Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Liberté pour le rappeur Souhaib Qabli “Al-Hassel” !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France, l’ATMF, exprime sa colère et sa profonde indignation face à l’arrestation du jeune rappeur marocain Souhaib Qabli, dit Al-Hassel, 20 ans, interpellé le 2 mars 2026.

Son “crime” ?

Être un artiste libre.

Son “crime” ?

Porter la voix d’une jeunesse qui refuse le silence, la résignation, l’injustice.

Par ses textes, Al-Hassel dénonce la normalisation avec un État génocidaire,

exprime sa solidarité avec GEN Z 212,

avec les prisonniers du Hirak du Rif,

et avec l’ensemble des prisonniers politiques au Maroc.

Comme tant d’autres artistes engagés,

Il fait du rap,

Un espace de vérité, de résistance, de dignité.

Ce n’est pas un cas isolé.

C’est une politique de répression :

Faire taire les voix critiques,

Militants, journalistes, artistes, défenseurs des droits humains, jeunesse engagée.

Criminaliser l’expression artistique et politique,

C’est tenter d’étouffer

Toute aspiration populaire à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale.

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté,

Cette arrestation arbitraire et dénonce l’acharnement contre une jeunesse qui refuse la résignation

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté ,

Cette arrestation arbitraire et dénonce l’acharnement contre une jeunesse qui refuse la peur.

L’ATMF affirme sa solidarité totale avec Al-Hassel,

Avec la génération GEN Z 212,

Avec les prisonniers du Hirak du Rif,

Et avec toutes celles et ceux qui, au Maroc,

Paient le prix de leur engagement pour la dignité et la liberté.

Nous le disons :

  • La répression n’effacera ni les luttes, ni les aspirations profondes du peuple marocain ?
  • On peut emprisonner un corps.
  • Pas une voix.
  • Pas une génération.

L’ATMF exige :

  • La libération immédiate et sans condition d’Al-Hassel.
  • La libération de tous les prisonniers politiques au Maroc.
  • La fin de la répression contre les artistes, les militants et les voix libres.
  • Le respect des libertés fondamentales : expression, création, organisation.

Parce que la dignité ne se négocie pas.

Parce que la liberté ne s’emprisonne pas.

Parce que la justice sociale reste un horizon de lutte.

Liberté pour Al-Hassel !

Liberté pour les prisonniers du Hirak du Rif !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

ATMF

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« RESTE LA-BAS » :L’ATMF dénonce l’insulte de trop et le mépris systémique du gouvernement marocain

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) dénonce avec une profonde indignation les propos inqualifiables d’un ministre du gouvernement marocain qui a osé insulter des millions de Marocains du Monde.

En affirmant avec arrogance que le retour des MRE au Maroc ne devait pas être considéré comme un « cadeau », et en lançant cette formule particulièrement blessante, « Reste là-bas », le ministre a franchi le seuil de l’inacceptable.

Assez !

Ces attaques répétées ne sont pas des incidents isolés, mais révèlent le vrai visage d’un système qui traite sa diaspora comme un simple « distributeur automatique de billets ». Il est intolérable qu’un gouvernement ose mépriser celles et ceux qui, par leur attachement et leur sacrifice, injectent chaque année plus de 100 milliards de dirhams dans l’économie nationale.

L’hypocrisie à son paroxysme

Le gouvernement marocain excelle désormais dans l’art du double discours :

  • Il quémande nos devises avec insistance, mais piétine nos droits les plus élémentaires.
  • Il célèbre nos succès à l’étranger pour son image, mais s’emploie à museler nos voix critiques.
  • Il nous qualifie pompeusement d’« ambassadeurs du Maroc » tout en nous traitant, par ses paroles et ses actes, comme des citoyens de seconde zone.
  • Il encaisse nos transferts de fonds records, mais rejette systématiquement nos aspirations démocratiques.

Nous accusons

Nous accusons ce gouvernement de perpétuer une véritable arnaque institutionnelle : extraire le maximum de ressources de sa diaspora tout en lui refusant une représentation politique digne et le droit de participer pleinement aux décisions qui engagent son avenir.

La diaspora n’est pas votre vache à lait

Cette époque où le mépris tenait lieu de politique est révolue.

Nous sommes 5 millions de citoyens conscients, fiers et exigeants, qui demandent aujourd’hui des comptes.

Notre réponse sera à la hauteur du mépris.

L’ATMF lance un appel solennel à toute la diaspora marocaine : MOBILISONS-NOUS !

Il est temps de transformer notre force économique en un véritable pouvoir politique.

À ce gouvernement qui nous envoie des fins de non-recevoir méprisantes, nous répondons :

Vous avez besoin de nous, nous n’avons pas besoin de vous.

Le temps du silence complice est terminé.

La diaspora saura s’organiser, résister et imposer le respect qu’elle mérite.

Le temps de l’action est venu

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L’ATMF a besoin de votre soutien !

L’ATMF, 44 ans d’existence, 44 ans de luttes, 20 associations membres implantées dans les quartiers populaires sur le territoire national , un pan d’histoire d’une association résolument ancrée dans ce qui fait sa raison d’être :

-La défense de l’égalité des droits, de tous les droits ; celles des citoyens de France, français comme migrants, avec ou sans papiers, premières comme nouvelles générations, vieilles comme jeunes ;

-La défense des libertés, de toutes les libertés ; liberté de pensée, liberté d’expression, liberté de circulation, liberté d’installation, libertés fondamentales

L’ATMF, 44 ans d’existence, 44 ans de combats, où chaque petite action compte, parce que se souciant des réalités, des besoins et des aspirations des « petites gens », pour qui traverser la rue ne suffit pas à ouvrir des portes : des actions sociales et juridiques, socio-éducatives, scolaires et parentales, culturelles et linguistiques, des actions inter générationnelles accompagnant vieux et vieilles migrant-e-s, femmes, jeunes, enfants, primo-arrivants, sans papiers, demandeurs d’asile, des actions dénonçant le sexisme, le racisme, la xénophobie, les violences policières, l’islamophobie, les atteintes aux libertés, aux droits de toutes et tous à l’emploi, au logement, à l’éducation, aux soins, à la culture, à la dignité…

Aujourd’hui l’ATMF fait face à de graves difficultés financières : la subvention principale publique allouée à notre association a diminué de 27.3% et d’autres ont tout simplement disparues.

Nos avons besoin de votre soutien pour mener nos combats et nos actions dans un contexte politique inquiétant…

Les dons à l’ATMF, association reconnue d’intérêt général, ouvrent droit à une déduction fiscale de 66% du montant versé sur votre impôt sur le revenu au titre de l’année 2025. Egalement l’ATMF est habilité a recevoir des dons dans le cadre du mécénat d’entreprise (60% du montant du don effectué est déductible de l’impôt sur les sociétés dans la limite de 5% du chiffre d’affaire annuelle hors taxe de l’entreprise donatrice). Faite le savoir !

Vos dons sont plus qu’une aide financière précieuse pour l’association,  c’est un appui fondamental aux actions que nous menons au quotidien.

Merci pour votre solidarité !

Les dons peuvent être réalisés via notre campagne Helloasso : https://www.helloasso.com/associations/association-des-travailleurs-maghrebins-de-france-atmf/formulaires/1                 

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THIS JUNGO LIFE – Projection à Strasbourg en présence du réalisateur David FEDELE

Projection en présence du réalisateur.

« THIS JUNGO LIFE » nous plonge au cœur de la vie cachée de jeunes réfugiés et demandeurs d'asile du Soudan et du Soudan du Sud; qui vivent et dorment dans la rue au Maroc, forcés de fuir la violence et l’instabilité en Libye et dans l’incapacité de rentrer chez eux à cause de la guerre et conflits en cours. Réalisé en collaboration avec les réfugiés eux-mêmes et filmé entièrement au téléphone portable.

Ce film nous offre, grâce à un accès unique et intime, un aperçu brut et sans filtre de l'esprit humain et son impulsion innée de survie, alors qu'ils se battent pour une vie meilleure pour eux et pour les familles qu'ils ont laissées derrière eux.

Projection du film le vendredi 21 mars 2025 à 20h au cinéma Star (27 rue du Jeu des Enfants, 67000 Strasbourg). Le film sera projeté en VOST. David FEDELE, le réalisateur, sera présent pour cette projection et échangera avec le public à la fin de la séance.

Tarif : 5 € sur inscription : https://tinyurl.com/reservation-jungoPaiement en caisse le soir au cinéma

Bande annonce officielle (version française)

Cette projection est programmée dans la continuité de la Commémor’Action du 8 février dernier https://www.atmf.org/?p=8820

Les partenaires :

Cinéma Star : 27 rue du Jeu des Enfants 67000  Strasbourg

Association des Travailleurs Maghrébins de France – ATMF

atmf.org | atmf.strasbourg@gmail.com

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Réseau ATMF à la Fête de l’Humanité 2024

On vous attend nombreux et nombreuses du 13 au 15 septembre 2024 avec le programme ci-dessous :

– Vendredi

  • de 16h à 18h : Formation « Loi Asile/Immigration 2024 »
  • à partir de 20h30 : Animation musicale

 

– Samedi

  • de 11h à 12h30 : Action de solidarité devant le Stand  
  • de 15h à 18h : Débat « Antiracisme/ Anticolonialisme quelle dynamique pour faire front ? »
  • à partir de 20h30 : Animation musicale

– Dimanche de 10h à 12h : CA national

 

Durant les 3 jours, dans notre stand : animation, expositions, rencontres, restaurations, etc… 

 

La fête de l’Humanité se déroule à la base aérienne 217  le Plessis-Pâté / Bretigny-sur-Orge. Notre stand se trouve dans le Village du monde, Stand n° 190, Rue Jina Mahsa Amini.

 

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L’arrestation du journaliste d’investigation marocain Omar RADI : un viol caractérisé de la liberté d’expression – Une réhabilitation de l’arbitraire et de la démesure du pouvoir répressif

« Il n’y a pas de plus atroce tyrannie que celle qui s’exerce sous l’ombre de la loi et les couleurs de la justice. »

Montesquieu

Si la stratégie répressive au Maroc, n’est plus massivement structurée autour du système clandestin de détention et de disparition de personnes caractérisant les années de plomb sous Hassan II, le « nouveau » Maroc, après avoir épuisé ses campagnes de propagande autour d’une « démocratie » retrouvée, marque son recours à un durcissement répressif spectaculaire s’inscrivant dans une continuité de l’histoire d’un pouvoir autoritaire : poursuites judiciaires, emprisonnements de journalistes indépendants, lois liberticides, médias en ligne censurés, cyber-harcèlement, inculpations d’artistes et de citoyens sur la base d’accusations fallacieuses…

 

Aussi, la seule réponse à toute expression critique ou revendicative populaire est la coercition. Le mouvement du Hirak dans les différentes régions du Maroc en a en a été l’illustration la plus large. Omar a payé le prix de sa dénonciation des lourdes peines prononcées à l’encontre de ses militants emprisonnés, en étant condamné lui-même à 4 mois de prison avec sursis. C’est le début du long processus d’harcèlement qui l’a visé : 12 convocations par la police, des interrogatoires de 6h à 9h par jour, une campagne de diffamation, une mise sous surveillance de son téléphone par un logiciel espion, puis son arrestation le 29 juillet 2020 et sa détention en attente d’un procès le 22 septembre.

 

Le cas d’Omar RADI, est révélateur de tout un système et un nouvel ancien type d’intervention. C’est une justice instrumentalisée par le pouvoir à des fins politiques, pour défendre ses intérêts et réprimer toute forme d’opposition. Quant aux motifs  évoqués pour sa mise en examen, ils ne peuvent convaincre de leur authenticité. Ils sont aussi vieux que la répression. Ils sont communs à toutes les dérives autoritaristes dans le monde.

Quiconque se permet de juger ou de critiquer l’action de ces pouvoirs, est accusé de faire le jeu de la « main étrangère » et de servir les intérêts de ceux qui « complotent » contre la sûreté intérieure et extérieure de l’état. Les accusations d’attentat à la pudeur, de viol et de violence viennent pour discréditer l’action et l’engagement courageux d’une voix libre et digne, celle d’un journaliste d’investigation critique et d’un défenseur des droits humains, Omar.

 

Nous exprimons notre totale solidarité avec Omar RADI ainsi que toutes les victimes de la répression au Maroc.

Nous exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle.

Nous revendiquons la sanction du viol de leurs droits à la liberté d’expression et d’opinion.

 

Paris, le 30 juillet 2020

ATMF

 

 

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54 anniversaire de l’enlèvement et de la disparition de Mehdi Ben Barka

 

 

Appel_29_Octobre_2019

DÉCÈS DE NICOLE JAMI ET HENRYANE DE CHAPONAY COMMUNIQUÉ DE L’INSTITUT MEHDI BEN BARKA – MÉMOIRE VIVANTE L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante et le Comité pour la vérité dans l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka sont de nouveau en deuil. Après Louis Joinet fin septembre 2019, nous déplorons avec beaucoup de tristesse les pertes successives de deux autres membres du Comité pour la vérité intervenues les 8 et 10 octobre derniers. Nicole Jami, avocate engagée contre les inégalités et la défense des droits des exclus, était une amie de longue date de notre famille et pleinement impliquée dans le combat pour la vérité et la justice. Ses conseils, sa disponibilité, sa vitalité nous étaient précieux autant que sa gentillesse et sa générosité. Nos pensées vont à Antoine, son mari et Pierre, leur fils. Henryane de Chaponay avait consacré sa vie à la lutte contre les inégalités et à la promotion des droits humains, l’éducation populaire, et le rapprochement des cultures, notamment au Maroc et en Amérique Latine. Après l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka à Paris en octobre 1965, elle met toute son énergie au service du Comité pour la Vérité (présidé par François Mauriac puis par CharlesAndré Julien) dont elle est la secrétaire. Jusqu’à sa mort, elle n’a cessé de mener ce combat pour la vérité, la justice et la mémoire. Deux jours avant sa disparition, elle avait accepté de signer une tribune sur l’affaire. Nous garderons d’elle l’image de son sourire et la force de son optimisme et de ses convictions. Nicole et Henryane vont beaucoup nous manquer, tant par leur présence que pour leurs qualités humaines. Leur souvenir ne pourra que renforcer notre détermination à poursuivre notre combat pour la vérité, la justice et la mémoire.

Fait à Paris le 12 octobre 2019

Bachir Ben Barka Président de l’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante

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Rassemblent en solidarité avec le peuple algériens

L’ATMF a participé au rassemblement en solidarité avec le mouvement pacifique et historique du peuple Algérien pour la démocratie,la liberté,la justice,la dignité et pour un grand Maghreb des peuples.
La mobilisation est toujours plus forte,un exemple à suivre pour les autres peuples du Maghreb.
Vive la solidarité internationale.
Place République
Paris
14 avril 2019

 

 

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Notre camarade Omar Boueineb nous a quitté

 

C’est avec une grande tristesse que nous avons reçu,  le 05/01/2018, la triste nouvelle du décès du camarade Omar Boueineb, ancien président de l’ATMF Gennevilliers, militant pour les Droits de l’homme et de l’immigration.
Au nom de l’ATMF et ses associations membres , nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches .Nous leur souhaitons beaucoup de courage afin de surmonter ce moment douloureux qu’ils vivent en ces tristes instants.
Qu’elle repose en paix , lui qui avait l’engagement et l’altruisme comme nature.

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Errance des mineurs isolés marocains dans les rues parisiennes

Quartier de la Goutte d’Or : l’errance des mineurs isolés marocains

 

Entretien avec Driss ElKherchi, président de l’ATMF

 

Depuis quelques semaines, des mineurs marocains isolés, errant dans le Quartier de la Goutte d’Or, se sont rapprochés de l’ATMF. Pour ceux que tu as rencontrés, quel est ton sentiment ?

Nous sommes au courant qu’une centaine de mineurs marocains isolés errent dans les rues du quartier Barbès – La Chapelle, depuis plusieurs mois (janvier 2017). Nous avons interpellé les agents municipaux à ce sujet, qui nous ont expliqué que ces mineurs sont pris en charge par différentes associations, et que la Mairie de Paris a mis en place un dispositif pour les mettre à l’abri, et que c’était un travail difficile.

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de ces mineurs se sont rapprochés de nous et ont commencé à venir dans notre local, situé à quelques mètres du square Alain Bashung, cherchant du soutien (de quoi manger, des cigarettes, charger leur téléphone, se connecter sur Internet …) Nous avons commencé à tenter des démarches de mises à l’abri en appelant différents services, notamment le jeudi 13 juillet, en milieu d’après-midi, où un groupe de 6 mineurs était décidé à aller en foyer.

Ce jour-là, on a contacté la cellule nationale pour mineurs non accompagnés, qui nous a orientés vers l’association Hors la rue, située à Montreuil. Jointe au téléphone, celle-ci nous a précisé que pour une mise à l’abri dès le soir-même de ces mineurs, il fallait les emmener au commissariat de police du 18e, à charge pour ce dernier de les accompagner dans un foyer. Nous joignons alors au téléphone le commissariat de la Goutte d’Or, qui lui nous informe de son côté, que les mineurs n’ayant commis aucune infraction, il n’y a pas besoin d’être accompagnés par la police en foyer, ceci suite à la directive reçue du Parquet. Il nous a été indiqué de prendre contact avec la CRIP (Cellule de recueillement et d’informations préoccupantes), ce que nous avons fait. Mais cette cellule nous répond que le passage de ces mineurs par le commissariat est obligatoire avant une admission dans les foyers.

Nous décidons alors d’emmener les 6 mineurs au commissariat, (après une longue discussion avec eux). Nous étions en tout 3 adultes. Une fois sur place, l’un des policiers a contacté le Parquet, pour venir nous redire que sa position était claire : des mineurs n’ayant rien commis n’ont pas à être accompagnés par la police. Résultat, quadrature du cercle ou labyrinthe kafkaïen, les mineurs sont restés dans la rue.

C’était le long week-end du 14 juillet 2017 pour les jeunes mineurs isolés marocains…

 

Aujourd’hui, ce vendredi 21 juillet, est-ce qu’il y a du nouveau ? 

Hélas, aucune solution, en termes de protection de ces mineurs, n’a été apportée par les institutions habilitées. C’est notre constat, puisque ces mineurs sont toujours dans la rue. Ils continuent, pour certains, de venir dans notre local, à la recherche de soutiens (nourriture, repos etc …) Si on doit parler d’une avancée, elle se situe à deux niveaux :

Le premier : nous avons été reçus par le commissaire du 18e qui nous a précisé que l’accueil de ces mineurs, jusqu’à 17h30/18 heures, peut être sollicité directement auprès de la Croix-Rouge chargée du DEMIE (dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers) et de la CRIP ainsi qu’auprès des autres structures d’accueils des mineurs. Et qu’au-delà de 18 heures, ses services assureront l’accompagnement des mineurs isolés.

Le second : L’association Hors la rue a parlé d’un renforcement pour le suivi de ces mineurs dans le quartier. Il est prévu de voir avec nous comment nous pouvons leur apporter un soutien dans leur mission.

 

Conclusion ? …

Il est inadmissible, en République française, où la loi stipule que tout mineur isolé non accompagné (donc en danger) doit bénéficier d’une protection, de constater que depuis plusieurs mois, les moyens mis en œuvre pour cette mission de service public sont complètement insatisfaisants. Ce qui n’enlève rien au travail effectué par ces différents services, confrontés à des problématiques qui semblent les dépasser.

A noter aussi que nous n’avons pas entendu parler d’une intervention quelconque de l’ambassade du Maroc ou des consulats marocains, rien n’a été proposé par les autorités marocaines ici à Paris à ces mineurs marocains.

Aujourd’hui, des mineurs sont toujours dans la rue, avec tout ce que cela comporte comme danger. Beaucoup sont très fragilisés par manque de nourriture, de sommeil, et de prise de stupéfiants.

A rappeler aussi que malheureusement, ces mineurs marocains sont à ajouter à une longue liste de mineurs isolés étrangers qui dorment dans la rue.

Pour ce qui concerne l’ATMF, des militant.e.s ont pris l’engagement de continuer à apporter, selon nos moyens, le soutien nécessaire à ces mineurs pour une protection et une mise à l’abri le plus rapidement possible. Nous sommes conscients de la difficulté de cette tâche, mais nous allons nous appuyer sur tous les services et toutes les compétences qui peuvent nous aider.

 

Entretien réalisé par Malika Charles

 

Paris le 21 juillet 2017

 

 

L’ ATMF est une Fédération de 21 Associations :

ATMF Aix en Provence ; ATMF Argenteuil ; Association des Mineurs Marocains du Nord ; ATMF Bassin Houiller Lorrain ; ATMF Bagneux ; ATMF Dijon ; ATMF Gennevilliers ; ATMF Le Mans ; ATMF Montpellier ; ATMF Nancy ; ATMF Nantes ; ATMF Rennes ; ATMF Reims ; ATMF Saint Denis ; ATMF Strasbourg ; ATMF Sens ; Calima ; Compagnie Espace Temps ; El Ghorba ; Euro-Maghreb Sans Frontières ; Moussem Barbès.

 

Atmf – mineurs isolés marocains