Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Les jeunes mineurs marocains au square Alain Bashung

 

Depuis le mois de juin, plusieurs jeunes mineurs marocains nous visitent pratiquement tous les jours, en demande de soutien (nourriture, vêtements, se reposer…).

Voici  quelques  articles  décrivant la situation de ces  jeunes mineurs et le rôle des associations, dont l’ATMF, pour  leur trouver des solutions ;

Journal 20 Minutes : http://www.20minutes.fr/paris/2111883-20170803-paris-mineurs-marocains-square-alain-bashung-toujours-livres-memes

Journal H24 info : https://www.h24info.ma/maroc/videos-paris-colle-drogue-prostitution-drame-de-mineurs-marocains-livres-a-eux-memes/

Journal Elperiodico : http://www.elperiodico.com/es/sociedad/20170823/menores-sin-techo-marroquies-se-instalan-en-una-plaza-de-paris-6239234

Journal NPA : https://npa2009.org/actualite/antiracisme/quartier-de-la-goutte-dor-lerrance-des-mineurs-isoles-marocains

 

 

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Festival des Migrations • 30/09/2017 Place Gutenberg • Strasbourg

Nos revendications restent les mêmes et nous affirmons avec force :

L’urgence d’agir au niveau national et européen en réaffirmant l’intangibilité du droit international : les pays membres de l’Union Européenne ont signé la Convention de Genève sur le statut des réfugiés à savoir

  • Le droit de quitter tout pays, y compris le sien (article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, article 12 du Pacte international relatifs aux droits civils et politiques, dont les Etats membres de l’U.E. sont tous signataires)
  • Le droit d’asile (articles 31 et 33 de la Convention de Genève, article 18 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne)
  • Ce droit est entravé par l’Union Européenne qui tente de repousser ses frontières encore plus au sud et se rend ainsi complice de violations des droits humains lorsqu’elle soustraite le contrôle des personnes migrantes à la Libye et aux pays du Sahel.
  • Seule une application effective de cette convention, notamment par la délivrance de visas, permettra d’éviter les drames en Méditerranée. Des frontières fermées rendent la migration plus difficile, plus coûteuse et plus dangereuse ; elles ne l’empêcheront pas
  • Depuis 2000, l’Union Européenne a dépensé plus de treize milliards d’euros pour sécuriser, surveiller, contrôler ses frontières extérieures.
  • En pure perte sur la même période, migrants et réfugiés ont dépensé plus de quinze milliards d’euros pour les franchir !
  • L’Union Européenne ne doit pas confier la responsabilité des réfugiés (politiques, économiques ou climatiques) aux pays non-européens qui ne leur assurent aujourd’hui aucune protection effective. Cela pousse des personnes fuyant les conflits, comme les Syriens, à prendre la mer au péril de leur vie.
  • Les investissements économiques et l’aide au développement aux pays du Sud de la Méditerranée ne doivent pas être conditionnés à la mise en place des dispositifs de contrôle de flux migratoires, mais s’inscrire dans une dynamique d’égal à égal.
  • C’est bien la fermeture des frontières qui tue des hommes et des femmes sur le chemin de l’exil, car si les frontières étaient ouvertes, tous ceux qui veulent atteindre l’Europe, tous ceux qui en ont besoin pour sauver leur vie ou l’améliorer, pourraient arriver par avion ou par des routes sûres, sans avoir besoin de risquer leur vie en mer ni de débourser des sommes colossales pour franchir cette frontière.

Incapable de développer une véritable politique commune en matière d’asile et d’immigration, l’Union européenne ne fait rien d’autre qu’alimenter les affaires des passeurs, dont l’activité est aujourd’hui devenue le troisième trafic du monde en termes de chiffre d’affaire, derrière la drogue et les armes. Ce sont les passeurs qui désormais déterminent qui arrive en Europe, à quel endroit et à quel prix !

Ce changement de vision est urgent. Nous voulons une politique européenne d’asile et d’immigration basée sur le respect des droits des personnes migrantes plutôt que sur la répression. Nous réaffirmons la nécessité de construire une gouvernance alternative au modèle européen actuel. Ce chantier appelle d’une part, une réflexion approfondie avec des nouveaux acteurs incluant les collectivités locales, les universités, les réseaux de migrants et d’autre part, à porter un intérêt aux divers modèles migratoires alternatifs en cours dans d’autres parties du monde (l’Asie, l’Amérique latine, l’Afrique)

LE COLLECTIF POUR UNE AUTRE POLITIQUE MIGRATOIRE dont fait parti l’ATMF

 

 

 

 

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ATMF Strasbourg combat avec les familles des disparus en Tunisie

Après notre participation à la conférence internationale  » Migration Movements around the Mediterranean:Realities and challenges  » et dans le cadre du projet Missing at the Borders nous avons rencontré les familles des disparus afin de  leur donner une voix et une  visibilité. L’ATMF Section du Bas-Rhin a aussi rendu visite (Zarzis-Tunisie) a Chamssedine Marzouk , un ancien Pêcheur est devenu le fossoyeur des migrants qui meurent en mer. Depuis plus  de 11 ans , il s’occupe bénévolement de nombreux corps retrouvés aux larges côtes sud de la Tunisie. A travers cette visite, l’association des travailleurs Maghrébin montre sa solidarité avec Chamssedine, le croque mort des migrants rejetés par la mer, et notre compassion aux sans voix « Migrants disparus aux frontières « . .

 

 Par :Hatem Gheribi

   

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Missing at the borders – disparus aux frontières : présentation du projet & appel aux dons

MISSING AT THE BORDERS

People not numbers

www.missingattheborders.org (site en cours de création).

 DIGNITÉ, VERITÉ ET JUSTICE pour les migrants morts et disparus aux frontières de l’Europe !

Année après année, nous assistons au décompte macabre des victimes le long des frontières du monde. Seulement dans la Méditerranée, entre la fin des années 80’ et 2016, plus de 35000 personnes migrantes ont été comptées comme mortes ou disparues dans la tentative de traverser la mer pour atteindre l’Europe[1].

Il s’agit des victimes des frontières et des murs que les Pays du nord riche érigent de plus en plus pour empêcher la mobilité humaine. Il s’agit des victimes des politiques migratoires qui ne permettent pas que la migration soit un droit à la portée de toutes et tous, comme le sanctionnerait pourtant l’art.13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ces personnes sont mortes ou disparues pour avoir tenté de saisir le droit de traverser les frontières qu’on leur nie en leur refusant le droit d’avoir un visa pour voyager dignement.

Ces victimes que les media et la politique transforment en objets sont des PERSONNES.

DES PERSONNES avec un prénom, un nom de famille, une histoire, une motivation qui les a amenés à quitter leur propre terre et à chercher ailleurs la paix, un travail, un futur.

DES PERSONNES derrière lesquelles il y a des FAMILLES, car chacune d’entre elles a une mère, un père, une femme, un mari, des frères et des sœurs, des proches.

DES FAMILLES qui vivent dans l’angoisse de la disparition de leurs proches, parfois arrivés en Europe et puis disparus sans laisser de traces.

DES FAMILLES qui ont des indices qui disent que leur proches ont étés victimes de disparitions forcées, en ayant étés enfermés illégalement dans une des centaines de prisons pour migrants qu’on construit dans les Pays du sud de la Méditerranée avec l’aval politique et le soutien économique européen.

DES FAMILLES obligés de payer des énormes sommes d’argent pour libérer leurs proches des tortures auxquelles les soumettent les bourreaux de la traite des êtres humains.

DES FAMILLES qui ont la quasi-certitude de la mort de leurs proches, mais restent hantées par l’ignorance de leur sort, par l’absence du corps aimé qui ne leur a jamais été restitué. Sans connaître leur sort, sans pouvoir leur offrir une sépulture digne, le deuil leur est impossible.

DES FAMILLES qui ont demandé que la justice condamne les agents militaires et de police qui ont la responsabilité matérielle de la mort de leurs proches, et qui on vu au contraire les cas classés.

DES FAMILLES qui pourtant ont décidé de ne pas considérer la disparition ou la mort de leurs proches comme une fatalité.

DES FAMILLES qui exigent des réponses de la part de ceux qui n’arrêtent pas de construire des murs et qui agissent avec toujours plus de violence le long des frontières.

DES FAMILLES qui accusent ceux qui, n’accordant pas des possibilités d’entrée régulières, obligent les personnes à risquer leur vie pour arriver à destination.

DES FAMILLES qui exigent que l’Europe et les Pays du Sud du monde complices dans le contrôle des frontières externalisées répondent des milliers de morts et disparus le long des routes migratoires.

DES FAMILLES qui ont décidé de ne pas rester en silence, mais d’exiger DIGNITÉ, VERITÉ ET JUSTICE!

Pour cette raison les activistes des associations des deux rives de la mer Méditerranée, avec les familles des personnes migrantes mortes ou disparues en tentant de rejoindre l’Europe, ont décidé de créer cette plateforme en ligne à fin de raconter l’histoire de ces migrants disparus et faire entendre les voix et les demandes de dignité, de vérité et de justice de leurs familles.

[1] OIM – http://gmdac.iom.int/map-tracking-migrant-deaths-and-disappearances

MISSING AT THE BORDERS

Est un projet qui veut faire entendre les familles, pour qu’elles restituent une visibilité aux disparus. La page web accueillera les témoignages vidéo des proches pour donner une identité concrète aux migrants et pour répandre la demande de vérité et justice de leurs proches.

MISSING AT THE BORDERS est un projet à l’initiative de :

Atmf logo

Association des Travailleurs Maghrébins de France – http://www.atmf.org/

milan senza frontiere

Milano sans Frontières – https://www.facebook.com/milanosenzafrontiere/ – milanosenzafrontiere@gmail.com

Palermo Senza Frontiere LOGO

Palermo sans Frontières : https://www.facebook.com/Palermo-Senza-Frontiere-235340943334907/

cropped-como-senza-frontiere-bannerComo sans Frontières : https://comosenzafrontiere.wordpress.com/

carovane migranti logo

Carovane Migranti : http://www.carovanemigranti.org/

AP-nr-670 Alarm Phone : https://alarmphone.org/fr/

wtm-logo

Watch The Med : http://watchthemed.net/

 

 

www.missingattheborders.org     –    france@missingattheborders.org     –     italia@missingattheborders.org

 

MissingLogo

 

Les introductions en différentes langues :

Français : Missing at the borders – INTRO FR

Allemand : Deucht introduction

Anglais : INTRO WEB ENGLISH DEFINITIVE

Italien : INTRO WEB ITALIANO DEFINITIVE

Espagnol : INTRO WEB espagnol DEFINITIVE

Arabe : مفقودون على الحدود -أُناس لا أرقام.

 

APPEL AUX DONS

 

MISSING AT THE BORDERS est un projet autofinancé
Pour le soutenir, vous pouvez faire un don en utilisant les coordonnées bancaires ci dessous :
IBAN : FR76 10278 06039 00021292941 23 – BIC CMCIFR2A
Banque : Crédit Mutuel
Libellé : Projet MISSING AT THE BORDERS
Titulaire du compte : ATMF
Les chèque sont à établir à l’ordre de l’ATMF et à adresser au 10 rue Affre – 75018 Paris

 

Missing - appel à dons

 

 

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Missing at the borders – les disparus aux frontières : stand le 2/9 à Strasbourg

L’Atmf et l’Alarm Phone ont tenu un stand, place kléber Strasbourg le samedi 02/09/17 entre 16h & 18h, sur la question des disparus en méditerranée ainsi que de leurs familles.

 

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Quelques photos :

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À rebours du Plan Migrants, la société civile se rassemble autour d’une Conférence nationale citoyenne sur la politique migratoire de la France

Près de 260 associations et collectifs de solidarité et de défense des droits humains lancent l’organisation d’une Conférence nationale citoyenne sur l’accueil et les droits des personnes migrantes en France. Elles publient leur appel sur Mediapart et Bastamag ce 25 juillet.

Cette décision des acteurs associatifs et de citoyens est une réponse au Plan Migrants du Gouvernement publié la semaine dernière. Ce dernier ignore les propositions portées par celles et ceux qui, sur le terrain, agissent pour le respect de la dignité et des droits des personnes migrantes en France, et pallient l’absence ou l’insuffisance de volonté et de moyens de l’État.

Alors que les demandes de dialogue et de concertation des membres de la société civile restent sans réponse, ces derniers décident aujourd’hui de lancer un processus de concertation et de propositions entre tous les acteurs, afin de montrer, expériences à l’appui, qu’il est possible d’accueillir dignement et autrement les migrants dans notre pays.

Cette Conférence nationale citoyenne se tiendra fin 2017.

470 organisations ont adressé le 15 juin dernier au président de la république et au gouvernement un « Appel à un changement radical de politique migratoire en France ».

Cet appel exprimait la volonté des signataires de voir s’engager une politique alternative, respectueuse des droits fondamentaux. Il demandait qu’il soit mis fin aux violences policières à l’encontre des personnes exilées ainsi qu’à l’intimidation de citoyen-ne-s et associations désigné-e-s comme coupables de « délit de solidarité ». Il réclamait, enfin, la tenue d’une large conférence nationale sur les questions migratoires.

Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs perpétuent une politique de mise à l’écart et d’exclusion. Des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes qui ont réussi à atteindre l’Europe, dont la France, souvent au risque de leur vie, voient leurs droits les plus fondamentaux méprisés. Ils et elles sont relégué-e-s, maintenu-e-s dans la précarité, enfermé-e-s, expulsé-e-s, parfois vers des pays où ils et elles sont en danger de mort.

Face à cette situation, des dizaines de milliers de personnes solidaires et des centaines d’associations œuvrent au quotidien et pourvoient au plus urgent. Mais ni leur expertise d’acteur de terrain ni leur volonté citoyenne d’agir pour un accueil digne ne sont reconnues par les pouvoirs publics. Au contraire, ces personnes et associations voient leur action entravée, quand elles ne sont pas traitées comme des délinquantes et poursuivies pénalement.

Le « plan migrants », présenté ces jours derniers par le gouvernement, décidé en quelques semaines, n’est en rien le fruit d’une concertation, encore moins de la réflexion nationale que nous voulons. En outre il est loin d’aller dans le sens de la politique d’hospitalité, de respect du droit d’asile et plus largement de respect des droits humains que nous revendiquons. Non seulement il ne rompt avec aucune des précédentes politiques migratoires, mais il nous enferme encore davantage dans une approche sécuritaire, opposant réfugié-e-s et migrant-e-s, en particulier ceux et celles qualifié-e-s d’« économiques ».

Nous réitérons donc notre appel au lancement d’une conférence nationale sur les migrations, permettant de poser une analyse précise et éclairée de l’accueil des étrangers en France et d’envisager sereinement les façons de construire une politique respectueuse des obligations de la France en matière d’accueil et de respect des droits humains.

Des espaces de débat public ont été ouverts sur d’autres thématiques dans le passé, comme le Grenelle de l’environnement ou les conférences sociales. Nous ne les idéalisons pas, mais nous savons d’expérience que cela a permis aux responsables politiques de s’appuyer sur l’expertise des acteurs de la société civile, des collectivités locales, des chercheur-se-s, pour déboucher sur des propositions d’action nourries de cette concertation.

Notre requête n’a pour l’heure pas été entendue, mais nous ne renoncerons pas à la dynamique de rassemblement manifestée par le succès de notre appel. Nous lancerons une concertation citoyenne mobilisant associations nationales et locales, collectifs de migrant-e-s et citoyen-ne-s réunis dans des initiatives locales de solidarité. Ensemble nous voulons faire émerger une proposition de politique d’accueil conforme à nos valeurs de solidarité et d’humanité.

25 juillet 2017

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Non, le centre « humanitaire » pour migrants de la porte de la Chapelle à Paris n’est pas un modèle

 

Action collective

Non, le centre « humanitaire » pour migrants de la porte de la Chapelle à Paris n’est pas un modèle

 

En écho à la demande adressée au gouvernement par Anne Hidalgo, maire de Paris, de réfléchir à « un plan général d’accueil des migrants en France » avec l’ouverture de camps de premier accueil dans les métropoles régionales – à l’image de celui qu’elle a installé en octobre 2016 porte de La Chapelle, au nord de la capitale –, le ministre de l’intérieur a annoncé mardi 20 juin la possible « ouverture de centres d’accueil » pour migrants sur le territoire français. Le même jour, plusieurs élu.e.s, qui se sont rendu.e.s dans le camp humanitaire de La Chapelle, se sont relayé.e.s pour alerter sur la situation d’engorgement que connaît ce centre, avec «  des tensions à l’entrée » et des rixes qui « se multiplient », et la reconstitution de « campements » rassemblant plus d’un millier de personnes dans le nord de Paris. « Depuis un certain temps », a expliqué Pascal Julien, conseiller de Paris (EELV), « il n’y a plus de sorties, donc plus d’entrées. Ce centre est saturé en permanence ».

Dès l’annonce de la création du centre de la porte de La Chapelle, il était clair que le dispositif n’était susceptible de fonctionner que pour autant qu’à l’issue des quelques nuitées de « mise à l’abri » offertes à Paris aux personnes migrantes ces dernières se voient proposer des places dans des lieux d’hébergement plus pérennes. Ces lieux relevant de dispositifs nationaux, le camp parisien ne peut « se vider » pour accueillir de nouveaux venus que si l’État s’engage dans l’opération, collaborant avec la Ville de Paris. Or les places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) continuent de manquer cruellement, et si de nouvelles structures d’accueil de migrants ont été créées récemment, elles ne parviennent pas à pallier l’incapacité de l’État à abriter, constante depuis deux décennies. Ces nouvelles structures ne sont d’ailleurs, tout comme le camp de La Chapelle, que des sas, conçus pour accueillir pour de courtes durées des personnes n’ayant pas encore décidé si elles allaient demander l’asile en France. Faire se succéder des sas à un sas n’a qu’un intérêt pratique : répartir la charge d’un premier accueil sommaire. Mais aussi, ce faisant, disperser, isoler et rendre moins visible.

En réalité, le camp de la Chapelle souffre de bien d’autres défauts que le manque de « fluidité » et la saturation dénoncée par les élus qui soutiennent la maire de Paris. En effet, les personnes qui parviennent, après des jours d’attente, à être accueillies dans la « bulle » parisienne, non seulement ne se voient pas assistées correctement dans leurs démarches en vue d’obtenir la protection internationale dont elles ont besoin, mais sont même empêchées de faire ces démarches. Contraintes de faire enregistrer leurs empreintes digitales à un guichet spécialement ouvert pour elles en préfecture, elles peuvent ainsi être menacées de renvoi – voire renvoyées sans délai – vers des pays par lesquels elles ont transité ou vers leur pays d’origine sans que soit examinée leur potentielle qualité de réfugié. Le camp parisien, loin d’être un lieu d’accueil et de manifester l’hospitalité de la Ville, fonctionne de fait comme un centre de tri, auxiliaire (ou otage ?) de l’administration préfectorale.

La maltraitance administrative qui règne à l’intérieur du centre de la Chapelle, tout comme la maltraitance physique imposée aux personnes qui, jour après jour, essaient d’en franchir les portes et sont, en attendant, contraintes de dormir dans la rue dans un contexte de harcèlement policier maintes fois documenté, ne sont en rien le produit d’un « afflux » insupportable d’exilé.e.s que la France, sixième puissance mondiale, ne pourrait gérer. Conséquences du sous-dimensionnement structurel du dispositif d’accueil des migrant.e.s, elle s’inscrivent dans une stratégie de dissuasion que la France, comme plus généralement l’Europe, opposent aux personnes en besoin de protection.

Oui, des lieux de premier accueil doivent être ouverts, afin que les exilé.e.s cessent d’être réduits à la vie dans la rue, à Paris comme à Calais, à Vintimille ou ailleurs. Mais ces lieux doivent être réellement hospitaliers, conçus de telle sorte que les personnes y soient informées des possibilités qui s’offrent à elles, aidées et accompagnées dans leurs premiers pas en Europe. Accueillies, vraiment. Ensuite seulement, une répartition sur l’ensemble du territoire pourrait être organisée selon la situation de chacun, ses souhaits, les possibilités existantes dans les collectivités. Si un « plan général d’accueil des migrants en France » est mis en place, c’est dans cet esprit qu’il doit être conçu, et non sur le modèle du centre de la Chapelle.

26 juin 2017

Organisations signataires :

  • Actes & Cités
  • Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (Acat)
  • Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (Acort)
  • Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)
  • Association Kolone
  • Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE)
  • Cedetim/Ipam
  • Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants (Cispm)
  • Collectif de sans-papiers CSP 75
  • Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrants-es
  • Collectif nouvelle jungle – Lille nomade
  • Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s (Fasti)
  • Groupe d’information et de soutien des immigrées (Gisti)
  • Itinérance Cherbourg
  • JRS France
  • La Cimade
  • La Cimade Île-de-France
  • LDH – Fédération de Paris
  • Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE)
  • Quartiers Solidaires
  • Réveil voyageur
  • Revue Pratiques
  • Secours catholique – Caritas France
  • Syndicat des avocats de France (SAF)
  • Syndicat de la magistrature (SM)
  • Syndicat de la médecine générale (SMG)
  • Union syndicale Solidaires

 

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Solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants subsahariens bloqués à la frontière algéro-marocaine

Depuis le 17 avril dernier, quarante et un réfugiés syriens, dont quinze d’enfants, sont bloqués dans une zone frontalière algéro-marocaine, près de la ville de Figuig (Maroc), dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit.

Le 8 mai, la situation s’est encore aggravée car les autorités marocaines ne laissent plus la société civile sur place venir en aide à ces réfugiés et leur fournir le minimum vital, à savoir de l’eau et de la nourriture. Face à l’évolution dramatique de la situation dans laquelle se trouvent ces réfugiés, plusieurs associations et organisations se mobilisent pour alerter l’opinion publique maghrébine et internationale, ainsi que les instances internationales afin de trouver une réponse à cette urgence humanitaire.

Par ailleurs, nous avons appris, par le mouvement associatif marocain, que trente-quatre migrants subsahariens se trouvent dans la même situation de détresse, rejetés et bloqués, eux aussi, à la frontière algéro-marocaine.

Les autorités respectives de l’Algérie et du Maroc passent, aujourd’hui, leur temps à se renvoyer la responsabilité de cette situation dramatique sans venir en aide à ces réfugiés. Elles sont coupables de non-assistance à personnes en danger.

La militarisation des frontières algéro-marocaines entraîne de graves violations des droits humains. Depuis plusieurs années, les deux armées chassent les migrants subsahariens d’une frontière à l’autre,  en flagrant délit d’atteinte aux droits des réfugiés et de la Convention internationale de Genève relative à la protection des réfugiés, bafouant le plus élémentaire des droits humains : celui d’accueillir des demandeurs d’asile syriens échappant à la guerre qui ravage leur pays, ou des migrants subsahariens qui fuient la misère.

Cette attitude illustre dramatiquement les conséquences de l’approche du tout sécuritaire imposée aux peuples de la région qui aspirent à un Maghreb des peuples ouvert, solidaire et démocratique.

Face à cette situation, les associations, organisations et personnes signataires :

– alertent l’opinion publique sur ce drame humain ;

– exigent des autorités marocaines et algériennes d’assurer la protection des réfugiés et des migrants, de les accueillir dignement et de leur garantir dans l’urgence l’acheminement des vivres et des soins ;

– interpellent les instances internationales pour une solution rapide dans le respect du droit et des conventions internationales,

– exigent des autorités françaises de prendre leur responsabilité dans l’accueil des réfugiés syriens,

– appellent à un rassemblement de solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants subsahariens :

 

jeudi 18 mai 2017, à 18 heures 30

 Fontaine des Innocents, Place du Châtelet, Paris.

 

Premières associations et organisations signataires :

Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien – Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT) – Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM) – Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF) – Association des Tunisiens de l’Isère citoyens des deux rives (ATI-CDR) – Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA) – Association des Marocains en France (AMF) – Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association marocaine des droits humains (AMDH)-IDF Paris – Association Na’oura (Belgique) – Association Promotion des Cultures et du Voyage (APCV) – Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) – Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) – El Ghorba – Fédération des Amis de Figuig (FAF) – Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) – Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) – Forum Palestine Citoyenneté – Immigration Développement Démocratie (IDD) – Ligue des droits de l’Homme (LDH) – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) – Parti socialiste unifié (PSU Maroc), section France – Plateforme euro-marocaine MDCD – Réseau Euromed France – Souria Houria.

 

Avec le soutien de (premiers signataires) :

Nadia Abbou, militante associative – Mourad Allal, militant associatif – Tewfik Allal, militant associatif – Mustapha Amgoune, militant politique – Mehdi Arafa, ingénieur – Boualem Azahoum, militant associatif – Nawal Badaoui, militante associative – Etienne Balibar, professeur émérite (philosophie), Université de Paris-Ouest – Mohammed Bazza, militant associatif – Farouk Belkeddar, militant associatif – Raymond Benhaïm, économiste – Tarek Ben Hiba, militant associatif – Abderrahmane Benkerroum, militant associatif – Ali Bensaad, géographe – Fatima Besnaci-Lancou, docteur en histoire contemporaine – Abderrazak Bouazizi Horchani, militant associatif – Mouloud Boumghar, juriste – Ali Brahimi, ancien militant du MCB et ancien parlementaire –

Nadia Chaabane, militante associative – Nabil Challal, informaticien, militant associatif – Souad Chaouih, militante associative – Mouhieddine Cherbib, militant associatif – Alice Cherki, essayiste, psychanalyste – Ali Dabbaj, militant des DH – Delphine de Boutray, metteur en scène – Jocelyne Dakhlia, directrice d’études EHESS – Drisss El Kherchi, militant associatif – Driss El Korchi, militant associatif – Mohammed-Lakhdar Ellala, militant associatif – Abbas Fadhel, réalisateur – Saïd Fawzi, militant des DH – Seddik Ferchichi, militant associatif – Cherif Ferjani, essayiste, professeur émérite – Ouissam Ghmimat, militant des DH – Rachid Hammadi, militant associatif – Mohammed Harbi, historien – Hana Jaber, chercheuse – Abderrazak Kitar, militant associatif – Abdellatif Laabi, écrivain – Renée Le Mignot, responsable associative – Bachir Maaouni, militant associatif – Farouk Mansouri, militant associatif – Philippe Marlière, politiste – Umit Metin, militant associatif – Bachir Moutik, militant associatif – Slimane Noceir, militant associatif – Rahim Rezigat, responsable associatif – Fabrice Riceputi, historien – Lana Sadeq, militante associative – Youssef Selmi, responsable associatif – Hassan Slama, universitaire – Mohammed Smida, juriste – Taoufiq Tahani, universitaire – Tarik Toukabri, militant associatif – Michel Tubiana, responsable associatif – Emmanuel Wallon, professeur de sociologie – Farid Yaker, responsable associatif – Abdallah Zniber, militant associatif – Lamis Zohlof, militante associative

 

 

Solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants subsahariens bloqués à la frontière algéro-marocaine

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Marche pour la Justice et la dignité

Bonne dynamique de l’ATMF dans l’organisation de la marche du 19 mars 2017 #Marche_pour_la_justice_et_la_dignité et une présence importante des membres de l’ATMF

Une marche pour manifester contre le racisme, les violences policieres, la Hogra,la chasse aux migrant-e-s

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Festival Migrations

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Festival Migrations organisé par ATMF BHL, le carreau et l’ASBH, du 6 au 25 mars en Moselle-EST, films, animations, débats…au programme