Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
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Conférence de presse : Sur la dégradation des droits de l’Homme et les atteintes aux valeurs sacrées au Maroc

A l’appel de l’ATMF, Attac France, le Comité International pour la Libération des Détenus du 1er mai au Maroc, SUD/Solidaires, le PCF, Les Verts, la LCR, la FSU, l’AMF et l’ASDHOM.

La situation des droits de l’Homme au Maroc est alarmante. Les récents événements et les procès et verdicts auxquels ils ont donné lieu sont en effet très inquiétants. Ainsi, lors des défilés du 1er mai, plusieurs membres de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM) et de l’Union Marocaine du Travail (UMT) ont été arrêtés à Agadir et Ksar El Kébir. Les sit-in de solidarité organisés pour protester contre ces arrestations se sont terminés par dix arrestations à Béni Mellal dont des militants d’Attac Maroc, de l’AMDH, de l’ANDCM, de l’UMT et du Forum Marocain Vérité et Justice. Tous ces militants ont écopé de 1 à 4 ans de prison pour « atteinte aux valeurs sacrées » et « rassemblement non autorisé ». Parmi les prisonniers figure un responsable politique de 72 ans, de santé précaire.

Ces violations des droits d’opinion et d’expression ont alerté de nombreuses associations de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International, la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, l’Organisation Mondiale Contre la Torture, qui, à travers communiqués de presse, actions et lettres de protestation ont affirmé leur vive préoccupation devant le manque de respect des conventions internationales protégeant les droits humains, pourtant ratifiées par l’Etat marocain.

Malheureusement, les derniers événements survenus au Maroc renforcent le sentiment d’un tournant répressif et ravivent les pires craintes : un vieillard de 94 ans, handicapé physique et mental, condamné à 3 ans de prison ferme pour « atteinte aux valeurs sacrées » est décédé dans la prison de Settat dans des conditions abominables. Le verdict de la Cour d’Appel de Ouarzazate dans ce qu’on appelle « l’affaire des détenus des neiges » « , où les habitants de Boumaln Dades réclamaient le dégagement des routes d’accès aux villages suite à des chutes de neige abondantes, est tout aussi alarmant : au total 34 années de prison ferme pour 10 condamnés dont 2 ans pour un enfant mineur !

L’ATMF, Attac France, le Comité International pour la Libération des Détenus du 1er mai au Maroc, SUD/Solidaires, la FSU, le PCF, les Verts, la LCR, l’AMF et l’ASDHOM vous invitent pour discuter des développements récents à une conférence de presse le :

mardi 4 mars à 11H

au siège de l’ATMF au 10 rue Affre à paris 18ème

métro barbes ou chapelle

Contact presse : KHAMLICHI Amine, tel : 06.25.87.26.03

EL BAZ Ali, tel : 06.71.61.16.55

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Urgence – Tunisie

Un véritable vent de révolte souffle sur le bassin minier de Gafsa (notamment dans les villages de Redeyef, Métlaoui et Oum Lârayes…)

Depuis le 5 janvier 2008 l’ensemble de la région est en ébullition. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est un concours organisé par le principal employeur dans la région (la Compagnie des Phosphates de Gafsa) dont les résultats étaient entachés de fraudes évidentes, de favoritisme et de népotisme.

Aussitôt connues, ces magouilles ont fait descendre les laissés-pour-compte dans la rue en signe de protestation. Rapidement, ces manifestations se sont transformées en une contestation générale de l’injustice sociale flagrante résultant de la politique économique de l’Etat tunisien.

Femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, diplômés et sans diplômes, travailleurs et chômeurs, syndicalistes, enseignants, agriculteurs se sont retrouvés unis pour occuper la rue. Les veuves de mineurs (décédés suite à des maladies professionnelles non indemnisées) sans ressources ont entamé des grèves de la faim. Des familles entières de déshérités ont dressé des tentes à proximité des institutions locales représentatives de l’Etat pour y camper jour et nuit afin d’exprimer leur raz-le-bol et leur désespoir.

Le bassin minier de Gafsa est, depuis 20 ans, en proie à une misère insupportable. Il n’est que de comparer les chiffres officiels du taux de chômage national (14,1%), avec celui de Oum Lârayes (38,5%), Lemdhilla (28,4%), Essand (28%) ou Redeyef (26,7%) pour s’en rendre compte. Des milliers de familles, y vivent, en effet, largement en dessous du seuil de la pauvreté. Ils ne disposent d’aucun revenu, d’aucune couverture sociale, d’aucune aide de quelque nature que ce soit de l’Etat. Lequel ne cesse, cependant, de se targuer de ses prétendues prouesses économiques.

En mettant à nu cette situation économique, sociale et écologique catastrophique, les déshérités de Gafsa ont par là même apporté un cinglant démenti à la propagande officielle concernant les « forts » taux de croissance et « l’absence de misère en Tunisie » ! Le tout par des moyens de contestation pacifiques dénués du moindre débordement pouvant justifier une intervention musclée des « forces de l’ordre ».

Après des tentatives avortées d’étouffement du mouvement, les autorités ont engagé un simulacre de négociations avec la délégation des grévistes (plusieurs ministres se sont rendus sur place) sans proposer la moindre solution concrète à leurs problèmes urgents et vitaux.

Des informations concordantes confirment une présence policière et militaire plus qu’inquiétante autour des principaux villages du bassin minier. Le pire est donc à craindre !

Un appel de détresse a été lancé par la population mobilisée à Redeyef afin que tous les citoyens épris de justice et d’égalité se rendent dans la région lundi 3 mars, date butoir de la fin des « négociations ».

Le 27 février 2008 une réunion d’information/solidarité regroupant des associatifs, des militants et des représentants des partis d’opposition à Paris, s’est tenue au siège de la FTCR. Les participants ont constitué un comité de suivi, d’information et de soutien qui demeure ouvert à tous ceux et toutes celles qui souhaitent y prendre part. Des actions d’information, de soutien et de « lobbying » médiatique à l’échelle nationale et internationale ont été décidés.

Ce comité exprime, d’ores et déjà, son entière et indéfectible solidarité avec les populations du Bassin minier ;

Il reprend à son compte les exigences légitimes des intéressés, et notamment :

* l’annulation des résultats frauduleux du Concours de recrutement de la CPG, et la mise en place d’un dispositif permettant l’embauche des plus nécessiteux
* mettre en place un programme d’embauche des diplômés sans emploi
* l’implication de l’Etat dans la création de grands projets industriels permettant de résorber le plus grand nombre de chômeurs ;
* conformation de la CPG au droit international relatif au respect de l’environnement ;
* garantir aux déshérités les services publics minimums tels que l’électricité, l’eau courante, etc.

Le Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa (Paris) met en garde le régime tunisien contre tout recours aux « solutions sécuritaires », et le tient pour responsable de toute dégradation violente de la situation.

Il lance un appel urgent aux personnes, associations et organisations (nationales et internationales) de défense des droits de l’homme et de l’environnement à se rassembler autour des déshérités de Gafsa et à leur manifester massivement soutien et solidarité.

Paris, le 28 février 2008

Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa

C/o FTCR, 3 rue de Nantes 75011 Paris –

Courriel : bassin.minier@yahoo.fr

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Soirée Débat : La marocanité associative en France.

le 20 FEVRIER à 18H30

Salle Saint Bruno – 9, rue Saint Bruno – Paris 18

(M° Château Rouge)Immigration Développement Démocratie

L’association IDD vous invite à une Soirée Débat durant laquelle Antoine Dumont (chercheur MIGRINTER) présentera sa thèse sur le thème de :

« La marocanité associative en France. Militantisme et territorialité d’une appartenance exprimée à distance »

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Maroc : Liberté pour tous les emprisonnés du 1er mai

Communiqué commun Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Attac France, Comité International pour la Libération des Détenus du 1er mai au Maroc, Ligue française des droits de l’Homme (LDH) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).

Lors des traditionnels défilés du 1er mai 2007, ont eu lieu dans diverses villes marocaines des manifestations pacifiques. Sept manifestants ont été arrêtés à Agadir et Ksar El Kébir, membres de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM) et de l’Union Marocaine du Travail (UMT). Plusieurs sit-in de solidarité ont été organisés pour protester contre ces arrestations. Celui de Béni Mellal s’est terminé par dix arrestations dont des militants d’Attac Maroc, de l’AMDH, de l’ANDCM, de l’UMT et du Forum Marocain Vérité et Justice.

De lourdes peines ont été prononcées contre ces manifestants accusés d’avoir porté et d’organiser un « rassemblement non autorisé sur la voie publique » alors qu’ils n’ont fait que porter, pacifiquement, sur la place publique, leurs revendications sociales ou exprimer leur solidarité avec les manifestants arrêtés le 1er mai.

Les organisations de défense des droits de l’Homme ne s’y sont pas trompées : il s’agit bel et bien de prisonniers d’opinion, réprimés pour avoir pratiqué leur droit de manifester pacifiquement ou d’exprimer leur solidarité avec leurs camarades. Le 6 février, la Cour suprême a reconnu la vacuité des charges retenues contre sept militants arrêtés à Béni-Mellal tout en retenant l’accusation, infondée, d’« atteinte aux valeurs sacrées » contre trois militants qui sont ainsi condamnés à un an de prison ferme.

C’est pourquoi l’AMDH, l’ATMF, Attac France, le Comité International pour la Libération des Détenus du 1er mai au Maroc, la LDH et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme expriment leur vive préoccupation devant ces condamnations et dénoncent l’emprisonnement des militants concernés.
Elles expriment leur solidarité avec les manifestants inculpés et demandent la libération immédiate et inconditionnelle de tous les emprisonnés du 1er mai au nom du respect de la liberté d’expression et des conventions internationales signées par l’Etat marocain.

Paris, Genève, le 14 février 2008.

Association des Travailleurs Maghrébins de France

10, rue AFFRE 75018 – Paris

tél : 01.42.55.91.82 / fax : 01.42.52.60.61
E.mail : national@atmf.org Site : www.atmf.org

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Procès Groupe de Soliman à Tunis : compte rendu de mission

Communiqué

Aix Solidarité et l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF),le Comité ont délégué deux observateurs au procès en appel du « groupe de Soliman » accusé d’avoir participé à un affrontement armé avec la police et l’armée tunisiennes qui les poursuivaient. Selon les déclarations officielles, l’affrontement s’est soldé par la mort de 12 membres du groupe, celle d’un policier et d’un membre de l’armée et par l’arrestation de 15 personnes sur les lieux de la fusillade alors que 30 prévenus ont été jugés.

Trois raisons principales motivent l’envoi d’observateurs : la peine de mort par pendaison prononcée en première instance contre deux des prévenus, la torture pratiquée sur les prévenus pendant la procédure d’instruction, les atteintes portées aux droits de la défense au cours du procès en première instance.

La peine de mort

Deux des 30 inculpés du groupe de Soliman » ont été condamnés à mort en première instance, alors que les autres prévenus étaient condamnés à de très lourdes peines de prison (huit à la prison à perpétuité, sept à trente ans, deux à vingt ans, deux à quinze ans, deux à douze ans et deux à dix ans de prison ferme, trois autres respectivement à 8, 7, 6 et deux à 5 ans de prison ferme).

La peine de mort continue à être prononcée par les tribunaux tunisiens mais elle n’a plus été exécutée depuis 1994. En raison des faits jugés dans cette affaire, les avocats de la défense craignent qu’elle ne soit à nouveau mise à exécution et entendent mobiliser l’opinion internationale contre sa remise à l’ordre du jour.

La torture

Le procès en appel s’est ouvert le vendredi 8 février à Tunis en présence d’un important déploiement policier autour du tribunal et dans la salle d’audience (plus de 30 policiers en uniforme dans la salle sans compter les policiers en civil). Commencée à 9 heures 30, avec une interruption entre 13 heures 30 et 15 heures 45, l’audience a été interrompue brutalement à 18 heures (la suite du procès étant reportée au 12 février) après qu’un des accusés déclare ne pas se sentir capable d’énoncer les sévices qu’il a subis. Au cours des 15 auditions réalisées pendant cette audience tous les accusés ont déclaré que les aveux ont été arrachés sous la torture et un certain nombre d’entre eux nient les faits qui leurs sont reprochés.

Les droits de la défense

En première instance une quarantaine d’avocats du collectif de défense des prisonniers s’est retirée du procès en raison de graves irrégularités et violations de procédures dont :

*

Les agressions policières de la brigade d’intervention rapide à l’encontre des accusés au cours de l’audience du 15/12/2007, sous le regard indifférent du juge
*

L’empêchement fait aux avocats de jouer leurs rôles en les privant notamment d’un délai raisonnable pour préparer la défense
*

Le rejet de toutes les demandes d’examens médicaux formulées par la défense

Le procès en appel a débuté par la lecture de l’acte d’accusation. Jusqu’à 13h30 le président du tribunal a interrogé longuement les accusés une certaine aménité. A la reprise des auditions vers 16 heures le rythme des interrogatoires s’est s’accéléré.

Cependant les conditions de déroulement du procès peuvent être qualifiées par euphémisme, « d’anormales ». Dans une salle exigüe qui outre les magistrats et les 30 accusés doit recevoir plus de 30 policiers, une quarantaine d’avocats de la défense, 6 avocats de la partie civile, les familles des accusés, le public, quelques observateurs internationaux, (d’Amnesty International, de l’ATMF, du barreau de Paris, de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), d’Aix Solidarité….), les allées et venues incessantes dans la salle d’audience, les paroles des accusés s’exprimant sans micro, se perdent souvent dans le brouhaha de la salle. L’installation des avocats , la plupart se retrouvant debout dans les allées centrales et latérales de la salle ne permettent ni une écoute et un travail « normal ».

Alors que se poursuit le procès en appel nous appelons l’ensemble des associations, syndicats, partis politiques, les organes de presse, les élus et les citoyens à se mobiliser pour le droit à la vie, l’abolition de la peine de mort , contre la torture et pour le respect de la dignité humaine, le respect des droits à la défense pour tous les condamnés en Tunisie.

Laure Magronne Présidente Aix Slidarité
Naceur El Idrissi

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ATMF de Nancy : Festival du bout des rives 3ème édition

PROGRAMME du FESTIVAL
DU BOUT DES RIVES 3ème édition

Littérature, Théâtre, Cinéma, Musique, Expo Photos

Date : Du 12 au 15 février 2008
Lieu : CCAM

Le mardi 12 février :
19 h Vernissage
20 h 30 : Spectacle Théâtre/marionnettes Tout public « Sublimes Idioties de
Nasreddine Hodja » de L’escabelle Cie théâtrale

Le mercredi 13 février :
20 h 30 : Projection du film libanais « Caramel » de Nadine Labaki et Débat
animé par Orass Zibaoui, journaliste libanaise à Radio Orient et Karim
Abdelkader

Le jeudi 14 février :
20h30 : Conférence – Débat sur « Littérature Maghrébine d’expression française
: point de vue d’un écrivain» avec Fouad LAROUI, écrivain marocain
Intervention théâtrale «Le Hammam» avec Nadéra Berremili / La Smalah

Le vendredi 15 février :
20h30 : Concert avec Aïcha Redouane et l’Ensemble Al Adwâr : Art musical du
MAQÂM du Proche-Orient (musique classique arabe).
22 h 30 : Dégustations de spécialités orientales : assiettes et vins sur place


Du 11 au 21 février :

Exposition Photos de Malik Nejmi «EL MAGHREB» au Conseil Général de Meurthe et
Moselle : Trois livres, trois voyages.
Comme une lettre photographique et poétique, El Maghreb explore le Maroc du fils
né en France et les silences du père immigré.

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Pour la régularisation de tou(te)s les travailleurs sans-papiers : Manifestation

MANIFESTATION EN DIRECTION DU PATRONAT,
A la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME).

Depuis le 1er juillet 2007, en application du décret de la loi de juillet 2006 sur le travail illégal, les licenciements de travailleurs sans-papiers se multiplient par centaines.

Le 20 décembre 2007, le gouvernement a publié une circulaire avec une liste de 150 métiers non qualifiés, dits « en tension », ouverts exclusivement à des travailleurs de pays venant d’intégrer l’Union Européenne, excluant de la régularisation les milliers de sans-papiers, notamment africains et asiatiques, travaillant depuis des années dans ces métiers.

Cette politique de « remplacement » d’une main d’œuvre par une autre en fonction de son origine, utilisée pour une mise en concurrence des travailleurs entre eux, est discriminatoire et doit être combattue.

Suite aux mobilisations condamnant cette circulaire, le gouvernement en publiait une seconde le 7 janvier 2007, infléchissant celle du 20 décembre. « A titre exceptionnel» et par le biais du seul patronat, elle envisage la possibilité d’une régularisation de travailleurs déjà en poste.

Cet infléchissement du gouvernement ne peut nous satisfaire. Il perpétue et institue l’arbitraire patronal et préfectoral alors que des milliers de travailleurs pourvoient tous les jours au manque de main d’œuvre, notamment dans les P.M.E. de la restauration, du bâtiment, du nettoyage… Alors qu’ils cotisent aux caisses d’assurance maladie, de retraite, de chômage, déclarent et payent pour beaucoup leurs impôts. Ces travailleurs doivent être régularisés !

Comme nous l’avons affirmé à chacune de nos mobilisations aux Ministères du travail, des Affaires Etrangères, de l’Economie et des Finances et à Matignon, la liste des 150 métiers doit être ouverte à tous, à commencer par celles et ceux qui travaillent ici, qui cotisent ici, qui vivent ici… Et qui, de toute façon, resteront ici.

Il faut obliger les patrons qui exploitent cette main d’œuvre flexible à merci et qui, majoritairement, ont embauché en toute connaissance de cause ces travailleurs sans-papiers, à prendre leurs responsabilités pour qu’ils soient tous régularisés dans l’égalité des droits.
Telle sera notre exigence lors de la manifestation du 1er février.

DEPART DE LA MANIFESTATION A 15 H 00
GRANDE ARCHE DE LA DEFENSE (Métro : terminus ligne 1 – Sortie E)
EN DIRECTION DE LA CGPME

Signataires le 21 décembre : Droits devant !!, UL CGT Massy, CGT Finances, Fédération des Syndicats Unitaires (FDSU), SNUTEF (FSU), Union Syndicale Solidaires, FSU, Syntef CFDT, UD CGT Paris, CNT Nettoyage RP, CNT Bâtiment RP, MRAP, Autremonde, ATMF, Organisation de Femmes Egalité, ATTAC, Coord. 93 de lutte des sans-papiers, Col. Sans-papiers Montreuil, Marches Européennes, R.E.S.F., Confédération Paysanne, DAL, COPAF, AC !, MNCP, FTCR, RESOCI, CAPJPO, No Vox France, Mission Populaire Evangelique de France, Partenia 2000, ATF, Construire un Monde Solidaire, CGT Chômeurs, Militant, RAJFIRE, Zanadoan, Ass.Justice-Immigration-Droits…

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Communiqué final de l’Assemblée des Migrants

Nous, Réfugiés, Demandeurs d’asile, migrants et les acteurs des organisations de soutient aux migrants venant de l’Europe, de l’Amérique et de l’Afrique ; avons tenu une Assemblée des migrants en marge du Forum social Marocain le 27 janvier 2008 à Bouzinika.

Après des échanges, des analyses et de partage d’expériences,
Nous participants de cette Assemblée ;

Considérant l’incrimination, les violations massives de droits et libertés fondamentaux et les atteintes à la dignité humaine, dont sont victimes les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile, tant dans les pays d’accueil et dans les pays de transit,

Considérant les arrestations des migrants le 25 janvier 2008 à Rabat, alors que se déroule le Forum Social Marocain à Bouzinika ;

1. Dénonçons les pratiques d’arrestation, de rétention, d’enfermement, de refoulement et d’exploitation des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.

2. Rejetons les politiques et accords entre les pays du Nord et du Sud sur les migrations.

3. Exigeons :
– la liberté de circulation et d’établissement partout et pour tous.
– Le respect et l’application des conventions et traités internationaux et régionaux sur les migrations.
– La régularisation de tous les sans papiers.

4. Décidons :

– La mise en place d’une plate – forme internationale des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile.
– L’appropriation par les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile des journées internationales ; notamment le 08 Mars, le 20 juin, le 10 décembre et le 18 décembre pour les grandes mobilisations sur les questions des migrations et des droits d’asile.
– La mise en synergie des actions communes et concertées entre les acteurs du Nord et du Sud.

Fait à Bouzinika, le 27 janvier 2008.
L’ASSEMBLEE DES MIGRANTS

Premiers sigantaires: ARCOM ( Association des réfugiés et demandeurs d’asile congolais au Maroc), ORIM ( Organisation des réfugiés ivoiriens au Maroc), ADESCAM, AME ( Association des maliens expulsés), CRM ( Collectif des réfugiés au Maroc), AIPDRDA ( Association interafricaine pour la promotion et la défense des droits des réfugiés et demandeurs d’asile), GRAPR/ NAD, ATMF

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Cérémonie d’inhumation de notre ami Hmida Karmim

=http://www.atmf.ras.eu.org/IMG/pdf/le_faire-part_de_deces_de_Hamida.pdfInformations concernant la cérémonie d’inhumation de notre ami Ahmida Karmim

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Ensemble des voix juives et arabes appellent la population française a briser l’étranglement de Gaza

La bande de Gaza enfermée, isolée du monde, bombardée par les F16 de l’armée israélienne, attaquée par la
mer, est assiégée; sa population est en danger de mort.

Un million et demi d’hommes de femmes et d’enfants qui y vivent sont punis, d’une part, en tant que
Palestiniens qui ont porté au pouvoir le Hamas, lors d’élections démocratiques et contrôlées par l’Union
européenne, et d’autre part, parce qu’après la rupture entre le Hamas et le Fatah, l’Etat d’Israël a décrété la
bande de Gaza « entité hostile ».

Ils sont privés d’électricité, des produits de base indispensables à l’alimentation, aux soins. Leur vie est
menacée. Leur droit à la vie, à la santé est soumis au diktat du gouvernement israélien qui décide de ce qui
peut entrer. En plus de ces violations graves du droit humanitaire international, l’armée israélienne continue
et les incursions au cours desquelles de nombreux citoyens palestiniens sont tués, et les attentats ciblés,
malgré la rencontre d’Annapolis.

Aujourd’hui, le gouvernement israélien justifie la programmation prochaine d’une action militaire
d’envergure sur l’ensemble de la Bande de Gaza, au prétexte que celle-ci a été déclarée « Entité Hostile » –
expression ignoble qui vise à l’exclure -ainsi que ses habitants- de la géographie humaine et de toute
terminologie internationale politique, sociologique,
Nous devons refuser le déni du droit dont est victime l’ensemble du peuple palestinien. Nous devons refuser
le sociocide de la société palestinienne dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie. Nous devons refuser et
dénoncer les violations dont sont victimes les Palestiniens et nous devons exiger que les responsables
israéliens des crimes de guerre ne bénéficient pas de l’impunité. Nous devons exiger que la communauté
internationale respecte et fasse respecter les obligations des normes du droit international.

Le refuser ensemble juifs et arabes, avec tous les Français, tous les peuples, c’est affirmer qu’il n’y a pas de
fatalité, pas de « camp du mal » contre le camp du bien qui sépareraient juifs et arabes. C’est affirmer que la
ligne de fracture n’est pas celle que Bush veut imposer au monde, mais celle qui sépare le respect du droit
du déni de droit, celle qui reconnaît qui est la victime et qui est le bourreau, celle qui dit que le conflit n’est
ni religieux ni ethnique, mais politique, et qu’il a des solutions dans le respect du droit international.

Aider le peuple de Gaza à vivre, c’est donner un message d’espoir à l’ensemble du peuple palestinien; c’est
lui réaffirmer la solidarité des peuples du monde qui exigent avec lui que ses droits soient reconnus,
respectés, et enfin appliqués; c’est refuser toutes les formes de racisme qui cherchent aujourd’hui à diviser le
monde. C’est, ensemble, dire que le peuple palestinien doit devenir un membre à part entière de la communauté
internationale.

Pour affirmer cette solidarité,

l’Union Juive Française pour la Paix et l’Association des Travailleurs Maghrebins en France organisent une collecte nationale pour aider le peuple palestinien pris en otage à Gaza. Les sommes recueillies seront versées au Centre palestinien des droits humains -PCHR- de Gaza.

Vous pouvez envoyer vos contributions à l’ATMF: 10 rue Affre Paris 75018 ou à l’UJFP: 21ter rue Voltaire
Paris 75011 à l’ordre de : GAZA 2008.Un reçu fiscal vous sera adressé en retour.