Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Appel à un rassemblement devant le conseil d’Etat le 24 janvier à 13h30

Circulaire du 21 février 2006 sur l’interpellation des personnes en situation irrégulière.Le Conseil d’Etat face à la circulaire sur la traque des sans-papiers
Mercredi 24 janvier 2007, le Conseil d’Etat va juger de la légalité de la circulaire du 21 février 2006 relative « aux conditions de l’interpellation d’un étranger en situation irrégulière ». Elle met, en réalité, en place un véritable manuel pour traquer les sans-papiers . Les ministres de l’intérieur et de la justice, signataires du texte, demandent à la police, sans le dire évidemment, de procéder à des contrôles au faciès en lui donnant les outils juridiques pour couvrir et légitimer ses actions, avec la complicité en premier lieu des procureurs de la République. Jamais une circulaire n’avait fait preuve d’un tel cynisme ; jamais un tel degré n’avait été atteint dans l’échelle de la violation des droits fondamentaux, s’agissant d’étrangers ou de personnes présumées l’être.

Les procureurs doivent « organiser des opérations de contrôles ciblées, par exemple à proximité des logements foyers et des centres d’hébergement ou dans des quartiers connus pour abriter des personnes en situation irrégulière » ; les préfectures, avec le soutien des agents, doivent envisager des interpellations au guichet sur la base de convocations décrites comme « loyales » (modèles à l’appui) ; la police est invitée à se rendre au domicile des personnes et opérer différemment selon que celui ou celle qui ouvre la porte « n’est pas à l’évidence la personne recherchée » ou « est susceptible d’être concernée » ; les directeurs et gestionnaires de foyers ou de centres d’hébergement sont fortement incités à collaborer avec les préfectures et la police pour dénoncer les occupants sans papiers…

Depuis son entrée en vigueur, cette circulaire a suscité un regain des contrôles « ciblés » sur la base de réquisitions du procureur de la République, un développement des interpellations musclées au domicile des personnes et le renouveau, dans certaines préfectures, d’arrestations au guichet qui avaient pourtant disparu. Plusieurs organisations (Syndicat de la magistrature, Gisti, Ligue des droits de l’homme, FASTI et MRAP…) ont saisi en mars 2006 la haute juridiction administrative d’un recours aux fins d’annulation de la circulaire. Il revient au Conseil d’Etat de mettre en échec ce texte et ces pratiques discriminatoires qui mettent à mal l’Etat de droit.

Soyons nombreux mercredi 24 janvier 2007 (14 h) au Conseil d’Etat pour dire non à cette chasse organisée aux sans-papiers dans le mépris de la loi.
RENDEZ-VOUS A 13 H 30 DEVANT L’ENTREE DU CONSEIL D’ETAT
(1, Place du Palais-Royal à Paris).

Signataires : 9ème Collectif des Sans-Papiers – ACER – Association des Etudiants d’origine Malgache – ALIF – Les Alternatifs – ATMF – Autremonde – CGT – la Coordination 93 de lutte pour les Sans Papiers – la Coordination des Groupes de Femmes Egalité – Copaf – Droits devant !! – FASTI – FTCR – GISTI – Initiatives et Actions citoyennes pour la Démocratie et le développement – LCR – Ligue des Droits de l’Homme – MRAP – Le mondes des Cultures Dambe – PCF – PCOF – Ras l’Front – Réseau Education Sans Frontières – RETSEF – Sud Education – Syndicat de la Magistrature – UNEF – Union Syndicale Solidaires – Les Verts

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RAFLES DE SUBSAHARIENS AU MAROC A NOËL 2006

Une opération policière de grand envergure engageant différentes forces de l’ordre (police, « auxiliaires de sécurité », « forces auxiliaires » et gendarmerie…) dans des rafles et déplacements d’exilés d’Afrique noire a été réalisée au Maroc à partir du 23 décembre 2006. Ces rafles et déplacements forcés ont concernés des Africains noirs, majoritairement chrétiens, aux situations juridiques très variables au regard du droit du séjour : des sans-papiers, des personnes en situation régulière (passeport + visa non périmés), des demandeurs d’asile enregistrés auprès du HCR et des réfugiés reconnus par le HCR. Les papiers de ces personnes ont fréquemment été confisqués ou détruits par les forces de l’ordre.
Ces opérations se sont accompagnées de maltraitances policières, notamment matraquages, blessures et humiliations. Ont été raflés des femmes enceintes et des femmes avec enfants en bas âge. Le nombre de victimes pouvait être estimé entre 439 à 479 personnes en provenance de Rabat (248), de Nador (environ 60) et de Laâyoune (de 131 à 171). Transportés en autocars à travers tout le Maroc, les victimes ont été abandonnées, généralement dans les douze heures suivant leur arrestation, par groupes de quelques dizaines en différents points, séparés de plusieurs kilomètres, le long de la frontière maroco-algérienne non loin de la ville d’Oujda. Sous la menace de coups de fusils tirés en l’air, les exilés ont été contraint par les forces marocaines d’avancer vers l’Algérie puis ont été refoulés par les forces algériennes tirant également des coups de fusils en l’air. Après dix heures de calvaire entre les deux armées la plupart des exilés ont pu rejoindre leur pays de résidence habituelle, le Maroc, en trouvant des hébergements provisoires dans les banlieues d’Oujda ou sur le camp informel situé à l’orée de la forêt et du campus universitaire de cette ville, capital du Maroc oriental. Les associations Médecins sans Frontières (MSF Espagne), Association Béni Znassen pour la Culture, le Développement et la Solidarité (ABCDS, Maroc), Forum Réfugiés (France) et le Comité d’Entraide International (Maroc) ont apporté l’essentiel de l’aide humanitaire (couvertures, vêtements, nourriture, médicaments et ont été soutenu sur le terrain par l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) et ATTAC-Maroc. De 200 à 300 personnes sont contraintes de dormir par terre à des températures nocturnes proches de zéro degré. Plusieurs personnes ont du être hospitalisées. Le Croissant Rouge Marocain de la Wilaya d’Oujda qui indiquait le 18 décembre 2006 lors d’un colloque à l’Université Mohammed I détenir un stock d’un millier de couvertures destinées à cette population ne les avait toujours pas livrées le 08.01.2007. La Préfecture de Police de la ville d’Oujda s’opposaient encore, à cette date, au retour de la plupart des victimes dans leurs domiciles d’origine à Rabat, Nador et Laâyoune.

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Au Maroc, les droits et la dignité d’hommes et de femmes bafoués au nom de la protection des frontières de l’Europe.

Lettre ouverte
Rabat, le 4 janvier 2007

Un peu plus d’un an après les tragiques événements de l’automne 2005, les
ressortissants subsahariens au Maroc, victimes des politiques sécuritaires
menées par l’Union européenne et ses « partenaires », continuent d’être
persécutés au seul nom de la protection des frontières extérieures de
l’Europe.

Le 23 décembre, les forces de l’ordre marocaines ont mené des rafles
d’envergure dans les quartiers populaires de Rabat où vivent bon nombre de
migrants. Des dizaines de policiers et agents des forces auxiliaires ont
pénétré dans les habitations et arrêté sans distinction les Subsahariens
qui s’y trouvaient (y compris des femmes enceintes et des enfants) afin de
les transporter à la frontière algérienne dans une zone désertique aux
environs d’Oujda. Ces rafles ont concerné au moins 240 personnes.

Le 25 décembre, 40 autres migrants d’Afrique subsaharienne ont été arrêtés
à Nador et conduits dans les mêmes conditions à la frontière.

Le 29 décembre, 140 autres personnes, interpellées à Lâayoune étaient en
route pour Oujda. Le 31, 43 personnes de ce groupe ont été conduites à la
frontière algérienne.
Quinze jours après le début de ces arrestations, environ 200 personnes ont
pu revenir à Oujda tandis que les associations et militants sur le terrain
dans la région restent sans nouvelles d’une centaine de migrants qui ont
été abandonnés à la frontière lors de la vague d’arrestations du 23
décembre ou qui étaient à bord des bus ayant quitté Lâayoune le 29
décembre. D’après les différents témoignages des migrants abandonnés à la
frontière, la plupart ont été dépossédés de leurs biens (téléphones
portables, argent) et beaucoup ont vu leurs documents d’identité
(passeports, attestations HCR) réquisitionnés ou déchirés. Certains
d’entres eux ont subi des violences et des femmes ont été victimes de
séquestrations et de viols. Beaucoup sont très affaiblis physiquement, une
femme d’origine congolaise, enceinte de cinq mois, a perdu son enfant.

Ces opérations ont été présentées par les autorités marocaines, comme
entrant dans le cadre des conclusions de la conférence gouvernementale sur
les migrations de Rabat du 10 et 11 juillet 2006. Elles se sont pourtant
déroulées hors de tout cadre juridique, y compris celui prévu par la loi
02-03, et sans aucun respect ni des textes internationaux signés par le
Maroc ni des principes et droits reconnus aux migrants lors de cette même
conférence. Elles ne peuvent dès lors avoir pour seul objectif que de
montrer la « bonne volonté » du Maroc dans le combat mené par l’Union
européenne contre l’immigration dite « clandestine » quand bien même cette
lutte se déroulerait sans respect de tous les textes internationaux et
nationaux relatifs aux migrations.

En effet, d’après divers témoignages et les observations des militants sur
le terrain :

• Les opérations d’arrestations se sont opérées « au faciès » sans examen
de la situation des personnes. Les arrestations et les refoulements à la
frontière algérienne ont été effectués de manière collective ce qui est
contraire à la Convention sur les droits des travailleurs migrants et leur
famille (art 22).

• Au moins un tiers (plus de 50) des personnes revenues à Oujda sont des
réfugiés reconnus par le HCR Rabat ou des demandeurs d’asile dont la
demande est en cours d’examen, d’autres étaient en possession de documents
de voyage et de visa en règle, des femmes dont au moins trois enceintes et
des enfants (actuellement sept enfants dont un handicapé physiquement) ont
également subis le même sort. Ces arrestations violent ainsi la Convention
de Genève relative au statut des réfugiés qui interdit notamment le
refoulement des demandeurs d’asile et des réfugiés (art 33) et la
Convention sur la protection des travailleurs migrants et leur famille
toutes deux signées par le Maroc, tout comme la loi marocaine qui interdit
l’expulsion des femmes enceintes, des enfants, des réfugiés et des
demandeurs d’asile (art 26 et 29 de la loi 02/03).

• D’après les premières observations, les arrestations et les expulsions
vers la frontière se sont déroulées en marge de toutes procédures légales
(dont la présentation devant un juge) notamment celles prévues par la loi
02-03 (article 23).

• Ces refoulements que l’on peut qualifier de « clandestins », et en tout
cas d’illégaux, se sont en outre déroulés vers la frontière algérienne qui
est fermée depuis 1994.

Quinze jours après ces événements, la situation à Oujda, où les
températures actuellement sont proches de zéro, est dramatique pour les
migrants malgré l’assistance que tentent de leur apporter les militants et
associations. Les ressortissants subsahariens concernés avaient pour la
plupart un logement à Rabat qu’ils souhaitent pouvoir rejoindre au plus
vite mais en sont empêchés, à de rares exceptions près, par les autorités
et les compagnies de transport.

Nous dénonçons :

Les graves atteintes aux droits humains perpétrées au nom de la
protection des frontières extérieures de l’Europe.

L’attitude et les pressions de l’Union européenne envers les pays
frontaliers de l’Union dans le but de « sous-traiter » le contrôle de ses
propres frontières et les conséquences de celles-ci à la fois sur les
migrants et sur les pays de transit et d’origine.

Le silence du HCR au Maroc, qui n’est visiblement pas en mesure
d’assurer la protection effective des demandeurs d’asile et des réfugiés,
et qui donc ne fait qu’entretenir l’illusion d’une protection qui, dans
ces circonstances, risque uniquement de servir « d’alibi » aux politiques
européennes entravant l’accès au territoire européen des demandeurs
d’asile.

Le non respect par le Maroc des droits les plus élémentaires des
migrants et des réfugiés et de ses engagements internationaux en
particulier ceux relatifs à la Convention de Genève relative au statut des
réfugiés et la Convention sur les droits des travailleurs migrants et
leurs familles.

Nous :

rendons responsables le gouvernement marocain mais aussi les
gouvernements de l’Union européenne de toutes les conséquences sur la vie
et la santé des migrants de ces expulsions opérées dans des conditions
inhumaines sans aucune considération pour les droits de ces personnes,

exigeons le retour immédiat de tous les expulsés à leur domicile
habituel,

demandons au HCR de mettre tous les moyens en œuvre pour la
réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les
conséquences des événements actuels,

appelons les ambassades des ressortissants subsahariennes
concernés à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures
nécessaires à la protection des droits de leurs ressortissants

demandons au gouvernement marocain le respect des textes
internationaux ratifiés par le Maroc et l’arrêt immédiat de toutes actions
conditionnées par les pressions européennes en matière migratoire,

appelons l’Union européenne à stopper toutes mesures et pressions
destinées à transférer le contrôle de ses propres frontières aux pays
tiers de l’Union comme le Maroc.

Nous appelons à la solidarité avec les migrants expulsés et avec les
associations locales qui tentent malgré leurs faibles moyens de leur venir
en aide.

Cette lettre ouverte est adressée :

– à la délégation européenne à Rabat, à la Commission européenne et à la
Présidence de l’Union européenne
– au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et au ministre des
Affaires étrangères marocains
– au Conseil consultatif des droits de l’homme
– à la délégation du HCR à Rabat et au siège du HCR à Genève


Signataires

ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la
solidarité), AFVIC (Amis et familles des victimes de l’immigration
clandestine), AIDE-développement, ALCS (Association de lutte contre le
Sida), AMDH (Association marocaine des droits humains), AMERM (Association
marocaine d’études et de recherches sur les migrations), APDHA
(Association pour les droits de l’homme en Andalousie), ARCOM (Association
des réfugiés et demandeurs d’asile congolais au Maroc), Association des
migrants africains en Suède, ATTAC-Maroc, ATMF (Association des
travailleurs maghrébins en France), Caritas, Cimade, Collectif des
réfugiés, Conseil des migrants, GADEM (Groupe anti-raciste
d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants), Gisti, Homme et
environnement, Migreurop, OMDH (Organisation marocaine des droits de
l’homme), Rassemblement des réfugiés ivoiriens au Maroc, Réfugiés sans
frontières-Maroc.

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Au Maroc, les droits et la dignité d’hommes et de femmes bafoués au nom de la protection des frontières de l’Europe.

=http://www.atmf.org/spip.php?article855

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Pour une nouvelle politique migratoire marocaine

Le vendredi 5 janvier 2007 à partir de 19H
Salle Saint Bruno, 9 rue St Bruno 75018 PARIS
Métro Barbès ou chapelle

Suite à la réunion d’Almonadara tenue à Rabat les 8,9 et 10 décembre,
L’ATMF et IDD ont le plaisir de vous inviter à une réunion débat de restitution des travaux, d’échanges et de perspectives

ATMF : Association des Travailleurs Maghrébins de France, 10, rue Affre. 75 018 Paris. Tel : 01 42 55 91 82 Fax : 01 42 52 60 61. national@atmf.org / www.atmf.org. IDD : Immigration Développement Démocratie, 130 rue des Poissonniers. 75018 Paris. Tel : 01 55 79 09 34. contact@idd-reseau.org. www.idd-reseau.org

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POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE MIGRATOIRE MAROCAINE

POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE MIGRATOIRE
MAROCAINE

Le vendredi 5 janvier 2007 à partir de 19H
Salle Saint Bruno, 9 rue St Bruno 75018 PARIS
Métro Barbès ou chapelle

Suite à la réunion d’Almonadara tenue à Rabat les 8,9 et 10 décembre,
L’ATMF et IDD ont le plaisir de vous inviter à une réunion débat de restitution des travaux, d’échanges et de perspectives

ATMF : Association des Travailleurs Maghrébins de France, 10, rue Affre. 75 018 Paris. Tel : 01 42 55 91 82 Fax : 01 42 52 60 61. national@atmf.org / www.atmf.org. IDD : Immigration Développement Démocratie, 130 rue des Poissonniers. 75018 Paris. Tel : 01 55 79 09 34. contact@idd-reseau.org. www.idd-reseau.org

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Pour le respect des droits des migrants au Maroc

Un rassemblement de protestation
le jeudi 28 décembre à 18h devant L’Ambassade du Maroc à Paris
5, rue Le tasse – 75016 Paris (Metro : Trocadero)

Plus d’infos

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Pour le respect des droits des migrants au Maroc

=http://www.atmf.org/spip.php?article851

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Pour le respect des droits des migrants au Maroc

Une gigantesque rafle au faciès a eu lieu le 23 décembre à Rabat( Maroc) contre les migrants africains.

Plus de 300 réfugiés, demandeurs d’asile et migrants constitués d’hommes, de femmes et d’enfants ont été ramenés en cars à la frontière maroco-algérienne du coté d’Oujda pour y être expulsé.

Un an après les évènements tragiques de Ceuta et Melilla, le gouvernement marocain renouvelle sa politique de déportation en la justifiant par « la conformité des engagements pris par le Maroc » (dixit, le préfet de Rabat) envers l’union européenne

Les associations signataires condamnent ces expulsions collectives en contradiction totale avec les différentes conventions internationales que le Maroc a signé y compris la loi marocaine sur le séjour.

Nous condamnons les pressions exercées par l’Union européenne sur le Maroc pour dissuader les demandeurs d’asile et les migrants de demander protection et asile.

Les associations signataires exigent le retour de tous les expulsés, le respect de leur dignité et leur régularisation immédiate.

Un rassemblement de protestation le jeudi 28 décembre à 18h devant
L’Ambassade du Maroc à Paris
5, rue Le tasse – 75016 Paris
(Metro : Trocadero)

Premiers signataires: AMF, ASDHOM, ATF, ATMF,Coordination Femmes « EGALITES », FTCR, GISTI, IDD, MIR, RLF, CIMADE ,Voie démocratique (france), UTIT , Union syndicale solidaire, les Alternatifs , LCR, ACORT, IACD, Association des amis de taourirt, Migration Santé, PSU (Europe), RETSEF, Droits devant, …

Soutien Maroc : AMDH ,conseil des migrants subsahariens

Soutien Hollande : EMCEMO ,KMAN

Soutien Belgique : Espace culturel Nord/Sud

Soutien Espagne : CODENAF

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La France doit ratifier la convention internationale des nations unies pour les droits des migrants

18 décembre 1990 – L’assemblée générale des Nations Unies adopte la « Convention internationale des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ». La Convention rappelle que les droits fondamentaux et le principe de non discrimination s’appliquent à tous les hommes mais doivent être réaffirmés pour les migrants « sans distinction aucune » en « considérant la situation de vulnérabilité dans laquelle (ils/elles) se trouvent fréquemment. »

Cependant, la Convention pour les droits des migrants, aujourd’hui ratifiée par seulement trente quatre Etats dans le monde (essentiellement pays de départ de migrants), reste encore lettre morte, notamment dans les pays d’accueil. Elle le restera tant que la France, ses partenaires de l’Union européenne et la plupart des pays les plus industrialisés persisteront à en éluder la ratification.

Pourtant, la précarisation des droits des migrants est en aggravation constante partout dans le monde et appelle un rempart juridique au plan international.

18 décembre 2006 – 7ème année de la journée internationale des migrants qui est l’occasion, dans le monde entier, notamment en France, de mobilisations pour leurs droits.

18 décembre 2007 – L’an prochain célébrera-t-il enfin la ratification par la France de la Convention Internationale pour les Droits des Migrants ?

C’est possible si nous sommes extrêmement nombreux à nous mobiliser aujourd’hui et tout au long de l’année à venir.

Signez (individuellement et en tant qu’organisation) et faites signer la pétition pour la ratification de cette Convention par la France, portée par :

ATMF, CIMADE, CRID, EMMAÜS INTERNATIONAL, FORIM, GISTI, La Ligue des Droits de l’Homme, MRAP.


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