Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Anciens Combattants : Une mémoire glorifiée, un présent négligé

Après avoir été saisi par le GISTI, le CATRED et l’ATMF, le conseil d’état a maintenu dans sa décision du 18 juillet 2006 la discrimination à l’encontre des anciens combattants.

Cette décision va à l’encontre du courant de sympathie qu’engendrent les anciens combattants issus des colonies. Le film ‘’indigènes », primé à Cannes va sûrement rencontrer un grand succès commercial.
Or, il est plus facile de verser des larmes que de verser aux anciens combattants l’argent qu’ils doivent à l’état.

Lors de son entretien télévisé du 14 juillet, le président Jacques Chirac a reconnu cette injustice et a manifesté son intention de poursuivre l’effort pour atténuer les disparités entre anciens combattants français et étrangers.
Cela laisse penser que le dégel partiel entrepris en 2003 prendrait bientôt fin sauf que le temps est un élément décisif pour ces personnes qui, dans leur majorité, ont allégrement dépassé 70 ans.

Le conseil d’état considère que la convention européenne des droits de l’homme prohibe les discriminations, mais laisse néanmoins à la législation nationale une marge d’appréciation.(pour discriminer)

L’ATMF considère que les discours ronflants sur la ‘’mémoire partagée » ne peuvent cacher la douloureuse discrimination.

L’ATMF appelle le président Jacques Chirac à mettre fin à cette discrimination touchant les anciens combattants qui pour les devoirs étaient français, mais pour les droits sont étrangers.

La Présidente
Fouzia Maqsoud

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Anciens combattants : Lettre ouverte à Jacques Chirac Président de la République française

Objet : Pensions d’anciens combattants et décristallisation

Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de vous saisir en tant qu’Association de Travailleurs Maghrébins sur le dossier des anciens combattants issus des anciennes colonies.

En effet, nous suivons depuis deux ans 465 dossiers de marocains qui se plaignent d’une discrimination indigne de la République et qui dure depuis 50 ans.

Cette discrimination qui touche ces anciens combattants repose sur deux éléments : la résidence et la parité du pouvoir d’achat.

Sur la résidence : même quand l’étranger, après avoir liquidé sa retraite dans son pays d’origine, réside en France, on lui applique les indemnités de son pays d’origine alors qu’à l’inverse un français n’est pas tenu de résider en France pour toucher sa pension à taux plein .

Sur la parité du pouvoir d’achat : au-delà des de la modicité des pensions, vous constaterez que pour les trois pays du Maghreb ( Tunisie, Algérie, Maroc) qui jouissent de niveaux de vie des plus élevés en Afrique, n’ont eu que des augmentations insignifiantes. Les pensions d’anciens combattants de ces 3 pays sont faibles et leur revalorisation est en contradiction totale avec le critère de la parité du pouvoir d’achat.

Vous avez reconnu dans votre allocution télévisée du 14 juillet que c’était une injustice et que votre intention était de poursuivre le mouvement de décristallisation pour permettre de rendre à ces combattants l’hommage qui leur est légitime.

Or, vous n’êtes pas sans savoir que, après avoir été saisi par trois associations (GISTI, CATRED, ATMF), dont la nôtre, le Conseil d’Etat a décidé, le 18 juillet 2006, de valider cette discrimination qui touche les anciens combattants.

Ce faisant, le Conseil d’Etat a rendu un arrêt en contradiction avec l’arrêt DIOP du 3 novembre 2001, qui a été le moteur de la décristallisation partielle de 2002.

Monsieur le Président de la République, vous vous honorerez à mettre fin à cette discrimination avant le décès de ces anciens combattants. Vous n’êtes pas sans savoir que le film « INDIGENES », primé à Cannes, va bientôt sortir sur nos écrans ; ce qui ne manquera pas de susciter un élan de sympathie et de reconnaissance envers ces combattants de la liberté, nos libérateurs.

Cela ne nécessitera pas énormément de fonds, mais confirmera en revanche cette valeur cardinale de la République qu’est l’Egalité.

Veuillez agréer, Monsieur, le Président, l’expression de notre haute considération.

La Présidente
Fouzia Maqsoud

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Anciens Combattants : Une mémoire glorifiée, un présent négligé

=http://www.atmf.org/spip.php?article789

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Troisième journée européenne d’action sur les migrations

Pour une 3ème journée d’action sur les migrations le 7 Octobre 2006, dans toute l’Europe et ailleurs
« Au nom de la lutte contre l’immigration clandestine, les gouvernements mettent en oeuvre une politique de répression et d’externalisation aux frontières des pays riches, à travers des camps, des refoulements, des expulsions, et la sélection de la force de travail. » (extrait de l’Appel de Bamako (Mali) pour le respect et la dignité des migrants, adopté lors du Forum Social Mondial Polycentrique de janvier 2006)

Les politiques migratoires européennes transforment les migrants en « illégaux ». L’« externalisation », l’une des principales mesures de l’Union européenne contre les mouvements et les luttes des migrations, installe hors d’Europe, en Afrique et en Europe de l’Est, des camps et d’autres instruments de contrôle des migrations.
Lorsqu’en octobre 2005 des milliers de migrants et de réfugiés ont ensemble pris d’assaut les enceintes des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, ils ont rendu à cet instant visibles pour l’opinion publique les revendications fondamentales de liberté de circulation et d’égalité des droits.

Les réactions inhumaines et barbares, tirs mortels et expulsions de masse vers le désert, ont révélé le degré croissant de conflit et la crise des politiques migratoires européennes.

Ces politiques sont pourtant en permanence défiées, de « l’extérieur » comme de l’intérieur des frontières. A travers toute l’Europe se déroulent tous les jours des luttes sociales et politiques, des manifestations et des campagnes contre les camps et les expulsions, pour le droit d’asile, pour la régularisation, pour des droits et une citoyenneté européens fondés sur la résidence et non la nationalité, et contre l’exploitation des travailleurs migrants. Ces luttes dépassent largement une conception étroite de l’identité européenne.

Ce nouvel appel collectif pour une journée d’action fait suite aux mobilisations du 31 janvier 2004 et du 2 avril 2005, première et seconde journées d’action sur les migrations dans plus de 50 villes d’Europe. Au Forum Social Européen d’Athènes de mai 2006, les migrations ont pour la première fois été un axe thématique à part entière. Un large réseau d’initiatives liées aux migrations a décidé, lors de l’assemblée finale du FSE, d’aller plus loin et de coordonner des actions le 7 octobre 2006.

Tout en tenant compte des conditions spécifiques des différentes luttes sur le plan régional et national, cette journée d’action vise à construire la résistance à l’échelle européenne, voire transcontinentale. Notre mobilisation sera un premier pas vers des activés centralisées au niveau européen, dans l’idée d’une manifestation commune en 2007, à Bruxelles ou tout autre lieu de même importance. Nous voulons considérer l’Europe comme un tout, et non comme une somme de gouvernements nationaux.

La date d’octobre a été choisie en mémoire des événements de Ceuta et Melilla de 2005. Nous voulons construire une coopération avec les initiatives africaines. Un jour d’action simultané dans les villes d’Afrique et d’Europe contribuerait à la construction d’un axe sur les migrations au prochain Forum Social Mondial qui aura lieu à Nairobi (Kenya) en janvier 2007, suivant en celà l’appel de Bamako déjà cité : « De Bamako à Nairobi, nous proposons une année de mobilisation internationale pour le droit de toute personne à circuler librement dans le monde et à décider de son propre avenir (….) Enfin, nous proposons une journée mondiale de mobilisation qui pourrait se tenir dans les lieux symboles des frontières (aéroports, camps de détention, ambassades, etc. »

Nous voulons insister sur la dimension globale des luttes de migrants actuelles. Nous voulons lier notre journée d’action aux futures initiatives et mobilisations de masse des mouvements de migrants américains.
La 3ème journée d’action sera dirigée contre le déni des droits, contre la criminalisation des migrants et contre tous les contrôles des migrations, et portera des revendications précises dans le cadre de la liberté de circulation et d’établissement :
Pour la régularisation sans condition de tous les sans papiers en Europe et pour l’égalité des droits des migrants

Pour la fermeture de tous les centres de détention pour étrangers en Europe et ailleurs
Pour l’arrêt de toutes les expulsions et du processus d’externalisation
Pour déconnecter le permis de séjour du contrat de travail, et contre la « précarité ».

Pour signatures associatives

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La libération totale de la Palestine et le retour de tous les réfugiés sont un droit inaliénable et imprescriptible

Rédigé il y a un peu plus de quatre mois, en avril 2006, le texte qui suit devait être présenté à la « Conférence arabo-internationale de solidarité avec le droit au retour des réfugiés palestiniens et le droit du peuple palestinien de disposer de lui-même » qui devait se tenir à Beyrouth les 15 et 16 mai 2006. Mais fin avril 2006, les organisateurs de la Conférence ont décidé, pour de multiples raisons, de la renvoyer à une date ultérieure.

Plus d’un mois après la criminelle et barbare agression sioniste contre les peuples libanais et palestinien, ce texte, ayant gardé toute son actualité, mérite, je crois, d’être diffusé.

C’est ce que je fais aujourd’hui pour réaffirmer une fois de plus que la véritable paix, la tranquillité, la sécurité, la liberté, l’égalité et la justice ne prendront leur place naturelle et légitime dans ce Moyen-Orient agressé, spolié, dominé et occupé par des étrangers, que lorsque la Palestine, de la frontière libano-palestinienne à Eliath sur la Mer Rouge, de Haïfa à Jérusalem, de Tel-Aviv à Jéricho et de Naplouse à Gaza, sera complètement libérée, que lorsque tous les Palestiniens et tous ceux réfugiés dans de nombreux pays du monde, reprendront complètement et totalement possession de tous leurs anciens logements, cimetières, terres, biens divers et administrations publiques.

Je ne peux m’empêcher, pour terminer ces quelques lignes d’exprimer une fois de plus ma profonde conviction que, dans un ou dix ou cinquante ans, la Palestine sera complètement libérée et complètement débarrassée de ceux qui lui ont fait tellement de mal.

Et si cette conviction s’avérait être une utopie, je préfère mourir avec tout en rêvant.

G.A. / Tunis – août 2006

lire l’article de G.Adda

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Expulsés de Cachan : Un logement, des papiers, une école !!

La violence et les centaines de CRS et de gardes mobiles engagés n’ont pas suffi à briser la résistance des expulséEs et de leur soutien, pour ne pas être éparpillés.. Ils ont alors obtenu leur hébergement provisoire dans un gymnase mis à disposition par la mairie de Cachan ce qui leur permet de continuer à lutter ensemble .

La détermination et le courage des mères de familles ont été décisifs : elles connaissent déjà la précarité, l’exiguïté et l’éloignement, voire l’insalubrité des « hôtels » proposés. De plus il a été rapporté que des expulsés ayant accepté « l’hôtel » ont été interpellés par la police. Plusieurs dizaines d’entre eux sont enfermés, menacés d’expulsion, de prison.

Avec les expulsés, le Comité de soutien composé de personnalités, d’élus, d’associations, d’organisations syndicales, politiques et de citoyens. exigent du Préfet et du gouvernement :
La libération des expulsés interpellés,
le relogement décent et durable de tous les expulsés et dans l’attente la réquisition de logements vacants.
La régularisation des sans-papiers.
Le respect de la scolarisation des enfants.

Une table ronde d’urgence avec le Préfet, et si nécessaire le gouvernement, les représentants des expulsés, les différentes composantes du Comité de soutien et les élus.
10 ans après Saint Bernard, la lutte des sans papiers continue, et un an après les incendies meurtriers de taudis parisiens, la crise du logement, les discriminations racistes et la précarité se sont aggravées.

A l’appel du comité de soutien :Les 1000 de Cachan, AC !, AITEC, AMES, APEIS, ATTAC, Cimade, Comité des sans-logis, Collectif des sans papier de St Bernard, CGT, CNL 94, DAL, Droits Devant !!, FCPE, FSU, GISTI, IACD,LDH, MRAP, Réseau IPAM, RESF, RESOCI, SOLIDAIRES, ZANADOAN … LCR, PCF, Verts, les alternatifs, et de nombreux élus du Conseil Général et de municipalités environnantes..

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Incendie meurtrier du 29 août 2005 : rassemblement

Du 4 rue du Roi Doré Mardi 29 août 2006 à 18h,
A l’angle de la rue de Turenne et de la rue du Roi Doré

Par respect pour les familles : pas de pancartes, pas de banderoles, pas d’autocollant syndicaux ou politiques

Fleurs bienvenues

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Un an après l’incendie meurtrier du 29 août 2005

Mardi 29 commémoration de l’incendie de la rue dorée

Les familles sinistrées du 4 rue du Roi Doré, organisent, un an après, la commémoration de l’incendie meurtrier qui, le 29 août 2005, a fait 7 morts et n’a toujours pas été élucidé.
Tous ceux qui le souhaitent sont invités à se joindre au :

Rassemblement commémoratif de l’incendie meurtrier
du 4 rue du Roi Doré Mardi 29 août 2006 à 18h,
A l’angle de la rue de Turenne et de la rue du Roi Doré

Par respect pour les familles : pas de pancartes, pas de banderoles, pas d’autocollant syndicaux ou politiques

Fleurs bienvenues

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10éme ANNIVERSAIRE DU COUP DE HACHE DE SAINT BERNARD

1996 – 2006
10ème Anniversaire du coup de hache de Saint Bernard

Manifestation Nationale A Paris

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10ème Anniversaire du coup de hache de l’église Saint Bernard

Le combat pour le droit et le respect est plus que d’actualité

Ensemble pour :

– la régularisation de tous les sans papiers,
– l’arrêt des expulsions
– la fermeture des centres de rétention
– l’abrogation des lois Pasqua/Debré/Chevènement/Sarkozy/De Villepin
– la liberté de circulation et d’installation.
– le respect du droit d’asile
– La ratification de la convention des nations unies pour la protection des migrants et leurs familles