Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Hommage à Cheikh Imam 2ème édition

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Journée d’action internationale

Samedi 9 juin 2007, Journée internationale d’action Pour appeler partout dans le monde nos gouvernements à :

– prendre des mesures urgentes pour contraindre l’Etat israélien à appliquer le droit international, à savoir : retrait des Territoires occupés depuis 1967, démantèlement de toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, démolition du Mur
– suspendre l’accord d’association liant l’Union Européenne et Israël tant que ce dernier bafouera les droits de l’homme et le droit international
– agir pour la tenue d’une conférence internationale sur le Proche-Orient – sous l’égide de l’ONU – pour :

* la création, dans les frontières de 1967, et aux côtés de l’Etat d’Israël, d’un Etat palestinien viable et indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale

* le règlement de l’ensemble des questions en suspens.

Organisations signataires du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens :

Alliance for Freedom and Dignity France (AFD France), les Alternatifs, Americans Against the War (AAW), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association de Jumelages Palestine France (AJPF), Association Pour Jérusalem, Association des Tunisiens de France (ATF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Campagne Civile Internationale de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), Collectif de Citoyens Libanais et d’amis du Liban, Collectif Faty Koumba, Comité Paix Palestine Israël (CPPI St-Denis), Coordination des groupes de femmes Egalité, CVPR-PO, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Femmes en Noir, Droit et Solidarité, Génération Palestine, La Courneuve-Palestine, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement de la Paix, MRAP, Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM), Parti Communiste Français (PCF), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Solidarité Palestine 18ème, Union des Etudiants Palestiniens (GUPS), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), les Verts

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Identité nationale et immigration : inversons la problématique !

Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »

L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.

Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un « problème juif », la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un « problème migratoire » mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.

Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.

Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)

Pour signer l’appel

…et faites le signer autour de vous : transmettez le, publiez le sur vos sites et dans vos revues, diffusez le dans vos listes de discussions, etc. Donnez de la force à cet appel !

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Immigration : Les organisations s’opposent à l’amalgame

Peu de temps après son installation, le Ministre de l’Immigration, l’intégration, l’identité nationale et la coopération a pris l’initiative de rencontrer les organisations de défense des étrangers.

Avant tout autre chose, les organisations signataires tiennent à exprimer leur extrême répugnance à l’égard de l’apparition de l’« identité nationale » dans la dénomination du ministère entre autres chargé de l’immigration. Cette idée laisse, en effet, supposer que la sauvegarde d’une supposée « pureté nationale », polluée par les migrants, figurerait parmi les objectifs de ce ministère.

Le concept d’« identité nationale » s’inscrit, comme l’ont écrit les historiens démissionnaires de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, « dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ».

L’invitation de M. Hortefeux aux organisations qui prennent en charge la défense des étrangers nous apparaît comme une entreprise de communication à quelques jours des élections législatives visant à endormir l’opinion publique et les médias et qui fait l’impasse sur la réalité des politiques menées et leurs conséquences humaines tragiques.

Certes, il n’est pas question de remettre en cause la légitimité d’un Président de la République, et de son gouvernement, issu d’une élection démocratique. Mais les associations rappellent que l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et principes fondamentaux reconnus par les lois de la République consacrent la liberté d’association et le droit individuel et collectif des citoyens de s’opposer – et même de résister – à des politiques qui remettent en cause la tradition d’accueil des étrangers en France et leurs droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution et les engagements internationaux de la France.

Les associations dénoncent les restrictions annoncées des conditions du regroupement familial, déjà durement mis à mal par les précédentes réformes du Code des étrangers fondées sur l’opposition entre la prétendue immigration « subie » et une pseudo immigration « choisie ».

Elles refusent, dans le programme de Nicolas Sarkozy, que doit mettre en œuvre le ministère Hortefeux, l’assignation d’objectifs quantitatifs et utilitaristes à la politique française d’immigration. De tels objectifs sont notamment incompatibles avec le droit de mener une vie familiale normale et le droit d’asile.

Décider à l’avance à combien de personnes seront réservés ces droits constitue un basculement des politiques d’immigration qui nous apparaît inacceptable et contraire à la tradition républicaine en la matière.

Ce sont ces positions, portées par l’ensemble du milieu associatif, que les organisations feront connaître au ministre.
le 31 mai 2007


Organisations signataires
: ACORT (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie), AEOM (Association des étudiants d’origine malgache), ALIF sans-papiers, ATF (Association des Tunisiens en France), ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), Autremonde, Cedetim (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale), COLCREA (Association d’étudiants et créateurs colombiens en France), Collectif de soutien des exilés, Coordination des Groupes de femmes Egalité, Coordination 93 des sans-papiers, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), COPAF (Collectif pour l’avenir des foyers), DIDF (Fédération des associations des travailleurs et des jeunes) , Femmes de la Terre, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FIDL Haute Normandie, FSU (Fédération syndicale unitaire), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), GISTI (Groupe d’informaton et de soutien des immigrés), IACD (Intitiatives et Actions citoyennes pour la démocratie et le développement), IPAM (Réseau Initiatives pour un autre monde), LCR (Ligue communiste révolutionnaire), LDH (Ligue des droits de l’homme), MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), PCF (Parti communiste français), PCOF (Parti communiste des ouvriers de France), RACORT (Rassemblement des associations citoyennes des originaires de Turquie), RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), RESF (Réseau Education sans frontières), RESOVIGI (Lyon), RETSEF (Regroupement des Travailleurs Sénégalais en France), RUSF (Réseau Universités sans frontières), SUD Education, Syndicat de la magistrature, Union syndicale Solidaires

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Réponse de l’ATMF à l’invitation du CCDH

Paris, le 30 mai 2007


Objet
: Notre non participation au séminaire du 02 et 03 juin 2007

Madame, Monsieur,

A quelques jours du délai imparti au CCDH pour remettre au Roi le rapport sur une vision de la politique migratoire et des outils à mettre en place tel que le Conseil Supérieur de la Communauté marocaine, le CCDH a adressé une invitation nominative à Monsieur Ali EL BAZ, coordinateur national de notre association, le conviant à participer au séminaire du 02 et 03 juin.

Lors de notre rencontre nationale organisée, le 26,27 et 28 mai à Aix en Provence, les militantes et les militants de l’ATMF ont pris la décision de ne pas participer à ce séminaire et d’adresser au CCDH ce courrier expliquant les motivations de ce choix.

Tout d’abord, nous regrettons la démarche adoptée par le CCDH qui a privilégié le travail avec les personnes et non avec des instances démocratiquement élues, ce qui en dit long sur les lacunes qui ont jalonné cette consultation dès son début.

Au départ de ce processus, le CCDH a prôné une méthodologie basée sur la concertation avec les concernés. Il a en fin de compte, péché par des manquements graves, puisqu’à ce jour les associations les plus anciennes de l’immigration marocaines (AMF, ATMF, ASDHOM) et les plus dynamiques dans la défense des droits des Marocains en France n’ont pas été consultées ni sur le plan local, ni national.
Cela est également vrai pour les trois séminaires qui ont eu lieu au Maroc.

Notons par ailleurs l’absence des espaces promis tels que les forums de discussion ou les tables rondes à la télé ou à la radio.
Au lieu de se pencher sur les réalités vécues par les marocains de l’étranger, et d’analyser les besoins de ces citoyens pour y apporter des réponses adéquates, le groupe de travail a fait le choix de biaiser le débat et de l’orienter de façon à ce qu’en soit exclue une réelle confrontation des pointes de vue.

La meilleure illustration de ce choix est le séminaire qui aura lieu les 02 et 03 juin 2007. Cette rencontre sera l’occasion d’une discussion sur la citoyenneté et la participation. Or, ainsi que le montre la feuille de cadrage, il s’agira en fait d’une réflexion sur «comment continuer à être le National de sa nation d’origine sans perturber, voir remettre en cause le processus d’insertion dans le pays de résidence» ou encore «comment apaiser les relations diplomatiques entre les deux Etats?» et «comment rassurer à la fois les populations et les Etats?»

Ces interrogations Kafkaïennes ne sont à priori posées qu’aux Marocains, alors que l’actualité récente nous montre que des français ont voté au Maroc pour la présidentielle, que les Algériens de France ont voté le 17 mai pour les législatives en Algérie …etc.

Cette situation est paradoxale pour le Maroc qui a ratifié la convention des nations unies pour les migrants, qui dans son article 41 stipule que «les migrants ont le droit de prendre part aux affaires publiques de leurs Etats d’origine, de voter et d’être élus au cours des élections organisées par ces Etats (…) Les Etats doivent faciliter l’exercice de ces droits». C’est aussi en contradiction avec la constitution qui préconise que tous les citoyens sont égaux quel que soit leur lieu de résidence.
Une structure de droits de l’Homme telle que le CCDH doit utiliser dans sa réflexion comme dans sa préoccupation les instruments de droits de l’Homme et non participer à les restreindre ou à les remettre en cause.

D’autre part, il nous semble que les séminaires ou les pseudo concertations ont ressemblé plus à un catalogue de récriminations qu’à un espace démocratique de réflexion globale sur l’immigration marocaine.
En effet, tout a été fait pour évacuer les préoccupations quotidiennes des citoyens marocains de l’extérieur et la façon la plus efficace de faire entendre leurs voix authentiques et représentatives.

La montagne va accoucher d’une souris : Nous sommes exclus de facto du droit de vote et d’éligibilité pour 2007 et le dossier migratoire continuera à être géré par une kyrielle de fondations, ministères, conseils …
La finalité de cette démarche va porter, hélas, sur le haut conseil et la distribution des sièges qui en découlent.
Le CCDH a encore une fois raté sa vocation. Après le rapport ahurissant et inacceptable sur les évènements de Ceuta et Melilla, cette instance s’est décrédibilisée tout au long de ce processus par l’opacité de sa démarche qui se traduit par l’absence de critère de la composition du groupe, par le clientélisme dans ses invitations et l’absence d’une vision due à l’amateurisme de ses initiateurs.

Il serait cocasse de voir comment cette instance qui justifie les expulsions, excuse les crimes perpétrés à l’encontre de migrants subsahariens, trouve les moyens pour défendre les immigrés marocains.
Nous nous excusons de ne pas être parmi vous car nous refusons de cautionner cette démarche. Nous n’acceptons pas de participer à un processus qui crée plus d’illusions au sein de la communauté et qui n’apportera pas de réponses à ses préoccupations et à ses aspirations.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos meilleurs sentiments

Pour l’ATMF
Fouzia Maqsoud, Présidente

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Pour le respect des libertés démocratiques au Maroc, libération immédiate des militants

Les manifestations du 1er Mai au Maroc ont été marquées par de nombreuses arrestations dans plusieurs villes du pays.

Ces arrestations ont visé des citoyens membres de sections de l’AMDH, association marocaine des droits humains.

A delà de l’intimidation des manifestants, les autorités marocaines ont également eu recours à la torture, à des procès expéditifs qui ont donné lieu à des condamnation à des peines de prison ferme, sous le chef d’inculpation « d’atteinte aux valeurs sacrées du Royaume ».

L’ATMF soucieuse du respect des droits humains est solidaire avec les forces du progrès, ne peut qu’être solidaire avec l’AMDH et toutes les forces militantes pour un État de droit.

L’ATMF condamne fermement ces arrestations et exige la libération immédiate de tous les militants.

Enfin, l’ATMF appelle les autorités marocaines à être en adéquation avec leur discours sur l’état de droit et la fin de l’ère des atteintes aux libertés démocratiques.

Pour l’ATMF, Fouzia Maqsoud présidente

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Quand l’Etat s’approprie l’identité nationale,‭ ‬la xénophobie est là

Que peut bien venir faire l‭’« ‬Identité nationale‭ » ‬dans les grands domaines d’action et de gestion de l’Etat‭ ? ‬L’appellation des ministères dessine,‭ ‬en effet,‭ ‬les principaux champs de compétences et de pouvoir du gouvernement de cet Etat.‭ « ‬Développement durable‭ »‬,‭ « ‬Travail et relations sociales‭ »‬,‭ « ‬Economie et Emploi‭ »‬,‭ « ‬Défense‭ »‬,‭ ‬etc.‭ ‬y trouvent naturellement leur place.‭ ‬Et pourquoi pas l‭’« ‬ Immigration‭ »‬,‭ ‬dans le contexte utilitariste explicitement assumé par la réforme de‭ ‬2006‭ ‬de la réglementation relative aux étrangers,‭ ‬selon laquelle le migrant est plus que jamais assimilé à une ressource parmi d’autres ‭ ?

‬Au nom de l’égalité des êtres humains et de l’universalité des droits essentiels dont ils doivent tous bénéficier,‭ ‬l’UCIJ a condamné cette réforme et rejette les notions d‭’« ‬immigration choisie‭ » ‬et d‭’« ‬ immigration subie‭ »‬.‭

‬Avec la création d’un ministère de l‭’« ‬Immigration,‭ ‬de l’Intégration et de l’Identité nationale ‭ »‬,‭ ‬M. Sarkozy avance davantage sur le chemin de la division de l’espèce humaine.‭ ‬En investissant l’Etat du pouvoir de définir l’identité nationale et de veiller à son intégrité,‭ ‬il le détourne de sa mission républicaine qui lui impose de garantir les droits de tous les résidents,‭ ‬quelle que soit leur nationalité.‭ ‬Sauf au cours des périodes les plus détestables de l’histoire de France,‭ ‬l’Etat ne s’est jamais senti responsable des seuls Français ‭ ; ‬il n’a jamais officiellement laissé entendre que les étrangers pouvaient polluer l’identité nationale.‭ ‬L’Etat ne saurait être assimilé à la nation.‭ ‬Il doit la transcender.‭

‬Fidèle à cette orientation nationaliste,‭ ‬le nouveau premier ministre,‭ ‬François Fillon,‭ ‬a affirmé,‭ ‬lors de la passation de pouvoir à Matignon le‭ ‬17‭ ‬mai‭ ‬2007,‭ ‬que‭ « ‬la plus grande force de la France,‭ ‬ce sont les Français eux-mêmes »‬,‭ ‬oubliant ainsi les résidents étrangers.‭ ‬L’omission est particulièrement paradoxale dans une période où le seul étranger recevable est celui qui sert l’économie.‭

‬L’UCIJ constate une fois de plus que la fermeture des frontières aux étrangers qui ont besoin de la France pour des raisons familiales,‭ ‬de sécurité ou de bien-être conduit inexorablement à justifier la violation des droits fondamentaux‭ ‬-‭ ‬droit de vivre en famille,‭ ‬asile,‭ ‬etc.‭ – ‬par la légitimation de vieilles et dangereuses valeurs xénophobes.‭

‬L’UCIJ condamne solennellement cette dérive.‭ ‬Elle invite la société civile à prendre garde aux risques majeurs qu’elle fait courir au principe d’égalité des êtres humains.

Paris,‭ ‬18‭ ‬mai‭ ‬2007

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Rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram

Les organisations signataires appellent à un rassemblement à la mémoire de toutes les victimes du racisme sur le lieu où a été assassiné Brahim Bouarram.

Ce rassemblement est aussi une invitation à plus de vigilance de la part de nos organisations antiracistes face à la montée des idées xénophobes et à la prolifération des lois anti-immigrés dans notre pays.

Le Pen a fait des émules et ses idées nauséabondes ont trouvé preneurs. Certaines ont même été mises en exécution : Contrôle au faciès, expulsions de parents d’enfants scolarisés….

La campagne électorale nous montre encore une fois que certains candidats essaient d’instrumentaliser l’immigration à des fins purement politiciennes au risque de créer de toutes pièces des sentiments de peur et de haine envers l’autre.

Pour rappeler que le racisme tue, soyons nombreux tous ensemble le :

1er mai 2007 de 11h 12h
au pont du Carrousel.Paris
Métro Saint Germain

Premiers signataires :

ACORT, ATF, AMF, ASDHOM, ATMF, FTCR, GISTI , LDH, MRAP, RACORT, RAS’LFRONT, Federation Sud Education, UD CGT de paris, AEFTI, ensemble vivre et travailler à st denis,IPAM,CEDETIM

Contact : Ali El BAZ, ATMF : 10; rue affre.75018.Paris.
national@atmf.org
Tel : 01 42 55 91 82 /fax : 01 42 52 60 61 /
Portable Ali elBaz : 06 70 61 1 655

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Migrants subsahariens : Le rapport du CCDH, un rapport nul et non avenu

Suite aux événements dramatiques dont ont été victimes des immigrés subsahariens dans le Nord du Maroc en octobre 2005, le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) au Maroc, vient de publier un document intitulé «Rapport sur l’établissement des faits relatifs aux évènements de l’immigration illégale».

Ce rapport pose des problèmes d’éthique et de recherche de la vérité aussi bien sur le fond que sur la forme. La mission d’enquête, tardivement mise sur pied, s’est contentée d’effectuer des entretiens avec les représentants des différents départements ministériels, ainsi qu’avec quelques ONG. Elle reconnaît elle-même n’avoir pas rencontré les concernés, c’est-à-dire les Subsahariens, ni même s’être déplacée sur l’un des lieux des faits.

En outre, ce rapport officiel, censé être transparent, ne – précise ni les noms des membres de cette commission d’enquête, ni ceux des personnes et organismes rencontrés, ni les dates et lieux de ces rencontres.

Sur le fond, le rapport transforme les victimes en dangereux criminels au « profil militaire » et qui disposent d’un état-major pour des assauts contre… des barbelés!cette présentation quelque peu biaisée mène inévitablement à l’argument de la légitime défense puisque «Le Maroc a le droit de se protéger contre les différentes formes de criminalité transnationale».

Quant aux conditions de refoulement des Subsahariens, le rapport n’y voit, dans la majorité des cas que des « opérations de retour librement consenti» (p. 29) sans craindre de se contredire à la page suivante en affirmant «quant au lieu de chute, perçu et décrié par une certaine presse comme «le désert» dans lequel auraient été abandonnés les Subsahariens, il ne s’agit en réalité que d’une zone frontalière de surcroît habitée, en l’occurrence, Aïn Chouater ». Belle illustration de l’Etat en flagrant délit de non-assistance à personnes en danger !

Pour ces opérations expéditives d’expulsions collectives des Subsahariens connues et reconnues par le monde entier, le rapport n’exprimera qu’un seul regret: »s’il y a quelque chose à déplorer, c’est le sentiment de manque de moyens matériels et financiers qui peuvent être utilement mis à la disposition des forces de l’ordre pour assurer, dans de bonnes conditions, leurs missions » (p. 30).

L’approche sécuritaire privilégiée par les auteurs de ce rapport est indigne d’un organisme censé examiner les questions de respect des droits de l’Homme sous l’angle juridique et du respect des conventions internationales. Le Maroc est signataire de la Convention de Genève de protection des réfugiés (1951), et de la Convention des Nations Unies de protection des travailleurs migrants (décembre 1990). Il a dès lors des obligations à respecter et sur ce point le rapport reste muet.

Par ailleurs, si la politique d’externalisation de l’Union Européenne a une grande part de responsabilité dans le drame des Subsahariens, comme le souligne le rapport, il n’en demeure pas moins que la responsabilité des autorités marocaines est avérée notamment dans la disproportion des moyens de repressions utilisés (tir à balles réelles sur des hommes non armés) Le rapport cherche à justifier l’injustifiable avec de graves omissions sur le devoir qui revient aux autorités de protéger les migrants quelle que soit leur situation juridique. Or des pratiques indignes ont été commises, telles que des chasses à l’homme dans les forêts proches de Ceuta et Melilla et d’autres villes du Maroc, la rétention d’une partie des victimes arrêtées à l’intérieur des bases militaires sans accès à des avocats, le refoulement d’autres dans des zones désertiques…

Les associations signataires de cette déclaration expriment leur profonde indignation et considèrent ce rapport partial et irrespectueux du droit international, pour nous il est nul et non avenu. Elles exigent la vérité et des excuses officielles pour les victimes et leurs familles.

Nous exigeons enfin que les conventions internationales notamment la Convention des Nations Unies pour la protection des migrants ratifiée par le Maroc, soient réellement considérées et surtout respectées.

Dans l’immédiat nous exigeons un moratoire de toutes les poursuites, refoulements, ou expulsions individuelles ou collectives dont ils font l’objet.

Nos associations connaissant le prix de l’exil, de la migration et leurs cortèges de souffrances expriment leur totale solidarité avec les migrants subsahariens. Nous nous engageons à contribuer à faire connaître la vérité et à défendre les droits légitimes de ces personnes devenues les « esclaves des temps modernes ».

Paris, le 05 Avril 2007

Signatures individuelles et d’organisations à envoyer à : national@atmf.org

Premiers signataires:

France:

ATMF (-Association des Travailleurs Maghrébins de France)

IDD (-Immigration Développement Démocratie)

ASDHOM (-Association des droits de l’homme au Maroc)

AMF (-Association des marocains en France)

Migration Santé, pôle développement

IPAM

CEDETIM

FTCR : Fédération des tunisiens citoyens des deux rives

– Association des amis de l’écologie dans le monde arabe

ATAMS : Association des travailleurs arabes du Mans et de la Sarthe

FMVJ Forum marocain vérité et justice

– Association Toubkal AREDF

– Association Rechida pour l’environnement et le développement

Hollande:

EMCEMO (-Centre Euro-Méditerranéen Migration Développement)

KMAN (-Association des travailleurs marocains en Hollande)

– Plateforme Intercontinentale des MRE

Belgique:

– Espace culturel Nord-Sud

– SOS Migrants- Bruxelles

Italie:

UDAMI (-Union démocratique des associations marocaines en Italie)

– ARCI : Associazione ricriativa cultirale italiana

Espagne:

ATIME (-Association des travailleurs immigrés marocains en Espagne)

APDHA : Association pro Derechos humanos de Andalucia

Maroc:

AMDH (-Association marocaine des droits humains)

– Association Homme et Environnement , Berkane

ABCDS : Association Beni Znassen pour la Culture, le Développement et la Solidarité

CMDH : Centre marocains des droits de l’homme

– Conseil des migrants subsahariens au Maroc

– Réseau Chabaka des associations du Nord du Maroc

– Association BADES ( Al-Hoceima)

– Collectif des réfugiés au Maroc

– Association socioculturelle IMAL ( Région Marrakech-Tansift)

– Association RIF des droits de l’homme

– Association Patéras de la Vida au Nord du Maroc

– RED Chabaka Nord du Maroc

– Association BADES ( Al-Hoceima)

– Collectif des réfugiés au Maroc

– Organisation des exilés politiques Ivoiriens- Maroc

– Association socioculturelle IMAL ( Région Marrakech-Tansift)

– Association RIF des droits de l’homme

– Association Timoulay IZDER pour le développement

– Association Patéras de la Vida au Nord du Maroc RED
Les verts- Maroc
– ATTAC, Maroc

MAURITANIE

– Association mauritanienne des droits de l homme

ALGERIE

– Algeria watch

EUROPE

– MIGR europe

Signatures individuelles :

– Mehdi Lahlou ; Bureau politique du PSU- Maroc

– Abdelhak El Ouassouli ;Voie démocratique -Maroc

– Elkbir Atouf : Chercheur- Frnace

– Abdderrahim Aferki ; militant des droits de l’homme

– Ahmed Asmouh ; militant associatif

– Fayçal Aoussar ; militant associatif

– François della Sudda ; militant des droits de l’homme

– Hassan Hadj nassar ; militant des droits de l’homme

– Paulin Kuanzambi : Réfugié angolais au Maroc

– Abedelfettah Ezzine : professeur d’université.Maroc

– Dominique Semonin : citoyenne

– Karim Messaoudi : Citoyen marocain

– Jamal E Ryane : Président de l’association Toubkal

– Abdellah Zniber : Président IDD

– Abdellatif Maaroufi : Chercheur- hollande

– Fouzia Maqsoud : Présidente de l’ATMF- National

– Abdellah Samat : Président de l’AMMN ( association des mineurs marocains du nord- France)

– Nasser El Idrissi : Président ATMF- Aix en Provence

– Jérôme VALLUY, Université Panthéon-Sorbonne, Paris 1

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Migrants subsahariens : Le rapport du CCDH, un rapport nul et non avenu

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