Association des Travailleurs Maghrébins de France
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54 anniversaire de l’enlèvement et de la disparition de Mehdi Ben Barka

 

 

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DÉCÈS DE NICOLE JAMI ET HENRYANE DE CHAPONAY COMMUNIQUÉ DE L’INSTITUT MEHDI BEN BARKA – MÉMOIRE VIVANTE L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante et le Comité pour la vérité dans l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka sont de nouveau en deuil. Après Louis Joinet fin septembre 2019, nous déplorons avec beaucoup de tristesse les pertes successives de deux autres membres du Comité pour la vérité intervenues les 8 et 10 octobre derniers. Nicole Jami, avocate engagée contre les inégalités et la défense des droits des exclus, était une amie de longue date de notre famille et pleinement impliquée dans le combat pour la vérité et la justice. Ses conseils, sa disponibilité, sa vitalité nous étaient précieux autant que sa gentillesse et sa générosité. Nos pensées vont à Antoine, son mari et Pierre, leur fils. Henryane de Chaponay avait consacré sa vie à la lutte contre les inégalités et à la promotion des droits humains, l’éducation populaire, et le rapprochement des cultures, notamment au Maroc et en Amérique Latine. Après l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka à Paris en octobre 1965, elle met toute son énergie au service du Comité pour la Vérité (présidé par François Mauriac puis par CharlesAndré Julien) dont elle est la secrétaire. Jusqu’à sa mort, elle n’a cessé de mener ce combat pour la vérité, la justice et la mémoire. Deux jours avant sa disparition, elle avait accepté de signer une tribune sur l’affaire. Nous garderons d’elle l’image de son sourire et la force de son optimisme et de ses convictions. Nicole et Henryane vont beaucoup nous manquer, tant par leur présence que pour leurs qualités humaines. Leur souvenir ne pourra que renforcer notre détermination à poursuivre notre combat pour la vérité, la justice et la mémoire.

Fait à Paris le 12 octobre 2019

Bachir Ben Barka Président de l’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante

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Rassemblent en solidarité avec le peuple algériens

L’ATMF a participé au rassemblement en solidarité avec le mouvement pacifique et historique du peuple Algérien pour la démocratie,la liberté,la justice,la dignité et pour un grand Maghreb des peuples.
La mobilisation est toujours plus forte,un exemple à suivre pour les autres peuples du Maghreb.
Vive la solidarité internationale.
Place République
Paris
14 avril 2019

 

 

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Notre camarade Omar Boueineb nous a quitté

 

C’est avec une grande tristesse que nous avons reçu,  le 05/01/2018, la triste nouvelle du décès du camarade Omar Boueineb, ancien président de l’ATMF Gennevilliers, militant pour les Droits de l’homme et de l’immigration.
Au nom de l’ATMF et ses associations membres , nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches .Nous leur souhaitons beaucoup de courage afin de surmonter ce moment douloureux qu’ils vivent en ces tristes instants.
Qu’elle repose en paix , lui qui avait l’engagement et l’altruisme comme nature.

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Errance des mineurs isolés marocains dans les rues parisiennes

Quartier de la Goutte d’Or : l’errance des mineurs isolés marocains

 

Entretien avec Driss ElKherchi, président de l’ATMF

 

Depuis quelques semaines, des mineurs marocains isolés, errant dans le Quartier de la Goutte d’Or, se sont rapprochés de l’ATMF. Pour ceux que tu as rencontrés, quel est ton sentiment ?

Nous sommes au courant qu’une centaine de mineurs marocains isolés errent dans les rues du quartier Barbès – La Chapelle, depuis plusieurs mois (janvier 2017). Nous avons interpellé les agents municipaux à ce sujet, qui nous ont expliqué que ces mineurs sont pris en charge par différentes associations, et que la Mairie de Paris a mis en place un dispositif pour les mettre à l’abri, et que c’était un travail difficile.

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de ces mineurs se sont rapprochés de nous et ont commencé à venir dans notre local, situé à quelques mètres du square Alain Bashung, cherchant du soutien (de quoi manger, des cigarettes, charger leur téléphone, se connecter sur Internet …) Nous avons commencé à tenter des démarches de mises à l’abri en appelant différents services, notamment le jeudi 13 juillet, en milieu d’après-midi, où un groupe de 6 mineurs était décidé à aller en foyer.

Ce jour-là, on a contacté la cellule nationale pour mineurs non accompagnés, qui nous a orientés vers l’association Hors la rue, située à Montreuil. Jointe au téléphone, celle-ci nous a précisé que pour une mise à l’abri dès le soir-même de ces mineurs, il fallait les emmener au commissariat de police du 18e, à charge pour ce dernier de les accompagner dans un foyer. Nous joignons alors au téléphone le commissariat de la Goutte d’Or, qui lui nous informe de son côté, que les mineurs n’ayant commis aucune infraction, il n’y a pas besoin d’être accompagnés par la police en foyer, ceci suite à la directive reçue du Parquet. Il nous a été indiqué de prendre contact avec la CRIP (Cellule de recueillement et d’informations préoccupantes), ce que nous avons fait. Mais cette cellule nous répond que le passage de ces mineurs par le commissariat est obligatoire avant une admission dans les foyers.

Nous décidons alors d’emmener les 6 mineurs au commissariat, (après une longue discussion avec eux). Nous étions en tout 3 adultes. Une fois sur place, l’un des policiers a contacté le Parquet, pour venir nous redire que sa position était claire : des mineurs n’ayant rien commis n’ont pas à être accompagnés par la police. Résultat, quadrature du cercle ou labyrinthe kafkaïen, les mineurs sont restés dans la rue.

C’était le long week-end du 14 juillet 2017 pour les jeunes mineurs isolés marocains…

 

Aujourd’hui, ce vendredi 21 juillet, est-ce qu’il y a du nouveau ? 

Hélas, aucune solution, en termes de protection de ces mineurs, n’a été apportée par les institutions habilitées. C’est notre constat, puisque ces mineurs sont toujours dans la rue. Ils continuent, pour certains, de venir dans notre local, à la recherche de soutiens (nourriture, repos etc …) Si on doit parler d’une avancée, elle se situe à deux niveaux :

Le premier : nous avons été reçus par le commissaire du 18e qui nous a précisé que l’accueil de ces mineurs, jusqu’à 17h30/18 heures, peut être sollicité directement auprès de la Croix-Rouge chargée du DEMIE (dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers) et de la CRIP ainsi qu’auprès des autres structures d’accueils des mineurs. Et qu’au-delà de 18 heures, ses services assureront l’accompagnement des mineurs isolés.

Le second : L’association Hors la rue a parlé d’un renforcement pour le suivi de ces mineurs dans le quartier. Il est prévu de voir avec nous comment nous pouvons leur apporter un soutien dans leur mission.

 

Conclusion ? …

Il est inadmissible, en République française, où la loi stipule que tout mineur isolé non accompagné (donc en danger) doit bénéficier d’une protection, de constater que depuis plusieurs mois, les moyens mis en œuvre pour cette mission de service public sont complètement insatisfaisants. Ce qui n’enlève rien au travail effectué par ces différents services, confrontés à des problématiques qui semblent les dépasser.

A noter aussi que nous n’avons pas entendu parler d’une intervention quelconque de l’ambassade du Maroc ou des consulats marocains, rien n’a été proposé par les autorités marocaines ici à Paris à ces mineurs marocains.

Aujourd’hui, des mineurs sont toujours dans la rue, avec tout ce que cela comporte comme danger. Beaucoup sont très fragilisés par manque de nourriture, de sommeil, et de prise de stupéfiants.

A rappeler aussi que malheureusement, ces mineurs marocains sont à ajouter à une longue liste de mineurs isolés étrangers qui dorment dans la rue.

Pour ce qui concerne l’ATMF, des militant.e.s ont pris l’engagement de continuer à apporter, selon nos moyens, le soutien nécessaire à ces mineurs pour une protection et une mise à l’abri le plus rapidement possible. Nous sommes conscients de la difficulté de cette tâche, mais nous allons nous appuyer sur tous les services et toutes les compétences qui peuvent nous aider.

 

Entretien réalisé par Malika Charles

 

Paris le 21 juillet 2017

 

 

L’ ATMF est une Fédération de 21 Associations :

ATMF Aix en Provence ; ATMF Argenteuil ; Association des Mineurs Marocains du Nord ; ATMF Bassin Houiller Lorrain ; ATMF Bagneux ; ATMF Dijon ; ATMF Gennevilliers ; ATMF Le Mans ; ATMF Montpellier ; ATMF Nancy ; ATMF Nantes ; ATMF Rennes ; ATMF Reims ; ATMF Saint Denis ; ATMF Strasbourg ; ATMF Sens ; Calima ; Compagnie Espace Temps ; El Ghorba ; Euro-Maghreb Sans Frontières ; Moussem Barbès.

 

Atmf – mineurs isolés marocains

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Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains 
A l’attention de : Association des Travailleurs Maghrébins de France
Rabat le 6 juin 2017
Objet : Condoléances
Ami-e-s et camarades,
Nous avons appris au secrétariat de la CMODH, avec un immense regret et une grande affliction, la triste nouvelle du décès de notre camarade et ami Larbi Hadrachi, après une longue et héroïque lutte contre la maladie.
Le défunt a été un militant progressiste et humaniste de longue date, qui ne ménageait pas d’efforts pour le respect des droits des citoyens maghrébins et des maghrébins de la migration, notamment au sein de l’ATMF et de la CMODH. Il a vécu avec nous deux organisations les années de structuration et de développement, et son apport nous a été crucial surtout lors des épreuves difficiles qu’il nous aidait à surmonter avec dévouement et sagesse.
Même au cours de sa maladie, Larbi a tenu à participer activement aux activités co organisées par l’ATMF et la CMODH à Paris en septembre dernier. Ce fut la dernière fois où nous l’avons rencontré. Nous avons suivi de près les bonnes nouvelles de l’amélioration de sa condition médicale, jusqu’à ce que la nouvelle de sa perte vienne nous choquer.
Les membres du secrétariat et l’ensemble des membres de la coordination vous présentent leurs sincères condoléances, et à travers vous à l’ensemble du mouvement de la migration maghrébine en France, et vous expriment leur profonde sympathie et leurs souhaits de belle patience.
Amicalement
Pour le secrétariat de la CMODH 
Khadija Ryadi

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La préfecture de la Haute Garonne continue de mépriser les Chibani-a-s

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19/05/2017

Un Chibani algérien de 87 ans, Monsieur DERHAMOUNE M’Hammed, est atteint d’une pathologie grave qui, malheureusement, engage son pronostic vital. A cette annonce, son épouse, qui réside en Algérie, est venue à son chevet récemment. Aux démarches qu’elle a pu entreprendre afin de rester aux côtés de son époux, les services préfectoraux ont opposé des refus systématiques la renvoyant vers une procédure très longue et incertaine de regroupement familial, nécessitant un retour en Algérie de Madame.

Monsieur DERHAMOUNE M’Hammed est en France depuis 1961. Il vit au Foyer Adoma « Le Fronton » à Toulouse. Il a été un membre très actif du Collectif « Justice et Dignité pour les Chibanis ». C’est un homme révolté, combatif, digne. Il affronte actuellement la maladie, dont beaucoup d’éléments laissent à penser qu’elle est une conséquence de ses conditions de travail en France.

La Case de Santé, qui suit Monsieur DERHAMOUNE depuis de nombreuses années a accompagné à quatre reprises Madame DERHAMOUNE au guichet de la

Préfecture de la Haute Garonne, sans jamais avoir pu obtenir un dossier de demande d’instruction de demande de titre de séjour. Madame DERHAMOUNE n’a aucunement l’intention de s’établir en France. Est-ce trop demander que ce couple puisse partager ces moments si particuliers dignement !

Des courriers ont été envoyés au Préfet de la Haute Garonne par plusieurs associations membres du collectif « Justice et Dignité pour les Chibani-a-s » au courant du mois de mars 2017. Aucune réponse. Le Défenseur de Droits a été saisi. Il a écrit au Préfet le 6 avril 2017. Aucune réponse.

Il n’y a pas de temps à perdre. Qu’attend la Préfecture ?

Nous demandons instamment à la préfecture de la Haute-Garonne de délivrer un titre de séjour à Mme DERHAMOUNE (BENSABEUR) Kheira pour qu’elle puisse accompagner son mari dans son combat et dans des conditions dignes.

Signataires :

Le collectif “Justice et Dignité pour les Chibani-a-s”

Le GISTI (Paris)

Association Bel’Air (Toulouse)

Association du Lien Interculturel Familial et Social (Bordeaux)

Calima (Strasbourg) L’olivier des sages (Lyon)

La Case de Santé (Toulouse) Collectif « SOS Chibanis 66 » (Perpignan)

Elghorba (Lyon) Tactikollectif (Toulouse)

La FASTI

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

2017-05-22 communique de presse CHIBANIS

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Notre humanité se noie en Méditerranée – Rendez-vous à 11h à Strasbourg

Déambulation dans les rues de Strasbourg avec les portraits des disparus en Méditerranée.
Notre humanité se noie en Méditerranée
 

Dans le cadre de la Journée Internationale des Migrants, 18 décembre, le Collectif « Pour une autre politique migratoire » organise une déambulation dans les rues de Strasbourg le samedi 17 décembre 2016 avec les portraits des disparus.

Notre humanité se noie en Méditerranée !

Les portraits que nous portons sont ceux de personnes exilées disparues en Méditerranée, ces gens ont fui les bombes, les guerres, les dictatures, les aléas climatiques ou la misère.

Face au nombre croissant d’exilés cherchant refuge, l’Europe s’emmure et militarise ses frontières. Cette escalade « sécuritaire », censée rassurer les Européens, met les personnes migrantes dans la plus grande insécurité avec des conséquences dramatiques : naufrages, morts et disparitions…

L’Europe s’obstine à compter et catégoriser les vivants arrivant sur son territoire, elle ne met pas les moyens pour sauver les vies ni même pour identifier et tenir le registre des morts à sa frontière.
Et sur les autres rives de la Méditerranée, des familles, des amis ne retrouvent pas leurs enfants, leurs voisins, leurs parents. Comment pourront-ils faire dignement leur deuil ?

Au 12/12/ 2016, 4742 personnes ont perdu la vie en Méditerrané, plus de 10 000 depuis 2014. Selon le Haut-commissariat aux Réfugiés, 31 % des corps seulement sont récupérés,
et pas tous identifiés.

Notre collectif « Pour une autre politique migratoire », formé d’associations ou de citoyenne-s d’ici, proteste contre des politiques qui n’offrent d’autres choix aux exilés qu’une vie
indigne ou la mort.

Sur toutes les rives de la Méditerranée, des familles, des mouvements citoyens s’efforcent de sauver les vies des migrants, ou recherchent des disparus. Nous les soutenons.

Il n’y a pas si longtemps, ici, nos parents, nos grands-parents ont connu l’évacuation, l’émigration la déportation, l’exil, les disparitions.

Ces photos nous interpellent, nous ne pourrons pas dire – encore – que nous ne savions pas.

Ces visages étaient des êtres humains comme nous, avec un nom, une famille, une histoire…

Il n’y a qu’une humanité.

Changeons de regard sur nous-mêmes et sur l’étranger : nous sommes dans le même bateau.

Soyons solidaires pour que le monde change.

 

RENDEZ-VOUS A 11h PLACE DE L’ETOILE A STRASBOURG
 
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Associations membres actifs du Collectif « Pour une autre politique migratoire « : ALARM PHONE, AMSED, ATMF, CCFD-TS, CIMADE, EMMAUS, MRAP, OXFAM, PASTORALE DES
MIGRANTS, VIE NOUVELLE.
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Page Facebook du Collectif :
https://www.facebook.com/collectif.migration

Adresse mail :
collectif.migrations@gmail.com

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La fête de la fraternité

ATMF Aix-en-Provence a Participé à  la fête de la fraternité organisée par LDH à la Mareschal

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Solidarité avec les Réfugié-e-s à Calais

L’ATMF section du Bas Rhin et le Watch The Med Alarm-Phone organisent le 25 mars 2016, un convoi depuis Strasbourg pour apporter aux réfugiés des biens essentiels à leur survie.

 

Voici déjà pour les besoins actuels à Calais et à Dunkerque :

Alimentaire :

huile – riz – sucre – conserves de poisson (thon, sardines, maquereau) – paquets de biscuits – conserves (tomates, pois chiches, haricots) – thé et café – sel – conserves de fruits et légumes – légumes cubes de bouillon – lait UHT..

DIVERS :

Couvertures – sacs de couchage – tentes (3 places et plus) – bâches – tapis de camp – bois de chauffage – extincteurs – torches et lanternes solaires – Chaussettes et sous-vêtements – chapeaux, gants et foulards – parapluies

Produits hygiéniques :

déodorant – lingettes pour bébés – shampooing – crème à raser – mouchoirs – papier toilette

FEMMES :

Bottes / chaussures jusqu’au 39. Pas de talons ! Soutien-gorge (petite taille), manteaux et pantalons chauds et imperméables, hauts manches longues, pulls et sweats (S et M)

HOMMES :

Manteaux et pantalons chauds et imperméables (tailles S et M principalement), chaussures de marche imperméables (taille 42 et 43 principalement), tops à manches longues, pulls et sweats (S)

(Le stock concernant les vêtements hors mentionnés ci-dessus est suffisamment approvisionné, merci de ne pas en apporter)

 

L’argent collecté servira à acheter :

– Du matériel pour le camp : grandes tentes et bâches

– Des kits pour la construction d’un local de stockage dans le camp.

L’argent collecté ira entièrement aux migrants ! Les frais pour le ou les aller-retour(s) seront à notre charge.

 Opération Grande collecte pour les refugiées. A déposer au local de l’ATMF section du Bas Rhin

44 Rue de Schirmeck 67200 Strasbourg.

 

Les permanences :

  • Mardi : de 18h30 à 20h30
  • Dimanche : de 17h à19h

Votre soutien nous est essentiel.

N’hésitez pas à nous contacter soit :

Mehdi: 06 58 03 37 51 || Audré: 06 87 11 91 21 || MK: 06 18 58 82 38 || Hatem: 06 70 54 45 21

 

Mais surtout – Partagez, Aimez, Faites Suivre !

Événement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/1543423502639610/

 

convoi 25 03 2016

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Ali Ziri – rejet du pourvoi en cassation : NON-LIEU définitif !

ob_75b3e5_145100-0Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri.
17/02/2016

Communiqué de presse.

Mardi 16 février, la Cour de cassation a décidé de valider le non-lieu, dans l’affaire Ali Ziri, prononcé par la Cour de Rennes en décembre 2014, contrairement à sa première décision du 18 février 2014, où elle avait cassé le non-lieu confirmé par la Cour d’appel de Versailles.
Cette décision est incompréhensible, dans la mesure où la Cour de Rennes n’a pas répondu aux questions soulevées par la Cour de cassation qui estimait que la chambre de l’instruction n’avait pas « légalement motivé sa décision », et avait donc ordonné que l’affaire « soit à nouveau jugée, conformément à la loi ».
Ni les recommandations, ni le dépaysement à Rennes n’avaient empêché la nouvelle chambre de l’instruction de faire fi des recommandations de la Cour de cassation. La Cour d’appel de Rennes s’était opposée au parquet en confirmant l’ordonnance du non-lieu rendu en 2012 par le juge Jean-Marc Heller.

Cette décision de justice n’est pas la seule à susciter colère et incompréhension. Récemment, une autre affaire de violences policières a été jugée aux assises de Bobigny. Le policier qui comparaissait pour avoir tué un jeune homme d’une balle dans le dos a été acquitté, alors même que ses collègues venus témoigner en sa faveur ont reconnu avoir menti sous serment lors de leur témoignage. Ils ont ainsi compromis grandement leur propre version, prétendant que leur collègue avait agi en état de légitime défense, alors même que quatre témoins invalidaient sa version des faits, alors même que le procureur général avait requis contre lui une peine de cinq ans d’emprisonnement avec sursis assortie de mesures de soins. Lors de son réquisitoire le procureur précisa « Je ne crois pas à la légitime défense ».
Précisons également que le président du tribunal n’était autre que le juge Jean-Marc Heller, le magistrat qui avait décrété le premier non-lieu dans l’affaire Ali Ziri.

En France, pays des droits de l’Homme, nous avons une justice à deux vitesses. Ainsi, dans le procès des salariés de Goodyear, huit travailleurs ont écopé de 24 mois de prison, dont 9 ferme, et 5 ans de mise à l’épreuve, alors que les 2 cadres séquestrés avaient retiré leur plainte. D’un côté, on acquitte après un meurtre, de l’autre on condamne à la prison  des syndicalistes qui défendaient leur emploi.
Dans l’affaire Ali Ziri, la décision de la Cour de cassation, qui confirme le non-lieu inique après l’avoir, dans premier temps cassé, nous incite à penser qu’il y a bien deux poids deux mesures dans notre justice. Lorsqu’on est policier, on est au-dessus de la justice, au point qu’on peut se permettre d’ignorer la loi.
Lorsqu’on est un simple citoyen, de surcroît d’origine maghrébine, on reste en dessous de la loi, au point que la justice ignore vos droits.

Ce dernier et définitif non-lieu, reçu en période d’état d’urgence, après  six ans de procédures, ne met pas fin à notre combat contre les violences policières et leur impunité.
Nous restons mobilisés pour que Vérité et Justice soient faites pour Monsieur Ali Ziri, ce chibani mort  aux  mains de la police en juin 2009, et solidaires du combat des familles de toutes les autres victimes et des collectifs qui les soutiennent.

Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, c/o ATMF, 26 Bd du Général Leclerc, 95100 Argenteuil.

Contacts : Omar Slaouti (0698299792)
Elise Languin (0683323369)

 

Ali Ziri – communiqué de presse mardi 16 février 2016