Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Assez d’intimidation des militants qui veillent au respect des droits fondamentaux des étrangers !

Trois militants engagés aux côtés des exilés du Pas-de-Calais – deux de l’association Terre d’errance et un du Collectif C’Sur de Calais – ont été interrogés, le 25 février 2009, par la Police aux frontières (PAF) sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Béthune. Pour l’une d’entre eux, la police a procédé avec son sens habituel des civilités : interpellation spectaculaire à son domicile au petit matin, devant ses voisins, avec perquisition de sa maison près d’Arras où elle s’obstine, depuis des mois, à commettre le crime de… recharger les téléphones portables de la vingtaine d’Erythréens qui campent dans la « jungle » voisine (un fossé dans les champs).

Dans la foulée, les treize Erythréens présents dans la jungle ont été arrêtés. Evidemment !

D’autres militants ont payé ou paient actuellement leur engagement de poursuites judiciaires à répétition. Toujours dans le Pas-de-Calais, par exemple, Jean-Claude Lenoir, de l’association Salam, comparaît au TGI de Boulogne le 18 mars.

Ces tentatives d’intimidation visent à priver de soutien humain, politique et juridique les étrangers considérés comme indésirables : sur le littoral Nord-Ouest, les exilés d’Afghanistan, d’Erythrée, d’Irak, du Soudan qui, sept ans après la fermeture du camp de Sangatte en 2002, restent aussi nombreux sur un territoire toujours plus vaste (six départements : Pas-de-Calais, Somme, Seine-Maritime, Calvados, Manche et Paris), et, ailleurs sur le territoire, les sans-papiers, dans les structures qui les hébergent, les informent, les soignent, ou dans les écoles où leurs enfants sont scolarisés.

Bénévoles d’associations, salariés d’institutions du secteur social ou simples citoyens risquent de plus en plus d’être interpellés, placés en garde à vue, de faire l’objet de perquisitions, voire de mises en examen, pour avoir fait ce que leur conscience de citoyen, leur engagement militant, ou leurs obligations professionnelles leur dictent. Ont ainsi fait l’objet de poursuites, sous des chefs d’inculpation divers :une militante de RESF, pour avoir protégé les enfants de sans-papiers ; une directrice d’école parce qu’elle avait osé s’émouvoir de l’interpellation à la porte de son établissement du grand-père de l’un de ses élèves ;des passagers d’avion qui s’inquiètent de la violence utilisée à l’encontre d’étrangers reconduits de force ; etc.

A l’instar de ses prédécesseurs, le nouveau ministre de l’immigration, M. Besson, a indiqué vouloir « décourager les candidats à l’immigration clandestine, et (…) démanteler les réseaux qui la rendent possible » (1) . Au nom de cet objectif, tout appui humanitaire aux exilés ou aux sans-papiers sera-t-il assimilé à l’action des réseaux de passeurs ?

Les organisations signataires s’indignent de cet engrenage de la répression qui criminalise le moindre geste de solidarité ou de simple humanité ou même l’action sociale lorsque, conformément à sa mission, elle se refuse à toute discrimination, qui entend museler toute forme d’opposition à la politique gouvernementale et dissuader les citoyens de défendre ceux dont les droits sont bafoués.
Elles affirment leur solidarité avec les militants interpellés et poursuivis, et leur détermination à continuer à soutenir exilés et sans-papiers.
Le 12 mars 2009

Organisations signataires :

* ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers)

* ADESCAM (Association de sensibilisation et de dévéloppement des Camerounais migrants au Maghreb

* Alternative Libertaire

* AMF (Association des Marocains en France)

* Amoureux au ban public (Les)

* APSR (Association d’Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France)

* ARDDI (Association pour la Reconnaissance et la Défense du Droits des Immigrés – Niort)

* Association Primo Levi

* ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)

* ATTAC France

* Autremonde

* CATRED (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits)

* Cercle de Silence de Paris – Conseil d’Etat

* CGT Educ’ation -21

* Chrétiens-Migrants (Tours)

* Cimade (La)

* CNT 21 (Confédération Nationale du Travail -21)

* Collectif de soutien aux Exilés du Xè arrdt de Paris

* Colporteurs (Les)

* COPAF (Collectif Pour l’Avenir des Foyers)

* Comité d’aide aux réfugiés (Bois-Colombes – 92)

* Coordination Sarthoise pour le Droit d’Asile

* Dom’Asile

* Fasti (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés)

* FCPE 21 (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves -21)

* Femmes Egalité

* FNARS (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale)

* Fondation Frantz Fanon

* Forum-Réfugiés

* FSU (Féfération syndicale unitaire)

* FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)

* GAS (Groupe Accueil et Solidarité)

* Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés)

* LDH (Ligue des Droits de l’Homme)

* Montgolfière

* MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)

* NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)

* Parti de Gauche -Seine-Maritime

* Pastorale des migrants

* PCF (Parti communiste français)

* RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées)

* RCI (Réseau chrétiens-Immigrés)

* RESF (Réseau Education Sans Frontières)

* RUSF 21 (Réseau Universités Sans Frontières -21)

* SAF (Syndicat des Avocats de France)

* Secours catholique (Le)

* SM (Syndicat de la magistrature)

* SUD Education (Fédération)

* Terre d’errance (62)

* Toits du Monde -Orléans

* Union syndicale Solidaires

* USP (Union syndicale de la Psychiatrie)

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Toutes et tous ensemble pour les droits des femmes !

MANIFESTATION
Samedi 7 mars à 14h
Angle rue Vivienne rue du 4 septembre, métro Bourse

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes se « célèbre » dans la rue. En cette année 2009, dans une période où les inégalités, accentuées par la crise fi nancière et par la politique menée par le gouvernement, se creusent et touchent tout particulièrement les femmes, nous serons encore au rendez-vous, dans la rue, pour défendre les droits des femmes.

Mais pourquoi manifestez-vous, vous les féministes ? Vous avez tout obtenu, l’égalité professionnelle, la parité, la liberté sexuelle, la contraception, l’avortement… ! Vraiment ? Vous le croyez ? Mais qu’en est-il vraiment ?

Sexualité, contraception, avortement

Savez-vous qu’aujourd’hui, les lieux d’information sur ces sujets, inscrits dans la loi depuis plus de 30 ans (loi Neuwirth), se voient imposer une baisse de 42% de leurs subventions accordées sur les heures réalisées et consacrées à l’accueil, l’information, l’éducation à la sexualité et au conseil conjugal et familial ? Cela signifi e concrètement la mort à court terme d’un tiers des associations du Planning Familial. Qui n’a pas eu un jour besoin de faire appel au Planning ? Pourquoi les pouvoirs publics veulent-ils l’affaiblir ? Pourquoi l’Etat se désengage-t-il de cette mission qui relève de sa responsabilité nationale ? Pourquoi remet-il en cause l’action de l’association à qui il a confi é cette mission d’utilité publique, y compris l’information sur l’avortement, et qui se bat, avec la Cadac et l’Ancic, pour défendre ce droit très menacé ? Des sirènes intégristes seraient-elles à l’origine de cette régression, ou ne serait-ce qu’une logique strictement comptable ? Il n’y a pas de petites économies par les temps qui courent…

Des économies ? : le gouvernement en fait mais sur le dos des salarié-es.

Il supprime des postes dans le secteur public – Education nationale, hôpitaux, la Poste… – secteurs à majorité féminine. Ce faisant, il continue son entreprise de démolition des services publics et restreint ainsi l’accès des populations les plus vulnérables, notamment les femmes qui en ont pourtant le plus besoin. Sous prétexte de modernisation de l’Etat, il supprime le Service des Droits des Femmes et de l’Egalité en charge de cette politique Il va remplacer le RMI et l’Allocation de Parent Isolé (97% des bénéfi ciaires sont des femmes, la plupart du temps très jeunes) par le Revenu de Solidarité Active. Ce RSA introduit l’obligation d’accepter une « offre raisonnable d’emploi », sous peine de sanction, ce que n’imposait pas l’API. Conséquence immédiate : ces femmes vont devoir accepter des boulots précaires, à temps partiel pour ne pas perdre leurs allocations, Sinon, sans ressources ou avec des revenus très diminués, elles risquent de se retrouver dans l’impossibilité de payer un loyer. On le sait, trop de femmes et d’hommes sont aujourd’hui sans domicile fi xe. Savez vous qu’aujourd’hui les femmes représentent 83% des temps partiels, la plupart du temps imposés, et donc 80% des salarié-és payé-es en dessous du SMIC ? Avec pour conséquence des retraites de misère ! Les mesures gouvernementales aggravent la précarisation pour beaucoup de femmes. Sarkozy promettait l’égalité femmes/ hommes en 2009. On y est et elle n’y est pas !

Parlons-en des retraites !

41 annuités, c’est pour demain ! Et ce sera peut-être ensuite 42, 43 ans… De nombreuses femmes s’étant arrêtées pour garder les enfants, elles n’ont pas les annuités nécessaires. Certaines d’entre elles ont des retraites de misère car il faut ajouter les temps partiels, des salaires inférieures à ceux des hommes , les Contrat à durée déterminée, cherchez l’injustice !

Et l’accueil des enfants ?

La possibilité pour chaque parent de voir accueillir ses enfants dans des structures publiques de qualité est un droit fondamental aujourd’hui remis en cause. En général, on se débrouille comme on peut : la crèche si on a de la chance, l’assistante maternelle si on en trouve une, la grand mère, la voisine, c’est le système D… En tout cas, il y a une chose que les parents plébiscitent, c’est l’école maternelle. Mais à 2 ans, c’est de plus en plus diffi cile. Ce n’est pas bon pour eux nous dit-on. Ah bon ? Éternelle rengaine qui vise, en période de crise surtout, à renvoyer les femmes à la maison garder les enfants pour faire baisser les chiffres du chômage. Ensuite, quelle galère pour retrouver un emploi ! En outre, notre école maternelle gratuite, que tous nos voisins nous envient, risque d’être remplacées par des « jardins d’éveil » avec du personnel non formé et payant. C’est tellement mieux… Encore des économies…

Les hommes et les femmes ne sont-ils pas tous concernés par l’éducation des enfants ? Bien sûr que si… Pourtant, les statistiques de l’INSEE en attestent, les tâches domestiques et éducatives continuent de reposer essentiellement sur les femmes. Ce que nous voulons c’est un réel partage des tâches qui permettra aux femmes d’avoir une vraie disponibilité pour leurs activités professionnelles.

Et les violences

De nombreuses femmes sont victimes de violences, dans la famille, la rue, au travail, et cela uniquement parce qu’elles sont femmes ! Viols, agressions sexuelles, mutilations sexuelles, coups, violences psychologiques, harcèlement sexuel au travail, mariages forcés, violences spécifi ques à l’encontre des lesbiennes…, ces violences inaceptables tuent ou laissent toujours des traumatismes importants. Et elles ont lieu dans tous les milieux. Mais de ça, les femmes peuvent encore diffi cilement parler. Nous ne cherchons pas à renforcer les mesures de répression pénale qu’encourage le gouvernement, mais l’État doit prévenir la violence, protéger et défendre les femmes quand elles sont en danger, condamner les auteurs et prévoir des réparations. Il y a donc urgence à adopter une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

Parmi nous, il y a des femmes qui sont encore plus précaires que précaires :

viennent de loin et certaines d’entre elles n’ont pas de papiers pour vivre en France. Elles sont venues pour fuir la misère, l’oppression, la guerre, les persécutions en raison de leurs luttes féministes et/ou politiques, ou en raison de leur homosexualité. C’est une question de survie pour elles. Elles vivent en rasant les murs, elles gardent les enfants et/ou nettoient les bureaux aux aurores. Elles sont vulnérables à toutes sortes de violences et d’exploitation. Certaines d’entre elles se sont mises en lutte pour vivre et travailler avec les mêmes droits que tout le monde. Nous soutenons leur combat pour des papiers et pour leur dignité.

Les intégrismes religieux

Ils veulent régenter la vie des femmes en interdisant l’avortement et la contraception, le droit de choisir sa sexualité, l’utilisation du préservatif. Nous ne voulons pas de ses diktats, nous voulons une véritable laïcité sans qu’aucun pouvoir ne se permette d’interférer dans nos vies ou de limiter nos droits.

Solidarité avec les femmes du monde entier !

Le 8 mars est aussi le jour où nous réaffi rmons notre solidarité sans frontières. Ailleurs dans le monde, des femmes subissent exploitation, guerres, violences et mutilations. Nous sommes à leurs côtés et soutenons leur résistance car nous savons que notre combat est commun !

Nos droits sont fragiles, ils veulent les remettre en question.
Battons-nous pour les élargir et avancer.
Voilà pourquoi nous manifestons pour le 8 mars
Venez nous rejoindre dans la rue !

Premiers signataires : Mouvement Français pour le Planing Familial, Collectif National Droits des Femmes, Marche Mondiale des Femmes, Femmes Solidaires, Fédéation Nationale Solidarité Femmes, Femmes en Noir, Cadac, Encore Féministes, Les Chiennes de Garde, Coordination Lesbienne en France, CQFD Fierté Lesbienne, Ligue des Femmes Iraniennes, Organisation de Femmes Egalité, Rajfi – re, Acort-Femmes de Turquie, Maison des Femmes de Montreuil, Plurielles Algérie, La Mutuelle des Étudiants, Coordination des Sans Papiers 93, Ligue Internationale pour la Paix et la Liberté, Théâtre de l’opprimé, Union syndicale Solidaires, Parti Communiste Français, Les Verts, Parti Socialiste, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Alternative Libertaire, UNEF, collectif femmes 20ème, Ligue Femmes Iraniennes pour la démocratie, Collectif Femmes Iraniennes en France, SOS Sexisme, Le Comité métallos, “Femmes Libres” Radio Libertaire, ATMF (association des travailleurs maghrebins de france), centre culturel kurde Ahmet Kaya, Initiative Féministe Européenne France (IFE France), AC !, Marches Européennes, Fondation Copernic, Les Alternatifs, Association de solidarité féministe face aux extrémismes religieux (ASFER), APEL-EGALITE, CLEF (coordination francaise pour le lobby européen des femmes), Intersyndicale SDFE-CFDT CGT, Collectif de Pratiques et de Réfl exions Féministes « Ruptures », Réseau Féministe « Ruptures », Association du Côté des Femmes (Val d’Oise), Association Culturelle des Travailleurs Immigres de Turquie, (ACTIT) LES AMIS DE LA COMMUNE DE PARIS 1871, Maison des femmes de Paris, ACORTFemmes de Turquie, La Fédération, Les Voix Rebelles, LIBRES TERRES DES FEMMES, Mix-Cité Paris, LDH, Femmes en Noir de Strasbourg, CGT, Le mouvement Jeunes Femmes, La LMDE (La Mutuelle Des Etudiants), FSU, Paroles de femmes

Pour tous renseignements contacter le Collectif National pour le Droits des Femmes
21 ter rue Voltaire 75 011 Paris
mail : colcadac@club-internet.fr et
Téléphone :01/75/00/56/44

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Maroc des procès : Sidi Ifni, 22 jeunes sous la menace de lourdes peines

Collectif Maghreb Solidarité

La commission d’enquête et d’investigation, constituée par 14 ONG de la société civile marocaine, a conclu dans son rapport que : « les événements qu’a connus Sidi Ifni sont essentiellement liés au non respect par l’ Etat marocain des droits civils et politiques, des droits économiques sociaux et culturels et au manquement à ses engagements internationaux de garantir à la population de la ville les droits prévus dans la charte universelle, en particulier le droit à la dignité. ».

L’ Etat a opté pour la manière forte pour répondre à la population de la région de Sidi Ifni (Sud Ouest du Maroc) qui n’a pas cessé de revendiquer son droit à un plan de développement approprié, qui mettrait un terme à la marginalisation et au chômage subis. Pourtant cette ancienne colonie espagnole, restituée au Maroc qu’en 1969, est réputée pour ses richesses locales et notamment halieutiques.

Le 7 juin 2008, les autorités ont fait appel à différentes forces de sécurité pour mener une expédition punitive. Les témoignages confirment l’usage du tabassage et matraquages systématiques, des violations et saccages des domiciles, tortures et traitements dégradants notamment envers les femmes… Sidi Ifni a subi durant de nombreux jours un véritable état de siège.

Certains des jeunes et des militants arrêtés suite à ces évènements ont été déférés devant les tribunaux et condamnés jusqu’à un an de prison ferme.

D’autres ont été pris en otage et après 9 mois de détention et de pseudo-investigations, comparaissent ce jeudi 5 mars devant le Tribunal de grande instance d’ Agadir. Le pire est à craindre. Ils risquent de lourdes peines, uniquement pour l’exemple. D’autant plus que le flagrant délit argué par les autorités est fallacieux; certains militants associatifs ont été interpellés longtemps après les événements du 7 juin. Tel est le cas par exemple de Khadija ZIANE, arrêtée le 28 juillet lors d’une visite des familles à la prison d’Inzegane. C’est en tant que Présidente de l’Association Femmes de Sidi Ifni Aït Baamrane qu’on voudrait lui faire payer son engagement et son soutien en faveur des victimes de la répression subie.

Le Collectif Maghreb Solidarité, tout en exigeant la libération des détenus de Sidi Ifni, œuvre à la matérialisation de son soutien par l’envoi d’une délégation d’observateurs étrangers pour assister au procès du 5 mars à Agadir.

Le Collectif appelle les associations, syndicats, forces politiques… et tous les citoyens épris de liberté et de la défense des droits de l’homme à amplifier la solidarité internationale conformément au cri / témoignage, poignant et émouvant, de Malika, mère du détenu RIFI, lors de la réunion publique organisée à Paris le 12 février.

Premiers Signataires : COLLECTIF MAGHREB SOLIDARITE (ATMF, ATTAC, ATF, CNCU, CNT, FTCR, NPA , PCOF , PCOT, SOLIDAIRES, UTIT, VERTS, AMF , ASDHOM, ATF-PARIS, CRLDHT , CORELSO, PDP, FDLT , MRAP, MQJS, RIAS, Voie démocratique…)

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Pour l’élargissement du suffrage universel Et si tout le monde votait… vraiment !

Le 5 mars 1848, le suffrage universel est instauré en France. Il faudra néanmoins attendre encore
quatre-vingt seize ans pour que les femmes obtiennent le droit de vote.

Aujourd’hui, un Suédois ou un Espagnol arrivés à Paris depuis six mois peuvent y être électeurs et
éligibles. Un Chinois ou un Africain, vivant en France, travaillant, acquittant impôts et cotisations
sociales depuis dix ou vingt ans, ne peuvent être ni l’un ni l’autre.

Une proposition de loi, pourtant votée par l’Assemblée nationale le 3 mai 2000 en faveur de ce
droit, est restée sans suite. Depuis, les Français se prononcent majoritairement pour. Aujourd’hui,
il est nécessaire de reconnaître la citoyenneté de résidence et de permettre le droit de vote à
tous les résidents qui vivent ensemble.
Dix-sept pays de l’Union européenne ont une législation plus avancée que la nôtre. La France
sera-t-elle le dernier pays de l’Union à donner le droit de vote et d’éligibilité à tous ses résidents
étrangers ?

Le jeudi 5 mars 2009
grande réunion publique
pour le droit de vote et d’éligibilité
des résidents étrangers extra-communautaires
salle des fêtes mairie du XIème – métro Voltaire
de 19h00 à 22h00

19h00 – 20h30
Etat des lieux en France et en Europe et bilan des « Votations citoyennes » :
Avec Patrick Bloche (maire du XIème), Michelle Perrot (historienne), Elisabeth de Visme, Paul
Oriol, Bahija Ouezini, Pierre Gaillard, Mouloud
Aounit et Saïd Bouziri (membres associatifs
du collectif « Votation citoyenne »), Pascale
Boistard (adjointe au maire de Paris), Philippe
Castel (FSU), Michel Guerlavais (Unsa), Jean-
Louis Malys (CFDT), Annick Coupé (Solidaires),
une représentante CGT.

20h45 – 22h00
Propositions des partis politiques :
Avec Daniel Cohn Bendit (Les Verts), Marie-
George Buff et (PCF), Harlem Désir (PS), Jean-
François Pellissier (Alternatifs-Fédération),
Olivier Besancenot (NPA)*, un membre du PRG.

Clôture : Jean-Pierre Dubois.

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MAROC : SIDI IFNI n’a pas encore cicatrisé ses blessures

Le collectif International de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane

Neuf mois après l’expédition punitive orchestrée par le pouvoir à l’encontre de la population de la Ville de Sidi Ifni, un nouveau procès de 22 jeunes s’ouvre le 5 mars devant le tribunal d’Agadir.

Sidi Ifni martyrisée :

La population de Sidi Ifni – Aït Baamrane, n’a pas cessé de rééterer au fil des années, sa principale revendication légitime : la fin de la marginalisation orchestrée depuis 1969, (date de la restitution de cette ancienne colonie espagnole au Maroc). La fin de cet isolement imposé passe par un véritable plan de développement de la région, une politique de l’emploi envers les jeunes, le droit de bénéficier des richesses maritimes locales…

Après de longues années de mutisme assourdissant, les autorités ont opté pour une répression inouïe, pour faire taire une population qui, en juin 2008, manifestait pacifiquement son exigence d’être entendue.

Véritable intervention militaire pour mater toute une population. On a matraqué, tabassé, insulté, pourchassé les jeunes, maltraité et humilié les femmes, saccagé les domiciles, dépouillé les gens, interpellé, torturé…

Des méthodes répréhensibles qui ont indigné l’opinion publique nationale et internationale. Des commissions d’enquêtes diligentées par les organisations de la société civile, voire par le parlement marocain, confirment le caractère arbitraire de cette intervention.


Procès politique :

Les jeunes arrêtés, ont été torturés et humiliés. Leurs conditions de détention ont aggravé leur état de santé, mais pas affaibli leur volonté de défendre leur dignité. Ils ont mené des grèves de la faim. Forts du soutien actif de leurs familles et de toute une population et de la solidarité internationale, ils ont pu imposer les soins médicaux à deux d’entre eux (Brahim Barra et Hassan Agharbi) et la liberté provisoire accordée à Khadija ZIANE, lors de la première audience du 12 février dernier…

Par le biais de ce procès, qui s’ouvre de nouveau ce jeudi 5 mars, les autorités persévèrent en voulant les condamner pour l’exemple. De graves accusations infondées sont portées à leur encontre.

La solidarité internationale que nous avons exprimé à maintes reprises, doit se concrétiser de nouveau, par l’envoi d’observateurs d’ONG et par des manifestations de sensibilisation de l’opinion public.

Le Collectif de Solidarité International de Sidi Ifni

appelle à un Rassemblement

sur l’Esplanade des Droits de l’Homme, Place de Trocadéro à Paris

Dimanche 1er Mars de 15h à 17h


Premiers signataires :

Collectif Internationale de Sidi Ifni-Aïtbaâmrane : ( Rassemblement d’Ifni-AïtBaâmrane pour la solidarité (RIAS), Association Ifni AïtBaâmrane pour le développement (AIAD), Association de défense des droits de l’Homme au Maroc(ASDHOM), Association des Marocains de France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association Mesti pour le Développement et la Culture (AMDC), la Nouvelle Génération d’Abaynou Solidaire (ANGAS) )

Avec le soutien de : ATTAC, FTCR, MQJS, MRAP, Union Syndicale Solidaires, UTIT, FMVJ-France, CORELSO, CNT, PCF, PCOF, PCOT, NPA, LES VERTS

Contact : Le collectif International de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane

C/O ATMF : 10 rue Affre. 75018.

Tel : 01 42 55 91 82. Fax : 01 42 52 60 61

sidiifni.solidarite@ras.eu.org

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L’ATMF soutient les luttes estudiantines au Maghreb

En guise de négociations, les régimes maghrébins ont fait le choix de s’acharner contre la jeunesse étudiante pour faire passer en force des réformes douteuses. Toute contestation est criminalisée

Au Maroc, 11 étudiants de l’université de Marrakech croupissent en prison depuis mai 2008. leur procès est prévu le 26 février. Leurs familles qui multiplient les actions de protestations depuis leur arrestation comptent observer une grève de la faim le jour de leur procès, pour exiger leur libération.

A Fez, le 23 février 2009, 100 étudiants ont été arrêtés, 75 parmi eux passeront devant le procureur. A l’origine, il y avait un mouvement de protestation dans l’université contre un projet de loi visant à terme la privatisation de l’enseignement. Les forces de police se sont introduites dans trois facultés de la ville, elles ont pourchassé, agressé et humilié les étudiants.

En Tunisie : 5 militants du syndicat étudiant UGET ont entrepris une grève de la faim illimitée depuis le 11 février dernier, pour s’élever contre leur exclusion de l’université et exiger leu réintégration. Les étudiants tunisiens syndiqués sont constamment harcelés, condamnés et bien sûr exclus de l’université.

En Algérie, les lycéens algérois ont fait grève pendant plusieurs jours le mois passé pour protester contre la surcharge des programmes scolaires, ils ont été rejoints par les lycéens de Constantine

Le 21 février, lors d’un rassemblement devant la direction de l’éducation, les forces de l’ordre ont matraqué des dizaines d’entre eux

Ces luttes légitimes ne sont qu’une réponse logique aux gouvernements maghrébins qui ne laissent d’autres issues à leurs jeunesse que la Hogra (humiliation) ou la Harga (immigration clandestine).

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France tient à exprimer son entière solidarité avec les luttes étudiantes au Maghreb.

Elle exige des autorités en place

– le respect des la liberté d’organisation et de manifestation

– La réintégration des étudiants exclus

– la libération des étudiants détenus et l’abandon des poursuite dont il font l’objet.

Paris le 25 février 2009

Pour l’ATMF, le président,
Driss El Kerchi

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Camps de rétention à Malte et Lampedusa : les révoltes du désespoir

Communiqué de Migreurop :

Le mouvement de révolte qui a éclaté le 18 février dans le centre d’internement pour étrangers surpeuplé de la petite île de Lampedusa, à l’extrême sud de l’Europe, n’est pas seulement dû aux conditions inacceptables dans lesquelles y sont détenus ses occupants.

Il s’inscrit dans un contexte d’instrumentalisation de la question migratoire par un gouvernement italien qui, depuis qu’il est au pouvoir, flatte les réflexes xénophobes d’une partie de la population pour justifier l’adoption de mesures sécuritaires. En entassant plusieurs centaines de migrants dans un centre initialement conçu pour un transit de courte durée ; en portant quotidiennement atteinte à leur dignité ; en violant ouvertement les droits que leur reconnaît la loi, notamment à l’égard des candidats réfugiés ; en renvoyant de force des personnes qui pourraient subir des violences ou des actes de torture à leur arrivée, les autorités alimentent sciemment la détresse et l’exaspération des détenus, dont témoignent de nombreuses tentatives de suicide. Dans le même temps, elles cherchent à attiser le mécontentement de la population locale. A ce jour, les habitants de Lampedusa ont su résister à cette provocation.

A Malte, autre île de la Méditerranée, le détention center pour étrangers de Hal Far a pris feu lors d’une rébellion le 19 février. Tout comme à Lampedusa, les mauvais traitements dans des centres d’internement surpeuplés sont la règle dans ce pays, comme les durées interminables de détention et le mépris des lois et des conventions relatives aux droits fondamentaux. Mais à Malte, l’incendie du centre a pris sur un fond d’hostilité exacerbée à l’égard des étrangers, hostilité soigneusement entretenue, sinon encouragée, par les autorités maltaises.

Ces manifestations de désespoir sont aussi le fruit de la complicité des pays d’origine et de transit des exilés qui, au nom de la « cogestion » des flux migratoires, monnayent leur collaboration à la politique meurtrière de protection des frontières de l’Union européenne (UE). Après le Maroc ou le Sénégal, c’est aujourd’hui le cas de la Tunisie, qui a signé fin janvier un accord avec l’Italie pour accepter le rapatriement, d’ici le mois de mars, de 500 Tunisiens parmi ceux qui se trouvent à Lampedusa. Et qu’importe s’ils sont renvoyés dans la région de Gafsa, où les mouvements de protestation populaire contre l’injustice sociale ont récemment subi une répression violente, faite d’arrestations et d’actes de torture. C’est aussi le cas de la Libye, qui vient de se voir offrir 20 millions d’euros par l’UE pour aider à la lutte contre les migrants en provenance d’Afrique sub-saharienne, en participant notamment à des patrouilles d’interception maritime de boat people. Tant pis pour les réfugiés qui espéraient trouver protection en Europe.

Les événements de Malte et de Lampedusa sont, enfin, le résultat de l’hypocrisie de l’UE, qui assiste sans broncher aux illégalités manifestes, notoires et récurrentes qui sont commises sur son territoire. Alors qu’elle s’est dotée de lois qui s’imposent à tous les Etats membres en matière d’accueil des demandeurs d’asile, alors que son Parlement vient, dans deux résolutions récentes, de dire sa préoccupation devant la multiplication des centres de rétention pour étrangers et les violations des droits qui y sont commises, alors que les Etats membres sont engagés par les normes internationales en matière de protection des droits humains, comme la Convention européenne de 1950 qui prohibe les traitements inhumains et dégradants et les expulsions collectives, l’UE laisse bafouer ces principes sans intervenir.

Plutôt que d’anticiper les causes de départ, qui jettent en Méditerranée des milliers de victimes de l’oppression et de la misère, l’Europe préfère confier à ces territoires tampons que sont les îles de la Méditerranée le soin de dissuader les arrivées, de la manière la plus violente. Comme la sinistre « directive retour », les camps d’étrangers témoignent de l’incapacité de l’Europe à affronter la réalité incontournable de la migration. Ce faisant elle prend le risque, non seulement de renier ses principes, mais aussi de préparer les prochaines révoltes du désespoir : elles éclatent déjà à Milan et à Turin, comme à Bordeaux et à Vincennes il y a quelques mois.

Il est plus qu’urgent d’en finir avec les conditions inhumaines de détention de migrants, à Malte, à Lampedusa et dans tous les lieux d’internement où les droits des personnes sont bafoués.

la version française du communiqué

la version italienne du communiqué

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Charte de l’ATMF

Présentation :

L’ATMF est une association qui puise ses racines dans les mouvements de libération nationale, dans les mouvements progressistes et de résistance, du mouvement ouvrier, et dans des luttes de l’immigration, et des droits humains au maghreb.
L’ATMF est passée par des phases historiques, de l’AMF association des marocains en France, créée par Mehdi Benbarka en 1961, puis l’AMF coordination des sections en 1975.
L’ATMF association des travailleurs marocains en France, a déposé ses statuts en janvier 1982.
En 2000, l’ATMF association des travailleurs marocains s’est transformée lors de son 7ème congrès en une association de Travailleurs Maghrébins de France

Principes :

L’ATMF est une association démocratique, progressiste, laïque et indépendante de tous pouvoirs.
L’ATMF est porteuse de valeurs de fraternité, d’égalité et de liberté.
L’ATMF est une association de lutte contre toutes les formes d’exclusion, de racisme, d’islamophobie, d’antisémitisme, de discriminations. Elle prône une citoyenneté active notamment pour les maghrébins de France.
L’ATMF lutte pour de nouveaux rapports Nord / Sud, basés sur la solidarité. Elle œuvre pour le respect des droits humains en général et dans les pays du Maghreb en particulier.
L’ATMF souscrit à la déclaration universelle des droits humains, à la convention des nations unies pour la protection des droits des migrants et leurs familles et aux différentes conventions internationales relatives à l’élimination de toutes les formes de discriminations en raison de la race, du genre, de l’origine ethnique, de la croyance…


Champs d’action :

L’ATMF contribue à la défense des exclus, des migrants avec ou sans papiers.
L’ATMF lutte contre les discriminations et les inégalités qui ont pour cause l’ethnie, la nationalité, le sexe, handicape, l’âge, la religion.
Elle revendique l’égalité du droit à la pratique religieuse dans la dignité.
L’ATMF promeut l’égalité homme/femme, le respect de l’autonomie de l’individu.
L’ATMF œuvre pour un autre monde, de paix, de solidarité entre les peuples et contre le néolibéralisme.
L’ATMF lutte pour une citoyenneté active et réelle ici et de l’autre côté de la méditérannée.
L’ATMF lutte pour la libre circulation et installation dans les pays du Nord comme ceux du Sud, à l’égalité des droits dans les domaines socio-économique, politique, et culturel.

La présente charte est conclue librement entre les associations maghrébines et des personnes : elle définit le caractère fondamental de ce regroupement autour des valeurs citées ci-dessus.

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Halte au racket sur les cotisations sociales des travailleurs sans-papiers !

La grande majorité des 400 000 sans-papiers de France sont des travailleurs déclarés en CDI, CDD ou intérim renouvelé avec des papiers incomplets ou de faux papiers, sur lesquels les patrons ferment les yeux. Dans cette situation, ils paient impôts, taxes et cotisations sociales sans pouvoir bénéficier des droits et des prestations qui y sont attachées (retraite, allocation chômage, logement social…). Et ces travailleurs, même régularisés, ne bénéficient pas des droits attachés aux cotisations versées antérieurement.
L’état français encaisse ainsi environ 2 milliards d’euros par an sans jamais rien décaisser.
Nous ne demandons pas à ce que ces sommes soient remboursées. Nous réclamons la possibilité pour ces travailleurs de bénéficier en France des droits acquis par le versement de leurs cotisations.

Nous demandons :
– l’arrêt des expulsions,

– la régularisation des travailleurs et travailleuses sans-papiers,

– la récupération des droits pour tous.

Quand ces travailleurs sont expulsés après avoir cotisé pendant des années en France, ils se retrouvent privés de toute ressource dans leur pays d’origine. De plus, ce racket de l’état français sur les cotisations sociales pèse sur l’économie de ces pays en réduisant d’autant les envois des immigrés à leurs familles. Rappelons que l’argent envoyé dans leur pays d’origine par les immigrés avec ou sans papier représente trois fois l’aide financière des gouvernements des pays riches.
 
Les gouvernements du Sénégal, de la Tunisie, du Gabon, du Burkina-Faso, du Bénin, de la RDC, du Togo, du Cap Vert, de l’île Maurice, ont signé avec la France des accords d’ « immigration choisie » qui facilitent les expulsions de leurs ressortissants sans-papiers.
 
En France, ce sont les consulats de ces pays qui délivrent les laissez-passer nécessaires à ces expulsions. Ainsi, les gouvernements de ces pays se rendent complices de ce racket et privent leurs propres citoyens d’une aide souvent indispensable.
 
C’est pourquoi les signataires de ce texte appellent à des rassemblements avec délégations devant les consulats des pays concernés.
 

Premier rassemblement
Mardi 3 mars 2009 à 13 heures
Devant le consulat du Sénégal
22 rue Hamelin, Paris 16ième (Métro Iéna ou Boissière)

 
Signataires : Association Malienne des Expulsés (AME) – ATTAC France – SURVIE – M.R.A.P. – Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) – Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (FASTI) – Collectif d’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) – Coordination 75 des sans-papiers – Coordination 93 pour la lutte des sans-papiers – Collectif des sans-papiers Montreuil – Collectif CGT sans-papiers Cannes – R.E.S.F. – Association des Marocains en France (AMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – CAPJPO – Marches européennes contre le chômage – Coordination Femmes Egalité – Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS) – Autremonde – RESOCI – D.A.L. – COPAF – A.S.I.A.D. – Stop Précarité – Convergence des Causes –  Droits devant !! – Union Syndicale SOLIDAIRES (SUD Travail, Syndicat National Unifié des Impôts SNUI) – CGT Caisse des Dépôts – SNU TEF-FSU – Confédération Paysanne – Les Alternatifs –  Gauche Alternative – Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) – Parti Communiste Français – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Les Verts…

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Maroc : Dans l’attente du procès des prisonniers politiques de Sidi Ifni le 5 Mars, Inquiétantes nouvelles de Brahim Barra et de Hassan Agharbi

Le collectif International de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane

Les deux prisonniers politiques Brahim Barra et Hassan Agharbi ont été transférés de leurs prison d’Inzegane à Agadir à celle de Boulemharez à Marrakech, pour bénéficier des soins et des interventions médicales que leur santé exige à l’hôpital Ibn Toufail.

Brahim Barra qui souffre de problèmes rénaux a subi une opération chirurgicale le 12 février dernier. A aucun moment, le corps médical n’avait évoqué la possibilité de l’ablation d’un rein. Après l’intervention chirurgicale, sa femme Malika Barra et lui même ont appris l’ablation de son rein. Choqués Brahim et Malika Barra ont essayé de comprendre sans succès. Depuis, c’est un cafouillage absolu entre les médecins qui confirment ou infirment cette ablation.

Le collectif international de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane est scandalisé par l’absence d’information claire sur la nature de l’opération pratiquée sur Brahim Barra. Il dénonce l’intrusion injustifiée des services de sécurité dans ce qui devrait relever exclusivement des prorogatives du corps médical.

Le collectif s’insurge contre le traitement dégradant infligé à Brahim Barra à sa sortie du bloc opératoire. Ses mains ont été attachées aux barres de son lit, il a fait l’objet d’insultes et de provocations pendant plus de 6 heures.

Quant à Hassan Agharbi, il est incarcéré dans la prison de Boulemharez à Marrakech, il a subi de nombreux examens médicaux, en raison de ses graves problèmes de prostate. Sa santé se dégrade jour après jour, dans l’attente d’une éventuelle opération chirurgicale. Il soufre d’hypertension artérielle et de diabète.

Le 16 et 17 février, les étudiants détenus d’opinion à la prison de Boulemharez ont observé une grève de la faim, pour dénoncer les procès politiques et le traitement infligé à Brahim Barra. Ils entendaient alerter l’opinion publique sur l’état des prisons marocaines, surpeuplées, et présentant des risques sur la santé physique et mentale des prisonniers. A cette occasion, le collectif international de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane tient à exprimer sa solidarité avec le combat de l’étudiante Zahra Boudkour et ses camarades étudiants de Marrakech, détenus depuis mai 2008. Leur procès est prévu le 26 février prochain.

Le procès des détenus politiques de Sidi Ifni Aït Baâmrane était, quant à lui, prévu le 12 février dernier, le juge a décidé de sont report. Il a également ordonné la mise en liberté provisoire de l’unique femme détenue dans cette affaire Khadija Ziane. Elle comparaitra en liberté le 5 mars 2009, dans un procès où seront jugés 13 prisonniers et d’autres militants comparaitront également en liberté.

Le collectif international de Solidarité avec Sidi Ifni-Aït baâmrane se réjouit :

– de la forte dynamique de soutien qui s’est créée autour des détenus de Sidi Ifni

– de la mise en liberté provisoire de Khadija Ziane,

Le Collectif :

– exige la libération immédiate de tous les prisonniers et l’abandon de toutes les poursuites contre l’ensemble des accuséEs.

– déclare tenir les autorités marocaines pour responsables des complications de santé que Brahim Barra et Hassan Agharbi encourent.

– Renouvelle ses revendications : la poursuite des responsables des exactions à l’encontre de la population, des excuses de l’état et la satisfaction des revendications légitimes des populations de Sidi Ifni Aitbaâmrane.

Paris le 17 février 2009

Contact : Le collectif International de Solidarité Avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane

sidiifni.solidarite@ras.eu.org

C/O ATMF : 10 rue Affre. 75018. Tel : 01 42 55 91 82. Fax : 01 42 52 60 61