Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

By

Meeting des travailleurs et travailleuses sans papiers en grève Lundi 14 décembre 2009 à 19 h

6 000 grévistes
400 travailleuses chez des particuliers
2 100 entreprises concernées
9 semaines de grève

Nous exigeons une circulaire de régularisation avec des critères clairs, améliorés, sans
discrimination d’origine ou de métier, et qui s’appliquent à l’ensemble du territoire.

La circulaire du ministère de l’Immigration publiée le 24 novembre ne répond que très
partiellement aux revendications des grévistes et des onze organisations syndicales et
associatives qui organisent ensemble le mouvement de grève depuis le 12 octobre. Elle
n’améliorera pas la situation des travailleurs sans papiers.
Le gouvernement, et en particulier le ministère du Travail, doit reprendre les discussions.

Les travailleurs sans papiers
ne lâcheront pas !

Meeting des travailleurs
et travailleuses
sans papiers en grève
Lundi 14 décembre 2009 à 19 h
Halle Carpentier
81, bd Masséna 75013 Paris – métro Porte-de-Choisy

Meeting à l’appel de : CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires,
Cimade, Ligue des droits de l’homme, RESF, Autremonde,
Femmes Égalité, Droits Devant!!

Avec le soutien de : ACORT, ACTIT, ATIK, ATMF, Attac,
Centre culturel de Ahmet Kaya, CRCD, FASTI, FTCR, MR

By

Ali Ziri : 6 heures pour la vérité et la justice, samedi 12 décembre 2009

NON AUX VIOLENCES POLICIERES

Les violences policières commises en France, liées au délit de faciès, ne datent pas d’aujourd’hui. Les plus âgés se souviennent du 17 octobre 1961 et des jours qui suivirent où des lgériens ont été torturés, tués et jetés à la Seine.

Des centaines d’’autres ont encore en mémoire les bavures policières qui ont conduit à la mort de Malik Oussekine à Paris (1986), d’Aïssa Ihich à Mantes-la-Jolie (1991), de Mohamed Saoud à Toulon (1998), de Sydney Mamoka à Tourcoing (1998), de Ziad et Bouna à Clichy-sous-Bois (2005), de Mohssine et Larhamy à Villiers-le-Bel (2007), de Lamine Dieng à Paris (2007), de Hakim Adjimi à Grasse (2008)…

La liste est trop longue pour être énumérée dans sa totalité. On dénombre plus de 300 jeunes morts, ces vingt dernières années, à la suite d’interpellations policières musclées. Même les Chibanis (seniors immigrés) ne sont pas épargnés.

Le 9 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, et son ami Arezki Kerfali, 61 ans, ont été arrêtés et – comble de l’ironie – tabassés par trois policiers âgés entre 21 et 28 ans. Ali Ziri tombe dans le coma et finit par mourir le 11 juin dernier à l’hôpital d’Argenteuil. Une première autopsie concluait à une mort par “hypertrophie cardiaque”. Le parquet de Pontoise décida alors de classer l’affaire en considérant qu’il n’y avait pas eu de violences policières.

Devant la pression citoyenne, qui a fini par alerter les médias, le procureur de la République de Pontoise est revenu sur sa décision pour ordonner des investigations complémentaires. Un juge d’instruction a été nommé et une contre-expertise a révélé, le 17 juillet dernier, que ce sont bien des coups qui ont tué Ali Ziri. Des traces d’hématomes de 12 à 17 cm ont été relevées sur tout le corps du défunt. Un réquisitoire supplétif “pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner” a été délivré, début octobre, au juge d’instruction en charge de ce dossier.

Malgré ces faits accablants, les policiers impliqués dans cette affaire continuent toujours d’exercer leurs fonctions au commissariat d’Argenteuil et déambulent en toute impunité dans les rues de la ville. Le collectif a décidé d’amplifier la mobilisation citoyenne en organisant une table ronde ayant pour thème “les violences policières d’hier et d’aujourd’hui”.

Lors de cette rencontre, des membres du collectif prendront la parole pour rétablir les faits et exiger que les policiers, auteurs de ces violences, soient suspendus, jugés et condamnés. Le tout en lien avec la présence des familles et des témoins de violences policières de ces dernières années en France, de personnalités publiques, de juristes, de sociologues et des associations, qui interviendront également pour évoquer les nombreuses mobilisations actuelles et futures contre les violences policières.

RENCONTRE du 12 DÉCEMBRE 2009

de 17 h à 23 heures – Salle SAINT-JUST
(Place Saint-Just)
sur la dalle, près de la Gare du Val-d’Argent.


Contact
: ATMF : 01 39 82 81 48 –
atmfargent@yahoo.fr – www.atmf.org
17 heures

– Projection du Film – REGARDE à VUE
sur l’Affaire ABDELHAKKIM AJIMI,
mort à 22 ans, suite à une clé d’étranglement.
avec les Victimes et Témoins des Violences policières,

– Collectifs locaux invités, le Point sur l’Affaire Ali ZIRI,
Poème dit par AÏT MENGUELLET

– suivi d’une Pause Casse-croûte, vente de T-Shirts au profit du Collectif Ali ZIRI.

– 20 heures : Projection du Film – Les FIGUIERS BLANCS
les Bidonvilles à ARGENTEUIL
Les Répressions policières pendant la Guerre d’ALGÉRIE en France.

– 20 heures 40 : DÉBAT
LES VIOLENCES POLICIÈRES avec :

SAÏD BOUAMAMA, sociologue
militant engagé dans les luttes de l’Immigration
pour l’Égalité réelle des Droits en France,

MEDHI LALAOUI,
(sous réserve),
écrivain, cinéaste
président de l’association Au NOM de la MÉMOIRE,
MAURICE RAJSFUS,
historien militant,
président de l’Observatoire des Libertés publiques,

ÉVELYNE SIRE-MARTIN,
(sous réserve),
magistrate, ex-présidente du Syndicat de la Magistrature,
membre de la Fondation Copernic,

– SAMI SKANDER,
avocat en charge du dossier ALI ZIRI,
spécialiste du Droit des Étrangers et du Droit pénal.


Les membres du collectif (premiers signataires)
:
AC le feu, AMABVO, Alternative Libertaire, Argenteuil Plurielle, ASDOM, ATMF, CIVIC, CGT, FTCR, GISTI, JC 95, Les verts, LO, MIB, MIR, MJS 95, MQJS, MRC, NPA, PCF, PCOF, PG, SDAE, Résidents Foyer Remparts, PS Argenteuil, PS 95, Proches et amis d’Ali Ziri, Proches et amis d’Arezki Kerfali…

By

Affiche campagne chibani-a-s 2

By

Affiche campagne chibani-a-s 1

By

CAMPAGNE : «Justice pour les Chibani‐a‐s»

Les conditions de vie des « vieilles » personnes retraitées immigrées vivant en France restent soumises à des restrictions, et des freins majeurs qui contraignent aujourd’hui leur droit de vivre dignement entre ici et là‐bas, entre logiques discriminatoires et inégalités sociales. Déjà dès leur arrivée en France dans les années 60 ou 70, pour beaucoup de ces hommes et femmes, il a fallu se battre contre le rejet et le racisme en vigueur, vivre pour certain‐e‐s dans la plus grande indignité (bidonvilles…), et travailler dans des conditions très pénibles. Le temps passé ici n’a malheureusement pas tellement arrangé leurs situations et conditions de vie.

Nous avons choisi de nous mobiliser autour d’une campagne d’information, de sensibilisation et de soutien pour sortir de l’invisibilité les chibani‐a‐s et le traitement différencié auquel ils/elles sont soumis‐es : difficile accès aux dispositifs de droits communs, inégalités sociales de santé, difficile accès à un logement digne et adapté, privation des droits sociaux, assignation à résidence, une liberté de circulation conditionnée, discriminations, etc.

Nous avons choisi le terme chibani‐a‐s, les « ancien‐nes » en arabe, un terme devenu commun au sein même de certaines institutions pour désigner les immigré‐es maghrébin‐es de la première heure. Nous souhaitons l’élargir à l’ensemble des «vieilles » personnes immigrées de toutes origines, enracinés de longue date dans ce pays, à cette génération de la période des Trente glorieuses qui est en train de vieillir aujourd’hui dans des situations sociales inacceptables et indignes.

Suite à la première campagne de 2006, à l’appel lancé en août 2009 par la Case de santé et le CIRRVI Midi‐Pyrénées, un regroupement d’associations qui travaille avec les personnes âgées immigrées, de Toulouse, Lyon, Strasbourg, Marseille, Paris vient de fonder un collectif d’information et de soutien « Justice et Dignité pour les Chibani‐as» pour veiller, informer, alerter et se mobiliser autour des situations auxquelles sont confrontées les personnes.

La marche pour faire valoir l’accès aux droits à cette frange de la population reste longue et difficile. Nous réclamons que leurs droits soient respectés et leurs situations particulières soient prises en compte, en demandant :

‐ un accès aux soins sans restrictions ici et là‐bas

‐ un accès aux droits sociaux et politiques sans restrictions ici et là‐bas

‐ un accès au logement digne et adapté à leurs conditions de vieillissement

‐ la reconnaissance et la visibilité de l’histoire et de la mémoire des luttes

Rejoignez‐nous dans cette mobilisation

:

contact@chibanis.org

Le collectif Justice et Dignité pour les Chibanis‐ias
Case de Santé, CIRRVI Midi‐Pyrénées, Tactikollectif, AMPIL, ATMF, CALIMA ,GHORBA

By

Manifestation à l’appel du Collectif Uni(e)s Contre une Immigration Jetable

Des enfants arrêtés Des bébés en centre de rétention Des familles et des couples séparés Des lycéens et des étudiants forcés d’arrêter leurs études Des malades privés de soins Des exilés pourchassés Des travailleurs qui cotisent et n’ont aucun droits sociaux Une main-d’oeuvre immigrée maintenue volontairement dans la précarité

Quotas d’expulsion, quotas de délits de solidarité, fichage, appels à la délation, traitement arbitraire et suspicion à tous les niveaux de l’administration, contrôles au faciès, enfermement, morts en fourgon, décès aux postes de police…

Les politiques d’immigration française et européenne désignent les étrangers comme une menace. Elles orientent nos sociétés vers une xénophobie d’Etat. Sous couvert de défendre une prétendue identité nationale, elles incitent au racisme et au repli communautaire.

Elles sont utilisées pour aggraver les régressions sociales dirigées contre toutes et tous.

L’instrumentalisation politique des questions d’immigration entraîne nos pays sur des pentes dangereuses. La France ne respecte pas ses engagements comme signataire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, de la Convention européenne des droits de l’homme, de la Convention internationale des droits de l’enfant, des textes qui défendent et protègent le droit de toutes et tous.
Nous n’acceptons pas les politiques commises en notre nom ! Nous voulons l’égalité des droits ! Pour une politique de l’immigration respectueuse des droits fondamentaux

MANIFESTATION DIMANCHE 29 NOVEMBRE 2009 à Paris à 14H30 de la place Edmond Rostand (métro Luxembourg) au ministère de l’immigration


à l’appel de 71 organisations :

AC ! – ACORT (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie) – ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers) – Alif sans papiers – Alternative libertaire – AMF (Association des Marocains en France) – Amoureux au ban public – Appel des appels – ASDHOM (Association de défense des droits de l’homme au Maroc, basée à Paris) – Association de solidarité aux familles roumaines et rroms de Massy et de Palaiseau – ACU (Association des communistes unitaires) – ATF (Association des Tunisiens de France) – ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France) – ATTAC – Autremonde – Bondy autrement – CASE (Coordination des associations des Sénégalais de l’extérieur) – CEDETIM – CGT – Cimade – Collectif Gauche antilibérale unie – Collectif Haïti de France – Collectifs des sans-papiers turcs et kurdes – Collectif de soutien des exilés de Paris – COPAF (Collectif pour l’avenir des foyers) – Coordination 93 de luttes des sans-papiers – CSP75 – C’Sur (Calais) – Démocratie Togo (Collectif basé en France) – DIDF (Fédération des associations de travailleurs et de jeunes de Turquie – Democratik Isci Ve Gençlik Dernekleri Federasyonu) – Droits devant !! – FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique) – Fasti – Femmes de la Terre – Femmes Egalité – Fondation Frantz Fanon – FSU – FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) – Gisti – La Gauche Cactus – LDH – les Alternatifs – les Verts – LO (Lutte ouvrière) – MECI – MRAP – Nous Pas Bouger – NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) – 9ème collectif de sans-papiers – Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau – Parti de Gauche – PCF – PCOF – Parti socialiste – RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées) – RDA (Rassemblement de la Diaspora Africaine) – RCI (Réseau chrétien Immigrés) – Réseau international Frantz Fanon – RESF – RSL (Réseau Solidarité Logement de Saint Denis) – Ruptures (Réseau féministe) – SAF (Syndicat des avocats de France) – Salam (Nord et Pas-de-Calais) – SM (Syndicat de la magistrature) – SUD Education (Fédération) – Terre d’errance (Norrent-Fontes dans le Pas-de-Calais) – UNEF (Union nationale des étudiants de France) – UNION (Union des associations latino-américaines en France) – Union syndicale de la psychiatrie – Union syndicale Solidaires

By

UNE PRESSE SOUS HAUTE SURVEILLANCE RASSEMBLEMENT POUR LA LIBERTE DE LA PRESSE EN TUNISIE ET AU MAROC

En Tunisie et au Maroc, des journalistes sont persécutés, condamnés et emprisonnés pour l’exercice de leur métier. Une véritable chasse aux sorcières, pour museler les quelques voix qui déborderaient les «lignes rouges».

En Tunisie, les autorités se sont acharnées sur ceux qui par leur plume ont critiqué la mascarade électorale de la nième réélection du Président Ben Ali qui ne lésine pas sur les moyens pour faire taire les voix discordantes. Faute de pouvoir les bâillonner, il fabrique des prétendus délits pour les emprisonner.

C’est ainsi que l’écrivain-journaliste, Taoufik Ben Brik, paye lourdement sa liberté de ton et ses critiques acerbes. Après d’ incessantes tracasseries, surveillances policières, intimidations, menaces et provocations, le pouvoir tunisien n’a pas hésité à l’emprisonner et à monter de toutes pièces une procédure judiciaire de droit commun à son encontre.

Zouheir Mekhlouf, membre de l’association de soutien aux prisonniers politique«Liberté et Equité», a été arrêté sous prétexte d’avoir réalisé un reportage «non autorisé»qui visait à dénoncer la pollution et la dégradation de l’environnement dans la zone industrielle de la Ville de Nabeul.

Slim Boukhdir, correspondant du site internet de la chaîne satellitaire Al Arabya, a été enlevé, tabassé, dépouillé et abandonné nu le soir du 29 octobre. Son domicile est surveillé par la police. Il avait déjà été condamné à 1 an de prison ferme en décembre 2007 dans le cadre d’une affaire montée de toutes pièces, et libéré en Juillet 2008 suite à une campagne de solidarité internationale.

Lotfi Hajji, correspondant d’ Aljazeera, a récemment été victime de «tracasseries» à l’aéroport, lors de voyages à l’étranger.

Sihem Ben Sedrine, animatrice du journal en ligne «Kalima» et de la radio libre «Kalima» interdite, porte-parole du CNLT, est également dans le collimateur des barbouzes de la police politique qui ne cessent de la harceler et de l’agresser.
Dans le même temps, la censure et la cyber police n’ont jamais été aussi actives : saisie de l’hebdomadaire « At-Tarik Al Jadid», fermeture de la station « Radio 6 » émettant sur internet…

Florence Beaugé, envoyée spéciale du quotidien « Le Monde » a été refoulée le 22 octobre à son arrivée à l’aéroport de Tunis. Elle est accusée « d’incitation à la haine, la mort et attentat contre la Tunisie».

Lundi 9 novembre, les rédactions des 3 seuls journaux d’opposition indépendants du pouvoir et théoriquement autorisés en Tunisie ont pris une décision conjointe: Al-Mawfik (PDP), Attariq Aljadid (Attajid), et Mouwatinoun (FTDL) ont décidé de cesser de paraître pendant 1 semaine afin de protester contre la censure déguisée dont ils font l’objet en permanence: saisies illicites, intimidation des distributeurs, détournement des copies, etc. Ainsi, la situation de la presse libre en Tunisie est plus claire que jamais.

Au Maroc, c’est sous prétexte de la sacralité du Monarque et de l’intégrité territoriale que se fait l’instrumentalisation de la machine judiciaire qui réprime les journalistes et asphyxie financièrement les publications.

Certains d’entre eux ont ainsi été poursuivis et condamnés pour avoir abordé dans leurs écrits la maladie du Roi révélée pourtant par un communiqué officiel du Palais. Le Directeur d’Al Michaal, Driss Chahtane, a été condamné à un an de prison ferme et incarcéré sur le champ. Ses confrères, Rachid Mahamid et Mustapha Hayrane, (Al Michaal), Ali Anouzla et Bouchra Eddou (du quotidien Al-Jarida Al-Oula) ont été condamnés à des peines allant de 3 mois à 1 an avec sursis. D’autres ont été poursuivis et condamnés pour une caricature jugée attentatoire aux symboles de l’Etat.

Le directeur de Akhbar Al Youm, Taoufik Bouachrine, et le caricaturiste Khalid Gueddar ont eu droit à une double peine: condamnés chacun à un an de prison avec sursis pour « avoir publié une caricature jugée irrespectueuse de la famille royale et du drapeau national » et, dans la foulée, condamnés par le même tribunal et dans un jugement disjoint, pour « manque de respect dû au prince », à trois autres années de prison avec sursis et à payer solidairement des dommages et intérêt d’un montant de 3 millions de dirham (270 000 euros) au profit du cousin du Roi.

Au mois d’août, le Ministère de l’intérieur a ordonné en toute illégalité la saisie et la destruction de 100 000 exemplaires des magazines TelQuel et Nichane, qui étaient encore sous presse. Les autorités leur reprochent d’avoir voulu publier, en partenariat avec le journal français Le Monde, un sondage d’opinion sur le bilan des dix ans de règne du Roi. Le numéro du quotidien Le Monde a été interdit de vente au Maroc. Même si les résultats de ce sondage peuvent s’apparenter à un plébiscite, pour le porte-parole du gouvernement: «La monarchie ne pouvait être sujette à débat, même dans le cadre d’un sondage»!

Le journaliste sahraoui Mustapha Abdedayem, détenu depuis octobre 2008, a subi de mauvais traitements qui ont entraîné des maladies (hypotension aiguë et hyper glycémie). Après avoir perdu conscience, il a été transféré à l’hôpital de Tiznit.

En solidarité avec les journalistes victimes d’exactions et de poursuites judiciaires et pour exiger la libération de ceux qui sont emprisonnés (Tawfik Ben Brik, Driss Chahtane, Zouheir Makhlouf, Mustapha Abdedayem…), nous vous appelons à participer au Rassemblement organisé sur le Parvis de l’Opéra, Mercredi 18 Novembre 2009 de 17H à 19H .

Premiers signataires:
ACHR, AMF, ANHRI, ASDHOM, ATF, ATF Paris, ATMF, ATTAC, Cedetim, CNT, CORELSO, CPR, CRLDHT, Ettajdid, FASE, FDLT, FSU, FTCR, LDH, MRAP, Observatoire Français des Droits de l’Homme, NPA, PCOT, Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme dans le Monde Arabe, PCF, PDP, RSF, SIPM/CNT, Solidaires, UTIT, les Verts, Voie Démocratique, …

By

La chasse aux migrants vieillissants se poursuit

L’ATMF dénonce le décret paru au journal officiel, le 28 octobre 2009 autorisant la création d’un
fichier relatif au contrôle de la résidence.

Ce fichier permet de croiser les informations entre le fisc, les caisses de sécurité sociale, d’allocation
familiale et de la caisse d’assurance vieillesse.

Sous un couvert apparemment anodin, la lutte contre la fraude, le contrôle de tous les assurés sociaux en France (40 millions) est une mission impossible. Par contre, à travers les critères énoncés dans le décret : date et lieu de naissance on peut facilement cibler les vieux migrants.

Après les excuses du fisc du département des Hauts de seine pour avoir demandé les passeports
aux ressortissants maghrébins en juin 2007.
Après l’avis de la Halde considérant que le contrôle de la CAF en avril 2009 dans le Val d’Oise à
l’encontre des maghrébins résidents dans des foyers, était discriminatoire.

Le gouvernement Sarkozy essaie de réaliser des économies tout en légalisant la chasse aux vieux
migrants en les sommant à l’assignation à résidence ou le retour définitif au pays mais sans droits.

L’ATMF demande le retrait de ce décret infâme qui s’attaque aux plus démunis en l’occurrence les
vieux migrants.

Paris le 30 octobre 2009

Pour l’ATMF,
Le président Driss El Kherchi

By

La chasse aux migrants vieillissants se poursuit

=http://www.atmf.org/spip.php?article1121

By

Le 5 novembre, mobilisation à l’organisation internationale du travail contre le racket sur les cotisations des travailleur(se)s sans-papiers et contre leur surexploitation

La majorité des 400 000 sans-papiers de France sont des travailleur(se)s déclaré(e)s en CDI, CDD ou intérim renouvelé. Ils et elles paient impôts et cotisations sociales sans pouvoir bénéficier des droits et des prestations qui y sont attachés (retraite, chômage, citoyenneté…). Ce racket sur les travailleur(se)s sans-papiers permet à l’Etat français d’encaisser sur leur dos environ 2 milliards d’euros par an, sans jamais rien décaisser.

Les autres sans-papiers, par dizaines de milliers (notamment les femmes, les Algériens…) sont contraints au travail dissimulé (dit « au noir »), permettant à bon nombre de patrons de surexploiter ces esclaves modernes, dociles et flexibles à merci, sans verser de cotisations à l’URSSAF.

Quand ces travailleur(se)s sont expulsé(e)s, ils se retrouvent privés de toute ressource dans leur pays d’origine. De plus, rappelons que l’argent envoyé dans ces pays par les immigrés, avec ou sans-papiers, représente trois fois l’aide financière distribuée par les gouvernements des pays riches du Nord aux pays pauvres du Sud. Ces expulsions pèsent très lourdement sur le développement de ces pays.

Toutes et tous ces travailleurs sans-papiers constituent un réservoir de main d’œuvre inépuisable, utilisée sans relâche pour une mise en compétition avec les salariés des pays dits d’accueil, afin de saper les droits et les acquis sociaux de ces derniers.

Dans un rapport de 2004, l’OIT déclare que « les migrations réduisent les pénuries de main-d’œuvre des pays riches et contribuent au développement des pays d’origine notamment grâce aux envois de fonds et aux investissements des migrants ». Cette analyse est partagée par le département des populations de l’ONU et, en France, par le Conseil Economique et Social (CES). Après avoir occupé l’URSSAF, manifesté à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) et interpellé dix consulats représentant en France les principaux pays d’origine des sans-papiers, nous appelons à une mobilisation à l’O.I.T. France, afin que celle-ci agisse contre ce néo esclavagisme.

Depuis sa création en 1919 et son rattachement à l’ONU en 1946, l’OIT a émis des dizaines de conventions sur le respect des droits de tous les travailleurs, qui ont toutes été adoptées par la France. Sarkozy a lui-même déclaré que l’OIT « devrait obligatoirement être saisie chaque fois qu’une question relative au respect des droits fondamentaux du travail se pose ».

Saisie par le SNU-TEF FSU, un syndicat de l’Inspection de Travail, l’OIT a déjà dénoncé en mars 2009 les pratiques du gouvernement français qui tente de détourner les contrôles de l’Inspection du Travail pour les transformer en supplétifs de la chasse aux sans-papiers.

Aujourd’hui, nous interpellons à nouveau l’OIT pour lui demander d’intervenir auprès du gouvernement français afin que celui-ci respecte ses engagements, cesse de stigmatiser les travailleur(se)s sans-papiers à des fins purement électoralistes et qu’il les régularise globalement.

Contre le racket sur les cotisations des
travailleur(se)s sans-papiers
Contre la surexploitation des sans-papiers
contraints au travail dissimulé
Manifestation le jeudi 5 novembre 2009 à 14h
Départ Place St Michel jusqu’à l’O.I.T.
92, rue de Sèvres – Paris 7ème

Signataires
: Association Malienne des Expulsés (AME) – Droits devant !! – ATTAC France – SURVIE – M.R.A.P. – Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) – FASTI – AMITI (Association des Militants pour l’intégration totale des immigrés), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) – Collectif d’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) – Coordination 75 des sans-papiers – Coordination 93 pour la lutte des sans-papiers – CSP 17ième Saint Just – CSP CGT Cannes – R.E.S.F. – Association des Marocains en France (AMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – CAPJPO – Marches européennes contre le chômage – Coordination Femmes Egalité – Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS) – Autremonde – RESOCI – D.A.L. – COPAF – A.S.I.A.D. – Stop Précarité – Convergence des Causes – Union Syndicale SOLIDAIRES (SUD Travail, Syndicat National Unifié des Impôts) – CGT Caisse des Dépôts – SNU TEF-FSU – Confédération Paysanne – Les Alternatifs – Gauche Alternative – NPA – PCF – PCOF – Les Verts…