Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Rassemblement pour la Libération des 7 pêcheurs tunisiens détenus à Agrigento

Les associations signataires exigent :

• La libération immédiate des 7 pêcheurs tunisiens détenus depuis le 8 août, parce qu’ils sauvèrent la vie à 44 migrants à la dérive au large de Lampedusa. Ils risquent d’être condamnés jusqu’à 15 ans de prison

• Le respect des conventions internationales maritimes de recherche et de sauvetage

• Le renforcement des interventions de secours des migrants en fuite vers l’Europe et la pleine reconnaissance du droit d’asile

• L’abolition de la loi italienne sur l’immigration bossi-fini, basée sur la violation des droits humains et civils, qui cause la clandestinité et l’illégalité des migrants, notamment avec le décret interministériel n° 14, juillet 2003

• L’arrêt immédiat des missions de Frontex, instruments des politiques européennes de répression et mort contre les migrants

Rassemblement pour la Libération

Des 7 pêcheurs tunisiens détenus à Agrigento

Vendredi 7 septembre 2007 à 18 heures

Devant l’ambassade d’Italie

51 rue de Varenne 75007 PARIS

Métro : Varenne (ligne 13)


Premiers signataires
: l’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT), Association de Marocains en France (AMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des Travailleurs Magrébins en France(ATMF), Centre d’Etudes et d’Initiatives de Solidarité Internationale (CEDETIM), Comité pour le Respect des Libertées et des Droits de L’Homme en Tunisie (CRLDHT) Communication and Advocacy Officer Defence for Children International (DCI), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés (GISTI), Initiatives Pour un Autre Monde (IPAM), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), , Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Union Syndicale Solidaire (SUD), Réseau Education Sans frontières (RESF), ……………………………

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Appel pour les sept pêcheurs tunisiens

103 eurodéputés ont signé cet appel (liste ci-après)

Mercredi 4 août, dans le trait de mer entre Tunis et Lampedusa, deux bateaux de pêche tunisiens, régulièrement inscrits au département maritime de Monastir, ont sauvé 44 immigrés, dont 11 femmes et 2 enfants, peu de minutes avant que leurs canot coulaient, en les transférant dans le port plus près et sûr, l’île de Lampedusa.

Les sept pêcheurs qui composaient l’équipage des deux bateaux ont été arrêtés avec l’accusation de recel à l’immigration clandestine et à la traite d’êtres humains.

Il est clairement évident que l’acte d’accusation est le résultat d’une erreur approximative due à une mauvaise interprétation de la loi.

Les sept pêcheurs tunisiens auraient mérité des honneurs pour avoir sauvé la vie à 44 naufrages plutôt que une procédure pénale, entamé le 14 Août.

Malgré les nombreux témoignages et l’intérêt de l’ambassade tunisienne, les pêcheurs continuent à rester en prison et le procès pourrait se conclure avec une condamnation jusqu’à 15 ans de détention.

En outre, suite à cet événement, dans la Méditerranée on a eu des cas répétés de bateaux qui, pour ne pas risquer la prison de l’équipage, ont omis de secourir des bateaux chargés des migrants qui coulaient, malgré toutes les règles élémentaires de mer.

Nous faisons appel aux Juges d’Agrigento à préciser clairement sur le cas, afin d’éviter la condamnation des 7 pêcheurs tunisien ; en cas contraire cela risquerait de représenter un précédent dangereux qu’il compromettrait le principe de solidarité en mer.

Nous faisons aussi appel à la Commission européenne et au gouvernement italien, afin de modifier immédiatement les lois en vigueur pour empêcher la criminalisation de ceux qui procèdent à un sauvetage en mer de tous les naufragés, inclus ceux qu’on appelle « immigrés illégaux ».

Nous vous invitons tous à participer à la manifestation, prevue pour vendredi 7 septembre à Agrigente, en signe de solidarité aux sept pêcheurs tunisiens.

Nous vous demandons de souscrire cet appel.

PROMOTERS:

Catania Giusto, Napolitano Pasqualina, Flautre Helene, Fava Claudio

MEPs

Wurtz Francis

Frassoni Monica

Morgantini Luisa

Roure Martine

Cocilovo Luigi

Onesta Gerard

Adamou Adamos

Agnoletto Vittorio

Aita Vincenzo

Aubert Marie-Helene

Auken Margrete

Battilocchio Alessandro

Beer Angelika

Berlinguer Giovanni

Brie Andrè

Buitenweg Kathalijne Maria

Burzai Bernadette

Cappato Marco

Carlotti Marie- Arlette

Carnero Gonzalez Carlos

Casaca Paulo

Cashmann Michael

Castex Françoises

Chiesa Giulietto

Correia Fausto

De Brun Barbie

De Groen Els

De Michelis Gianni

Demetriou Panayotis

Evans Jil

Figuereido Ilda

Flasarova Eva

Gomes Ana

Gottardi Donata

Gruber Lilli

Guardans Ignasi

Guerreiro Pedro

Guidoni Umberto

Hammerstein David

Harms Rebecca

Hassi Satu

Hazan Adeline

Henin Jacky

Horaccek Milan

Hutchinson Alain

Jens Holm

Kaufmann Silvia-Yvonne

Kohlicek Jaromir

Kusstatscher Sepp

Lambert Jean

Lambrinidis Stavros

Lapo Pistelli

Lavarra Vincenzo

Lichtenberger Eva

Liotard Kartika

Lipietz Alain

Locatelli Pia

Losco Andrea

Madeira Jamila

Markov Helmut

Mastalka Jiri

Mc Donald’s Mari Lou

Meijer Erik

Meyer Willy

Moreno Sanchez Javier

Musacchio Roberto

Navarro Robert

Occhetto Achille

Ozdemir Cem

Panzeri Pier Antonio

Papadimoulis Dimitri

Patrizia Toia

Pfluger Tobias

Portas Miguel

Ransdorf Miroslav

Remek Vladimir

Rizzo Marco

Romeva Raul

Ruehle Heide

Sacconi Guido

Sbarbati Luciana

Schidt Frithjof

Segelstroem Inger

Seppanen Esko

Sondegaard Soren

Staes Bart

Stroz Daniel

Susta Gianluca

Svensonn Eva Britt

Triantaphillides Kyriacos

Uca Feleknas

Van Lancker Anne

Veneto Armando

Veraldi Donato

Voggenhuber Johannes

Wagenknecht Sahra

Zdanoka Tatjana

Zimmer Gabriele

Zingaretti Nicola

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11ème anniversaire de l’expulsion des sans papiers de l’église Saint Bernard

ALIF sanspapiers Les Collectifs des Sanspapiers d’Ile de France Unis

« SANS-PAPIERS Esclaves du 3ème Millénaire dans la Rue »

-Sans papiers Esclaves du 3ème Millénaire boucs émissaires d’une politique de répression au service de la xénophobie, auxquels on fera porter le chapeau de tous les maux de la société « La Menace Sans papiers » .

-De MODELUX, de Métal Color à BUFFALO GRILL , les sans papiers acculés dans une situation de non droit sont servis sur un plateau par la politique du nouveau Président de la République à un patronat véreux et raciste qui n’hésitera pas un seul moment à en tiré le plus grand profit, malgré leur pleine participation au développement économique de ce pays aujourd’hui les sans-papiers se retrouvent dans leur ligne de mire et se voient accablés de tous les maux et affublés d’une capacité de nuisance que le diable en personne leur envierait, exemple : Indifférence à Massy (91) et Répression à LILLE :les sans papiers du CSP 59 mènent un combat rude contre le Mépris du Préfet du Nord et son indifférence par rapport aux grévistes de la faim.

S’il y a 3 millions de chômeurs, ce sont les sans-papiers, si la sécurité sociale accuse un déficit d’une douzaine de milliards, ce sont les sans-papiers, si les banlieues ce sont révoltées ce sont les sans-papiers, s’il y a eu la canicule ce sont les sans papiers.

« Les sans-papiers représenteraient un mal si formidable que tous les moyens d’une grande puissance économique et militaire comme la France sont mis en œuvre pour éradiquer La Menace sans papiers, créant dans la foulée un Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. »

-Les appareils de l’État contribuent à mettre à mal ce qui a été si difficilement et si durement acquis en 1996 depuis St Bernard, les sans-papiers souffrent horriblement de cet acharnement à grande échelle.

Nouvelles lois, nouvelles circulaires, nouveaux décrets, nouvelles dispositions, 39ème modification de la convention de Genève des droits de l’homme, la France premier pays qui détient le record de plus de lois et de modifications concernant l’immigration et l’accueil des étrangers, HORTEFEUX n’en déroge pas.

Les Ministres de l’intérieur et de la justice mettront en place les conditions nécessaires afin de servir cette politique de répression relatives aux “ conditions de l’interpellation d’un étranger en situation irrégulière, garde à vue de l’étranger en situation irrégulière, réponses pénales ”, une prime et des points de promotion aux policiers à la chasse des sans papiers et par arrestation, cette méthode digne de l’année 1945 systématise et durcit les pratiques répressives subies par les sans-papiers depuis plusieurs mois. Elle s’inscrit dans la logique d’un régime d’exception et xénophobe pour les étrangers et d’un gouvernement par circulaires aux rafles (arrestations massives), s’ajouteront désormais les arrestations à domicile, en préfecture (au moyen de convocations – pièges), hôpitaux jusque dans les blocs opératoires, aux abords des locaux associatifs et des camions humanitaires des Restos du Cœur, tout cela pour atteindre les 120 000 arrestations dont le but de pouvoir en expulsé 25000 sans papiers programmés par an, complété par la nouvelle disposition à l’Obligation de Quitter le Territoire OQT.

S’ensuivit une précarisation honteuse de plusieurs milliers de personnes suite aux nouvelles dispositions HORTEFEUX, l’application de la double peine, et autres méfaits indigne de la République. Tous les moyens sont utilisés pour sacrifier les sans-papiers sur l’autel de l’ambition personnelle, y compris aux frontières de l’Europe, les morts qui gisent sur les plages des côtes européennes de la Méditerranée et sans oublier les morts de Ceuta et Melita.

SARKOZY :Les sans papiers dans la Rue le 25 Août 2007 ne seront pas les Nouveaux Esclaves du 3ème Millénaire.

11 ème ANNIVERSAIRE DE L’EGLISE ST BERNARD

MANIFESTATION DES SANS PAPIERS LE 25 AOÛT 2007 PARIS

DEPART PLACE DE LA REPUBLIQUE A 14 H

Nous exigeons :

-La régularisation globale de tous les sans-papiers.

-La libération des sans-papiers incarcérés pour défaut de papiers.

-La fermeture des honteux Centres de Rétentions.

-Une réelle Abolition de la Loi sur la Double Peine.

-Une véritable politique d’accueil des étrangers.

fait à Paris le 05 Août 2007

e-mail : alif.sanspap@orange.fr

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Reporters sans frontières : Le directeur d’un hebdomadaire risque jusqu’à cinq ans de prison

7 août 2007

*MAROC

Reporters sans frontières est indignée par l’inculpation, le 6 août 2007, d’*Ahmed Benchemsi*, directeur de publication des hebdomadaires /Nichane/ et /Tel Quel/,/ /pour « manquement au respect dû à la personne du roi », en vertu de l’article 41 du code de la presse.

« Ahmed Benchemsi est un fervent défenseur d’une presse indépendante et audacieuse qui a su briser de nombreux tabous imposés aux journalistes marocains. Sa liberté de ton continue visiblement de déranger en plus haut lieu », a déclaré l’organisation.

« Les patrons de presse, mais également leurs imprimeurs, subissent de nombreuses pressions politiques et financières. Au Maroc, le code de la presse est un texte liberticide dans lequel les juges puisent allègrement pour faire condamner les journalistes. Par ailleurs, ce texte permet au gouvernement de faire saisir et détruire des publications, sans recours possible pour les victimes. Au cours de ces dernières années, la quasi totalité des journalistes poursuivis en vertu de l’article 41 ont été systématiquement condamnés. En réalité, les journalistes ne gagnent jamais les procès intentés par l’Etat à leur encontre », a ajouté Reporters sans frontières.

Ahmed Benchemsi a été convoqué, une première fois, le 4 août 2007, par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), suite à la saisie, dans les kiosques, de l’hebdomadaire arabophone /Nichane/, sur ordre du Premier ministre, Driss Jettou. Le journaliste a été interrogé jusque très tard dans la nuit. Le lendemain, il a été contraint de se présenter de nouveau à la BNPJ. Dans la même journée, des policiers se sont rendus dans les locaux de l’imprimerie IDEALE à Casablanca et ont saisi puis détruit tous les numéros de l’hebdomadaire francophone /Tel Quel/, sur ordre cette fois du ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa. L’un des responsables de l’imprimerie a également été entendu par la police dans le cadre de cette affaire.

Le 6 août, Ahmed Benchemsi a, pour la troisième fois, été convoqué par la police, puis transféré devant le parquet du tribunal de première instance de Casablanca, où il a été notifié de son inculpation pour « manquement au respect dû à la personne du roi », en vertu de l’article 41 du code de la presse. Dans un éditorial, publié dans les deux hebdomadaires, le directeur de publication de /Nichane/ et de /Tel Quel/ critiquait les propos du roi Mohammed VI lors de son discours du trône prononcé le 30 juillet, concernant les élections législatives qui auront lieu le 7 septembre prochain.

/Tel Quel/ et /Nichane/ ont été imprimés à 50 000 exemplaires chacun à l’occasion de la sortie d’un numéro spécial vendu pendant le mois d’août. La saisie des deux hebdomadaires représente des pertes financières estimées, par Ahmed Benchemsi, à près de 130 000 euros.

Joint par Reporters sans frontières, Youssef Ajana, propriétaire de l’imprimerie IDEALE, a déclaré que les imprimeurs marocains se trouvaient aujourd’hui dans une « situation délicate ». Il a, par ailleurs, déclaré à l’/Agence France-Presse /avoir envoyé “pour avis et par précaution” aux autorités marocaines un exemplaire du /Journal Hebdomadaire/, dont la distribution dans les kiosques a de ce fait été retardée.

L’article 41 sanctionne les offenses envers le Roi et les membres de la famille royale d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant s’élever à 100 000 dirhams (l’équivalent de 10 000 euros). En vigueur depuis 2002, cet article a déjà permis de condamner un grand nombre de professionnels des médias.

Le procès d’Ahmed Benchemsi s’ouvrira le 24 août 2007.


Bureau Maghreb & Moyen-Orient
Reporters sans frontières
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F – 75009 Paris
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Morts par balle à Laayoune pour avoir voulu tenter de quitter le Maroc

Les dérives de la chasse aux migrants au nom de la protection des frontières de l’Europe

Près de deux ans après les dramatiques événements de Septembre-octobre 2005 où 11 personnes avaient été abattues par balle pour le simple fait de franchir les grillages qui les séparaient des deux enclaves de Ceuta et Mellila, deux personnes sont mortes la nuit du 30 au 31 Juillet 2007 sous les tirs des forces de l’ordre marocaines alors qu’elles tentaient de prendre la mer depuis les côtes de Laayoune dans le sud du Maroc. Deux autres personnes seraient grièvement blessées .

Quelques jours plus tôt, à Oujda, les forces de l’ordre marocaines, ont lancé une grande opération de ratissage contre des ressortissants de pays subsahariens (migrants et demandeurs d’asile) installés au campus de Oujda. Cette nouvelle opération d’envergure s’est soldée par l’arrestation de plus de 450 personnes.

Profitant des vacances scolaires et de l’absence des étudiants de l’université d’Oujda, les forces de l’ordre ont effectué une descente sur le campus très tôt le matin du 26 juillet 2007. Les témoignages recueillis auprès de certains migrants et demandeurs d’asile rescapés, et auprès des jeunes marocains du quartier avoisinant le campus, rapportent qu’environ vers 4h du matin, des policiers, militaires et forces auxiliaires ont encerclé les migrants, et ont commencé à les arrêter, maltraiter et matraquer violemment avec des ceintures et des bâtons en caoutchouc durci avant de les embarquer dans leurs fourgonnettes. Les personnes ayant réussi à fuir le campus vers la forêt avoisinante se sont retrouvées pourchassées par les forces de l’ordre, dont certaines étaient accompagnées de chiens. Les forces de l’ordre ont fait passer le camp au bulldozer et ont détruit, brûlé tout ce qu’il y avait. D’après certaines informations, un certain nombre de migrants arrêtés qui se trouvaient sur le campus avaient été précédemment interpellés à Laâyoune et refoulés jusqu’à Oujda et étaient déjà très affaiblies. Suite à cette opération, il y aurait plusieurs blessés.

Les ressortissants de pays subsahariens arrêtés ont été conduits, dans un premier temps, au commissariat de police de Oujda, où leurs téléphones ont été confisqués, avant d’être embarqués dans des fourgonnettes de police et conduits hors de la ville en direction de la frontière, à proximité de la zone de « Galla ». Parmi ces personnes refoulées, il y avait au moins six (6) femmes et deux (2) enfants dont l’un est âgé de 4 ans.

Oujda est devenu, depuis quelques années, un grand centre de détention à ciel ouvert, les migrants, demandeurs d’asile et réfugiés, y sont reconduits de toutes les régions et sont empêchés de rejoindre le reste du Maroc, au moyen de barrages militarisés et de campagnes de dissuasion auprès des transporteurs . Les procédures pourtant prévues par la loi marocaine n’y sont pas appliquées et les opérations de ratissage et d’arrestations y sont fréquentes. Les habitants de Oujda et les militants de la société civile qui se solidarisent des ressortissants subsahariens (migrants, demandeurs d’asile et réfugiés) subissent des intimidations de la part des autorités locales et sont empêchés de leur venir en aide.

Avec ces nouveaux morts par balles et ces expulsions collectives, les responsables Marocains affirment leur mépris face aux engagements internationaux qu’ils ont pourtant souscrit et ratifié, le Maroc s’inscrit de manière ostentatoire dans la politique de répression des flux migratoire voulue par l’Union européenne et l’applique avec excès de zèle.

Les organisations signataires, dénoncent ces agissements qui portent gravement atteinte à la dignité humaines pour le seul compte des Etats européens et exigent le renoncement à l’idéologie sécuritaire et répressive qui oriente aujourd’hui la gestion des flux migratoires, notamment au niveau des contrôles aux frontières, des restrictions à la liberté de circulation des personnes et de la criminalisation des migrations.

Nous avertissons les responsables de tout bords, quant aux risques qu’encourent les ressortissants subsahariens, notamment les femmes et enfants mineurs, au niveau des zones frontalières où ils sont reconduits.

Nous demandons que la mise en place d’une enquête approfondie, impartiale et publique du déroulement des faits à Laâyoune, ainsi que la libération des personnes arrêtées et la restitution de tous les biens qui leur ont été confisqués dans le commissariat de Oujda.

Premiers signataires :
ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité), AFVIC (Association amis et familles des victimes de l’immigration clandestine), ARCOM (association des réfugiés et demandeurs d’asile congolais au Maroc), ATMF, ATTAC-Maroc, Cimade, CMSM (Conseil des migrants subsahariens au Maroc), Fluechtlingsrat Hamburg (Conseil des réfugiés Hambourg), GADEM (groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants), Homme et environnement, RSF Maroc (Réfugiés sans frontière),

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Morts par balle à Laayoune pour avoir voulu tenter de quitter le Maroc. Les dérives de la chasse aux migrants au nom de la protection des frontières de l’Europe

=http://www.atmf.org/spip.php?article921

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Oujda : Nouvelles Raffles de migrants subsahariens

(Source : secrétaire général du Gadem, 26/07/07) D’après nos sources, les forces de l’ordre marocaines étaient dans les environs du campus de 5h du matin Il y avait plusieurs véhicules de police, les migrants ont été surpris par leur arriver. Il y a eu plusieurs arrestation(deux bus) et des blessés. Les forces de l’ordre ont incendiés toutes les affaires migrants(la pratique habituelle), en ce moment les migrants qui ne sont pas arrêtés sont pourchassés dans les forêts. il faut noter que ces opérations se déroulent sous supervision des autorités de la faculté en ce moment meme ils sont devant la faculté.

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Le Maghreb des peuples ne peut se faire sans les libertés démocratiques

Paris le 26 Juillet 2007

L’ATMF a appris avec soulagement la libération de 21 détenus politiques tunisiens, dont l’avocat dissident Mohamed Abbou.

Ces libérations qui surviennent à l’occasion du 50ème anniversaire de la proclamation de la république en Tunisie, ne sont en réalité que la conséquence des luttes incessantes des défenseurs des droits de l’homme tunisiens et de l’obstination et la détermination des familles des prisonniers, en dépit des intimidations et des agressions de la police tunisienne.

Ces libérations ne sont pas sans nous rappeler que les prisons tunisiennes enferment d’autres détenus politiques, que des militants des droits humains ont été condamnés à de lourdes peines de prison ferme au Maroc où la liberté d’expression connaît de graves atteintes avec la récente mise en garde à vue de deux journalistes.

Nous appelons l’ensemble des démocrates et des citoyens à poursuivre la lutte pour les libertés et les droits auxquels aspirent les peuples du Maghreb.

La présidente, Fouzia Maqsoud

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Pour la pleine reconnaissance des réfugiés au Maroc et la garantie des droits fondamentaux de tous les migrants

Après des années de négociations, le Maroc a annoncé, le 20 juin dernier à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, sa décision de finaliser l’accord de siège avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le Comité de suivi de la Conférence euro-africaine « Migration, droits fondamentaux et liberté de circulation » se réjouit de cette décision qui met le Maroc, signataire de la Convention de Genève, en conformité avec ses engagements internationaux. Cet accord devrait permettre au HCR d’assurer pleinement son mandat dans ce pays. Il implique également que le Maroc reconnaisse aux réfugiés sur son sol le droit au séjour et tous les droits y afférant. Nous entendons exercer la plus grande vigilance sur la réalisation effective de ces deux effets bénéfiques de l’accord.

Nous appelons toutefois le HCR d’examiner les demandes qui lui sont soumises avec la plus grande bienveillance, au regard de la latitude dont il dispose dans son appréciation et au vue de la situation politique des pays dont proviennent la majorité des demandeurs d’asile. L’accord de siège ne doit en aucun cas entraîner une plus grande sévérité dans l’appréciation des demandes.

Notre Comité tient également à rappeler que toute personne, quel que soit son statut, et qu’elle réside ou non dans son pays d’origine, doit se voir reconnaître l’ensemble des droits énumérés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ainsi que la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, dont le Maroc est signataire.

C’est pourquoi la reconnaissance du HCR, et des réfugiés qui sont placés sous sa protection, ne saurait en aucun cas servir de prétexte à une répression accrue à l’encontre des migrants ne relevant pas de sa compétence, même en cas de situation administrative irrégulière. Les droits internationalement reconnus aux migrants doivent être garantis.

La reconnaissance du droit d’asile au Maroc ne doit pas non plus inciter l’Union européenne à renforcer les contrôles à ses frontières extérieures, au risque d’en interdire l’accès aux demandeurs d’asile, et à sous-traiter à ce pays les obligations internationales qui lui incombent.

Notre Comité rappelle que les mesures sécuritaires mises en œuvre par l’Union européenne et ses « partenaires », qui ont pour effet de renvoyer les personnes migrantes d’un pays à l’autre à coup d’accords de réadmission en cascade et de refoulements sans base légale ne constituent pas une réponse adéquate aux situations de violence et de misère qui sont à l’origine de la majorité des migrations africaines.

Les restrictions actuelles à la liberté de circulation des personnes, quand les capitaux circulent, eux, librement, font uniquement obstacle à la migration des plus démunis, alors même que la pauvreté et le non développement sont sciemment entretenus par les mécanismes du commerce international, de la dette déjà plusieurs fois remboursée, etc. et que les écarts de revenu par habitant entre l’Europe et l’Afrique ne cessent de s’accroître.

Non seulement les mesures répressives ne mettront pas fin aux flux migratoires mais, face à la recomposition permanente des déplacements des personnes, elles ne feront qu’en accroître la dangerosité – les drames humains qui se déroulent quotidiennement aux frontières en sont la criante démonstration. .

Aussi nous exigeons le renoncement à l’idéologie sécuritaire et répressive qui oriente aujourd’hui les politiques migratoires, notamment à « l’externalisation » de l’asile et des contrôles aux frontières, à la criminalisation des migrations, ainsi qu’à toute loi raciste, xénophobe ou discriminatoire.

Nous demandons la refondation des politiques migratoires sur la base du respect des droits humains, d’une réelle égalité des droits des personnes, vivant sur un même territoire et, dans l’immédiat, de la régularisation de tous les migrants sans papiers.

Les signataires : ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité), ADEG (Appui au Développement de la Guinée), AFVIC (Association amis et familles des victimes de l’immigration clandestine), AFVMC Cameroun (Aide aux familles et victimes de l’immigration clandestine), AMDH Maroc (Association marocaine des droits humains), AMDH Mauritanie (association mauritanienne des droits de l’homme), APDHA (Association pour les droits de l’homme en Andalousie), ARCI-Italie, ARCOM (association des réfugiés et demandeurs d’asile congolais au Maroc), ARSF Cameroun (Association des réfugiés sans frontière), ATTAC-Maroc, ATMF (association des travailleurs maghrébins en France), Cimade, Collectif des réfugiés, CMSM (Conseil des migrants subsahariens au Maroc), FTCR, Fluechtlingsrat Hamburg (Conseil des réfugiés Hambourg), GADEM (groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants), GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Homme et environnement, Migreurop, OEPI-Bruxelles (Organisation des exilés politiques ivoiriens), RRIM (Rassemblement des réfugiés ivoiriens au Maroc), RSF Maroc (Réfugiés sans frontière), SDL Intecalegoriale, Shabaka (réseau des association du Nord du Maroc pour le développement et la solidarité),

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Pour la pleine reconnaissance des réfugiés au Maroc et la garantie des droits fondamentaux de tous les migrants

=http://www.atmf.org/spip.php?article916