Association des Travailleurs Maghrébins de France
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17 octobre 1961-17 octobre 2016 55ème Anniversaire-Vérité et Justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.

Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

* Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet évènement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la Ville de Paris et la Région Ile-de-France

* Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée.

* La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, comme à Béziers avec le Maire Robert Ménard, et au sein de l’ancienne majorité présidentielle veulent la réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps :

* Que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état.

* que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps.

* que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens.

* que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 55ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.

Rassemblement le 17 Octobre 2016 à 18heures au Pont Saint Michel à PARIS

Signataires au 10 octobre 2016

appel-17oct-2016Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, 93 au Cœur de la République, Association Culturelle Les Oranges, ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACDA (Association pour le changement et la démocratie en Algérie), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), ANPPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, APCV (Association de promotion de la culture et du Voyage), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Comité Vérité et Justice pour Charonne, Entre les Lignes Entre les Mots, CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie), FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), Fondation Frantz Fanon, Harkis et droits de l’Homme, FTCR (Fédération des tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples), Sortir du Colonialisme, SURVIE,…

Organisations Syndicales : CNT-f (Confédération Nationale du Travail ), URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la CGT)

Partis politiques : Alternative Libertaire, EELV (Europe Ecologie les Verts), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche)

appel-17oct-2016

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RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX DÉTENUS POLITIQUES

Le réseau ATMF était représenté le mercredi 03 Août 2016 au rassemblement de soutien aux détenus politiques de SIDI IFNI AIT-AAMRANE par des militants de l’ATMF Gennevilliers et de Moussem Barbes
Un nouveau procès s’ouvre ce jeudi 04 Aout au tribunal de Tiznit.
8 jeunes  et militants sont poursuivis suite aux événements du 25 Juillet dernier qu’a connu la ville de Sidi Ifni Ait-Baamrane. Ils sont victimes de l’acharnement du pouvoir à l’encontre d’une population marginalisée appauvrie, martyrisée…, mais combattante et digne.
Au fil des années, la population de Sidi Ifni Ait-Baamrane, n’a pas cessé de réclamer pacifiquement son Droit à bénéficier des richesses locales (notamment maritimes), une vraie politique de développement qui mettrait un terme à la marginalisation et au chômage massif dont sont victimes les jeunes, les diplômés ….
Le 25 juillet 2016, et après avoir essayé par tous les moyens de se faire entendre et valoir leurs Droits par les autorités marocaines et espagnoles, 8 jeunes militants et activistes ont procédé à l’occupation de l’ancien consulat espagnol dans la ville de Sidi Ifni pour demander l’activation de l’accord de Fès signé entre le Maroc et l’Espagne en 1969.
En réponse à leur mouvement pacifique les autorités marocaines ont procédé à l’arrestation de tous les jeunes participant au mouvement afin de les traduire au tribunal de Tiznit avec des accusations montées de toutes pièces.
Nous regrettons que les détenus politiques soient obligés d’avoir recours à la grève de la faim pour tenter de faire entendre leurs revendications légitimes aux autorités marocaines.
Nous tenons l’Etat Marocain pour responsable des dangers qu’ils encourent.
Les associations soussignées restent préoccupées par le sort réservé à ce groupe de jeunes détenus, et au détenu du mouvement amazigh Abderrahim Idoussalah, arrêté pour ses opinions et ses idées. Ces associations expriment leur solidarité avec les détenus politiques et la population de la région de Sidi Ifni Ait-Baamrane  et exigent :
La libération inconditionnelle des détenus politiques de Sidi Ifni et tous les détenus du mouvement Amazigh au Maroc.
La satisfaction des revendications légitimes de la population de Sidi Ifni Ait-Baamrane .
L’activation de l’accord de Fès de 1969 entre le Maroc et l’Espagne et le respect des Droits historiques de la population de Sidi Ifni Ait Baamrane.
Faire bénéficier la population des richesses locales
Premières associations signataires : ATMF, ASDHOM, AMF, RIAS, TAMAYNUT FRANCE, ACAL, TIDI, TIWIZI TANGARFA, LECIVIM…
                                                                                               Paris le 2 Août 2016

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Solidarité avec le défenseur sahraoui des droits humains Ali Salem TAMEK

ali_salem_tamekLe défenseur sahraoui des droits humains Ali Salem TAMEK a entamé samedi 6 février 2016 un SIT-IN ouvert au siège de la section locale de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme à Assa, pour exiger des autorités marocaines de l’inscrire dans l’une des universités de la région.

Ali Salem TAMEK a en outre commencé le 9 février 2016 une GREVE DE LA FAIM ILLIMITÉE dans ces mêmes locaux, signifiant par-là la gravité de l’interdiction qui lui est faite de poursuivre des études supérieures.

Depuis 2007, année d’obtention de son baccalauréat, monsieur Ali Salem TAMEK est interdit d’université. Cette mesure arbitraire et illégale est bien sûr liée à son engagement en faveur de l’application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

L’interdiction faite à monsieur TAMEK d’accéder à l’enseignement supérieur est une grave violation de son droit fondamental à l’éducation, et constitue une violation des conventions internationales relatives aux droits humains, pourtant signées par le Maroc.

Monsieur TAMEK est ancien prisonnier politique : il a subi plusieurs arrestations et condamnations par la justice marocaine. Le 8 octobre 2009, il a été arrêté par les autorités marocaines, avec six autres militants sahraouis, après leur visite aux campements des réfugiés sahraouis à Tindouf. Après 5 audiences devant les tribunaux marocains, il a été mis en liberté conditionnelle le 14 avril 2011. Monsieur TAMEK est toujours en attente de son procès.

Nous signataires de cet appel, nous déclarons notre solidarité avec le combat mené par Ali Salem TAMEK pour faire respecter son droit à l’éducation.

Nous exigeons des autorités marocaines la levée immédiate de cette interdiction et l’inscription de Monsieur Ali Salem TAMEK dans l’université de son choix.

Nous demandons à toutes les associations, ONG, syndicats et partis politiques de faire pression sur les autorités marocaines pour mettre fin à cette nouvelle violation des droits humains.

Une grève de la faim est une chose sérieuse, aux conséquences qui peuvent être dramatiques. L’Etat marocain sera tenu responsable des suites de la grève de la faim d’Ali Salem TAMEK.

 Mise à jour :

Le 16 février 2016, monsieur TAMEK a été transporté à l’hôpital d’Assa pour y recevoir des soins suite à la dégradation de son état de santé.

 

 

Signataires :

AARASD         Association des Amis de la RASD

ACCA         Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui

ADTF         Association Démocratique des Tunisiens en France

AFAPREDESA         Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis

AFASPA         Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique

AHSETI         Association Havraise Solidarité et Échange avec tous les Immigrés

ASPS Lorraine         Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui Lorraine

Association ELGHORBA

ATF         Association des Tunisiens en France

ATMF         Association des Travailleurs Maghrébins de France

CGT         Confédération Générale du Travail

CNT-France         Confédération Nationale du Travail – France

Comité Belge de Soutien au Peuple Saharoui

CORELSO         Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara Occidental

CRLDHT         Comité pour le Respect des Libertés et les Droits de l’Homme en Tunisie

DROIT-SOLIDARITE

FASTI         Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés

Fédération des Travailleur-se-s de l’Education de la CNT-F (FTE-CNT)

La Voie Démocratique Paris (Annahj-Paris)

Le Mouvement de la Paix

LJESF         Ligue des Jeunes et Etudiants Sahraouis de France

MRAP         Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples

Parti Communiste Français – PCF

Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara Occidental

Solidaires Etudiant-e-s, Syndicats de luttes

Union Syndicale Solidaires

ACSF         Association de la Communauté Sahraouie en France

 

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Solidarité avec les contestations du peuple marocain Et à l’occasion du 5ème anniversaire du mouvement du 20 février

20FFace à la prédation économique et à l’explosion des inégalités sociales, les marocain(e)s se soulèvent encore, 5 ans après la naissance de ce mouvement en scandant les mêmes revendications. En effet, les villes du Nord ont connu un soulèvement populaire avec l’un des slogans du mouvement du 20 février : « Amendis dégage ! », les étudiants en médecine ont pacifiquement manifesté pour leur droits légitimes, les habitants des régions les plus marginalisées du Maroc à l’image d’Imider, de Bouarfa, du Rif…etc. continuent leur lutte contre les politiques d’exclusion et d’appauvrissement, les enseignants stagiaires poursuivent depuis plusieurs mois leur lutte contre les réformes gouvernementales et pour la défense de l’enseignement public. C’est une large frange de la population qui fait entendre sa voix et ce malgré la répression sauvage dont elle est victime.

 

Les indicateurs économiques et les rapports nationaux et internationaux reflètent cette situation alarmante que vivent les Marocain(e)s. En 2014, l’Unesco a classé le système éducatif marocain parmi les « 21 pires systèmes éducatifs» au monde. En 2015, le rapport du PNUD sur le développement humain a placé le pays à la 126ème position (sur 188 pays analysés). Les rapports de l’Organisation International du Travail, d’Amnesty, de Transparency, de Reporters Sans Frontières, de Human Rights Watch, de l’AMDH, de l’ASDHOM… n’échappent pas à cette tendance.

Menaces, tabassages, prisons ou tortures, sont le lot quotidien des militant(e)s et des marocain(e)s libres qui luttent chaque jour pour un Maroc meilleur. On réprime les organisations des droits humains, on musèle les journalistes, mais on honore les présumés tortionnaires. L’un d’entre eux, Abdellatif HAMMOUCHI, a été promu à la légion d’honneur par le Ministre de l’Intérieur français en 2014 malgré les plaintes en cours. Ce triste événement marque ainsi un nouvel épisode du soutien de l’état français au régime marocain.

 

Le mouvement marocain du 20 février a ouvert une brèche pour un réel changement et un avenir meilleur pour tou(te)s les marocain(e)s. Il reste l’un des points d’appui pour amplifier la résistance face à la prédation économique et la politique répressive du pouvoir en place.

À travers cet appel, les organisations signataires accompagnées de toutes les personnes voulant exprimer leur solidarité avec les luttes du peuple marocain appellent à manifester pour :

 

La liberté, l’égalité, la dignité et la justice sociale

Rendez-vous, le samedi 20 février 2016 à 15h

Devant l’ambassade du Maroc à Paris

(5 Rue le Tassé, Paris, Métro 6 ou 9, station Trocadéro).

 

Premiers signataires : Mouvement du 20 Février Paris/IDF, Association Marocaine des Droits Humains Paris/IDF (AMDH Paris/IDF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, Taharour Dimocrati /Emancipation démocratique, Association des Marocains en France (AMF), La Voie Démocratique Paris (Annahj-Paris), Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Association Marocaine des Droits Humains Nord/France (AMDH Nord/France) …

Appel à manifester à Paris En solidarité avec les contestations du peuple marocain

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APPEL AU SOUTIEN ET AUX DONS / CAMPAGNE INTERNATIONALE DE SOUTIEN A WAFA CHARAF

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Wafa Charaf est jeune militante associative et politique marocaine emprisonnée le 27 avril 2014 à Tanger au Nord du Maroc puis condamnée le 11 août 2014 à un an de prison ferme et à 5000dh ( 500 euros) d’amende et 50 000dh (5000€) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable. Le tribunal doublera la peine de Wafa en appel, elle sera condamnée à deux ans de prison. Les amendes et dommages maintenus. Rappelons que Wafa a été arrêtée suite à sa plainte pour enlèvement. En effet, à la suite d’une manifestation pacifique en soutien aux syndicalistes de la zone franche de Tanger arbitrairement licenciés, Wafa a été enlevée et menacée du fait de son action en soutien aux ouvrier-e-s licencié-e-s.
Nous vous contactons de nouveau afin de vous donner de ses nouvelles et relancer la campagne de soutien suite à la mission du 21 décembre 2015. Les parrains et marraines de Wafa et des organisations françaises ont conduit une mission au Maroc. Les délégués n’ont pas obtenu de réponse à leur demande de visite à la militante, mais ils ont pu rencontrer ses proches à Tanger.
Courageusement Wafa Charaf a entamé des études de droit en prison et reste très déterminée. Elle est actuellement à la prison de Larache où elle a été transférée l’été 2015. Elle a été délibérément éloignée de sa famille et de ses amis.
Nous rappelons qu’elle doit s’acquitter d’une somme de 5500 euros. Sa famille au revenu modeste, n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende.
Le lien pour souscrire est : https://www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo
C’est le prix de sa liberté que notre solidarité doit l’aider à retrouver.
Nous demandons la libération de Wafa Charaf ainsi que l’arrêt des poursuites contre elle. Comme Wafa, nous demandons l’instruction de sa plainte pour l’enlèvement dont elle a été la victime.
Premiers Signataires:
Marie –Christine Vergiat, ddéputée Européenne
L’AFASPA, (Association Française d’amitié et de Solidarité avec les peuples d’Afrique)
L’organisation femmes-égalité
L’association AILES femmes du Maroc (association interculturelle pour la laïcité , légalité et la solidarité avec les femmes du Maroc)
Le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples)
LE PCF (Parti Communiste Français)
AMF (Fédération des Associations des Marocains de France)
L’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
CORELSO (Comité pour le respect des libertés au Sahara occidental)
APEL-Égalité
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
ASDHOM (Association de défense des droits de l’Homme au Maroc)
l’AFAPREDESA (Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis)
La voie démocratique – Europe.

Gilles Manceron, historien ; Dr Irene Fernández-Molina, University of Exeter(UK); Mercedes Jiménez , Université de Barcelone.

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Communiqué de l’ATMF sur l’interdiction de la tenue de la formation de la CMODH à Alger

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Sens, le 16 décembre 2015

COMMUNIQUE

                                   

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) a appris avec tristesse et indignation le refus des autorités algériennes d’autoriser la tenue d’une formation à Alger le 11, 12 et 13 décembre de la coordination des organisations maghrébines des droits de l’Homme (CMODH).

 

Alors que la formation était programmée de longue date, les membres des organisations qui composent la COMDH ont été surpris d’apprendre à leur arrivée à l’aéroport HAOURI BOUMEDIENE que les autorités algériennes interdisaient la rencontre et la formation malgré les démarches réglementaires entreprises au préalable. La CMODH  n’a reçu aucun refus avant l’arrivée des représentants des organisations en Algérie.

 

Pourquoi les autorités algériennes ont-elles interdit la formation? Ont-elles  eu peur que les membres de la CMODH se forment ? L’ATMF dénonce avec force la décision des autorités algériennes  et la considère comme une atteinte à la Liberté fondamentale des Droits de l’Homme.

 

La CMODH est une organisation qui œuvre pour promouvoir le respect des droits de l’Homme dans les pays du Maghreb. Les rencontres de Tunisie en mars 2015 et au Maroc en octobre 2015 n’ont posé aucun problème. Pourquoi tant d’arbitraire en Algérie?

 

L’ATMF en tant que membre important de la CMODH dénonce avec force l’attitude des autorités algériennes d’empêcher la tenue de cette formation nécessaire et utile pour mener à bien le travail entrepris par la CMODH dans les différents pays du Maghreb. L’ATMF appelle tous les démocrates au Maghreb et en France à interpeller les autorités algériennes sur cette décision injuste et contraire aux droits élémentaires des citoyens maghrébins.

 

NON à la bureaucratie et l’arbitraire, OUI à la démocratie et à l’état de droit dans tout le Maghreb.

 

                                        Larbi EL HADRACHI

                                                                               Membre du bureau de la CMODH

                                                                               représentant de l’ATMF

Lire le communiqué en version PDF : Communiqué CMODH

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Communiqué de la CMODH : activité interdite à Alger !

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La CMODH, en coordination avec ses deux ligues algériennes membres (LADDH, LADH), organise un atelier de formation au bénéfice des cadres de ses associations membres, les 11, 12 et 13 décembre 2015, à Alger, dans le cadre d’un programme comprenant plusieurs rencontres dans les différents pays maghrébins.

Pour ce faire, les deux ligues ont entamé toutes les démarches nécessaires pour mettre en place cette action, comme elles procèdent habituellement.

Les participants et participantes venant des différents pays maghrébins : Mauritanie, Maroc, Tunisie ainsi que les représentants des ONG maghrébines de l’immigration en France, ont été surpris par la présence de représentants des autorités publiques leur interdisant l’accès à la salle prévue pour la réunion, malgré tous les éclaircissements et les explications apportés par les organisateurs sur la nature et les objectifs de cette rencontre maghrébine.

Après avoir usé de toutes les tentatives de dialogue pour convaincre, et devant la persistance injustifiée d’interdire abusivement l’activité, la CMODH et les deux ligues, fortement indignées :

  • Condamnent l’attitude arbitraire des autorités algériennes, en cette journée mondiale des droits de l’Homme, consistant à interdire une formation interne des défenseurs maghrébins des droits humains ayant pour objet la formation de formateurs dans le renforcement des capacités en matière de plaidoyer et de sensibilisation, formation organisée dans le respect des lois en vigueur.
  • Dénoncent les tergiversations des autorités algériennes vis à vis de nos partenaires de l’ONG espagnole « NOVACT » à l’égard de leurs demandes de visas adressées au consulat algérien à Barcelone.
  • Déplorent cette interdiction totalement contradictoire avec les engagements de l’Etat algérien en matière des droits humains, ce qui démasque ses faux discours sur la démocratie et les droits de l’Homme.
  • Annoncent leur détermination à poursuivre et à renforcer leurs luttes pour le respect des droits et des libertés, en précisant que les politiques de répression et d’intimidation ne les dissuaderont pas à mener à bien leur noble mission qui contribue à bâtir le grand Maghreb sans frontières, des droits et des libertés.

 

Alger, le 12 décembre 2015

 

Coordination Maghrébine des Organisation des Droits Humains

Ligue Algérienne des Droits de l’Homme

Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme

 

Le communiqué en version PDF : COM-CMODH-interdiction-activite-alger-fr

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Soirée d’hommage à Zhor Benchemsi

Le vendredi 4 décembre à partir de 18h30, la famille & les amis de la militante des droits humains Zhor Benchemsi ont organisé une soirée d’hommage à sa mémoire, avec la participation de l’ATMF, l’ASDHOM, l’AMF, l’APADM et le FMVJ-F. Nous avons entendu des  témoignages émouvants,  des anecdotes,  des récits merveilleux de bribes de vies sur Zhor et ses compagnons de lutte ;  nous avons aussi échangé et partagé des  points de vues sur la situation présente et les perspectives.

Merci à toutes les personnes qui ont pu être présentes.

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Rassemblement pour le retrait du projet de loi dit « de réconciliation nationale »

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Le 3 septembre 2015, plusieurs associations appelaient à un rassemblement devant l’ambassade de Tunisie à Paris, pour réclamer le retrait du projet de loi dit « de réconciliation nationale ». L’ATMF a participé à ce rassemblement, aux côtés d’une centaine de participants.

Texte d’appel

A propos du projet de loi sur la Réconciliation nationale

Déclaration des associations de Tunisiens à l’Etranger

 

 

Réconciliation nationale ! L’expression résonne comme un mot d’ordre en ces temps de mobilisation contre le terrorisme. Par ailleurs, ne s’agit-il pas du volet final du triptyque  vérité – justice – réconciliation de la Justice transitionnelle que nous appelons tous de nos vœux…

Nous somme tous demandeurs de réconciliation nationale. Mais de quelle réconciliation il s’agit ?

En ces temps de turbulences, le sens des mots semble aussi troublé.

Il s’agit de « tourner la page », nous dit le président de la République. Soit, mais quelle page ?

S’il s’agit d’absoudre des mafieux, on ne voit pas en quoi cela va contribuer à renforcer l’économie du pays. Si les « hommes d’affaires », qui ont fait fortune grâce à la corruption, sont des acteurs du développement, cela se saurait !

Si l’on entend attirer les spéculateurs en tous genres, ils ne sont pas concernés par la levée en masse que l’on veut provoquer, ils ont toujours préféré vampiriser les richesses produites par le labeur des plus pauvres.

S’il s’agit de passer l’éponge sur les forfaits des « commis » de l’État qui ont piqué dans la caisse, un État ne se renforce pas en s’attirant les faveurs des responsables du laxisme, des larcins ou des compromissions les plus graves au cœur de l’État…

On voudrait rabaisser encore l’État et son autorité que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Ce projet de loi, concocté par la présidence de la République sera dommageable pour l’État, pour la justice transitionnelle, pour le développement et pour la transition démocratique -déjà compromise et mal engagée-.

Alors que le dossier des assassinats politiques s’enlise, alors que des petites lois scélérates comme celle sur la consommation de cannabis continuent à ruiner l’avenir de dizaines de milliers de jeunes, alors qu’aucun dispositif sérieux ne protège du racisme et de toutes les formes de haines et de fanatisme larvées… alors que les inégalités se creusent… la loi préparée par les conseillers du président à  Carthage serait une caution inutile aux corrompus et aux corrupteurs. Sans compter sa dimension symbolique catastrophique à l’heure où on demande des sacrifices aux plus démunis.

 

Le CRLDHT, la FTCR, les personnalités et les organisations signataires se rallient à la Coalition de la société civile contre le projet dit de réconciliation nationale et se déclarent solidaires avec les initiatives de cette Coalition.

Elles demandent aux députés de l’Assemblée du Peuple de rejeter le projet et de veiller au respect de l’Etat de droit et de la Constitution.

 

Pour une l’unité nationale contre le terrorisme

Pour la réalisation d’une vraie justice transitionnelle, contre la corruption, la répression et la régression vers les pratiques d’ancien régime

Pour le respect des mots d’ordre de la révolution : Dignité, Liberté et Justice Sociale.

Paris le 26 Août 2015

 

Premiers Signataires :

Associations :

–         Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie – CRLDHT

–         Fédération des Tunisiens Citoyens des Deux Rives – FTCR

–         Association des Tunisiens en France – ATF – Nationale

–         Association Démocratique des Tunisiens en France – ADTF

–         Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens – UTIT

–         Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Bruxelles

–         Comité des Tunisiens en Italie – CITiI

–         Association des Tunisiens du Nord – Lille

–         Association Le Pont – Genève

–         Association Citoyens des deux Rives – Toulouse

–         Association Vérité et Justice Farhat Hached – AVJFH

–         Younga Solidaire

–         Mouvement Citoyen des Tunisiens en France

–         Tunisie Plurielle

–         Réseau Euro-Méditerranéen Citoyenneté et Culture – REMCC

–         Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne – UTAC

–         Echange Social Culturel entre Nord et Sud – ESCENS – Marseille

–         Collectif 3 C

–         Union des Citoyens du Gard – UCDR – Nîmes

–         Espace Farabi

–         IDEAL 92

–         Association des Tunisiens en France – ATF VAR

–         Association des Tunisiens en France – ATF Aquitaine

–         Association des Tunisiens en France – ATF 13

–         Association des Tunisiens en France – ATF Nord

–         Association des Tunisiens en France – ATF 75

–         Association des Tunisiens en France – ATF 74

–         Association des Tunisiens en France – ATF Charente

–         ALIF’S

–         ASL

–         IDEAL 83

–         Pont Méditerranéen de Solidarité – PMS

–         Solidarité Jasmin Marseille-Aix en Provence

 

 

 

Personnalités :

Hichem Abdessamad, historien

Khaled Abichou, militant associatif

Hafedh Affes, président de l’ATNF- Lille

Najoua Agrebi, militante associative

Zied Ahmed, Pont Méditerranéen de Solidarité

Mourad Allel, militant associatif

Tewfik Allel, militant associatif

Ahmed Amara, militant de la citoyenneté et de l’éducation populaire

Noureddine Baaboura, militant associatif

Houcine Bardi, avocat à le cour – Paris

Hajer Ben Djemaa, militante associative

Tarek Benhiba, Conseiller Régional – PIF

Hédi Benkraiem, universitaire – militant associatif

Tahar Benmeftah, enseignant, militant associatif – Lyon

Sarra Benmiloud Abichou, Enseignante

Dalila Ben Othman, militante politique

Mohamed Bensaid, président de l’UTAC

Adnane Benyoussef, militant associatif

Hela Benyoussef Ouardani, militante politique et associative

Mohamed Bhar, musicien – militant associatif

Mohamed Larbi Bouguerra, membre de l’académie tunisienne Beit El Hikma

Hédi Chenchabi, militant associatif

Mouhieddine Cherbib, militant des Droits Humains

Jocelyne Dakhlia, enseignante, universitaire

Mohsen Dridi, militant associatif

Fethi El Hadjali, président du CVD – Tunisie – Belgique

Mahmoud El May, ancien député de la Constituante

Mohamed Lakhdhar Ellala, président de l’ATF

Chedly Elloumi, militant associatif – Grenoble

Mohamed Ellouze, avocat – Belgique

Raoudha Faouel, militante associative

Abderrahman Frihi, syndicaliste, militant à la CGT

Mohamed Chérif Ferjani, enseignant, universitaire

Mrad Gadhoumi, militant associatif

Moncef Garouri, président de l’ UCDR – Nîmes

Omar Gasmi, militant associatif

Kamel Ghali, Poête – militant associatif

Najla Gharbi, militante politique et associative

Moncef Guedouar, président de la FTCR

Abdelwaheb Hammami, militant politique

Mohamed Hamrouni, président MCTF

Naceur Jalloul, militant associatif

Chokri Jlassi, militant politique et associatif

Anouar Kanzari, militant associatif

Saifallah Khablachi, syndicaliste

Rachid Khéchani, Journaliste

Wajdi Limam, militant associatif, Uni’T

Gérard Maarek, économiste

Mohamed Mansar, président du Centre Interculturel Formation Migration – CIFM

Anis Mansouri, militant politique, Ligue de la Gauche ouvrière – LGO – Genève

Jalel, Matri, militant associatif – Genève

Emel Mathlouthi, Artiste, musicienne

Mohamed Nachi, enseignant

Noureddine Najjar, militant politique

Bechir Nefzi, ancien député de la Constituante – CPR

Habib Ouarda, libraire

Younes Rhouma, coordinateur CITiI – Italie

Noureddine Senoussi, président du REMCC

Mohamed Smida, militant politique et associatif

Hédi Sraieb, économiste

Fethi Tlili, président de l’UTIT

Tarek Toukabri, président de l’ADTF

Chadly Zaidi, militant politique

Houda Zekri, poétesse

 

 

 

 

Partis :

Parti El massar – France

Parti Ettakattol – France

Parti Eljomhouri – France

Front Populaire – IDF

Mouvement Echaab – France

Tahalof – France

Attayar – France

 

 

 

Soutiens :

Association des Travailleurs Maghrébins en France – ATMF

Association des Marocains en France – AMF

Agir pour le Changement Démocratique en Algérie – ACDA

Association Marocaine des Droits de l’Homme – France – AMDH

L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie – ACORT

Ligue Française des Droits de l’Homme – LDH

Mouvement contre le Racisme et l’Amitiés entre les Peuples – MRAP

Cedetim / Initiative Pour un Autre Monde – IPAM

 

Union Syndicale Solidaires

 

Parti de Gauche – PG

Parti Communiste Français – PCF

Europe Ecologie les Verts – EELV

Ensemble – Mouvement pour une alternative de Gauche

Nouveau Parti Anticapitaliste – NPA

 

 

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Projection du film « Much loved » à l’ATMF Nancy

Much_Loved

L’ATMF Nancy, le Caméo et Diwan ont organisé la projection du film « Much Loved » de Nabil Ayouch. Le film aborde le thème de la prostitution. Il a fait couler beaucoup d’encre et a été interdit de diffusion au Maroc. Le réalisateur et l’actrice sont poursuivis en justice et nous assistons à un véritable lynchage médiatique. Tous les deux présents lors de la projection, ils ont pu échanger avec le public, dans le respect du débat démocratique et de la liberté d’expression.

 

« Marrakech, aujourd’hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d’amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant. »

Source : allocine.fr