Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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« La Violence, l’Univers Carcéral et les Prisonniers Politiques au Maroc »

Le combat du Mouvement marocain du 20 Février pour la liberté, la dignité, l’égalité et la justice sociale ne saurait faiblir. La mobilisation n’a pas cessé malgré les intimidations, la répression et l’emprisonnement des militantes et des militants qui manifestent pacifiquement pour leur liberté et leur dignité.

Le pouvoir marocain, fidèle à sa politique anti-populaire et anti-démocratique, continue à museler les voix libres des militantes et des militants et à étouffer toute aspiration à la liberté et au changement démocratique.

Le Mouvement marocain du 20 Février Paris/IDF :

– Réaffirme son soutien et exprime sa totale solidarité avec les prisonnièr(e)s politiques au Maroc et condamne la répression systématique du régime marocain,

– Dénonce les jugements préfabriqués par l’appareil judiciaire marocain qui cherche à briser la détermination des militantes et militants libres qui luttent pour un Etat de droit.

Dans le cadre de la campagne d’information et de sensibilisation, pour la libération des détenu(e)s politiques, nous appelons toutes les militantes et tous les militants, engagé(e)s à exprimer pacifiquement leur indignation face à l’injustice que subissent plus de 170 détenu(e)s politiques, dont 70 emprisonnés depuis le 20 Février 2011, victimes de leurs engagements pour la démocratie au Maroc et contre la dictature opprimante du Makhzen.

A cet effet, nous vous invitons à une conférence/débat sur les détenu(e)s politiques suivie d’une projection et d’une soirée artistique le 01 Décembre 2012 à 18H au 33 Rue des Vignoles 75020 Paris.


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Mobilisons-nous, pour soutenir la lutte du peuple marocain pour le droit de vivre dans un pays de dignité, d’égalité, de liberté et de justice sociale.

Vive le mouvement du 20 Février, vive la lutte du peuple Marocain.

mvt20fevrierparisidf@gmail.com

Premiers signataires :

Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) – Confédération nationale du travail (CNT)- La Voie Démocratique Paris – Association Marocaine des Droits Humains Paris/IDF (AMDH-PARIS/IDF) – L’inter-collectif de soutien aux luttes des peuples du monde arabe (Inter-Co)- Sortir du Colonialisme, La coordination de soutien au mouvement de 20 février – Bruxelles, Pour une alternative révolutionnaire (Badil Tawri), Le Comité de soutien au Mouvement du 20 Février – Montpellier, FCSME, Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association des Marocains en France (AMF)….

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Solidarité avec les travailleurs mineurs de la région de Ouarzazate et leurs leaders

Depuis plusieurs mois les mineurs marocains de la région de Ouarzazate (Sud du Maroc) mènent une lutte acharnée contre les conditions d’exploitation imposées par le patronat des mines, qui n’est autre que le consortium des sociétés minières dont le propriétaire est la famille royale du Maroc ! Les arrestations des travailleurs et de leaders syndicaux de la CDT (Confédération Syndicale du Travail) qui les soutiennent se multiplient et prennent un tournant grave.

Vendredi 16 novembre, le secrétaire général adjoint de la CDT de Ouarzazate, le camarade Hamid Majdi, par ailleurs élu municipal de la ville et membre de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains), vient d’être arrêté à Marrakech pour officiellement « présence de drogue dans sa voiture » ! Depuis, il a été relâché sous caution dimanche 18 novembre, avant son passage devant les tribunaux. Le camarade Majdi est connu pour son intégrité et sa combativité pour les droits sociaux et humains.

Cette tentative de criminalisation des luttes des travailleurs et de leurs leaders est odieuse. Elle s’inscrit dans le droit fil des pratiques mafieuses connues de longue date de la part de la police marocaine. La dernière en date est celle infligée au camarade Camara Laye, coordinateur du Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc (CMSM), poursuivi pour motif fallacieux « trafic de cigarettes et d’alcool » !

Les associations signataires regroupées dans le cadre du FALDI (Forum des Associations des Luttes Démocratiques de l’Immigration), réunies à Paris le 17 novembre 2012, dénoncent avec vigueur ces pratiques d’un autre âge et réclament la levée des poursuites touchant notre camarade Hamid Majdi et tous les militants syndicalistes et travailleurs des mines de la région de Ouarzazate.

Nous exprimons notre totale solidarité avec la lutte des mineurs marocains et nous soutenons l’appel à la mobilisation lancé par les syndicats démocratiques marocains dans le cadre de la journée du mardi 20 novembre 2012.

Signataires :

AMF/ ATF/ ATMF/ FTCR/ ADTF/ ACORT/ ASDHOM / ACDA/ FCMA/ CSP92/ IDD/ UTIT/ CRLDHT/ N’AOURA Belgique / EMCEMO-Amsterdam/ MIGRATION SANTE/ FASTI/ « Coordination Régionale Rhône-Alpes de Solidarité avec les Sans Papiers /MANIFESTE DES LIBERTES/ ELGHORBA/ AFAPREDESA/ CORELSO/FEMMES PLURIELLES/ COLLECTIF DES COMMUNAUTES SUBSAHARIENNES AU MAROC/ ICI ET LA/ REMCC/ COLLECTIF 3C/ AIDDA/ MCTF/ APCV/ATTS Suisse/ UNIT/ FSQP/ CSP75/ ATTAC/ ASTU – ACTIONS CITOYENNES INTERCULTURELLES- Strasbourg/FCSME,/ Conseil des Migrants (Maroc)/ ODT (migrants Maroc)/UJFP

Contact : cherbib@gmail.com 0650520416 .

delkherchi@yahoo.fr 0622504800

Paris le 19 novembre 2012

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Solidarité avec les travailleurs mineurs de la région de Ouarzazate et leurs leaders

Depuis plusieurs mois les mineurs marocains de la région de Ouarzazate (Sud du Maroc) mènent une lutte acharnée contre les conditions d’exploitation imposées par le patronat des mines, qui n’est autre que le consortium des sociétés minières dont le propriétaire est la famille royale du Maroc ! Les arrestations des travailleurs et de leaders syndicaux de la CDT (Confédération Syndicale du Travail) qui les soutiennent se multiplient et prennent un tournant grave.

Vendredi 16 novembre, le secrétaire général adjoint de la CDT de Ouarzazate, le camarade Hamid Majdi, par ailleurs élu municipal de la ville et membre de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains), vient d’être arrêté à Marrakech pour officiellement « présence de drogue dans sa voiture » ! Depuis, il a été relâché sous caution dimanche 18 novembre, avant son passage devant les tribunaux. Le camarade Majdi est connu pour son intégrité et sa combativité pour les droits sociaux et humains.

Cette tentative de criminalisation des luttes des travailleurs et de leurs leaders est odieuse. Elle s’inscrit dans le droit fil des pratiques mafieuses connues de longue date de la part de la police marocaine. La dernière en date est celle infligée au camarade Camara Laye, coordinateur du Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc (CMSM), poursuivi pour motif fallacieux « trafic de cigarettes et d’alcool » !

Les associations signataires regroupées dans le cadre du FALDI (Forum des Associations des Luttes Démocratiques de l’Immigration), réunies à Paris le 17 novembre 2012, dénoncent avec vigueur ces pratiques d’un autre âge et réclament la levée des poursuites touchant notre camarade Hamid Majdi et tous les militants syndicalistes et travailleurs des mines de la région de Ouarzazate.

Nous exprimons notre totale solidarité avec la lutte des mineurs marocains et nous soutenons l’appel à la mobilisation lancé par les syndicats démocratiques marocains dans le cadre de la journée du mardi 20 novembre 2012.

Signataires :

AMF/ ATF/ ATMF/ FTCR/ ADTF/ ACORT/ ASDHOM / ACDA/ FCMA/ CSP92/ IDD/ UTIT/ CRLDHT/ N’AOURA Belgique / EMCEMO-Amsterdam/ MIGRATION SANTE/ FASTI/ « Coordination Régionale Rhône-Alpes de Solidarité avec les Sans Papiers /MANIFESTE DES LIBERTES/ ELGHORBA/ AFAPREDESA/ CORELSO/FEMMES PLURIELLES/ COLLECTIF DES COMMUNAUTES SUBSAHARIENNES AU MAROC/ ICI ET LA/ REMCC/ COLLECTIF 3C/ AIDDA/ MCTF/ APCV/ATTS Suisse/ UNIT/ FSQP/ CSP75/ ATTAC/ ASTU – ACTIONS CITOYENNES INTERCULTURELLES- Strasbourg/FCSME,/ Conseil des Migrants (Maroc)/ ODT (migrants Maroc)/UJFP

Contact : cherbib@gmail.com 0650520416 .

delkherchi@yahoo.fr 0622504800

Paris le 19 novembre 2012

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Pour la libération du coordinateur du CMSM et la fin de la répression ciblée contre des membres d’associations de migrants au Maroc

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Les organisations soussignées exigent la libération du coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc et l’abandon des poursuites engagées contre lui.

Elles dénoncent la répression ciblée qui s’abat sur les responsables des organisations de migrants au Maroc depuis quelques jours.

Camara Laye, ancien président et actuel coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM) a été arrêté à son domicile dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 octobre à minuit, et placé en garde-à-vue au commissariat du 3ème arrondissement de Rabat. Son avocat s’est vu refuser l’autorisation de le rencontrer, en violation du code de procédure pénale et malgré les assurances qui lui avaient été données par le magistrat de permanence au parquet du Tribunal
de Première instance de Rabat. Camara réside régulièrement au Maroc sous couvert d’une carte d’immatriculation. Nous sommes inquiets et craignons que cette arrestation vise à l’empêcher de poursuivre son engagement pour la défense des droits des migrants au Maroc, y compris à travers des poursuites pour une affaire de droit commun fictive, comme cela c’est déjà produit par le passé pour de nombreux militants des droits de l’homme ou opposants.

Cette arrestation fait suite à plusieurs incidents graves nous alarmant :
– menaces directes proférées contre le futur secrétaire général de l’ODT-Travailleurs Immigrés le 10 juin dernier ;
– double « cambriolage » de l’appartement d’un militant du Collectif des communautés subsahariennes au Maroc (CCSM) en l’espace de quinze jours, et vol de son ordinateur ;
– intervention violente de la police accompagnée de « baltagia » (« voyous ») dans un foyer où se trouvaient notamment des membres de l’ALECMA mercredi dernier 17 octobre après-midi à Hay El Farah à Taqadoum. Bilan : 2 blessés, 3 interpellations, vol d’effets personnels
(passeports, argent, ordinateurs, caméras, et même des vêtements et des matelas) et menaces à peine voilées en partant (« à demain » !) ;
– arrestation du secrétaire général d’ALECMA samedi dernier 20 octobre 2012 matin à son domicile. Placé en garde à vue au commissariat du 3ème arrondissement, il a été libéré dimanche 21 octobre 2012.

Ces actions interviennent dans un contexte de répression croissante contre les migrants depuis un an (harcèlement, rafles et déportations accompagnées d’exactions, violences, racket, tant
dans les grandes villes que dans les environs des présides occupés…) légitimée par les discours stigmatisant de responsables politiques (notamment le député USFP, Abdelhadi Khairate, et le ministre PPS de l’emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahed Souhail) et d’une certaine presse (Assabah, Almassae, …)1.

Mais un contexte également marqué par la mobilisation, l’organisation et la visibilité croissantes des migrants : CMSM, CCSM, ODT-TI, ALECMA. Par ex :
– participation à la manifestation du 1er mai puis création du premier syndicat de travailleurs migrants au sein d’une confédération syndicale marocaine (ODT-TI) ;
– organisation d’une manifestation à Taqadoum devant le commissariat puis les ambassades pour dénoncer le développement des attaques racistes, l’impunité des auteurs en l’absence d’enquête et demander aux représentations diplomatiques d’assumer leur responsabilité de protéger leurs ressortissants puis création de l’association ALECMA à Taqadoum ;
– nombreuses actions du CMSM et du CCSM, notamment mission CMSM-GADEM, puis rédaction d’une note conjointe ;
– participation nombreuse et active des migrants et de leurs organisations au forum des
migrants organisé à Oujda par le Forum social Maghreb les 6 et 7 octobre 2012.

Au vu de ces éléments, il apparaît évident que l’arrestation de Camara Laye participe d’une démarche continue d’intimidation et de répression à l’encontre des migrants à l’œuvre au Maroc depuis plusieurs mois. Nous demandons l’arrêt de cette répression et la libération immédiate de Camara Laye.

Signature des associations :
Maroc : Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM), Collectif des communautés subsahariennes au Maroc (CCSM), Association de lutte contre l’émigration clandestine au Maroc (ALECMA), Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), Association Beni Znassen pour la Culture, le Développement et la Solidarité (ABCDS), Forum Asile Migration, Forum des Alternatives
Maroc (FMAS), Observatoire marocain des libertés publiques, Action Jeunesse, Organisation démocratique du travail – Maroc (ODT), Organisation démocratique des travailleurs immigrés– Maroc (ODT-I), Institut de formation des agents de développement (IFAD), Fonds d’appui à la dynamisation des organisations communautaires de base (FADOC), Association Rencontre Méditerranéenne Pour l’Immigration et le Développement (ARMID), Femmes pour l’égalité et la démocratie Maroc, Réseau Amazighe pour la Citoyenneté – Azetta, Réseau marocain pour la défense du droit à la santé = droit à la vie, Observatoire national des droits au travail, Pateras de la vida, ATTAC Maroc, Réseau des Associations du Nord du Maroc pour le Développement et la Solidarité (Chabaka), Al Khaïma

Réseaux internationaux :
Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH), Migreurop, Afrique-Europe-Interact

Autres pays :
Groupe de recherche et d’actions sur les migrations en Afrique Centrale (GRAMI AC) – Cameroun, Conseil des migrants de France, Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Association des Réfugiés Sans Frontières – Cameroun (ARSF), Association des refoulés d’Afrique centrale au Mali (ARACEM), Fluechtlingsrat Hamburg (Conseil de Réfugiés de Hambourg), Association « Movimento dei Senza Voce » (Suisse), Fondation Conseil Jeune, membre du GRAMI AC (Cameroun), Ligue des droits de l’homme Belgique, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives – France (FTCR), Comité pour le respect des libertés en Tunisie (CRLDHT), CNCD-11.11.11 – Belgique, SOS Migrants – Belgique, Na’oura Groupe Solidarité Belgique Maroc – GSBM, La Cimade – France, Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés – France (FASTI), Stiftung :do, Hamburg (Allemagne), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Initiative démocratie développement – France (IDD), Rete Primo Marzo – Italie, Associazione Giù le frontiere – Italie, Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM) – France, Associazione di promozione sociale ARCI – Italie, comité local du Sénégal de la Charte Mondiale des Migrants, Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) – Algérie, Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), Les Alternatifs solidarités écologie féminisme autogestion – France, Cooperazione Internazionale Sud Sud (CISS) – Italie, Centre d’étude et de recherche sur la migration de l’Afrique subsaharienne (CERMAS) – Pays-Bas, Association des Marocains en France (AMF), Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI) – France, borderline-europe e.V. (Allemagne), Yambi Africa asbl, Belgique, Asociacion pro derechos humanos de Andalucia (APDHA), Confédération général du Travail – Andalousie (CGT-A),

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1 Cf. notamment les communiqués du GADEM de septembre 2011 : http://www.gadem-asso.org/Les-forces-de-l-ordre-marocaines,125 et novembre 2011 : http://www.gadem-asso.org/Les-forces-de-l-ordre-marocaines, les rapports et communiqués de l’AMDH, de l’ABCDS et de MSF et la note d’analyse conjointe CMSM-GADEM de septembre
2012 : http://www.gadem-asso.org/Recrudescence-de-la-repression,142.

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Contact : GADEM – contact@gadem-asso.org – +212 (0)537 72 78 78 ou +212 (0)6 52 45 22 07

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Un autre Maghreb et une autre politique migratoire sont possibles

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Les migrants, les associations de la société civile maghrébine, les syndicats et les organisations de solidarité internationale réunis dans le cadre de la seconde édition du Forum Social Maghrébin à Oujda, et étendu à Oran, les 6 et 7 octobre 2012 sous la thématique migration et libre circulation au Maghreb, et en commémoration des évènements de Ceuta de 2005 dont ont été victimes une centaine de migrants subsahariens, relèvent :

Le coût du non-Maghreb sur les plans économiques, sociaux, culturels et même psychologiques constitue une perte énorme pour le présent et l’avenir des peuples de la région. Par le passé ils ont mené un combat commun contre le colonialisme aussi bien sur leurs territoires que dans l’immigration en Europe. Ils ont réussi à forger une identité commune et un imaginaire de société émancipateur.

Actuellement, alors qu’ils aspirent à l’avènement d’un espace géo-politique démocratique, de justice sociale, de liberté favorisant les échanges entre les peuples, ouvert et accueillant vis-à-vis des migrants vivant et travaillant dans les différents pays maghrébins, nous assistons, bien au contraire, et ce depuis des décennies, à une accélération d’une insertion dépendante dans le marché mondial au dépend d’une intégration et d’un développement régional maghrébin.

Ce choix est incapable d’insuffler une dynamique maghrébine unitaire à la hauteur des enjeux globaux régionaux et internationaux et des aspirations des peuples de la région..

Sur le plan migratoire, nous assistons à la mise en place de politiques sécuritaires stigmatisant les migrants vivants sur le sol maghrébin, au mépris de l’histoire qui lie les peuples du Nord de l’Afrique à ceux de l’Afrique subsaharienne, au mépris des intérêts mutuels de développement et d’enrichissement culturel et civilisationnel.
Nos gouvernants rivalisent dans la mise en application des politiques et directives européennes érigeant un mur entre les 2 rives de la méditerranée, responsables de milliers de morts et de disparus, transformant la méditerranée en un vaste cimetière.

Les vagues d’arrestation, de refoulement, de traitements dégradants des migrants(es) subsahariens et la criminalisation de leur présence constituent l’une des atteintes graves aux droits humains les plus élémentaires.

Les migrants, les organisations de la société civile maghrébine et de solidarité internationale réunies au sein du Forum des migrants d’Oujda, dénoncent cette collusion entre les intérêts d’une Europe frileuse, barricadée derrière ses frontières et ceux des gouvernements maghrébins incapables de construire une politique alternative au service des intérêts des peuples de la région.

Le traitement sécuritaire de la question migratoire est une impasse.

Les migrations ont été de tout temps une chance pour les peuples de départ et d’arrivée. Le Maghreb de tradition migratoire
ancienne est devenu un territoire aussi bien d’immigration que d’émigration. La présence des migrants subsahariens et d’autres pays est une chance pour le développement des 2 espaces
africains. L’avenir de l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne passe par l’ouverture sur l’Autre et par les échanges humains source d’enrichissement mutuel.

La construction d’un Maghreb des peuples riche de sa diversité culturelle, linguistique et sociale nécessite une vision globale d’avenir attachée à un espace sans frontières intra-pays du Maghreb,
démocratique et respectueux des droits humains, basé sur quelques principes fondateurs notamment :

– L’ouverture des frontières permettant la libre circulation et d’installation aussi bien des nationaux que des migrants vivants sur le sol maghrébin ;

– La régularisation de la situation de tous les sans papiers souhaitant s’installer et vivre dans les pays maghrébins ;

– Le rejet de la politique européenne sécuritaire érigeant des murs au lieu de construire des ponts entre les 2 rives de la méditerranée ;

– La fermeture de tous les lieux d’enfermement des immigrés et la dépénalisation de la situation des sans papiers ;

– Arrêt de toutes les formes de violence à l’égard des femmes migrantes qui subissent de graves humiliations et la nécessité de poursuites judiciaires sans concession vis-à-vis de toute forme d’atteinte à leurs droits ;

– L’égalité des droits économiques, sociaux et culturels reconnus universellement, et le respect par l’application intégrale des conventions internationales de protection des immigrés et des réfugiés notamment la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au
statut des réfugiés et la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille adoptée par les Nations Unies le 18 décembre 1990 ; ainsi que les conventions de l’OIT relatives à la migration ;

– Le rejet et la criminalisation des discriminations et du racisme, et la promulgation par les parlements nationaux de lois sanctionnant les actes racistes et xénophobes.

Oujda (Frontière algéro-marocaine) le 7 octobre 2012

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Déclaration en PDF :
— en français <doc811|center>

— en arabe <doc810|center>

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POUR UN MAGHREB DES PEUPLES LIBRE, DEMOCRATIQUE ET SOLIDAIRE

Stand animé par : AMF ; ATMF ; FTCR ; UTIT ; ADTF ; ASDHOM ; CRLDHT ; CMODH ; Mouvement du 20 février ; AFAPREDESA ; APCV ; Sortir du colonialisme

Programme :

– Vendredi 14/09 : Pot d’accueil et quelques mots des invité e s de 18h à 19h, suivi de la soirée musicale avec la fanfare VENT DE PANIQUE

– Samedi 15/09 à 14h : Débat sur le Forum Social Mondial Tunis 2013

Avec : Christophe AGUITTON , Hafidh HFAIEDH (UGTT-Tunisie) et Saïda GUARRACH (ATFD-Tunisie)

– Samedi à 16h : Débat sur les discriminations : Vieux migrants/subsahariens

Avec : Fabien Didier YENE, Boualam AZAHOUM, Saddik GUITTOUNE.

– Samedi 18h : Présentation artistique par des anciens prisonniers politiques marocains

Suivie de soirée musicale avec : Saîd Mesnaoui (chaâbi, gnawi…) et la fanfare VENT DE PANIQUE

– Dimanche 16/09 à 11h : Débat et témoignages sur la participation des femmes dans les luttes au Maghreb, avec Sanhaja AKROUF (Algérie) et Saïda GARRACH (Tunisie), animé par Fatima HAR (ATMF)

DDurant ces trois jours, cette programmation sera accompagnée de rencontres et d’échanges avec les militantes et les militants de l’immigration, autour de diverses boissons et de spécialités maghrébines :couscous, grillades…

FÊTE DE L’HUMANITÉ,

STAND N.63 RUE S. ALLENDE

VILLAGE DU MONDE

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La Fête de l’Humanité se déroule dans le Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve (93)

Agrandir le plan

Pour plus de renseignement : http://fete.humanite.fr/

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Appel à la constitution d’un collectif de secours à la population syrienne

Les manifestations pacifistes de jeunes dans toute la Syrie réclamant la démocratie depuis mars 2011 ont dévoilé la nature du régime syrien : pour rester au pouvoir en stoppant les manifestations, et punir collectivement les millions de syriens qui ont manifesté quotidiennement contre lui, le régime syrien a pris la responsabilité d’une répression criminelle et d’une confrontation armée. Depuis 18 mois, il a fait plus de 30000 victimes hommes, femmes et enfants (dont plus de 5000 pour le seul mois d’août) tout en expulsant de leurs foyers plus de 3,5 millions de Syriens, (dont 1/2 million ont pu s’échapper en Turquie, en Jordanie, au Liban ou en Irak) en bombardant les quartiers qu’il considère opposants, puis en y envoyant des mercenaires massacrer les familles. Le régime ne cessant pas ses bombardements et destructions, le nombre de Syriens sans toit risque d’augmenter dans les semaines à venir. La pluie et le froid vont aggraver l¹insécurité de ces millions de victimes de la répression de masse aveugle du régime.

Les considérant comme des ennemis, le régime bombarde, exécute ou enlève les déplacés rassemblés de façon visible. Grâce à l’extraordinaire mobilisation de solidarité de la société civile syrienne, la plupart des déplacés ont hébergés, cachés et nourris jusqu’à ce jour par les autres familles syriennes. Par exemple à Deraa, au sud de la Syrie, 45.000 des 60.000 habitants déplacés, après 45 jours de bombardements continus, ont pu être accueillies par les familles des environs. Mais 15.000 d’entre eux n’ont pu trouver de refuge, et restent exposés à la vengeance du pouvoir dans des écoles, des églises, des mosquées, ou dans la rue.

La population syrienne, par toutes les composantes, sociales, confessionnelles, ethniques et politiques, a pris en charge financièrement les blessés et les déplacés, depuis mars 2011. Des bénévoles ont constitué des réseaux d’entraide à travers toute la Syrie qui ont assuré les secours depuis le début de la révolution. Les milliers de jeunes des « coordinations » locales démocratiques et laïques qui organisent les manifestations sont également ceux qui, avec d’autres volontaires dans la population, collectent les dons auprès des habitants et organisent les secours.

Mais après 18 mois de blocus et de bombardements, les familles n’ont plus de moyens. Les réseaux militants et associations de secours syriennes à l’intérieur, liées au mouvement révolutionnaire, et qui partagent ses objectifs de société démocratique, laïque et de justice sociale ont réussi à collecter des dons pour nourrir les réfugiés qui ne sont pas pris en charge par d’autres familles jusqu’au mois de septembre. Elles redoutent une forte détérioration de la malnutrition à partir d’octobre et l’apparition de la famine pour la plupart des déplacés sans toit.

Face à cette urgence, les organisations et personnalité signataires ont décidé de:

1- D’exiger des gouvernements et instances des Nations Unies la mise en oeuvre immédiate des moyens financiers, juridiques, diplomatiques et logistiques, sans intervention militaire étrangère, nécessaires à l’entrée organisations de secours internationales ou toute autre organisation civile syrienne indépendante du régime permettant l’acheminement des secours directement aux millions de syriens dans le besoin, victimes des bombardements, déplacés ou réfugiés, par les organisations de secours internationales, hors de tout contrôle du régime syrien.

2- D’expliquer à la population française la situation en Syrie et la nécessité de secourir la population syrienne hors du contrôle du régime et par l’intermédiaire des organisations démocratiques laïques issues de la population (organisations de secours locales, coordinations locales et conseils municipaux et locaux indépendants du régime).

3- De collecter dès maintenant en France des moyens financiers pour les faire parvenir aux organisations de secours démocratiques et laïques de l’Intérieur indépendantes du régime. Les organisations de secours françaises et syriennes en France agrées partenaires du collectif garantissent l’acheminement des dons aux personnes qui en ont le plus besoin. Des rapports réguliers ne mettant pas en danger la sécurité des bénéficiaires seront fournis aux donateurs par ces associations partenaires.

4- D’appeler les organisations progressistes et des droits de l¹homme dans les autres pays à constituer des collectifs semblables dans chaque pays.

Paris le 09 septembre 2012

Signatures :
Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe, ACDA, Association Marocaine des Droits Humains (AMDH – Paris), Souria Houria, Association Revivre, Le Parti de Gauche (PG), Forum Palestine Citoyenneté, Union syndicale Solidaires, NPA, PCF, ATMF, AMF, Manifeste des libertés, FTCR, Mouvement du 20 février,

Alain Baron (Union syndicale Solidaires), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Driss El Kherchi, Président de l’ATMF, Tarek Ben Hiba Conseiller Régional Île-de-France, Naïssam Jalal (flutiste syrienne), Christian Mahieux (Union syndicale Solidaires), Marc Prunier Conseiller municipal Gentilly 94 militant NPA et syndicaliste FSU, AMMOUR SAMIA militante internationaliste (Algerie)

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Pour vous joindre à cet appel, envoyez votre signature à :
secourssyrie@inter-co.fr

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ODT- Travailleurs Immigrés au Maroc

Suite à la déclaration du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle marocain sur le chômage dû aux flux migratoires au Maroc.

Le jeudi 07 juillet 2012, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, monsieur Abdelouahed SOUHAIL, intervenant lors d’un forum du conseil économique et social des Nations Unis sur la crise de l’emploi des jeunes, a déclaré : « les flux migratoires amplifient la crise de l’emploi au Maroc et peuvent aussi influer négativement sur les réalisations des politiques nationales, en les rendant inefficientes et insuffisantes pour absorber l’important flux migratoire ». Il a, entre autre mis l’accent sur « l’afflux des subsahariens sur le Maroc et l’intérêt grandissant affiché par les ressortissants des pays du nord (…) »

Face à ces déclarations graves de nature discriminatoire, stigmatisant et à caractère xénophobe,

L’Organisation Démocratique du Travail- Travailleurs Immigrés au Maroc ( ODT-T.I.M ) dont les objectifs et la raison d’être ne sont autres que la lutte pour la protection et le respect des droits physiques, moraux , sociaux , culturels et professionnels de tous les travailleurs et travailleuses immigrés du Maroc sans distinction ;

Tient tout d’abord afin d’éclairer la lanterne de tous et lever tout équivoque sur la question des travailleurs immigrés au Maroc, à rétablir les faits dans leur vérité et leur réalité historiques en chiffres :

1. selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé par le Haut Commissariat au Plan (HCP) en 2004, le nombre d’étrangers officiellement résidents n’était que 51.435 personnes, soit 0,17% de la population totale recensée à cette date. En 1960, quatre ans après l’indépendance du pays, le Maroc comptait 396.000 étrangers. 44 ans après, il n’en restait plus que 50.000. Aujourd’hui en 2012, 8 ans après, l’on ne sait exactement l’évolution de cette population d’étrangers. Mais une chose est certaine, quelque soit l’ampleur des événements en Europe (crise économique), et en Afrique subsaharienne ces dernières années (conflit de guerre, chômage, pauvreté …) le nombre d’étrangers au Maroc ne dépassera pas 1% de la population totale au prochain recensement prévu en 2014.

2. selon les statistiques du département de l’emploi (ANAPEC), les salariés étrangers à la fin de l’année 2011 sont un peu moins de 9.000 personnes, ce qui représente moins de 0,1% de la population activée qui est de 10,3 million ou moins de 1% de la population de chômeurs marocains qui est au dernier chiffres de 1,3 million personnes soit 10% .

3. en outre la population totale des subsahariens en situation légale ou illégale au Maroc, travailleurs et non- travailleurs compris, est estimée à ce jour, selon le ministère de l’intérieur à moins de 15.000 personnes, soit 0,03% de la population marocaine totale, très insignifiant en comparaison des 4 millions de marocains vivant à l’étranger.

Eu égard à ces données de source officielle, une question cruciale est à poser : comment serait – il possible que le 10% de chômeurs Marocains souffriraient tant de la présence des travailleurs immigres qui n’atteignent même pas le seuil des 1% ?

L’Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés, membre de la centrale syndicale ODT :

Ø exprime ses inquiétudes et dénonce l’acharnement dont sont l’objet les travailleurs étrangers en général et des subsahariens en particulier ;

Ø s’indigne et condamne avec la dernière énergie ces propos de nature à inciter la population (surtout de sans emploi marocains) à la haine et au ressentiment envers les immigrés au Maroc ;

Ø appelle Monsieur le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle ainsi que tous les décideurs et parlementaires à faire preuve de retenue et de sens de la responsabilité en évitant des déclarations pouvant avoir des conséquences déplorables sur la situation et les conditions de vie des personnes migrantes en général et des ressortissants subsahariens en particulier, à l’image des évènement qui se sont déroulés en Afrique du Sud en 2008 où des travailleurs Zimbabwéens ont été massacrés par des chômeurs sud africains, en Italie ou les immigrés ont été pris en partie par des italiens.

Ø Salut toutes les personnes et organisations de défense des droits des migrants qui ont vigoureusement dénoncé les propos du ministre de l’emploi marocain et les assure de son soutien continu dans toutes les actions de ce genre.

Fait à El Jadida, ce jeudi 30/08/2012.

Marcel AMIYETO

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Déclaration de l’ODT-travailleurs immigrés au Maroc relative à la manifestation de protestation organisée devant les ambassades

Le jeudi 23 aout 2012.

Le jeudi 23 aout 2012, un groupe de personnes d’origine de l’Afrique subsaharienne a organisé des manifestations de protestation devant les ambassades et des représentations diplomatiques des pays subsahariens tels que : Le CAMEROUN, LA COTE D’IVOIRE, LA MAURITANIE, LE MALI, LE SÉNÉGAL etc…

Selon l’information parvenue à la direction de l’ODT- Travailleurs Immigrés, ces personnes ont mené ces actions en vue de protester contre les agressions physiques dont sont impunément victimes les personnes d’origines subsahariennes et particulièrement contre les arrestations survenues pendant et après la fête du Ramadan.-

– L’ODT- Travailleurs Immigrés dont les objectifs et la raison d’être ne sont autres que la lutte pour la défense et le respect des droits de tous les travailleurs et travailleuses immigrés sans distinction ;

– Reste sensible et demeure attentive et solidaire aux souffrances et frustrations ayant motivées ces manifestants à entreprendre de telles actions.

– Interpelle une fois de plus, les autorités juridiques et policières marocaine à redoubler d’attention, de vigilance et de moyen dans la lutte contre les violences des droits et atteintes à l’intégrité physique et morale dont sont particulièrement victimes les personnes immigrées , surtout celles d’origine subsaharienne.

– l’ODT – Travailleurs Immigrés exhorte toutes les associations de défense des droits de l’homme engagées dans la migration à soutenir de près ou de loin les actions de tous les immigrés particulièrement celles de l’ODT-T.I.M dans le but de la régularisation des immigrés sans papier.

– Invite toutes les personnes sensibles aux souffrances et aux difficultés de tous les immigrés du monde en général et ceux du Maroc en particulier , avec ou sans papiers, victimes ou non de la violation, à la rejoindre dans toutes ses actions dans la lutte pour le respect des droits des personnes migrantes, car c’est dans l’unité et la solidarité dans l’action syndicale que nous serons mieux armés et plus forts dans la lutte pour le respect de nos droits physiques, moraux, socio-culturels et professionnels.

– Cependant, l’ODT-Travailleurs Immigrés tient à interpeller ces frères et sœurs sur la nécessité de revendiquer dans un cadre ordonné et dans le respect de la loi en vigueur du pays d’accueil ( en l’occurrence le Maroc), ceci pour une meilleure prise en compte et une respectabilité accrue de nos préoccupations et doléances par les autorité marocaines.

Fait à El Jadida, ce vendredi 24/08/2012

Marcel AMIYETO

Secrétaire Général

Contact : mailto:odt.travailleursimmigr%C3%A9s@gmail.com,marcelamiyeto@yahoo.fr

Tél : (00212) 0659 065 030, (00212) 0533 812 684, (00212) 0537 201 501.

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ATMF à l’ Emission Bidoun Haraj (Medi1 TV)

Cher(e)s ami(e)s;

Je vous invite à regarder l’émission « Bidoun Haraj » de Medi1 salt du lundi 20 août à 21h30. Émission consacrée, entre autre, aux arrestations annoncées, par le cabinet royal, de membres des douanes, de la police et de la gendarmerie affectés notamment aux postes frontaliers.

Comme militants de l’ATMF, j’ai abordé les questions qui nous touchent directement dont:

– Impunité des criminels comme le commissaire Mohammed Karbouch condamné à 10 ans de réclusion par un tribunal marocain après l’assassinat de Mohammed Ait Si Rahal migrant marocain en France le 25 juillet 2002. L’assassin est toujours libre !!

– Absence totale des services de l’état marocain dans le soutien des luttes des migrants (cas des victimes des crimes racistes, des mineurs, cheminots, chibanis, Marocains vivants dans les zones de guerres ou d’esclavage moderne…).

– L’archivage des plaintes des migrants dans les bureaux des ministères et fondations sans aucun accompagnement réel pour enquêter et résoudre les problèmes et les graves violations des droits des gens (Détention, Expropriation, Hogra, raquettes…).

Bien à vous.

Y.H

Lien vers la vidéo : http://www.medi1tv.com/ar/%D8%A8%D8%AF%D9%88%D9%86-%D8%AD%D8%B1%D8%AC-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%B1%D8%A7%D9%85%D8%AC-13
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مغاربة المهجر

أية تداعيات اجتماعية نفسية وقانونية للأزمة الاقتصادية العالمية على مغاربة المهجر ؟ بأي منطق وفي أية ظروف يعود المغاربة إلى أرض الوطن خلال عطلة الصيف ، وكيف تتمثل فئات المجتمع هذه العودة ؟ ما حقيقة وحجم حالات الرشوة، شكاوى الابتزاز وسوء المعاملة التي يتعرض لها المغاربة المقيمون بالخارج خلال العبور وفي عدد من مرافق الدولة ؟ ثم أي تقييم لعمل الجهات الرسمية الراعية للمهاجرين في باب دعم وخدمة هذه الفئة خارج وداخل أرض الوطن ؟ « مغاربة المهجر » موضوع عدد اليوم من بدون حرج.

الإثنين 20 غشت 2012 على الساعة
21:40

http://www.medi1tv.com/ar/%D8%A8%D8%AF%D9%88%D9%86-%D8%AD%D8%B1%D8%AC-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%B1%D8%A7%D9%85%D8%AC-13