Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Halte à l’harcèlement et à l’embargo contre les migrants africains au Maroc

L’ATMF a appris par l’AFVIC que plus d’un millier de migrants africains sont soumis à un encerclement depuis le 7 février par les autorités marocaines dans la forêt de Belyounech (aux environs de Tétouan). Les ONG ne peuvent pas leur ramener de nourriture, vu que toutes les issues sont surveillées par les forces de l’ordre.

C’est un véritable embargo qui ne laisse comme choix aux migrants que de se rendre pour être expulsés.

L’ATMF lance un appel au roi du Maroc , actuellement en tournée dans les pays africains (Gabon, Sénégal, Burkina), pour qu’il fasse preuve de cohérence dans sa relation avec les peuples africains. Une réelle coopération SUD-SUD passe nécessairement par un traitement humain des migrants subsahariens au Maroc.

L’ATMF appelle l’opinion publique marocaine à manifester sa solidarité effective avec les réfugiés de Belyounech et à dénoncer la dichotomie des autorités marocaines en matière de traitement des immigrés marocains à l’étranger et des migrants africains au Maroc.

L’ATMF souligne la responsabilité des autorités européennes qui sont les véritables donneurs d’ordre à des pays comme le Maroc qui agissent comme des sous traitants en réprimant et en attentant aux droits des migrants africains

Paris le 22 Février 2005

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Cellule de suivi Belyounech: Cellule crée par l’Afvic pour informer au quotidien sur la situation à BELYOUNECH suite à l’embargo mené par les forces d’ordre.

Témoignage du chairman Congolais contacté par téléphone aujourd’hui le 23 février 2005 à 16H30 GMT

 » Cela fait plus de 10 Jours que nous sommes encerclés par les militaires. Nous sommes des réfugiés congolais, nous vivons dans cette forêt depuis notre arrivée au Maroc, nous avons survécu à un hiver difficile où nous avons passé des nuits à moins de 7 degrés sans couverture ni toit. Il y a des enfants et des femmes parmi nous. Nous avions l’habitude de sortir en ville pour chercher de la nourriture ou pour mendier, et nous cherchions de l’eau d’une source à 1 Km du camp. Aujourd’hui les militaires nous encerclent, nous ne sommes pas des animaux, nous sommes des êtres humains avec des sentiments, des familles et des aspirations. Nous sommes des réfugiés et si nous avons fuit le Congo, c’est parce qu’il y a la guerre. ……….

……..Aujourd’hui même nous avons envoyé deux de nos camarades pour nous chercher de la nourriture ils ne sont pas revenus. Hier c’était pareil ! !…….

……Aidez-nous, nous avons besoin de votre appui. C’est un drame humanitaire. Nous refouler à Oujda ne veut pas dire trouver une solution à notre cas. Nous préférons mourir encercler que de nous rendre. On nous applique une stratégie de guerre alors que nous sommes des civiles sans armes, sans force. Enfin penser que nous sommes des êtres humains, peut être ! ! je commence à m’en douter  »

La situation sécuritaire reste la même. Toutes les issus aux camp restent bloquées. L’association des Travailleurs maghrebin en France à rendu public un Communiqué dans lequel elle denonce cet état de fait et demande une intervention du Roi, en tournée actuellement dans des pays africains , d’intervenir pour arreter ce drame humanitaire.

Afvic à mis en place une cellule de suivi pour réagir et informer les Ongs et le grand public de la situation sur le terrain et sollicile la mobilisation de la société civile pour mettre terme à cet embargo contaraire aux principes fondamentaux des droits de l’Homme.

Pour Réagir contre l’embargo prière d’envoyer un Fax à Monsieur le Wali de Tétouan :

++212 39 995 920

Avec une copie à La cellule de suivi Afvic: ++212 23 491 287

afvic@hotmail.com

AFVIC/PFM

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Mme AIT SIRAHAL

Mme AIT SIRAHAL
Décide de s’installer tout les vendredi de 16h à 19 h
Devant l’ambassade du Maroc en protestation contre l’impunité qui touche les policiers marocains responsables
de la mort de son mari
J’ai vu de mes propres yeux la police soulever mon mari menotté et le jeter contre le mur du commissariat de Marrakech. AIT SIRAHAL Mohammed, mon conjoint immigré marocain de 52 décède l’hôpital IBN ZOUHR à Marrakech quelques heures après avoir subi des tortures par la police marocaine (suite à une banale altercation).
Depuis le 25/07/2002 jour de la mort de mon mari, avec mes enfants, Achraf, Fahd, Wassime et leurs grands parents nous n’avons pas cessé de faire tous les recours auprès de l’administration Marocaine en France et au Maroc même afin que les policiers coupables de ce crime odieux soient jugés.

Des associations Marocaines, comme l’association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), l’Association des Travailleurs Immigrés en Espagne (ATIME), Association de la jeunesse Maghrébine de Bruxelles, l’Association des Travailleurs Marocains de Hollande (KMAN), l’Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)…, de simple citoyens, mais aussi l’ONG américaine Humain Rights Watch, se sont indignés par le fait qu’aucun des policiers qui ont participé aux séances de torture n’a été suspendu de ses fonctions.

Je viens de rentrer du Maroc, ou la cour de « Justice » Marocaine de Marrakech a reporté au 1 mars l’étude du dossier et cela pour la 15 ème fois !!
Parce que je refuse que les agents de l’état jouissent d’une impunité totale, parce que, même si je suis une simple femme immigrée, vivant de son travail pour élever mes enfants et aider ma famille au bled, j’exige que justice soit faite et que les coupables soient jugés. C’est le seul moyen d’honorer la mémoire de mon mari et de me permettre de vivre avec dignité.
Pour la 15ème fois, je repars au Maroc, grâce à mes petites économies de gardienne d’immeuble parisien, pour défendre la mémoire de mon conjoint lors du prochain procès prévu le 1mars 2005 au tribunal pénal de Marrakech.
Par ailleurs, j’ai décidé avec mes enfants, et le soutien de mes amis, de m’installer, avec les photos de mon conjoint, devant :
l’ambassade du Maroc
5, RUE LE TASSE 75016 PARIS (Métro TROCADERO)
tout les vendredi de 16 h à 19h et cela a partir du vendredi 25 février 2005.

J’arrêterai mon action le jour ou la justice marocaine rendra un jugement équitable et punira les lâches qui torturent et assassinent un immigré qui voulait juste passer des vacances dans son pays d’origine avec sa famille.

J’ai plus que jamais besoin de votre soutien, interpellez les autorités marocaines, venez me rejoindre devant l’ambassade tous les vendredi, envoyez vos messages de soutien, apportez moi conseil pour que je puisse garder espoir dans la justice de mon pays et de ses institutions.

Paris le lundi, 21 fév. 2005
Madame Zoubida AIT SIRAHAL
Tel : 0143950493

Envoyez vos fax de solidarité et de contestation aux :
Ambassadeur du Maroc en France: 0145202258
affgeneral@amb-maroc.fr
Premier Ministre : 00 212 37 76 86 56
Copie de vos envois à : HAJI Youssef administrateur du réseau ATMF hajiyoussef@yahoo.fr (0610594063 faxe : 03.27.98.14.76).

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Liberté de presse en Algérie

Les libertés publiques et la liberté de la presse en Algérie et plus largement au Maghreb.
Réunion publique.

Vendredi 18 février 2005

A partir de 19h00

Au sénat
15 rue de Vaugirard
75006 paris

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Imini : Retour de mission

L’horreur des réalités marocaines. Le froid, la faim qui frappe les familles des mineurs dans la région d’Imini contrasté avec le protocole somptueux des préparatifs de la visite royale à Ouarzazate.

AMMN
Association des Mineurs, anciens Mineurs Marocains et reconvertis du Nord / Pas-de-calais et de leur famille
33 rue Casimir Beugnet 59187 DECHY

Communique de presse

Mineurs et syndicalistes Marocains
60 ans de prison pour avoir osé dire nom
au vol organisé des acquis des mineurs des mines d’Imini

La délégation de l’association des Mineurs Marocains de France (AMMN) a pu se rendre au Maroc du 9 au 16 janvier 2005 pour soutenir les familles des détenus syndicalistes et mineurs des mines d’Imini.
Durant ces sept jours, notre délégation a été affrontée à l’horreur des réalités marocaines. Le froid, la faim qui frappe les familles des mineurs dans la région d’Imini contrasté avec le protocole somptueux des préparatifs de la visite royale à Ouarzazate.
Le jeudi 13 janvier 2005, la délégation a pu assisté au procès des mineurs au tribunal de Ouarzazate. Ce procès avec tout l’espoir qu’il soulevait d’une justice enfin rendue à ces syndicalistes c’est acheminé par une mascarade d’injustices et de dénies de droits.
Les mineurs ont été condamné injustement à 10 ans de prison chacun.
Ce procès montre l’interpénétration des intérêts des actionnaires de la société anonyme Chérifienne d’études minières, du gouvernement et des grosses fortunes du pays et la justice aux bottes de l’exécutif.
La mobilisation des simples gens militants politiques, syndicaux et associatif ainsi que la présence d’avocats de renommé nationale a donné à la délégation présente l’espoir d’un nouveau Maroc en constitution.
De l’intérieur de la cours de l’injustice les membres de la délégation ont serré la main des détenus en leur transmettant les messages fraternels venus de France et d’ailleurs.
Les membres de la délégation ont aussi rencontré les conjointes et enfants apeurés des syndicalistes pour leurs assurer de notre accompagnement jusqu’à la libération de leurs parents.

Le détenu Khouya Mohamed poursuit une grève de la faim entamée depuis le 29/12/04, sa situation sanitaire est alarmante. Nous rendons responsable l’état marocain de toute attente à la vie de ce détenu.

Les organisations membres de l’association des Travailleurs Maghrébins de France dont l’AMMN fait parti se sont engagées dans le conseil d’administration national réuni à Argenteuil le samedi 5 février à parrainer les six familles des détenus.
Nous appelons l’ensemble des démocrates de ce pays a protesté énergiquement auprès des autorités Marocaines et a exigé la libération immédiate des détenus et le règlement humain du conflit des mineurs d’Imini avec la direction moyenâgeuse de la mine.

Dechy le 11/02/05
Monsieur Abdallah SAMAT
Président de l’AMMN et administrateur de l’ATMF

Nous vous demandons chers amis de manifester votre solidarité en adhérant au collectif de soutien à Khouya Mohamed et tous les mineurs Marocains des mines d’Imini (par mails à khouya_mhamed@yahoo.fr ) ou par fax au 03.27.98.14.76).
Info presse : hajiyoussef@yahoo.fr (0610594063)

Nous vous demandons aussi d’envoyer des lettres de protestation par fax aux :
Gouverneur de Ouarzazate : 00 212 44 88 25 68
Premier Ministre : 00 212 37 76 86 56
AMBASSADE DU MAROC Paris
Contact : AMBASSADEUR : M. HASSAN ABOUYOUB
Adresse : CHANCELLERIE : 5, RUE LE TASSE 75016 PARIS
Tel : (331) 45 20 69 35
Fax : 45 20 22 58
EMail : affgeneral@amb-maroc.fr
AMBASSADE DU MAROC Madrid
Contact : AMBASSADEUR : M. ABDESLAM BARAKA
Adresse : CHANCELLERIE : CALL SERRANO, 179 – 28002 MADRID
Tel : (34) 915 63 10 90
Fax : 915 61 70 87
EMail : simafa1@infonegocio.com
Site Internet : http://www.maec.gov.ma/madrid

AMBASSADE DU MAROC Bruxelles
Contact : AMBASSADEUR : M. MUSTAPHA SALAHDINE
Adresse : CHANCELLERIE : 29 BOULEVARD SAINT MICHEL 1040 BRUXELLES
Tel : (322) 736 11 00
Fax : 734 64 68
EMail : sifamabruxe@euranet.be

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Soirée / Débat : Les Emmurés de Tazmamart

A l’occasion des auditions entamées par l’Instance Equité et Réconciliation (IER) au Maroc nous avons le plaisir de vous inviter à une soirée débat en présence de Salah et Aïda HACHAD, autour de leur livre « Kabazal les emmurés de Tazmamart » (Edition Tarik)

Le mercredi 9 février 2005 à 19 heures

Salle St. Bruno
9, rue St. Bruno 75018 Paris
ligne 2 métro Barbès

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Soirée / Débat : les emmurés de Tazmamart

A l’occasion des auditions entamées par l’Instance Equité et Réconciliation (IER) au Maroc nous avons le plaisir de vous inviter à une soirée débat en présence de Salah et Aïda HACHAD, autour de leur livre « Kabazal les emmurés de Tazmamart » (Edition Tarik)

Le mercredi 9 février 2005 à 19 heures

Salle St. Bruno
9, rue St. Bruno 75018 Paris
ligne 2 métro Barbès

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Voyage d’enfer pour un pèlerinage

L’ATMF s’insurge du sort qui a été réservé au milliers de Hadjs, résidants en France. Ces derniers ont été la proie de véritables escrocs se qualifiants d’agents de voyage.

Ayant payé le prix fort (entre 2500 et 3500 euros) leur billet de voyage, les pèlerins ont été pris en tenaille par les pratiques de ces escrocs et les compagnies d’avion sensés les rapatriés mais qui ne correspondaient pas aux exigences de sécurité des aéroports français.

Ceci est d’autant étonnant car ces avions peuvent atterrir sur les autres aéroports européens et non français

L’histoire d’EL Hadj Al Ayachi de la ville du Mans est éloquente

Arrivé à l’aéroport de Jeddah le vendredi 28 janvier à 17h, son groupe n’est reparti que le dimanche 30 janvier à 4h du matin, une fois dans le ciel d’Italie les contrôleurs français ont interdit le débarquement de l’avion, ce dernier était contraint de faire demi tour et a atterrit en Égypte, jusqu’a ce que la Belgique accepte de les recevoir sur son sol .

L’avion a enfin atterrit à 22h et les passagers ont été raccompagnés le lundi 31 janvier à 5h du matin par car à l’aéroport Charles de Gaules.

L’ATMF interpelle l’état français pour qu’il entame une enquête pour dévoiler les facilités offertes aux agences qui passent des contrats avec des compagnies et charters mais ne répondent pas aux exigences des normes de sécurité ou bien disparaissent dans la nature.

L’ATMF demande que les pèlerins soient indemnisés pour non respect

L’ATMF s’étonne que certaines organisations musulmanes tels que l’UOIF qui dans leur communiqué du 3 janvier dernier, soutenait implicitement les marchands de voyage sans dénoncer les conséquences de ces derniers.

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Appel à signatures de soutien aux familles de Zarzis

Pour : BOURGUIBA Abderrazak (19 ans), MAHROUG Hamza, (22 ans), BEL HAJJ IBRAHIM Ridha (38 ans), GUIZA, Abdelghaffar (22 ans), RACHED Omar (22 ans), MCHAREK, Aymen (22 ans), CHLENDI Omar (22 ans).

A l’initiative de Térésa Chopin, mère d’Omar Chlendi, un groupe de soutien se met en place pour la libération des « internautes de Zarzis ». Ces internautes ont été condamnés en Tunisie pour la plupart à treize ans d’emprisonnement sans aucune preuve et ont été torturés durant leurs interrogatoires et détention.

L’objet de ce groupe de soutien est de réaliser et encourager toutes actions concrètes pour alerter et sensibiliser les opinions publiques et responsables politiques ou associatifs avec le but d’obtenir la libération de l’ensemble des prisonniers.

A cette fin, il diffuse aujourd’hui la lettre adressée au Premier ministre français, Jean Pierre Raffarin qui sera en visite en Tunisie à la fin du mois de janvier avec plusieurs membres de son gouvernement.
Voilà pourquoi et afin de soutenir Térésa Chopin, mère d’Omar Chlendi, et l’ensemble des familles et proches des internautes de Zarzis, nous demandons à chacune et chacun de bien vouloir signer la présente lettre au mail suivant : contact@zarzis.org

(Pour suivre les actions du groupe de soutien : http://www.zarzis.org/)

M. Le Premier ministre

Hôtel de Matignon

57, rue de Varenne

75700 Paris

Monsieur le Premier Ministre,

A l’occasion de votre déplacement en Tunisie à la fin du mois de Janvier, je reviens, une fois de plus, vers vous afin de vous alerter sur la situation dramatique et injuste vécue par les « internautes de Zarzis », et je vous demande de bien vouloir mettre en œuvre toutes les actions possibles en particulier auprès du Président de la République Tunisienne, Monsieur Ben Ali, afin que ces jeunes injustement condamnés soient libérés.

La tenue du Sommet Mondial sur la Société de l’Information en Tunisie en 2005, qui veut promouvoir les principes fondamentaux de la liberté d’expression, d’accès à l’information et de la liberté de la presse, ne peut que renforcer cette demande de libération pour des internautes dont le seul tort a été la fréquentation de sites interdits censurés.

Les peines de 13 ans d’emprisonnement ayant été confirmées en cassation le 8 décembre dernier mon fils a tenté de se suicider par désespoir. Il est dans un état de santé très dégradé et privé d’assistance médicale. Ses camarades sont également dans un état de désespoir total dû à leurs conditions de détention.
Voilà pourquoi, il est extrêmement urgent d’intervenir autant par souci humanitaire que par souci de justice.

J’avais adressé une demande de grâce à M. BEN ALI, mais cette demande est restée sans réponse jusqu’à aujourd’hui.

Monsieur le Premier ministre, la France a toujours défendu et respecté la liberté d’expression, la liberté de la presse et le droit à l’information ! La citoyenne française et la maman que je suis, peut-elle espérer que le représentant de son pays mettra tout en œuvre pour ouvrir les portes de la liberté à ces jeunes innocents ?

D’autres personnes, anonymes, familles d’autres détenus, associations humanitaires ou non et divers organismes qui ont suivi toute cette affaire et qui, comme moi, sont convaincus de l’innocence de ces jeunes me soutiennent et s’associent aujourd’hui à ce courrier en le co-signant avec moi.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Térésa Chopin

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LE P.S. GAZE LES SANS-PAPIERS (ENFANTS FEMMES ET HOMMES) ET LES RAFFLENT

9ème Collectif des sans-papiers

06 03 58 39 59/06 16 81 06 67/06 13 95 22 07

Après six jours de présence dans les locaux de la fédération PS du 93, sans chauffage, une grève de la faim en cours et une occupation de la mairie du Pré Saint Gervais par les intermittents, précaires et chômeurs en soutien au collectif, sans qu’aucun responsable du parti socialiste ne soit venu discuter avec les sans papiers, les cinq « militants-vigiles » socialistes, qui harcelaient continuellement les personnes, ont concrétisés leur harcèlement en empêchant les sans papiers de venir aux fenêtres saluer leur famille et leur soutien.

Ces militants-vigiles n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’agresser physiquement les sans papiers au gaz lacrymogène (femmes et enfants compris). Ils sont même allés jusqu’à poursuivre trois personnes réfugiées dans un bureau et ont défoncé la porte pour les en éjecter.

Nous sommes catastrophés, consternés et restons sans voix par rapport à cette attitude et encore plus surpris qu’ils aient ouverts les fenêtres pour crier : « Au secours, police, il faut faire quelque chose ! ». Le bourreau se transformant alors en victime !

Les sans papiers se sont alors réfugiés dans la grande salle de réunion du rez de chaussée. Les forces de l’ordre ont brisé la porte d’entrée et ont foncés comme des chiens-fous dégageant et tirant les femmes, les enfants (dont un de un mois et deux de un ans) et les hommes pour les faire sortir sous une pluie battante sans protection.

Il n’y a eu aucune arrestation durant l’évacuation des locaux hormis une femme soutien arrêtée avant l’intervention.
C’est alors que le service d’ordre du PS s’est mis à pointer du doigt certains sans papiers, allant jusqu’à en poursuivre d’autre à l’aide des policiers. Quatre personnes venus cherchées leurs affaires à l’intérieur de la fédération PS n’en sont jamais ressortis.

Bilan de l’opération : huit arrestations dont cinq sans papiers. L’un d’entre eux a été envoyé à l’hôpital inconscient, une femme est toujours hospitalisée, les trois enfants gazés ont été examinés.
Nous sommes plus que choqués et nous regroupons toutes nos forces pour sortir nos camarades arrêtés injustement.

Aujourd’hui jeudi 20 janvier 2005 à 12H, quatre sans-papiers sont toujours retenus au commissariat des LILAS et risquent l’expulsion. L’un d’entre continue la grève de la faim qu’il avait entamé avant l’évacuation (5éme jours de grève). Son état est critique.

L’attitude du PS durant les jours passés a été infecte tant au niveau du blocage des négociations avec la préfecture, du contact avec la presse que lors de l’évacuation. En effet le PS à fait bloquer l’entrée des locaux alors même qu’une délégation était reçue à la préfecture.

Le PS a refusé de laisser rentrer la presse dans ces locaux privant les sans-papiers de s’exprimer sur les situations dramatiques dans lesquels ils se trouvent. Nous ne revenons pas sur les violences des militants socialistes sur les enfants, femmes et hommes du collectif. Mais nous tenons à préciser que le PS refuse de rendre les affaires laissées sur place dans la panique de l’évacuation : passeports, carte de transport, couverture et 32 sacs de couchage, portables, chauffes biberons, preuves de présence en France, AME, médicaments pour les enfants…

Le PS lâche ne reconnaît même pas avoir utilisé le gaz lacrymogène et accuse les sans-papiers d’avoir cassé une porte alors que ses militants l’ont défoncé à l’aide d’un porte manteau.
Liberté pour nos camarades !