Ils ont osé ! Ils sèment la hogra !
Déc
28
Déc
17
Sens, le 16 décembre 2015
COMMUNIQUE
L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) a appris avec tristesse et indignation le refus des autorités algériennes d’autoriser la tenue d’une formation à Alger le 11, 12 et 13 décembre de la coordination des organisations maghrébines des droits de l’Homme (CMODH).
Alors que la formation était programmée de longue date, les membres des organisations qui composent la COMDH ont été surpris d’apprendre à leur arrivée à l’aéroport HAOURI BOUMEDIENE que les autorités algériennes interdisaient la rencontre et la formation malgré les démarches réglementaires entreprises au préalable. La CMODH n’a reçu aucun refus avant l’arrivée des représentants des organisations en Algérie.
Pourquoi les autorités algériennes ont-elles interdit la formation? Ont-elles eu peur que les membres de la CMODH se forment ? L’ATMF dénonce avec force la décision des autorités algériennes et la considère comme une atteinte à la Liberté fondamentale des Droits de l’Homme.
La CMODH est une organisation qui œuvre pour promouvoir le respect des droits de l’Homme dans les pays du Maghreb. Les rencontres de Tunisie en mars 2015 et au Maroc en octobre 2015 n’ont posé aucun problème. Pourquoi tant d’arbitraire en Algérie?
L’ATMF en tant que membre important de la CMODH dénonce avec force l’attitude des autorités algériennes d’empêcher la tenue de cette formation nécessaire et utile pour mener à bien le travail entrepris par la CMODH dans les différents pays du Maghreb. L’ATMF appelle tous les démocrates au Maghreb et en France à interpeller les autorités algériennes sur cette décision injuste et contraire aux droits élémentaires des citoyens maghrébins.
NON à la bureaucratie et l’arbitraire, OUI à la démocratie et à l’état de droit dans tout le Maghreb.
Larbi EL HADRACHI
Membre du bureau de la CMODH
représentant de l’ATMF
Lire le communiqué en version PDF : Communiqué CMODH
Déc
17
En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nos organisations ont immédiatement exprimé leurs craintes vis-à-vis de ce régime d’exception ; ces craintes sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser.
La volonté de se rassembler et de manifester ensemble a prévalu après les attentats commis à Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015. Elle prévaut encore. Or, depuis le 13 novembre 2015, les interdictions visant les mobilisations sur la voie publique se multiplient. Manifester n’est plus un droit, et les rares concessions accordées par les préfectures, qui attendent souvent le dernier moment pour informer de leurs intentions, entravent dans les faits son exercice.
Le ministère de l’Intérieur justifie tout cela par son incapacité à sécuriser les parcours alors même qu’il autorise, dans le même temps, les rencontres sportives et des événements tels que les marchés de Noël, qui se tiennent sur la voie publique. L’interdiction des rassemblements et manifestations entraîne la multiplication des arrestations, des gardes à vue, des assignations à résidence, un fichage policier des militants, et, pour quelques-uns, des condamnations. Qui peut croire que cela soulage les autorités ? La censure, ici, s’avère doublement contreproductive…
L’état d’urgence autorise par ailleurs des perquisitions sur ordre des préfectures, de jour comme de nuit, en dehors de tout cadre judiciaire, sur le fondement de fiches possiblement erronées, de dénonciations, d’informations et de soupçons sujets à caution. Plus de deux mille six cents intrusions discrétionnaires sont intervenues à domicile, dans des mosquées, des commerces, interventions souvent violentes, sans qu’aucune mise en examen pour terrorisme n’ait eu lieu. Rien n’indique qu’une telle frénésie va s’arrêter, chacun peut en être victime.
Les assignations à résidence se multiplient sur la base de motifs aussi vagues que la présence sur le lieu d’une manifestation ou le fait de « connaître » tel ou tel individu. Ces graves restrictions sont appliquées, sans distinction, et de manière massive, d’autant que les juridictions administratives ont montré qu’elles s’en accommodent, quitte à ce que les libertés en souffrent. Elles reprennent à leur compte toutes les allégations du ministère de l’Intérieur et, comble de la démission, sont nombreuses à considérer qu’il n’y aurait pas d’urgence à statuer sur l’état d’urgence.
L’état d’urgence et le climat de guerre intérieure alimenté par le gouvernement contribuent au renforcement des amalgames et aux pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas « les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine et/ou de leur religion qui voient leur situation encore davantage fragilisée.
Reprenant à son compte les exigences de l’extrême droite, FN en tête, le gouvernement s’engage honteusement dans une modification de la Constitution visant à étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés en France.
Ces multiples atteintes portées au contrat démocratique sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté.
Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à :
Signataires :
AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Altertour, L’Appel des appels, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, Cedetim, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CGT-Police Paris, Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Stop le contrôle au faciès, Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Collectif Memorial 98, Collectif des musulmans de France (CMF), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination des collectifs AC !, Droits devant !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes Solidaires, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fondation Danielle Mitterrand France Libertés, Genepi, Ipam, La Cimade, La Ligue de l’enseignement, La Quadrature du Net, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Organisation de femmes égalité, Osez le féminisme !, Planning familial, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD), SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Solidarité laïque, Sud Intérieur, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la magistrature, Syndicat de la médecine générale, Syndicat national des arts vivants (Synavi), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national unitaire interministériel des territoires, de l’agriculture et de la mer (SNUITAM – FSU), SNJ-CGT, Unef, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit).
Associations locales et autres :
Asti 93, Collectif 07 stop au gaz et huile de schiste, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif Maquis de Corrèze, Collectif Romeurope 94, la revue Ecole émancipée, Espace franco-algérien, Faucheurs volontaires de la Loire, la revue Inprecor, le journal Regards, Réseaux citoyens Saint-Etienne, Vigilance OGM 18.
Déc
15
La CMODH, en coordination avec ses deux ligues algériennes membres (LADDH, LADH), organise un atelier de formation au bénéfice des cadres de ses associations membres, les 11, 12 et 13 décembre 2015, à Alger, dans le cadre d’un programme comprenant plusieurs rencontres dans les différents pays maghrébins.
Pour ce faire, les deux ligues ont entamé toutes les démarches nécessaires pour mettre en place cette action, comme elles procèdent habituellement.
Les participants et participantes venant des différents pays maghrébins : Mauritanie, Maroc, Tunisie ainsi que les représentants des ONG maghrébines de l’immigration en France, ont été surpris par la présence de représentants des autorités publiques leur interdisant l’accès à la salle prévue pour la réunion, malgré tous les éclaircissements et les explications apportés par les organisateurs sur la nature et les objectifs de cette rencontre maghrébine.
Après avoir usé de toutes les tentatives de dialogue pour convaincre, et devant la persistance injustifiée d’interdire abusivement l’activité, la CMODH et les deux ligues, fortement indignées :
Alger, le 12 décembre 2015
Coordination Maghrébine des Organisation des Droits Humains
Ligue Algérienne des Droits de l’Homme
Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme
Le communiqué en version PDF : COM-CMODH-interdiction-activite-alger-fr
Déc
15

– Respect de la liberté de manifester, de se réunir et de s’exprimer ;
– Pour la levée immédiate de l’état d’urgence, et contre l’état d’exception permanent ;
– Arrêt des poursuites contre les manifestants, les militants des mouvements sociaux, et contre la stigmatisation des migrants et des quartiers populaires ;
– Abandaon de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité
A l’appel de (1er signataires): AC!, ACORT, ADTF, AMF, APEIS, ATMF, ATTAC, CEDETIM, CFPE, CGT 75, CNT RP, Col. 3C, Col. des désobéissants, Col. des sans voix 18e, COPAF, CRLDHT, CSP 75, DAL, Droits devant, Ecologie sociale, FASTI, Femmes égalité, Fondation Copernic, FTCR, FUIQP, Initiative Décroissante pour le Climat, IPAM, MCTF, MNCP, MRAP, Rés. pour une Gauche Décoloniale, Syndicat de la Magistrature, SNES PJJ, Solidaire, Solidaires étudiant-e-s, SUD Aérien, SUD PTT, Sortir du colonialisme, Survie, UJFP, UTIT …
Avec le soutien de : Alternative libertaire, CGA, Ensemble, NPA, PCOF, PG …
MISE A JOUR : le meeting a fait salle comble jeudi dernier, avec de très nombreuses associations, syndicats et partis politiques représentés.
Déc
15
avec la participation de Catherine Wihtol de Wenden,
Directrice de recherche au CNRS, politologue, juriste et enseignante à Sciences Po, spécialiste des migrations internationales.
(Entrée libre et gratuite).
Déc
11
A l’occasion de la journée internationale des migrantEs, plus que jamais : MigrantEs : Bienvenue
Un drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre elles viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.
Des drames se déroulent aussi au cœur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7 000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.
Nous dénonçons les politiques française et européenne qui créent ces situations à Calais comme aux portes de l’Europe.
Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour touTEs, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.
Aujourd’hui l’Europe a fait la preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.
NOUS APPELONS À MANIFESTER
LE SAMEDI 19 DECEMBRE 2015 À 15H
AU DÉPART DE BARBES (ARRIVÉE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE)
Affiche-manifestation-Migrants-19DÉC-BAT
EDIT : quelques photos de la manifestation !
Déc
5
Le vendredi 4 décembre à partir de 18h30, la famille & les amis de la militante des droits humains Zhor Benchemsi ont organisé une soirée d’hommage à sa mémoire, avec la participation de l’ATMF, l’ASDHOM, l’AMF, l’APADM et le FMVJ-F. Nous avons entendu des témoignages émouvants, des anecdotes, des récits merveilleux de bribes de vies sur Zhor et ses compagnons de lutte ; nous avons aussi échangé et partagé des points de vues sur la situation présente et les perspectives.
Merci à toutes les personnes qui ont pu être présentes.
Déc
3
En cliquant sur ce lien, vous retrouverez les recommandations issues du séminaire « Risque climatique et accès à l’eau en Méditerranée », qui s’est tenu le 17 septembre dernier à l’Agence française de développement (AFD).
Ce séminaire a été organisé, dans le cadre de la COP21, par le Réseau Euromed France, dont l’ATMF est membre, en partenariat avec le Programme Solidarité Eau (pS-Eau) et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, avec le soutien de l’Agence française pour le développement (AFD).
Ces recommandations sont portées actuellement à la COP21 par l’un des membres du REF, le Programme Solidarité Eau (pS-Eau).