Association des Travailleurs Maghrébins de France
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D’El Ejido à Rosarno, les émeutes racistes perdurent et se ressemblent

Communiqué de presse

10 ans presque jour pour jour après les émeutes racistes de février 2000, à El Ejido en Espagne, c’est la chasse aux travailleurs agricoles immigrés à Rosarno en Italie.

Ces émeutes racistes mettent au devant de la scène la précarité des immigrés surtout ceux sans papiers. La violence de ces agressions traduit la déshumanisation en marche, de ces travailleurs qui font la prospérité de l’agriculture de la région, corvéables à merci, payés seulement 20 euros la journée.

Comme à El Ejido, la population de Rosarno s’est livrée à une traque en règle contre les travailleurs immigrés, tous les moyens de châtiment étaient bons. Comme à El-Ejido, des êtres humains vivent dans des conditions d’un autre âge, entassés dans des abris de fortune.

Ce déferlement de haine et de brutalités contre les travailleurs immigrés à Rosarno, est le résultat des politiques européennes qui prônent la préférence européenne. Ces dernières se traduisent localement par des lois racistes comme celle promulguée le 2 juillet dernier en Italie, sous la pression du parti d’extrême droite de la Ligue du Nord.

L’arsenal raciste de Berlusconi est renforcé. L’immigration « illégale » devient un délit, et les milices anti-immigrés sont légalisées. Les habitants de Rosarno ont érigé des barricades, semé la terreur et fait des dizaines de blessés à coups de bâtons et de barres de fer, pris dans cet élan général de haine et de xénophobie.

Les immigrés de Rosarno ont été contraints à l’exode, ceux qui ont été pris en charge dans des bus, ont été transférés aux centres de rétention en vue de leur expulsion. Un signal d’encouragement et d’approbation envoyé aux auteurs des crimes racistes.

L’association des travailleurs maghrébins de France tient à exprimer sa profonde solidarité avec les travailleurs immigrés victimes de ces odieux agissements racistes.

Elle s’insurge contre les traitements dégradants et inhumains infligés aux immigrés à Rosarno.

Elle condamne les lois anti-immigrés européennes et leurs traductions nationales.

L’ATMF exhorte les citoyens en Italie et ailleurs, à se dresser contre cette énième poussée raciste.

Paris le 11 janvier 2010
Pour l’ATMF,
le président Driss Elkherchi

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D’El Ejido à Rosarno, les émeutes racistes perdurent et se ressemblent

=http://www.atmf.org/spip.php?article1138

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L’IDENTITÉ DE BESSON C’EST 29000 EXPULSIONS !

Communiqué de Presse

Nous les attendions sans illusion aucune, les chiffres des expulsions des immigrés sans papiers viennent d’être annoncés par le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale.

Eric Besson a plus que rempli l’objectif de reconduites à la frontière fixé par Nicolas Sarkozy pour l’année 2009, au lieu des 27000 expulsions exigées, il en a réalisé 29000.

Des expulsions qui s’inscrivent dans le cadre de la politique anti-immigrés de Sarkozy / Besson, et l’hypocrisie qui l’accompagne.

Ces expulsions se font souvent en violation des droits des migrants. Contrôles au faciès, séparation des parents et des enfants, renvoi de personnes vers des pays où ils n’ont plus aucune attache, ou des pays où leur sécurité est en péril…

Quand plus de 6000 travailleuses et travailleurs sans papiers se mettent en grève pour leur régularisation, Besson met en place une circulaire par laquelle il envisage de régulariser seulement 1000 parmi eux.

Pendant que des hommes et des femmes travaillent et se font exploiter, et que d’autre dénoncent avec leurs soutiens le racket sur leurs cotisations salariales, Besson, trouve le moyen de faire diversion.

La stigmatisation des immigrés avec ou sans papiers est en marche, avec sa trouvaille de « mariage gris », qui vient s’ajouter à la suspicion déjà très forte sur les mariages mixtes passibles d’être blancs. Besson vient de lancer son grand débat sur l’identité nationale qui se focalise malgré ses démentis sur l’immigration et l’Islam.

La boite de pandore est ouverte, le spectre du racisme, de la xénophobie et des discriminations se réveille. L’appel de Jean Marie Lepen pour un référendum sur l’immigration n’en est qu’une conséquence logique.

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France affirme encore une fois son engagement pour le respect des droits des immigrés avec ou sans papiers.

– L’ATMF dénonce la politique du chiffre et les charters de la honte

– Appelle à la régularisation totale et inconditionnelle des tout(e)s les sans papiers

– Exige une égalité de droits effective entre français et immigrés, et la fin des discriminations dont ils sont victimes

Pour l’ATMF
Le président, Driss Elkherchi

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Mort suspecte dans un centre de rétention belge. Communiqué de la FTCR

Lundi 4 janvier, M. Yahya Tabbabi, 31 ans, demandeur d’asile politique de nationalité tunisienne,

originaire de la ville de Redeyef du bassin minier de Gafsa, est décédé dans le centre de détention pour étrangers en situation irrégulière à Vottem, près de Liège, en Belgique.

Les circonstances de son décès restent obscures.

Alors que le directeur du centre fermé et la porte-parole de l’Office des Etrangers évoquent un problème de toxicomanie, la famille de M. Tabbabi, que nous avons contactée, plusieurs autres retenus au centre de Vottem et les associations locales de défense des droits de l’Homme évoquent un problème de maladie non soignée.

Rappelons que M. Tabbabi, était parmi les sans papiers Nantais, originaires de Redeyef, qui occupaient un immeuble du quartier « Sillon de Bretagne » à Saint Heberlain dans la Banlieue de Nantes, que Ce groupe avait été expulsé par la police le 15 décembre 2009 et leurs affaires jetées à la déchetterie.

Suite à cette expulsion M. Tabbabi a choisi de partir en Belgique où il a été interpellé le 31 Décembre 2009 avant de décéder trois jour après au centre de rétention de Vottem.

La Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives (FTCR) :

· présente ses sincères condoléances à la famille de M. Tabbabi, à ses proches et à ses amis et les assure de son soutien dans ces moments difficiles.

· Affirme son soutien aux détenus au centre de rétention de Vottem qui ont entamé une grève de la faim.

· demande la libération et la régularisation de tous les détenus.

· demande que toute la vérité soit faite concernant la mort de M. Tabbabi.

· condamne les politiques européennes en matière d’immigration qui nient les fondements de la liberté et des droits démocratiques en permettant d’emprisonner les étrangers sans jugement.

· dénonce la collaboration des pays du sud avec les autorités des pays européens, notamment de la Tunisie, dont les services consulaires collaborent « admirablement » avec les administrations françaises et européennes sans prendre en compte les intérêts des ressortissants tunisiens qu’ils seraient pourtant sensés défendre.

· exige l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention en France, en Europe et au Maghreb.

Pour la FTCR

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IDD, soirée débat : « Aux nouvelles frontières de l’Europe. L’aventure incertaine des Sénégalais au Maroc »

Dans le cadre des soirées-débats organisées par le réseau IDD (Immigration Développement Démocratie) nous avons le plaisir de vous inviter à l’échange avec Anaik Pian et la présentation de son livre

« Aux nouvelles frontières de l’Europe.

L’aventure incertaine des Sénégalais au Maroc »

Paru aux éditions La Dispute

Vendredi 8 Janvier 2010 à 18 heures

Au siège d’IDD

130, rue des poissonniers

75018- Paris

Métro : Marcadet-Poissonniers

Le Maroc est l’un des principaux points de transit de l’émigration africaine subsaharienne vers l’Europe.

Issu d’une enquête ethnographique de terrain menée au Maroc entre 2003 et 2006 par l’auteure, ce livre analyse les motivations et les moyens auxquels ont recours les migrants sénégalais, qui constituent l’un des gros contingents de cette émigration, pour tenter d’atteindre l’autre rive de la Méditerranée malgré les obstacles dressés devant eux.

Loin des préjugés et raccourcis habituels, Anaïk Pian décrit une « aventure » migratoire motivée par des projets complexes et profondément façonnée par les dispositifs de contrôle des frontières conçus en Europe et mis en place par le Maroc.

Cette nouvelle dynamique migratoire, dont l’auteure propose une explication sociologique, tend ainsi à transformer le Maroc en un « espace-temps de l’entre-deux ».

Cette impasse, où le « en cours de route » du transit se transforme peu à peu en « fin de route », contraint les « aventuriers » à s’organiser pour faire face à l’attente, aux contrôles policiers, et finalement, bien souvent, à la déroute de leur projet migratoire.

Cet ouvrage nous invite à réfléchir à l’évolution de la situation migratoire mondiale où l’accès à la mobilité se polarise toujours plus entre ceux qui peuvent voyager sans contraintes et ceux qui sont assignés à résidence.

Anaik Pian est docteure en sociologie et a soutenu en 2007 sa thèse intitulée « Les Sénégalais en transit au Maroc. La formation d’un espace-temps de l’entre-deux aux marges de l’Europe » (Université Paris 7, Urmis). Depuis, elle poursuit ses recherches au Maroc et au Sénégal, dans le cadre du projet ANR Mitrans « Migrations de transit en Afrique » et du projet européen Eurobroadmap sur les représentations de l’Europe dans le monde.

Elle enseigne actuellement à l’Université de Bretagne occidentale (ARS/SUFCEP) en tant qu’ATER.

IDD
130 rue des Poissonniers
75018 Paris
Tél : +33 1 55 79 09 34
http://www.idd-reseau.or

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Dans ou hors des centres de rétention, La Cimade poursuivra son action auprès des étrangers

Le 16 novembre 2009, le Conseil d’Etat a annulé la décision du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Cette juridiction avait suspendu les contrats signés par le ministre de l’Immigration relatifs à la mission d’aide aux étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA). Le tribunal administratif de Paris a depuis rendu une décision au fond allant dans le même sens que celle du Conseil d’Etat, rejetant le recours formulé par La Cimade.

La Cimade manifeste à nouveau son opposition à cette réforme qui rendra plus difficile l’accompagnement et la défense des étrangers retenus, placera les différentes associations ou « personnes morales » qui interviendront en rétention dans une situation de concurrence absurde en matière de défense des droits de l’Homme. Cette réforme supprime une vision nationale de la situation des migrants en instance d’expulsion et affaiblit le rôle fondamental de témoignage et de contrepoids de la société civile.

La réforme voulue par le gouvernement en août 2008 entrera en application le 1er janvier 2010. Cette date marquera la fin d’une mission associative nationale et indépendante dans les CRA, telle qu’elle a été construite depuis 25 ans. La Cimade, actuellement présente dans tous les centres de rétention, en quitte aujourd’hui 13. Elle y sera remplacée par d’autres associations. Elle espère que ces dernières sauront faire preuve de l’indépendance et de la détermination nécessaire pour mettre en œuvre une action de défense des droits des étrangers ; mission dont la nécessité a par ailleurs été réaffirmée par le Conseil d’Etat. La Cimade espère aussi que le témoignage essentiel sur la politique d’expulsion et sur ces lieux d’enfermement que sont les centres de rétention se maintiendra.

Les instances de La Cimade souhaitent à cette occasion citer la lettre ouverte, rédigée par ses intervenants en rétention le 2 juin 2009, lorsque le départ de l’association de certains centres avait été initié, avant qu’une décision de justice ne suspende cette mesure :
« (…) depuis 25 ans, La Cimade n’a cessé d’aider les étrangers enfermés par la rédaction de recours devant les tribunaux et de saisines individuelles en direction des administrations compétentes.
Nous avons eu à coeur de développer un travail de relations avec vos familles, vos avocats et l’ensemble de vos soutiens associatifs et syndicaux. Nous avons assumé la rédaction de rapports et de communiqués de presse pour alerter l’opinion publique sur les pratiques administratives et les drames humains créés par la politique du chiffre.
Contraints par le gouvernement à quitter (certains) centre(s) de rétention (…), nous vous promettons de développer d’autres moyens d’action pour vous accompagner dans vos démarches avec la même détermination et témoigner publiquement de vos situations et de vos conditions d’enfermement.
Nous, bénévoles et salariés de La Cimade, intervenants en centre de rétention, tenons à vous manifester plus que jamais notre solidarité et notre soutien. Dehors ou dedans, nous ne vous abandonnons pas et restons auprès de vous conformément aux valeurs et aux engagements de La Cimade depuis son origine en 1939 pour agir en solidarité auprès des populations déplacées et enfermées. »

La Cimade tient à saluer publiquement l’engagement et la détermination de toutes celles et ceux qui, depuis 25 ans, ont réalisé et fait évoluer cette mission associative dans les centres de rétention, action unique en Europe. Elle réaffirme également qu’avec ses partenaires associatifs, elle poursuivra quoi qu’il advienne sa présence et son action pour le respect des droits et de la dignité des étrangers dans ou hors des centres de rétention.

31 décembre 2009

La Cimade :

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La Déclaration du Caire

Abolir l’apartheid israélien
Déclaration du Caire
1er janvier 2010

Nous, délégués internationaux ensemble au Caire pendant la Marche de la Liberté pour Gaza 2009, répondant collectivement à une initiative de la délégation Sud-africaine, déclarons:

Au vu de:

– La punition collective des Palestiniens en cours, par l’occupation illégale et le siège de Gaza;
– l’occupation illégale de la Cisjordanie, y compris Jérusalem Est, et la poursuite de la construction du mur d’apartheid illégal et des colonies;
– le nouveau mur en construction par l’Egypte et les USA, qui resserrera encore plus le siège de Gaza;
– le mépris de la démocratie palestinienne manifesté par Israël, les USA, le Canada, l’Union Européenne et d’autres après les élections palestiniennes de 2006;
-les crimes de guerre commis par Israël pendant l’invasion de Gaza il y a un an;
– la discrimination et la répression permanentes subies par les Palestiniens à l’intérieur d’Israël;
– et la poursuite de l’exil de millions de réfugiés Palestiniens;
– qui sont des actes d’oppression basés en dernière instance sur l’idéologie sioniste qui sous-tend l’Etat d’Israël;
– sachant que nos propres gouvernements ont offert à Israël un soutien direct, économique, financier, militaire et diplomatique et lui ont permis d’opérer impunément;
– et gardant à l’esprit la Déclaration sur les Droits des Peuples Indigènes des Nations Unies (2007)

Nous réaffirmons notre engagement à:

L’autodétermination palestinienne
La fin de l’occupation
L’égalité des droits pour tous dans la Palestine historique
Le plein droit au retour des réfugiés Palestiniens

Par conséquent nous réaffirmons notre engagement dans l’appel unifié palestinien de juillet 2005 au Boycott, aux Désinvestissements et aux Sanctions (BDS) pour forcer Israël à se soumettre à la loi internationale.

Dans ce but, nous appelons à, et souhaitons aider à débuter, un mouvement anti-apartheid démocratique de masse mondial pour travailler, en plein accord avec la société civile palestinienne, à la réalisation de l’appel palestinien pour le BDS.

Ayant conscience des similarités fortes et nombreuses entre l’apartheid d’Israël et l’ancien régime d’Apartheid en Afrique du Sud, nous proposons:

1) Une tournée internationale de conférences pendant le premier semestre de 2010, par des syndicalistes Palestiniens et Sud Africains et des militants de la société civile, qui seront rejoints par des syndicalistes et militants engagés dans ce programme dans les pays visités, afin d’apporter directement une éducation de masse sur le BDS aux syndiqués et plus généralement au public international.

2) Une participation à la Semaine de l’Apartheid Israélien en mars 2010;

3) Une approche systématique unifiée du boycott des produits israéliens, impliquant les consommateurs, les travailleurs et leurs syndicats dans les secteurs du transport, des entrepôts et de la vente;

4) Le développement des boycotts universitaires, culturels et sportifs;

5) Des campagnes pour pousser les syndicats et autres fonds de pension à désinvestir des compagnies directement impliquées dans l’occupation et/ou les industries militaires israéliennes;

6) Des actions judiciaires visant le recrutement extérieur de soldats pour servir l’armée israélienne, et la mise en procès des criminels de guerre du gouvernement israélien; une coordination des Bureaux d’Arrestation Citoyens pour identifier, sensibiliser et poursuivre les criminels de guerre israéliens; un soutien au rapport Goldstone et à la réalisation de ses recommandations;

7) Des campagnes contre le statut d’utilité publique du Fond national Juif (FNJ/KKL).

Nous appelons les associations et personnes adhérant à cette déclaration à la signer et à travailler avec nous pour en faire une réalité.

SVP écrivez vous à cairodec@gmail.com

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Palestine solidarité : Le site de la Campagne BDS France est lancé!

Le site BDS

IL FAUT DIRE STOP À ISRAEL !
Nous constatons que loin de chercher une solution juste et pacifique avec les Palestiniens, Israël, à travers ses gouvernements successifs, s’engage toujours plus avant dans la violence de l’occupation, de la colonisation, la violation des droits humains et du droit international.
Cette situation a atteint un point culminant en 2009 avec l’offensive criminelle sur Gaza dont le siège se poursuit. Le nouveau gouvernement israélien ne programme, pour seul horizon, que le transfert des Palestiniens, la poursuite de la colonisation et un régime légal discriminant envers les citoyens palestiniens d’Israël qui s’apparente de plus en plus à celui de l’ex-Apartheid sud africain.
Les droits des palestiniens sont bafoués depuis trop longtemps, nous devons agir !

Nous considérons que la politique destructrice d’Israël se poursuit parce que personne ne l’arrête. La communauté internationale ne joue pas son rôle, l’Union Européenne et le gouvernement français les premiers :

Qui refusent de sanctionner les violations des droits humains par la suspension des accords d’association conférant à cet Etat un statut de partenaire commercial et économique privilégié.Qui veulent même aujourd’hui imposer le renforcement de ces privilèges.Qui ne suivent pas non plus les avis de la cour internationale de Justice les incitant à prendre des mesures contre l’illégalité du Mur dit de Séparation et contre la colonisation en Cisjordanie, ni même sur la détention de milliers de prisonniers politiques.Cette communauté internationale ne fait rien pour empêcher les assassinats ciblés, l’emprisonnement de députés élus démocratiquement, les châtiments collectifs, ni pour la levée du siège de Gaza.

Nous, société civile française, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, décidons de nous engager activement dans la Campagne Internationale BDS.

1 – Le boycott représente une prise de position

2- Cette campagne de Boycott de l’Etat d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à discriminer une population. Elle constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.

3- Notre action est éthique, citoyenne et politique.

Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme. Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits. Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas. Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans.

4 – Nous nous engageons

À refuser d’acheter ou de consommer les produits et les services de l’économie israélienne ; À refuser de participer à toute action culturelle sportive… promue en France À informer les partenaires commerciaux ou institutionnels des raisons de notre boycott ; À mener des campagnes d’information et de sensibilisation du public sur les raisons du boycott, et sur les entreprises françaises qui participent à l’occupation et à la colonisation israélienne ; À mener des actions d’information auprès des entreprises et comités d’entreprise français sur les produits israéliens et les raisons de cesser leur distribution.

5 – Notre action est non violente et respecte les personnes et les biens.

Le site BDS

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Marche de Noël pour l’application de la loi de réquisition !

Alors que la crise du logement s’aggrave, il y a 1,8 millions de logements vacants en France, dont 330 000 en ile de France et 122 000 à Paris, selon l’INSEE. Ils sont vides par négligence, par calcul mercantile, par refus égoïste de louer … et ceci, sans compter les millions de mètres carrés de locaux et de bureaux également inoccupés …

Ces logements sont vacants alors que 15 000 ménages en ile de France dont 10000 à Paris sont reconnus prioritaires et attendent que les Préfet les reloge comme les y oblige la loi DALO

Ils sont vacants, alors que des artistes, des précaires, des intermittents des jeunes, des étudiants, ou des mal-logés réquisitionnent des espaces vacants pour se loger, en faire des lieux de vie, de travail et d’échange. Ils restent toujours vides lorsque les habitants en ont été expulsés.

Ils sont vides alors que les résidents de foyers sont expulsés et campent dans la rue, que des demandeurs d’asile se cachent pour dormir dans des squares et des sous bois,

Ils sont vides, alors que les sans abris meurent plus nombreux chaque année, que les enfants des taudis sont atteint de saturnisme, que les famille entières sont en errance sans pouvoir assurer une vie et une scolarité décente à leurs enfants, car ils sont privés de logement

Ils sont vides alors que les marchands de sommeil, les spéculateurs et les bailleurs privés font leur beurre, que les couches populaires sont chassées des centres, que les jeunes et les étudiants ne peuvent plus se loger que les locataires se serrent de plus en plus la ceinture pour payer leur loyer…

Ils sont vides, alors que 1,3 millions de familles attendent un HLM, dont 300 000 familles en Ile de France, que le nombre d’expulsions sans relogement est en hausse à cause de la spéculation et de la flambée des loyers.

L’État est en faute, car il refuse d’appliquer la loi de réquisition, il piétine la loi DALO. Or la loi de réquisition a été utilisée avc succès depuis sa création en 1945, notamment en 1995 et 1996, suite à l’occupation de la rue du Dragon par des sans logis, des associations, l’Abbé Pierre, et beaucoup d’autres..

La décision appartient au Gouvernement, en donnant instruction aux Préfets d’appliquer la loi, tout simplement !

Marche de Noël

pour l’application de la Loi de réquisition :

Samedi 19 décembre, à 14h,

Place Notre-Dame-de-Lorette Ligne 12

Pour dénoncer des logements vacants, déposer des demandes de réquisition pour des sans logis et des mal-logés, des expulsés, des prioritaires DALO, exiger l’application de la loi … demander l’arrêt des expulsions.

A l’appel de (1er signataires) :CDSL , COPAF, DAL, jeudi noir , Union Solidaires ,ATMF…

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Le Gisti persiste et signe : les délits de la solidarité existent

Communiqué du Gisti

Le Gisti persiste et signe : les délits de la solidarité existent

L’aide aux étrangers dans l’engrenage policier et judiciaire

Tandis que se manifestent de plus en plus clairement les conséquences souvent dramatiques, parfois cruelles, d’une politique d’immigration fondée sur la répression, a-t-on encore le droit de refuser la mise au ban de la société des étrangers en situation irrégulière, de venir en aide aux sans-papiers, de contester, par la parole ou par les gestes, cette politique aveugle et violente ?

Face aux déclarations péremptoires du ministre s’obstinant à nier l’évidence, le Gisti a commencé, dès le mois d’avril 2009, à dresser la liste des condamnations prononcées depuis 1986 contre des personnes ayant apporté une aide à des étrangers sans papiers, le plus souvent en les hébergeant.

L’ambition du dossier que le Gisti met en ligne aujourd’hui sur son site va plus loin. Il porte en effet sur l’ensemble des « délits de la solidarité », c’est-à-dire toutes les formes de répression visant ceux qui, français ou étrangers, refusent – par conviction, par générosité, par simple sentiment d’humanité… – de céder aux injonctions du pouvoir et manifestent, sous une forme ou sous une autre, leur solidarité avec les sans-papiers. La répression de la solidarité emprunte parfois des chemins détournés dans le but de disqualifier les militants ou les acteurs humanitaires visés qui peuvent ainsi être accusés d’emploi illégal, de diffamation, d’outrage ou de dégradations.

Au nom d’un objectif érigé en dogme – sous le nom de « maîtrise des flux migratoires » en France ou de « gestion intégrée des frontières extérieures » au niveau de l’Union européenne –, des atteintes de plus en plus graves sont portées aux droits fondamentaux des migrants. Ceux qui refusent d’endosser les morts, la misère et les humiliations quotidiennes que secrète immanquablement cette politique illusoire mais féroce de fermeture des frontières doivent pouvoir agir et s’exprimer librement.

www.gisti.org/delits-de-solidarite

Le 14 décembre 2009