Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Contre les frontières, mobilisation transnationale le 6 février 2016 – Strasbourg

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Appel à une mobilisation transnationale contre les politiques de l’UE et la guerre contre les migrants le 6 février 2016 à Rabat, Ceuta, Berlin, Strasbourg et partout !

Les barrières de Melilla et Ceuta : combien de millions d’euros sont investis chaque année dans ces barrières ? 1 mètre, 3 mètres, 6 mètres de grillages… La politique de militarisation n’a jamais connu de succès. Il y a toujours eu des déplacements de migrants et des tentatives organisées pour arriver jusqu’aux deux enclaves espagnoles. L’exemple actuel de la Hongrie nous le rappelle vivement, avec un vaste mouvement migratoire de réfugiés malgré la même politique de militarisation. Que nous soyons Africains, Européens ou autres, c’est à nous d’agir pour stopper cette machine qui criminalise et qui tue des êtres humains à toutes les frontières de l’Europe. L’Europe a bien ouvert ses frontières à toutes les richesses du monde, en particulier à celles de l’Afrique (uranium, coltan, café, cacao, pétrole, gaz, or, diamant, etc.), avec la complicité de dictateurs qu’elle soutient et qui sont, eux aussi, responsables de cette politique. L’Europe continue de produire et d’entretenir des conflits et des guerres dans le monde (en Côte d’Ivoire, au Soudan, en Centrafrique, au Congo, en Libye avec l’Otan, en Irak, en Afghanistan, plus récemment en Syrie, etc.). Et le système capitaliste accentue encore plus cette politique de l’Union Européenne qui dédaigne toutes les valeurs humaines. Nous citons ici les propos de l’écrivaine Fatou Diome tenus à la télévision française en avril 2015 : « Les gens, là, qui meurent sur les plages (…) si c’étaient des Blancs, la terre entière serait en train de trembler. (…) Quand les pauvres viennent vers vous, il y a des mouvements de foule qu’il faut bloquer, mais quand vous, avec votre passeport et avec toutes les prétentions que cela donne, vous débarquez dans les pays du tiers-monde, là, vous êtes en terrain conquis. Donc on voit les pauvres qui se déplacent mais on ne voit pas les riches qui investissent dans nos pays. (…) Il faut arrêter l’hypocrisie : On sera riche ensemble ou on va se noyer tous ensemble ».

Hotspots, barbelés, opération Eunavfor med, … la guerre aux migrant-es s’intensifie. Les luttes et les solidarités doivent se propager et s’amplifier !

Le 6 février restera pour nous une date de commémoration, pour rappeler à l’Union Européenne qui prône la démocratie et prêche le respect des droits fondamentaux aux autres, ce qui s’est passé ce jour-là.

Le 6 février 2014, au moins 15 personnes ont cruellement été tuées par la Garde Civile espagnole, tandis qu’environ 500 migrants tentaient de traverser les clôtures de Ceuta, l’enclave espagnole située sur le sol africain. Durant cette attaque, la Garde Civile a tiré des balles en caoutchouc à l’aveuglette sur les personnes qui se trouvaient dans l’eau. À cause des coups de feu et du gaz lacrymogène, les gens ont perdu connaissance et se sont noyés dans les eaux de la plage Tarajal.

Tous les jours, l’UE continue à tuer avec plus de conscience. Comparé à quelques années avant, même les grands médias traitent des évènements terribles qui se déroulent aux frontières et en Méditerranée. En 2015 on dénombre plus de 3500 morts en Méditerranée entre le début de l’année et le mois de novembre. Nos amis restés au Maroc témoignent régulièrement de la disparition des zodiacs qui partent et qui ne reviennent jamais. Beaucoup d’eux ne font même pas partie des statistiques de morts et de disparus. En travaillant avec le téléphone d’alarme, nous prenons conscience de la situation dramatique des migrants en haute mer. Mais nous faisons la connaissance de plus en plus d’acteurs de la société civile qui ne veulent pas accepter cette réalité meurtrière produite par les politiques de l’UE.

Pour une réelle solidarité de classe avec les prolétaires « réfugiés » et « immigrants » !

La politique de l’UE visant à renforcer les frontières n’est pas une mesure contre la contrebande. Cette politique produit justement une économie souterraine et traque des personnes fragilisées et illégalisées. Les migrants à la recherche d’une vie meilleure sont abattus aux frontières de l’Europe et se noient dans la mer parce que l’UE refuse d’ouvrir des voies de migration sûres et légales. Nous sommes du Cameroun, de Syrie, du Mali, de l’Erythrée, du Sénégal, d’Espagne et d’Allemagne, de Tunisie, du Maroc et d’autres pays. Nous n’acceptons plus de morts dans la Méditerranée. Nous sommes des militants de collectifs, d’associations, d’initiatives et de mouvements différents et nous nous battons pour la liberté de circulation pour tous ! Nous savons qu’il est possible de « vivre ensemble » et d’envisager une politique d’égalité et de respect des droits car nous construisons des réseaux de solidarité depuis des années. Nous éprouvons une grande solidarité avec ce qui se passe au Maroc, en Libye, en Tunisie, en Turquie, en Grèce, et avec le grand mouvement actuel en Hongrie, Serbie et Croatie.

Nous demandons à l’UE d’arrêter de mener une guerre contre les migrants !

Nous refusons qu’il y ait plus de morts dans les mers autour de l’Europe !

Nous avons besoin de ferries, pas de Frontex !

Nous exigeons la liberté de circulation pour tous et la démilitarisation des frontières !

Pour le 6 février 2016, nous lançons un appel à la mobilisation et des actions décentralisés dans différents pays afin de renforcer les luttes locales, mais aussi pour envoyer des signaux transnationaux au monde entier.

La mobilisation au Maroc (Rabat) est organisée par les associations subsahariennes, marocaines, ainsi que des militants et des initiatives défendant les Droits de l’Homme dans différentes villes marocaines, comme par exemple le Conseil des Migrants, Africa Light, Alecma et AMDH. Une manifestation à Ceuta est prévue par les militants espagnols et des associations comme Podemos Migraciones, Digmun, APDHA et Pedagogía Ciudadana. L’Espacio del Inmigrante et d’autres collectifs prévoient des manifestations à Barcelone. A Berlin, afrique-europe-interact va organiser une journée d’action et à Strasbourg une mobilisation est organisée.

Nous vous demandons de nous rejoindre

le 6 février 2016 à 14h30 place Kleber Strasbourg

afin que nous puissions tou.te.s dire NON à la politique de l’UE.

Nous n’acceptons plus les morts de la politique européenne sur l’immigration, nous voulons faire ensemble pression pour forcer les autorités à la justice et réaliser une communauté de solidarité pour la liberté de circulation pour tous !

 

Le 6 février 2016 à Rabat, à Ceuta, à Barcelona, à Berlin, à Strasbourg…

Le 6 février 2016 : tou.te.s dans la rue !

 

 « Arrêtez la guerre contre les migrants »

« Pas un monde sans migration »

 

 

Action organisée à Strasbourg par :
Alarm Phone, Atmf, Collectif d’ailleurs nous sommes d’ici

 

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Appel à manifester contre l’état d’urgence à Strasbourg

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Appel à la manifestation en soutien des réfugiées et contre l’état d’urgence, à Strasbourg.
RDV Place Kléber à 15h, le 6 février 2016.

Texte de l’appel :

L’état d’urgence, c’est…

… une manière de diversion pour faire oublier l’injustice ordinaire de ce système qui n’est pas le nôtre de même qu’un moyen supplémentaire au service de ses maîtres pour y aggraver leur oppression. Ainsi c’est…

…l’Etat policier !

L’état d’urgence restreint les libertés publiques (le droit de se réunir, le droit de manifester) et les libertés individuelles (le droit de circuler) sous prétexte de lutter contre l’ainsi dénommé « terrorisme ». Inefficace de ce point de vue, il accroît par contre les pouvoirs et l’arbitraire de l’administration et de la police jusqu’à l’abus de droit. Dans plusieurs villes, ceux et celles qui ont manifesté contre la mascarade de la COP21 se sont fait réprimer par la police qui a procédé à des centaines de garde à vue. Des centaines de personnes ont été assignées à résidence sur la foi de simples présomptions de sympathie avec des organisations « terroristes ».

…l’Etat antisocial !

L’état d’urgence est une injonction à se tenir à carreau, à faire taire toutes les revendications sociales, à suspendre les luttes, avec la menace de criminaliser ceux et celles qui persisteraient. Mais, pendant ce temps, de leur côté, patrons et gouvernement poursuivent leur politique de casse sociale. Sous prétexte de créer des emplois, le dernier plan annoncé par Hollande offrira des étrennes supplémentaires aux patrons sous forme de réduction des cotisations sociales et flexibilisation accrue des contrats et des conditions de travail. Et les juges aux ordres du ministère de la Justice n’hésitent pas à condamner les ex-salariés de Goodyear qui n’ont fait que défendre leur emploi. Visiblement, la trêve sociale, ce n’est pas pour eux !

….L’État, raciste et xénophobe

Sous couvert de lutte contre l’ainsi dénommé « terrorisme islamiste », l’état d’urgence stigmatise insidieusement les musulman-e-svivant en France, en induisant l’idée qu’ils et elles en sont potentiellement autant de complices. Il fournit ainsi un moyen et une caution supplémentaires au racisme d’État dont font quotidiennement preuve sur le terrain certains agents administratifs, enseignants ou policiers envers les populations immigrées et étrangères ou supposées l’être. Il ouvre la voie à l’iniquité la plus abjecte, telle celle qui s’est exprimée lors de la relaxe du policier qui a abattu Amin Bentounsi. Enfin l’état d’urgence justifie que l’on ferme un peu plus encore les frontières, en en confiant la militarisation à Frontex, et que l’on refoule les réfugiéEs ou qu’on les réprime sauvagement comme à Calais.

Non à la déchéance de nationalité !

Cette mesure jusqu’alors portée par la droite est reprise par Hollande et Valls. Elle ne sert à rien contre « les terroristes » qui n’en ont rien à faire. Mais elle créerait deux catégories de citoyens : ceux qui le seraient et ceux qui ne le seraient pas complètement parce que leurs parents ou grands-parents n’étaient pas français. Alors que notre société est déjà minée par le racisme, le gouvernement associe volontairement terrorisme et immigration. Il encourage ainsi les discriminations et les violences contre les migrantEs et toutes celles et ceux qui sont désignéEs comme étrangerEs.

….L’Etat militariste et impérialiste !

En nous habituant au spectacle des patrouilles dans nos rues, l’état d’urgence instaure un climat de guerre qui justifie les interventions militaires de la France, depuis l’Irak jusqu’au Centrafrique en passant par la Syrie, la Libye et le Mali. Prêt à jouer les va-t-en guerre en se proposant de bombarder Damas il y a trois ans, Hollande se porte à jouer les va-t-en guerre en se proposant de bombarder Damas il y a trois ans, Hollande se porte maintenant au secours de celui-là même qu’il dénonçait il y a peu encore comme « le boucher » du peuple syrien, sous prétexte de lutter contre Daech. Les bombardements effectués par « nos » Rafale nuiront peu à cette organisation mais, par leur caractère aveugle, rabattront sûrement des candidats au djihad vers ses rangs. Si en Irak et en Syrie le drapeau français sert de cache-sexe aux intérêts pétroliers, au Mali, au Burkina Faso et en Centrafrique il défend l’accès d’Areva aux gisements d’uranium. Et, bien évidemment, les milliards d’euros engloutis dans ses opérations, en aggravant la dette publique, serviront de prétexte supplémentaire pour de nouvelles coupes dans les dépenses sociales.

…toujours les mêmes qui meurent

Le 6 février 2014, au moins 15 personnes ont cruellement été tuées par la Garde Civile espagnole, tandis qu’environ 500 migrants tentaient de traverser les clôtures de Ceuta, l’enclave espagnole située sur le sol africain. Durant cette attaque, la garde civile a tiré des balles en caoutchouc à l’aveuglette sur les personnes qui se trouvaient dans l’eau. A cause des coups de feu et du gaz lacrymogène, les gens ont perdu connaissance et se sont noyés dans les eaux de la plage tarajal. Les migrantEs à la recherche d’une vie meilleure sont abattus aux frontières de l’Europe et se noient dans la mer parce que l’UE refuse d’ouvrir des voies de migration sûres et légales. Nous sommes du Cameroun, de Syrie, du Mali, de l’Érythrée, du Sénégal, d’Espagne et d’Allemagne…

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Collectif Stop Etat d’urgence Strasbourg  :

ATTAC Strasbourg, ATMF 67, Alarmphone, Alternative libertaire Alsace, D’ailleurs nous sommes d’ici 67, Ensemble Strasbourg, Collectif Strasbourg – Leurs guerres nos mort-e-s, les Amis du peuple kurde en Alsace, MJCF67, NPA 67, PCF, PCOF, Sud éducation Alsace, Solidaires, OCL Strasbourg, UEC Strasbourg, UJFP Alsace.
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Communiqué des collectifs « Nous ne céderons pas » et « Stop état d’urgence »

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Communiqué des collectifs « Nous ne céderons pas » et « Stop état d’urgence »

 

Paris, le 31 janvier 2016

 

A l’appel des collectifs « Nous ne céderons pas » et  « STOP état d’urgence », des manifestations ont eu lieu samedi 30 janvier dans plus de 80 villes en France

Plus de 40 000 personnes, dont 20 000 à Paris, ont marché pacifiquement contre l’état d’urgence et les différents projets de loi qui le renforcent : constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité, reconduction de l’état d’urgence et durcissement des lois pénales.

Cette journée de mobilisation est un premier succès, malgré les intempéries, qui appelle d’autres initiatives.

D’ores et déjà, les deux collectifs appellent :

  • à un rassemblement à l’Assemblée nationale vendredi 5 février à 17h, lors des premiers débats sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité ;
  • à encourager localement les parlementaires à refuser cette grave régression démocratique.

Ils appellent également à soutenir les trois militants qui passent devant le tribunal mercredi 3 février au palais de justice de Paris, pour avoir bravé, le 22 novembre dernier, l’interdiction de manifester en soutien aux réfugiés décrétée par la préfecture de police.

Collectif « Nous ne céderons pas »

Collectif « Stop état d’urgence »

www.etatdurgence.fr

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APPEL AU SOUTIEN ET AUX DONS / CAMPAGNE INTERNATIONALE DE SOUTIEN A WAFA CHARAF

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Wafa Charaf est jeune militante associative et politique marocaine emprisonnée le 27 avril 2014 à Tanger au Nord du Maroc puis condamnée le 11 août 2014 à un an de prison ferme et à 5000dh ( 500 euros) d’amende et 50 000dh (5000€) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable. Le tribunal doublera la peine de Wafa en appel, elle sera condamnée à deux ans de prison. Les amendes et dommages maintenus. Rappelons que Wafa a été arrêtée suite à sa plainte pour enlèvement. En effet, à la suite d’une manifestation pacifique en soutien aux syndicalistes de la zone franche de Tanger arbitrairement licenciés, Wafa a été enlevée et menacée du fait de son action en soutien aux ouvrier-e-s licencié-e-s.
Nous vous contactons de nouveau afin de vous donner de ses nouvelles et relancer la campagne de soutien suite à la mission du 21 décembre 2015. Les parrains et marraines de Wafa et des organisations françaises ont conduit une mission au Maroc. Les délégués n’ont pas obtenu de réponse à leur demande de visite à la militante, mais ils ont pu rencontrer ses proches à Tanger.
Courageusement Wafa Charaf a entamé des études de droit en prison et reste très déterminée. Elle est actuellement à la prison de Larache où elle a été transférée l’été 2015. Elle a été délibérément éloignée de sa famille et de ses amis.
Nous rappelons qu’elle doit s’acquitter d’une somme de 5500 euros. Sa famille au revenu modeste, n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende.
Le lien pour souscrire est : https://www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo
C’est le prix de sa liberté que notre solidarité doit l’aider à retrouver.
Nous demandons la libération de Wafa Charaf ainsi que l’arrêt des poursuites contre elle. Comme Wafa, nous demandons l’instruction de sa plainte pour l’enlèvement dont elle a été la victime.
Premiers Signataires:
Marie –Christine Vergiat, ddéputée Européenne
L’AFASPA, (Association Française d’amitié et de Solidarité avec les peuples d’Afrique)
L’organisation femmes-égalité
L’association AILES femmes du Maroc (association interculturelle pour la laïcité , légalité et la solidarité avec les femmes du Maroc)
Le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples)
LE PCF (Parti Communiste Français)
AMF (Fédération des Associations des Marocains de France)
L’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
CORELSO (Comité pour le respect des libertés au Sahara occidental)
APEL-Égalité
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
ASDHOM (Association de défense des droits de l’Homme au Maroc)
l’AFAPREDESA (Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis)
La voie démocratique – Europe.

Gilles Manceron, historien ; Dr Irene Fernández-Molina, University of Exeter(UK); Mercedes Jiménez , Université de Barcelone.

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Face à tous les racismes : mobilisation antifasciste !

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Face à l’extrême-droite, à l’islamophobie, à tous les racismes, mobilisation antifasciste !

 

Il y a quelques jours, PEGIDA (« Européens Patriotes contre l’Islamisation de l’Occident », mouvement allemand d’extrême-droite) a lancé un appel, relayé par un certain nombre de groupuscules fascistes français, pour passer à l’action et « sauver notre pays de l’invasion migratoire » le week-end des 6 et 7 février. Cet appel coïncide avec l’anniversaire du soulèvement du 6 février 1934, où des ligues fascistes avaient tenté de prendre le pouvoir en France. Il s’inscrit donc clairement dans une histoire et une filiation politique d’extrême-droite.

Or, aujourd’hui comme il y a 80 ans, l’extrême droite menace, dans la rue et dans les urnes. Elle emploie les mêmes méthodes de division, d’instrumentalisation des peurs sociales. Elle surfe sur la stigmatisation des musulman-e-s ou considéré-e-s comme tel-le-s en instrumentalisation la peur du terrorisme et le féminisme. Elle prône le rejet de l’immigration et la fermeture des frontières comme solution en désignant les migrant-e-s comme responsables de tous les maux. Elle se réjouit de la violence policière subie par les quartiers populaires et de la condamnation de militant-e-s anti-impérialistes. Enfin, sans avoir besoin de gagner des élections, elle fixe l’agenda politique et ses idées sont reprises par l’ensemble de l’échiquier politique et des médias.

Face à tout cela, restons solidaires avec tout-e-s les migrant-e-s, avec toutes les victimes de l’islamophobie et de tous les racismes et toutes les discriminations et défendons le projet d’une société débarrassée de l’extrême droite et des idées réactionnaires.

Ne leur laissons pas la rue, même une journée.

 

Week-end de mobilisation antifasciste

Samedi 6 février, 14h

Fontaine des Innocents

Métro et RER Châtelet – Les Halles

Premiers signataires : Action antifasciste Paris-banlieue, Alternative libertaire, ATMF, Coordination des groupes anarchistes – région parisienne, Génération Palestine Paris, La Horde, NPA, Solidaires, Solidaires Etudiant-e-s, Sortir du colonialisme

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Communiqué des collectifs « Nous ne céderons pas » et « Stop état d’urgence »

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Paris, le 29 janvier 2016

Etat d’urgence, déchéance de nationalité : c’est non ! 

Samedi 30 janvier sera une journée de mobilisation importante contre le projet de prolongation et de constitutionnalisation de l’état d’urgence et de déchéance de la nationalité. A l’appel des collectifs « Nous ne céderons pas » et « Stop état d’urgence », nombreux seront celles et ceux qui manifesteront leur hostilité à des mesures qui les heurtent et mettent à mal nos libertés au nom d’une hypothétique sécurité. Ensemble, ils diront : « déchéance de nationalité, état d’urgence, pour nous, c’est non ! »

Des rassemblements et des manifestations sont prévus dans plus de soixante-dix villes en France.

A Paris, la manifestation partira de la place de la République, à 14h30, en direction du Palais royal.

Collectif « Nous ne céderons pas » : http://www.nousnecederonspas.org/

Collectif « Stop état d’urgence » : http://www.stopetatdurgence.org/

www.etatdurgence.fr

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Manifestation contre l’état d’urgence à Marseille, samedi 30 janvier

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Sortir de l’état d’urgence !

 

MANIFESTATIONS PARTOUT EN FRANCE SAMEDI 30 JANVIER

MARSEILLE : 15h30 Place Sadi Carnot

 

En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis prolongé pour une durée de trois mois. Une nouvelle prolongation de 3 mois vient d’être décidée. Or les craintes exprimées par nos organisations vis-à-vis de ce régime d’exception sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser.

 

L’interdiction des rassemblements et manifestations entraîne la multiplication des arrestations, des gardes à vue, des assignations à résidence, un fichage policier des militants, et, pour quelques-uns, des condamnations.

L’état d’urgence autorise par ailleurs des perquisitions sur ordre des préfectures, de jour comme de nuit, souvent violentes, en dehors de tout cadre judiciaire, sur le fondement d’informations et de soupçons sujets à caution.

Les assignations à résidence se multiplient sur la base de motifs aussi vagues que la présence sur le lieu d’une manifestation ou le fait de « connaître » tel ou tel individu. Rien n’indique qu’une telle frénésie va s’arrêter, chacun peut en être victime.

 

L’état d’urgence contribue au renforcement des amalgames et aux pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas «  les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine et/ou de leur religion qui voient leur situation encore davantage fragilisée.

Reprenant à son compte les exigences de l’extrême droite, FN en tête, le gouvernement s’engage honteusement dans une modification de la Constitution visant à étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés en France.

 

Ces multiples atteintes portées à nos libertés qui semblaient acquises au sein de la République sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté.

 

Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à :

 

  • rétablir, sans délai, le droit plein et entier de manifester ;

 

  • cesser les perquisitions et les assignations à résidence arbitraires et à agir dans le cadre de procédures judiciaires ;

 

  • lever l’état d’urgence ;

 

  • renoncer à une réforme constitutionnelle préparée dans l’urgence et au contenu inacceptable (dont la déchéance de nationalité)

 

 

 

Premiers signataires : Amnesty International – ATMF – ATTAC Marseille – CNT SO13 – Fédération spectacle CGT Paca – FSU13 – LDH13 – L’école au Présent – Les jeunes écologistes Marseille – Libre Pensée13 – MRAP13 – RESF13 – Solidaires13 – Syndicat de la Magistrature PACA…

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Manifestation à Paris contre l’état d’urgence – 30 janvier

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Manifestation « Stop à l’état d’urgence ! »

Stop à la déchéance de nationalité !

  • Levée immédiate de l’état d’urgence et de l’état d’exception permanent ;
  • Abandon de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité ;
  • Arrêt de la répression et de la stigmatisation des manifestant-e-s et militant-e-s des mouvements sociaux, des migrant-e-s, des musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, des quartiers populaires ;
  • Respect de la liberté de manifester, de se réunir et de s’exprimer.

Collectif Stop état d’urgence :

AC!, ACORT, ADTF, AMF, APEIS, ATMF, ATTAC, CCIF, CEDETIM, CFPE, CGT 75, CNT RP, Col. 3C, Col. des désobéissants, Col. des sans voix 18e, COPAF, CRLDHT, CSP 75, DAL, Droits devant, Ecologie sociale, FASTI, Femmes égalité, Filles et fils de la république (FFR), Fondation Copernic, FTCR, FUIQP, GISTI, HALEM, Initiative Décroissante pour le Climat, IPAM, MAFED, MCTF, MNCP, MRAP, REMCC, Rés. pour une Gauche Décoloniale, Syndicat de la Magistrature, SNES PJJ-FSU, Solidaire, Union Syndicale Solidaires, Solidaires étudiant-e-s, SUD Aérien, SUD PTT, Sortir du colonialisme, Survie, UJFP, UTIT …

Avec le soutien de :
Alternative libertaire, CGA, Décroissance Idf, Ensemble, NPA, PCOF, PG …

 

Pour télécharger tract : 160130ManifStopetatdurgence

 

EDITION :

Quelques photos de la participation de l’ATMF à la manifestation du 30 janvier 2016

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Communiqué « Libération immédiate des manifestantEs arrêtEs à Calais !

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Liberté de circulation !

Libération immédiate et retrait de toute charge contre les manifestantEs arrêtéEs à Calais !

Ce samedi 23 janvier 3000 migrants, réfugiés de la jungle, réfugiés et sans-papiers de Paris, de Marseille, de Lille et d’ailleurs, membres de mouvements de solidarité de Calais et sa région et d’autres villes, militantEs venus d’Angleterre, de Belgique et d’Allemagne ont manifesté à Calais. C’est la plus grosse mobilisation sur ce sujet ayant eu lieu à Calais. Au même moment des manifestations du même type ont eu lieu à Evros à la frontière entre la Grèce et la Turquie et à Lampedusa.

Malgré quelques provocations, très peu nombreuses, de l’extrême-droite, la manifestation a eu le visage de la détermination et de la solidarité.

La confiance transmise par cette magnifique manifestation a amené des centaines de migrants à décider d’obtenir ce qu’ils revendiquent légitimement, leur liberté de circulation. Après la fin de la manifestation, débordant les forces de police ils ont manifesté jusqu’au port pour tenter  d’embarquer sur un bateau. Plusieurs dizaines ont même réussi à entrer sur un ferry à quai.

Suite à cette action la police a arrêté au moins 11 personnes solidaires et 24 migrants. La manifestation a été la démonstration que la solidarité est un projet de société qui a bien plus d’avenir que les politiques menées actuellement, qui font de Calais une ville sinistrée et barbelée.

Nous exigeons donc la libération immédiate de touTEs les manifestantEs arrêtéEs quels que soient leur statut ou leur nationalité et le retrait de toutes les charges

Le collectif unitaire d’organisation de la manifestation

Premiers signataires : ATMF, CGA, CNT-RP, CISPM, Collectif Paris 20ème Solidaire, CSP 75, DAL, Droits Devant !!!, Ensemble !, EuroPalestine, FASTI, IJAN, Mouvement Utopia, NPA, SNPES-PJJ FSU IDF, UJFP, Union Locale Solidaires des 5e-13e arrondissements de Paris et d’Ivry, Union Syndicale Solidaires

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Communiqué du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici

Communiqué de presse du 16 janvier 2016

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Nous appelons à un rassemblement samedi 23 janvier 2016 à 11h

au marché de Hautepierre, près du Maillon Strasbourg.

LA POLICE TUE ET LA JUSTICE ACQUITTE !

Ce sont  les cris entendus dans la salle du tribunal de Bobigny à l’annonce du verdict du 15 janvier 2016.

Malgré tous les témoignages et les éléments à charge contre le policier qui était jugé pour avoir tué d’une balle dans le dos Amine Bentounsi en avril 2012 à Noisy-le-Sec, le policier a été relaxé.

Pas de justice pas de paix

C’est long 3 ans pour aboutir à un jugement  des plus injustes dans le procès du policier poursuivi pour la mort d’Amine.

Nous condamnons ce verdict  qui piétine encore un peu plus la douleur de la  famille.

Cette décision nous renforce dans notre conviction que les policiers sont intouchables et que les violences du racisme d’Etat se répandent en toute impunité.

Il est grand temps qu’une mobilisation des populations visées  par le  racisme structurel  et la répression d’Etat,  appuyée par une vaste campagne par tou-te-s  ceux et celles qui veulent marquer leur solidarité active, se fasse entendre.

Seul un tel mouvement pourra faire  reculer la violence policière et ses impunités.

La police tue sans jamais être inquiétée et ce sont toujours les  mêmes qui meurent.

PAS DE JUSTICE PAS DE  PAIX !

NOUS NE RESTERONS PAS SANS RIEN FAIRE !

Nous appelons à un rassemblement samedi 23 janvier 2016 à 11h

au marché de Hautepierre, près du Maillon.

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