Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Khamsa : « sous-traitance de l’immigration : enjeux et solidarité »: table ronde

le 18 novembre 2005 à 20h30

Salle Meréville de la Mairie de Nancy
« sous-traitance de l’immigration : enjeux et solidarité ».

Table ronde animée par Ali El Baz de l’ATMF, Abdelkrim Belguendouz universitaire spécialiste de l’immigration et Noureddine Karam de l’AFVIC

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NON AU REGIME D’EXCEPTION

On ne répond pas à une crise sociale par un régime d’exception. La responsabilité fondamentale de cette crise pèse, en effet, sur les gouvernements qui n’ont pas su ou voulu combattre efficacement les inégalités et les discriminations qui se cumulent dans les quartiers de relégation sociale, emprisonnant leurs habitants dans des logiques de ghettoïsation. Elle pèse aussi sur ces gouvernements qui ont mené et sans cesse aggravé des politiques sécuritaires, stigmatisant ces mêmes populations comme de nouvelles « classes dangereuses », tout particulièrement en ce qui concerne la jeunesse des « quartiers ».

Nous n’acceptons pas la reconduction de l’état d’urgence. Recourir à un texte provenant de la guerre d’Algérie à l’égard, souvent, de Français descendant d’immigré, c’est leurs dire qu’ils ne sont toujours pas français. User de la symbolique de l’état d’urgence, c’est réduire des dizaines de milliers de personnes à la catégorie d’ennemis intérieurs. Au-delà, c’est faire peser sur la France tout entière et sur chacun de ses habitants, notamment les étrangers que le gouvernement et le président désignent déjà comme des boucs émissaires, le risque d’atteintes graves aux libertés. Le marquage de zones discriminées par l’état d’urgence n’est pas conciliable avec l’objectif du rétablissement de la paix civile et du dialogue démocratique.

Nous n’acceptons pas le recours à des procédures judiciaires expéditives, voire à une « justice d’abattage », alors qu’en même temps la même justice prend son temps pour élucider les conditions dans lesquelles sont morts Bouna et Zied à Clichy-sous-Bois.

Restaurer la situation dans les « quartiers » et rétablir le calme, c’est d’abord restituer la parole à leurs habitants. Des cahiers de doléance doivent être discutés, ville par ville. C’est, ensuite, ouvrir une négociation collective pour mettre en œuvre des actions de rétablissement de l’égalité : cela implique l’adoption d’une véritable loi de programmation et que cessent les mesures de saupoudrage ou, pire encore, les marques de mépris, comme la stigmatisation des familles ou la transformation de l’apprentissage en mesure de relégation scolaire précoce. Une solidarité nationale authentique doit être au rendez-vous de la reconstruction du tissu social dans les banlieues.

C’est, surtout, mettre en œuvre, dans la réalité, une réelle politique nationale de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits.

Nous affirmons qu’il y a là une véritable urgence nationale : il faut substituer à l’état d’urgence policier un état d’urgence sociale.

Rendez-vous le mercredi 16 novembre, à 18h30, place Saint-Michel à Paris, pour dire notre refus de ce régime d’exception et pour exiger une autre politique.

Signataires :
Act Up-Paris, Les Alternatifs, Alternative citoyenne, L’appel des cent pour la paix, ATMF, Association des citoyens originaires de Turquie (ACORT), Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association des Tunisiens en France, ATTAC-France, Une Autre voix juive, Cedetim-Ipam, CGT, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Coordination Antividéosurveillance d’Ile-de-France, Coordination des collectifs AC !, Droit Au Logement, Droits devant!, Droit Solidarité, FASTI, FCPE, Fédération anarchiste, Fédération SUD-Etudiant, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), FIDH, FSU, GISTI, LCR, Ligue des droits de l’Homme, Marches européennes, Mouvement des Jeunes Socialistes, Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP), Mouvement de la Paix, MRAP, No-vox, Les Oranges, Les Panthères roses, PCF, Rassemblement des associations citoyennes de Turquie (RACORT), Réseaux citoyens de Saint-Etienne, Souriez-Vous-Êtes-Filmé-es !, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile, UNEF, Union démocratique bretonne (UDB), UNL, UNSA, Union syndicale Solidaires, Union des syndicats parisiens de la CNT (CNT-RP), Vamos !, Les Verts.

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NON A L’ÉTAT D’EXCEPTION

COMMUNIQUE COMMUN

Paris, le 8 novembre 2005

Confronté à une révolte née de l’accumulation des inégalités et des discriminations dans les banlieues et les quartiers pauvres, le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape, d’une extrême gravité, dans l’escalade sécuritaire. Même en mai 1968, alors que la situation était bien plus dramatique, aucune loi d’exception n’avait été utilisée par les pouvoirs publics. La proclamation de l’état d’urgence répond à une révolte dont les causes sont profondes et bien connues sur le seul terrain de la répression.

Au-delà du message symbolique désastreux que nourrira la référence à la guerre d’Algérie, il ne s’agit pas seulement de « couvre-feu », ce qui est déjà de l’ordre d’une logique de guerre. En fait le gouvernement a sciemment menti. La loi du 3 avril 1955 autorise des interdictions de séjour pour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics », des assignations à résidence pour « toute personne (…) dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », la fermeture des « lieux de réunion de toute nature » et l’interdiction des « réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre ». Le gouvernement a même prévu des perquisitions de nuit. Il peut, en outre, faire « prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature », et donner compétence aux juridictions militaires en concurrence avec les juges ordinaires.

Stopper les violences et rétablir les solidarités dans les banlieues est une nécessité. Cela implique-t-il de les soumettre à une législation d’exception héritée de la période coloniale ? On sait où mène le cycle bien connu qui enchaîne provocations et répression, et quels résultats il permet d’obtenir. Les banlieues n’ont pas besoin d’état d’exception : elles ont besoin, désespérément, de justice, de respect et d’égalité.

Signataires :

Alternative Citoyenne, ATMF, CEDETIM, Comité des sans-logis, CRLDHT, Fédération syndicale unitaire, Ligue communiste révolutionnaire, Ligue des droits de l’Homme, MRAP, Parti communiste français, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, Union syndicale Solidaires, Les Verts

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Message de soutien des congressistes de l’ATMF aux démocrates tunisiens en grève de la faim

Chers amis,

Les militantes et les militants de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France réunis à Gennevilliers dans le cadre du neuvième congrès de l’Association les 11, 12 et 13 novembre 2005 vous assurent qu’ils suivent avec la plus grande attention la grève de la faim que vous avez entamée depuis le 18 octobre dernier.

Le congrès :
– Réitère notre soutien inconditionnel à votre grève ainsi qu’à vos revendications pour le respect des libertés et pour la promulgation d’une loi d’amnistie générale.
– Tient le régime tunisien pour responsable de toute détérioration qui affecterait votre santé.
– Renouvelle notre appel au président français Jacques Chirac pour qu’ils intervienne auprès de son homologue tunisien pour lui rappeler que « le droit à manger » ne signifie pas le droit à la répression.
– Réaffirme notre engagement auprès des démocrates et du peuple tunisiens dans leur lutte contre la dictature et pour un état de droit.

Gennevilliers le 13 novembre 2005

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L’ATMF organise son neuvième congrès : Pour un droit juste et universel de tous les migrants

Les 11,12 et 13 novembre 2005

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Bruxelles : Sarah et Rawda, deux mères de prisonniers politiques…

Entre Sarah et Rawda, deux mères de prisonniers politiques en Israël la rencontre ne pouvait être fortuite…

le 8 novembre à Bruxelles 20 heures au local de l’UPJB, 61 rue de la Victoire, 1060

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Lille : Sarah et Rawda, deux mères de prisonniers politiques…

Entre Sarah et Rawda, deux mères de prisonniers politiques en Israël la rencontre ne pouvait être fortuite…

le 7 novembre à Lille 20 heures

à la Salle Brossolette, rue Coli, 59000 Lille.

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Nancy : Sarah et Rawda, deux mères de prisonniers politiques…

Entre Sarah et Rawda, deux mères de prisonniers politiques en Israël la rencontre ne pouvait être fortuite…

le 6 novembre à Nancy

17 heures-20 heures à la MJC Pichon, 7 boul. du Recteur Senn, 54000 Nancy

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La Seine St Denis réveille les racistes en Corse

Dans la nuit de jeudi à vendredi (03 et 04 novembre 05), les racistes corses ont frappé une nouvelle fois avec deux attentats ayant comme cible un commerce et un lieu d’habitation de maghrébins.

L’ATMF dénonce avec force ces 2 attentats lâches.

La fable du loup et de l’agneau prend toute sa signification en Corse. Des qu’un événement international ou national implique de près ou de loin des arabes (guerre d’Irak, attentat, Intifada), la communauté arabe en Corse doit en payer le prix.

En effet, ces derniers temps, les événements de la Seine St Denis amplifiés par les discours haineux de Le Pen et autres DeVilliers-Sarkozy ont trouvé un écho en Corse.

L’ATMF appelle la société civile corse à manifester contre ces actes ignobles qui frappent une population déjà défavorisée et précarisée.

L’ATMF lance un appel aux pouvoirs publics pour que les auteurs de ces actes criminels soient poursuivis et condamnés.

Paris, le 05 novembre 2005

Le President Noureddine Mahloul

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L’ATMF d’Argenteuil a 20 ans

L’ATMF : Une mémoire vivante créatrice du lien social et inter générationnel

L’Association de Travailleurs Maghrébins de France d’Argenteuil
Célèbre son 20ème anniversaire
A partir du 6 novembre 2005

Créée officieusement au début des années 70, l’ATMF a été déclarée officiellement en octobre 1985 après la suppression du décret restreignant le droit associatif des étrangers. Ancrée dans la ville d’Argenteuil depuis janvier 1980, elle n’a cessé de se battre pour l’égalité des droits, l’accès à la citoyenneté de résidence, de lutter contre le racisme, l’intégrisme et toutes formes de discrimination ou de rejet. Le projet qu’elle développe, les actions qu’elle réalise avec et au bénéfice des habitants s’inscrivent parfaitement dans le tissu associatif, social et culturel de notre commune.

Bon anniversaire l’ATMF…