation dans le Rif, car nos frères et sœur du Rif sont toujours réprimés, et près de 200 d’entre eux sont toujours en prison, y subissant torture et sévices sexuels. Mais parallèlement, pour construire une crédibilité et un poids réel dans le rapport de force politique à même d’être favorable aux Rifains (mobilisation des diasporas, stratégies d’alliances, ancrage territorial, enjeux de transmission, etc), il nous faut mobiliser sur les enjeux structurels de la contestation dans le Rif, et cela ne peut se faire que sur du long terme. C’est sur le long que s’inscrit le Café Populaire de l’Immigration.

– Mobilisation au niveau local : ici, il faut travailler dans les territoires, en particulier dans les quartiers populaires, c’est là que nous sommes, c’est là que nous pouvons peser réellement, c’est là que nous pouvons concrètement imposer un rapport de forces politiques favorable aux nôtres, ici et là-bas.

– Car nos destins ici et là-bas sont liés ! (Ils le sont d’autant plus quand, comme pour moi, on est né dans le Rif, on y a grandi, qu’une grande partie de sa famille y vit toujours; et qu’on vit en France, ancien pays colon et soutien actuel du pouvoir marocain…). Il faut respecter les enjeux politiques tels que posés par nos frères et sœurs du Rif (justice, justice sociale, dignité, amazighité/islamité, etc), et les mettre en perspective par rapport à nos propres enjeux politiques ici qui sont totalement liés (lutte contre les oppressions que subissent les habitant-es des quartiers populaires, lutte contre les violences policières et judiciaires qu’ils subissent, etc) : plus nous serons organisés politiquement ici, plus nous pourrons soutenir efficacement nos frères et sœurs là-bas, en imposant notamment que le régime français ne soutienne pas le régime marocain quand il opprime/réprime les nôtres. Et plus les nôtres seront organisés politiquement là-bas, moins le régime français pourra nous écraser ici.

– Pour un internationalisme populaire : réinscrivons nos luttes de libération dans une démarche internationaliste, redéfinissons-nous comme parties prenantes de diasporas politiques, redéfinissons un espace politique pour construire nos solidarités ici/là-bas et agir en conséquence en particulier dans les quartiers populaires.

De nombreuses initiatives vont avoir lieu en juillet, notamment le 20 juillet, à Paris, Lyon, Nice, etc.
Le prochain Café Populaire de l’Immigration sera lui consacré à un débat de fond sur « les enjeux politiques de l’amazighité » que met en lumière la contestation sociale dans le Rif. Plus d’infos prochainement.

coordination Paris /Casa : Souriyya Tikki 

 Photos et vidéos : Gamal Abina et Helene Harder 

Compte rendu : Fatima Ouassek19756412_10209581850246643_13347211197514789_n

 

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« Combattre les discriminations racistes »

Formation « Combattre les discriminations racistes » au centre #ATMF Le Pollux à Aix-en-Provence jeudi 29 et vendredi 30 juin 2017.

 
Organisme : IFAR (Intervention-Formation-Action-Recherche)
Intervenant : M. Ahmed Benyachi
Nombre de participants(es) : 6 jeunes de l’ATMF d’Argenteuil – 7 jeunes et 6 adultes (salariés et bénévoles) de l’ATMF Aix en Provence.
Support : film documentaire

 – Compte rendu 

Le formateur a débuté son intervention par un rappel historique de la discrimination en relatant les différentes phases de l’histoire (début XXème siècle) qui a donné racine à ce fait social.

Qu’est-ce que la discrimination ? Quelles sont les différentes formes et situations de discriminations ? Les critères ? les lois/voie pénale/voie civile ?

Beaucoup d’échanges enrichissants autour des formes de discrimination : discrimination directe, indirecte, systémique. Savoir les différentier, les identifier et y faire face.

Les critères sont nombreux (Source : Défenseur de droits) dont voici quelques-uns : L’âge-  L’apparence physique – L’appartenance réelle ou supposée à une ethnie – Le sexe – L’appartenance à une religion déterminée-  L’état de santé- L’orientation sexuelle- La grossesse -Les activités syndicales -L’origine – Le lieu de résidence- la capacité de s’exprimer dans une langue autre que le Français.

Ces critères et d’autres sont interdits par la loi et encadrent la lutte contre les discriminations.

Le formateur a privilégié l’interview des participants(es), leur donnant l’occasion de bien maitriser le concept de discrimination, les définitions précises. Il leur a été demandé d’exprimer leur propre expérience, leur vécu…

C’est une démarche pédagogique participative et ouverte qui a mis les participant(e)s dans un état de confiance.  Le formateur a veillé à la prise de parole de chacun dans le respect, l’écoute et la compréhension mutuelle.

Des conseils pratiques ont été donnés aux jeunes : la violence n’éradique pas l’acte discriminatoire. Il faut plutôt résister, lutter et rester soi-même. Ne rien faire serait accepter et légitimer cet acte prohibé. Lutter contre c’est affirmer l’accès à la citoyenneté à part entière.

L’intervention a été appuyée par la projection de deux scénettes et du film documentaire de Yamina Benguigui » le plafond de verre » film de 2005 mais toujours d’actualités. Il démontre les jeunes issus de la deuxième génération des immigrés, qui, en dépit de leurs efforts multiples se heurteront au plafond de verre, aux aspects invisibles des pratiques sociales (préjugés racistes, les idées reçues, les clichés, les stéréotypes…)

Les participants(es) ont exprimé à la fin de la dernière séance leur satisfaction. Ils ont montré leur aptitude et capacité à prendre conscience du concept de discrimination. Ils sont partis en se posant beaucoup d’autres questions…

La formation était pertinente et s’est déroulée dans une ambiance de convivialité.

Des fiches ont été distribuées aux participants(es) :

Fiches individuelles de renseignements, d’autorisation à l’image et d’évaluation.

 

 

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Non, le centre « humanitaire » pour migrants de la porte de la Chapelle à Paris n’est pas un modèle

 

Action collective

Non, le centre « humanitaire » pour migrants de la porte de la Chapelle à Paris n’est pas un modèle

 

En écho à la demande adressée au gouvernement par Anne Hidalgo, maire de Paris, de réfléchir à « un plan général d’accueil des migrants en France » avec l’ouverture de camps de premier accueil dans les métropoles régionales – à l’image de celui qu’elle a installé en octobre 2016 porte de La Chapelle, au nord de la capitale –, le ministre de l’intérieur a annoncé mardi 20 juin la possible « ouverture de centres d’accueil » pour migrants sur le territoire français. Le même jour, plusieurs élu.e.s, qui se sont rendu.e.s dans le camp humanitaire de La Chapelle, se sont relayé.e.s pour alerter sur la situation d’engorgement que connaît ce centre, avec «  des tensions à l’entrée » et des rixes qui « se multiplient », et la reconstitution de « campements » rassemblant plus d’un millier de personnes dans le nord de Paris. « Depuis un certain temps », a expliqué Pascal Julien, conseiller de Paris (EELV), « il n’y a plus de sorties, donc plus d’entrées. Ce centre est saturé en permanence ».

Dès l’annonce de la création du centre de la porte de La Chapelle, il était clair que le dispositif n’était susceptible de fonctionner que pour autant qu’à l’issue des quelques nuitées de « mise à l’abri » offertes à Paris aux personnes migrantes ces dernières se voient proposer des places dans des lieux d’hébergement plus pérennes. Ces lieux relevant de dispositifs nationaux, le camp parisien ne peut « se vider » pour accueillir de nouveaux venus que si l’État s’engage dans l’opération, collaborant avec la Ville de Paris. Or les places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) continuent de manquer cruellement, et si de nouvelles structures d’accueil de migrants ont été créées récemment, elles ne parviennent pas à pallier l’incapacité de l’État à abriter, constante depuis deux décennies. Ces nouvelles structures ne sont d’ailleurs, tout comme le camp de La Chapelle, que des sas, conçus pour accueillir pour de courtes durées des personnes n’ayant pas encore décidé si elles allaient demander l’asile en France. Faire se succéder des sas à un sas n’a qu’un intérêt pratique : répartir la charge d’un premier accueil sommaire. Mais aussi, ce faisant, disperser, isoler et rendre moins visible.

En réalité, le camp de la Chapelle souffre de bien d’autres défauts que le manque de « fluidité » et la saturation dénoncée par les élus qui soutiennent la maire de Paris. En effet, les personnes qui parviennent, après des jours d’attente, à être accueillies dans la « bulle » parisienne, non seulement ne se voient pas assistées correctement dans leurs démarches en vue d’obtenir la protection internationale dont elles ont besoin, mais sont même empêchées de faire ces démarches. Contraintes de faire enregistrer leurs empreintes digitales à un guichet spécialement ouvert pour elles en préfecture, elles peuvent ainsi être menacées de renvoi – voire renvoyées sans délai – vers des pays par lesquels elles ont transité ou vers leur pays d’origine sans que soit examinée leur potentielle qualité de réfugié. Le camp parisien, loin d’être un lieu d’accueil et de manifester l’hospitalité de la Ville, fonctionne de fait comme un centre de tri, auxiliaire (ou otage ?) de l’administration préfectorale.

La maltraitance administrative qui règne à l’intérieur du centre de la Chapelle, tout comme la maltraitance physique imposée aux personnes qui, jour après jour, essaient d’en franchir les portes et sont, en attendant, contraintes de dormir dans la rue dans un contexte de harcèlement policier maintes fois documenté, ne sont en rien le produit d’un « afflux » insupportable d’exilé.e.s que la France, sixième puissance mondiale, ne pourrait gérer. Conséquences du sous-dimensionnement structurel du dispositif d’accueil des migrant.e.s, elle s’inscrivent dans une stratégie de dissuasion que la France, comme plus généralement l’Europe, opposent aux personnes en besoin de protection.

Oui, des lieux de premier accueil doivent être ouverts, afin que les exilé.e.s cessent d’être réduits à la vie dans la rue, à Paris comme à Calais, à Vintimille ou ailleurs. Mais ces lieux doivent être réellement hospitaliers, conçus de telle sorte que les personnes y soient informées des possibilités qui s’offrent à elles, aidées et accompagnées dans leurs premiers pas en Europe. Accueillies, vraiment. Ensuite seulement, une répartition sur l’ensemble du territoire pourrait être organisée selon la situation de chacun, ses souhaits, les possibilités existantes dans les collectivités. Si un « plan général d’accueil des migrants en France » est mis en place, c’est dans cet esprit qu’il doit être conçu, et non sur le modèle du centre de la Chapelle.

26 juin 2017

Organisations signataires :

  • Actes & Cités
  • Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (Acat)
  • Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (Acort)
  • Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)
  • Association Kolone
  • Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE)
  • Cedetim/Ipam
  • Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants (Cispm)
  • Collectif de sans-papiers CSP 75
  • Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrants-es
  • Collectif nouvelle jungle – Lille nomade
  • Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s (Fasti)
  • Groupe d’information et de soutien des immigrées (Gisti)
  • Itinérance Cherbourg
  • JRS France
  • La Cimade
  • La Cimade Île-de-France
  • LDH – Fédération de Paris
  • Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE)
  • Quartiers Solidaires
  • Réveil voyageur
  • Revue Pratiques
  • Secours catholique – Caritas France
  • Syndicat des avocats de France (SAF)
  • Syndicat de la magistrature (SM)
  • Syndicat de la médecine générale (SMG)
  • Union syndicale Solidaires

 

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Strasbourg solidaire de la révolte populaire du Rif

L’insurrection populaire et pacifique du Hirak perdure depuis huit mois et grandit du Rif marocain à tout le Maroc. Un large mouvement de solidarité se dessine dans de nombreuses villes d’Europe , des Etats Unis ou de Tunisie, pour soutenir le combat que mènent les citoyen-ne-s sur place et exiger la libération immédiate des prisonniers politiques.

 

Le quatrième rassemblement de soutien au Hirak se tiendra

le 24 juin 2017 de 16h place Kléber Strasbourg.

 

Le mouvement Hirak est né le 28 octobre 2016 après le lâche assassinat de Mohsine FIKRI, un marchand de poissons broyé dans un camion benne suite à une altercation avec les forces de l’ordre qui avait saisi et détruit sa marchandise qui lui permettait de nourrir sa famille.

La colère exprimée spontanément après ce meurtre, puise ses racines dans l’histoire de cette région martyrisée par les séquelles de la colonisation et du régime répressif et corruptif du « Makhzen ». Une longue liste de campagnes violentes et meurtrières ont jalonné la région du Rif en plus d’être méprisée culturellement, économiquement et historiquement. Ce territoire, désenclavé en termes d’infrastructures et de services publics, compte parmi les taux de chômage les plus élevés du Maroc. De plus, la corruption et l’injustice sont le quotidien des marocain-e-s. Cette situation alimente la révolte populaire et pacifique du Hirak. Le meurtre de Mohsine Fikri est l’humiliation et l’injustice de trop.

 

Depuis l’interpellation puis l’emprisonnement du leader de la contestation rifaine, Nasser Zefzafi le 29 mai 2017, la répression est grandissante au Maroc et le nombre de prisonnier-e-s politiques ne cessent de grandir. Le but d’une telle manœuvre est claire : intimider le mouvement de protestation et instaurer la terreur. De plus, des informations mensongères circulent sur les leaders du mouvement. Les objectifs d’une telle propagande sont de décrédibiliser et salir la figure de Nasser Zefzafi afin d’endiguer la solidarité à la révolte légitime, populaire et pacifique du Hirak.

 

Nous, Collectif de soutien de la révolte du Rif à Strasbourg, sommes solidaires du Hirak et nous nous joignons à leur lutte. Nous nous faisons les relais de leurs revendications démocratiques pour: la libération des prisonnier-e-s politiques, la justice sociale, la répartition équitable des richesses,  l’arrêt immédiat des répressions et violences policières, la lutte contre la corruption d’Etat, l’arrêt des expropriations des terres par l’Etat, pour plus d’hôpitaux, plus d’universités, plus d’usines, plus de routes, plus de culture.

 

Nous appelons les citoyen-ne-s démocrates, les ressortissant-e-s marocain-e-s, les militant-e-s associatifs, les étudiant-e-s, les élu-e-s, les syndicats, les partis politiques, les amis du Maroc, amoureux de la liberté; à soutenir cette révolte libre, pacifique, populaire et à lui donner une audience au-delà du Maroc. Notre solidarité compte. Et c’est pourquoi nous appelons à un rassemblement samedi 24 juin de 16h place Kléber.

 

Adresse mail: strasbourg.rrpp@outlook.fr

 

rif - affiche 24 6 2017 kleber

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La 2 éme rencontre débat

l’ATMF Gennevilliers vous invitent à la 2 éme rencontre débat de ce mois de Ramadan,le vendredi 23 juin à partir de 19h 30 suivit d’un Iftar à la salle Agir au 9 Rue Georges 92 230 Gennevilliers
Nous aurons l’honneur d’avoir avec nous Imad Tahiri ,Anass Assanouci et Mohemd Boukamza,militants du comité de solidarité pour le mouvement du Rif,ils nous parleront du Hirak Amussu du RIF.
Ils apporteront un éclairage sur ce qui se passe actuellement dans cette région frondeuse du Maroc,la réponse du Makhzen a des revendications légitimes de la population Rifaine et l’écho de ce cri de révolte et sa répercussion dans le reste du Pays.