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Térésa Chopin : Rapport de visite a mon fils a la prison de Borj El Amri – Tunis

Voyage au bout de l’enfer par Térésa Chopin

«Térésa Chopin est la mère d’ Omar Chlendi un des jeunes internautes de Zarzis»

3 et 4 janvier 2005

Le Quai d’Orsay m’a organisé une visite à mon fils à la Prison de Borj El Amri avec pour mot d’ordre de me rendre à l’administration pénitentiaire pour avoir un laisser passer pour une visite à mon fils.

Le 3 janvier 2005 :

Je me rends à l’administration pénitentiaire , il est 8 h 45 ; la personne à l’accueil arrive en retard, plusieurs personnes attendent comme moi.

Quand mon tour arrive : je lui dis que je viens chercher l’autorisation spéciale que le Consulat de France a demandée pour moi.

La personne me répond qu’elle n’est au courant de rien et me conseille d’aller voir à la prison pour voir si eux, ont l’autorisation. J’appelle le Consulat de France à Tunis et je leur dis qu’à l’administration pénitentiaire, ils ne sont au courant de rien et que je refuse de me rendre à la prison si je n’ai pas un écrit car on ne me laissera pas passer.

La personne au Consulat de France me dit qu’elle appelle le directeur de la prison et me tient informée. 5 minutes plus tard, le Consulat a résolu le problème et m’informe que le directeur de la prison est informé de ma visite et que j’ai un accord pour 2 visites le 3 et 4 janvier 2005.

Je prends la direction de la prison, une heure plus tard, j’y suis. Pour une fois, l’amabilité des gardes est au rendez-vous ; ils étaient informés de ma visite.
Après une attente pour contrôle d’identité, on me fait entrer dans une pièce où se trouvaient quelques sièges et un bureau pour les gardes qui assistent à la visite.

J’ai demandé s’il était possible de remettre quelques vêtements à mon fils que j’avais apportés mais on m’a répondu que je n’avais pas le droit de lui remettre quoi que ce soit. Mais son père pourra les lui remettre lors de ses visites.

Après une attente de 15 minutes environ, mon fils arrive, entouré de 2 gardes . Je me dirige vers lui et enfin, je peux l’embrasser.

Remarques sur son état : en apparence le sourire, l’air de rien. Je lui demande de s’asseoir, 3 gardes occupent la pièce également, dont 2 viennent s’asseoir de part et d’autre auprès de mon fils et de moi pour mieux contrôler la conversation. Je m’aperçois que mon fils a beaucoup de difficultés à se mouvoir et est très abattu.

Il était relativement couvert et je ne pouvais voir que ses mains qui étaient rongées par la gale. Il a des coupures entre les doigts et la peau est très abîmée, avec beaucoup de plaies et il me dit que ses pieds ne vont pas bien non plus, qu’il a des ongles incarnés et qu’il a un gros problème au genou et surtout qu’il ne tiendrait pas 13 ans dans ce trou !

Nous avons continué notre conversation par des nouvelles de la famille et beaucoup d’autres sujets et il me dit avoir reçu mes cartes postales envoyées pour son anniversaire ainsi qu’une carte de la personne qui le parraine au niveau d’Amnesty International.

Je lui demande s’il voyait ses camarades, il me répond qu’ils ne se voyaient jamais, qu’il était strictement interdit pour eux de se rencontrer ; ils sont dans des secteurs différents.

Je lui demande : avez-vous une cour commune ou un réfectoire où vous pouvez vous rencontrer ? Il me répond qu’ils n’ont pas de lieu commun.

Pendant mon entretien avec mon fils, je lui cite le nom de toutes les ONG pour faire comprendre aux fonctionnaires présents que ces jeunes étaient suivis et défendus à l’extérieur de la Tunisie.

Mon fils me dit ironiquement : « maman, si nous étions de dangereux terroristes, est-ce que la France aurait accordé le statut de réfugié politique à Ayoub Sfaxi ? (condamné par contumace et résidant en France) »

Je m’adresse aux gardes présents et leur demande de transmettre un message au directeur en lui disant que j’étais prête à financer la visite d’un médecin ainsi que les médicaments pour mon fils, et surtout que je voulais le rencontrer. 15 à 20 minutes se sont écoulées et les gardes me font comprendre que la visite est terminée !
Je leur dis que je reviens demain matin à la même heure.

Le 4 janvier 2005 :

A mon arrivée, on me reconnaît et je demande au fonctionnaire s’il y a une possibilité de rencontrer le directeur ; il me répond qu’il va se renseigner. Il revient et me dit que la pièce qui sert de salle de visite spéciale est occupée par une autre visite. Je lui demande alors : puis-je rencontrer le directeur tout de suite ? Il me dit oui et m’accompagne jusqu’au bureau du directeur.
Entretien avec le directeur de la prison :
Je lui dis bonjour.

« Monsieur, je présume que vous n’avez jamais reçu mes courriers concernant ma demande d’assistance médicale à mon fils »

« Non, pas du tout »

« Monsieur, mon fils m’a affirmé hier qu’il n’a jamais vu un médecin depuis qu’il est détenu »

« Madame, tous les détenus disent à leur famille qu’ils sont tous malades pour que leur famille accélère leur procédure juridique. Tous les détenus ont vu un médecin car nous avons, dans cette prison, 3 médecins, un orthopédiste et un cardiologue et s’il le faut, nous les emmenons à l’hôpital car nous avons beaucoup d’hôpitaux à Tunis. »

Il n’a pas pu me prouver que mon fils ait eu des visites d’un médecin mais m’a dit « votre fils a eu la visite d’un médecin hier et nous avons constaté qu’il avait la gale ».

Je lui demande ce que comporte le rapport du médecin et il me dit que le médecin a indiqué que mon fils avait la gale, qu’il avait des ongles incarnés et un grand handicap au niveau d’un genou et qu’il lui faudra une opération. Il me dit « je vais faire une demande à l’administration ».
Je lui demande : « pouvez-vous me fournir la copie du rapport du médecin ? » mais il ne m’entend pas.

« Monsieur, il y a combien de détenus par cellule ? »
Il n’a pas pu me répondre et s’est adressé au garde présent pour savoir ; celui-ci lui dit : 45 .
Je savais que c’était faux.

« Monsieur, ne peut-on pas améliorer leurs conditions de vie, pour qu’ils soient moins d’individus par cellule ? »

« Je note votre demande »

« Monsieur, ne peut-on pas transférer mon fils dans un autre lieu de détention près du domicile du père ? »

« Que votre fils en fasse la demande ».

« Mon fils en a fait la demande depuis déjà plusieurs mois »

« Oui, en effet, il me semble avoir vu cela…… , je renote votre demande »

« Monsieur, vous êtes le maître en ces lieux, vous serait-il possible de m’accorder des droits de visite à mon fils ? »

« Non madame, vous serez dans l’obligation de faire la même démarche auprès de vos autorités qui se mettront en rapport avec l’administration pénitentiaire pour avoir le droit de revoir votre fils. »

« Monsieur, nous savons, vous et moi, que ces jeunes sont là injustement ! »

« Madame, vous savez, moi je ne suis pas au courant de leurs dossiers , ils arrivent ici avec des peines à effectuer, c’est tout ! »

« Monsieur, vous savez, au niveau international, tout le monde sait que ces jeunes n’ont rien à faire dans votre prison. Les pièces juridiques de cette affaire n’ont jamais démontré une quelconque culpabilité de ces jeunes. »

« Madame, avez-vous des notions juridiques ? »

« Parfaitement, Monsieur ! Mais ce n’est pas moi qui ait démontré que ces jeunes ne sont pas coupables, ce sont les avocats de la défense, qui sont tunisiens et qui appliquent la loi tunisienne et qui font un travail remarquable. »

Monsieur, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour sortir ces jeunes de là ! Monsieur BARNIER, Ministre des affaire étrangères a déjà informé les autorités tunisiennes de la situation de ces jeunes et fin janvier, Monsieur RAFFARIN, premier Ministre, sera en visite en Tunisie et je l’ai informé également de cette affaire et espère qu’il interviendra au niveau de vos autorités. Ce qui est également valable pour la presse internationale.

« Monsieur, je fais ce que vous auriez fait pour votre enfant si vous étiez dans ma situation et convaincu qu’il est innocent. »

« Madame, il faut dire ça à l’administration pénitentiaire »

« Madame, je fais faire le nécessaire concernant vos demandes et tant que votre fils sera détenu dans cette prison, il sera traité convenablement, comme le prévoit la loi. »

« Monsieur, vous serait-il possible de me donner vos coordonnées pour avoir des nouvelles de mon fils ? »
Il s’adresse au garde et lui dit « donnez lui le n° du standard »

« Monsieur, je ne vais pas vous faire perdre plus longtemps votre temps précieux et vous remercie de votre accueil ».
2ème visite à mon fils :
Je reviens voir Omar, il est déjà dans la pièce, je me blottis dans ses bras, il n’y a plus que 2 gardes dans la salle, dont un qui prend des notes avec un papier et un crayon.

L’ambiance est beaucoup plus favorable et détendue du fait que j’avais rencontré le directeur avant. Omar est content, il me dit « j’ai vu un médecin hier soir ! ».

Je lui demande : « combien vous êtes par cellule ? » Il me répond : « nous sommes plus de 100 dans ma cellule dans moins de 100 m2. » Un des gardes présents me confirme ce que mon fils venait de me dire.

J’ai demandé à mon fils d’enlever ses chaussures, que je puisse vérifier l’état de ses pieds, ainsi qu’une partie de son corps.

J’ai constaté que les ongles de ses pieds étaient incarnés et qu’un de ses genoux était complètement disloqué. Des traces de gale sur les mains, sur les jambes, les avant bras, mais pas de traces de maltraitances physiques apparentes.

Je lui ai demandé si on lui faisait de mauvais traitements, il m’a répondu que depuis un certain temps on le laissait tranquille.

Son état psychologique est très fragile, il est prêt à n’importe quoi pour sortir de là. Il me répétait sans arrêt « je ne veux pas rester 13 ans dans ce trou ! »
Mon fils me dit : « maman, j’ai demandé depuis 8 mois à continuer mes études en prison mais on ne m’a toujours rien accordé. »

Je dis aux gardes présents qu’il serait bien d’occuper l’esprit de ces jeunes pour qu’ils ne pensent pas à se détruire.

Je pose la question à Omar : « comment te nourris-tu » ? Il me répond : « avec la nourriture que papa m’apporte car la nourriture qu’on nous sert est immangeable mais nous n’avons pas le droit de recevoir de produits laitiers, ni sucre, ni gâteaux. Les légumes doivent être épluchés, lavés et coupés car nous n’avons pas de couteau. Seuls les fruits , légumes et viande sont autorisés, ainsi que les œufs durs dont la coquille ne doit pas être abîmée. Papa m’amène également des vêtements. »

« Nous pouvons acheter à l’intérieur certaines choses mais parfois on se fait voler notre argent, c’est ce qui m’est arrivé récemment. »

Il me dit que depuis peu il a eu droit à un matelas et des couvertures pour dormir. Auparavant, il dormait à même le sol et au début de sa détention, il dormait assis sur un seau renversé qui lui servait de siège.

Je lui demande : « sortez-vous de votre cellule durant la journée ? » Il me répond : « nous faisons 2 promenades par jour, le matin et l’après midi. » Ils ont également le droit de regarder un film une fois par semaine. Ceux dont l’état de santé le permet peuvent faire du football de temps en temps.

J’ai encore tellement de choses à lui dire et des questions à poser mais le garde nous fait comprendre que le temps de la visite est écoulé et qu’il me faut partir.
Il me dit : « maman, je t’écris toutes les semaines », je lui répond que je n’ai reçu qu’une seule de ses lettres depuis qu’il est en détention.

Je l’embrasse très fort et surtout je lui dis que je fais le maximum pour le sortir de là et qu’il ne perde pas patience et que tout le monde est avec lui.

Ma conclusion :

* aspect positif : j’ai pu voir mon fils, j’ai pu vérifier son état de santé, il a été vu par un médecin.

* aspect négatif : aucun contrôle de savoir si les promesses de meilleures conditions de détention vont être respectées ni s’il va obtenir des soins, ni même l’éventuelle demande d’opération.

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La situation sanitaire des jeunes internautes de Zarzis suscite de vives inquiétudes.

Le Comité de Soutien aux internautes de Zarzis (CSIZ),
s’est réuni au siège de la LTDH le Mardi 18 Janvier
2005, après-midi.

Le CSIZ a pris connaissance du rapport qui a été fait
par deux de ses membres sur la situation des jeunes
internautes de Zarzis détenus depuis deux ans et
condamnés dans les conditions scandaleuses que l’on
sait – en 1ère instance, en appel et en cassation – à
des peines de 13 ans de prison ferme, Abderrazek
Bourguiba mineur étant condamné à 2ans de prison
ferme.

Le Comité a pris un certain nombre de dispositions
concernant le soutien matériel et moral qu’il a décidé
d’apporter à ces sept détenus.
Au terme de la réunion, un contact a été pris avec les
familles à Zarzis qui ont rencontré, en présence du
secrétaire général de la section locale de la LTDH, la
délégation d’IFEX en visite en Tunisie. Ce contact a
permis de confirmer les informations inquiétantes sur
l’état de santé des sept internautes qui sont, à
présent, disséminés dans deux établissements
pénitentiaires (PCT 9 avril Tunis et celle de Borj El
Amri), ce qui constitue une pénalisation préméditée
des familles qui ne peuvent plus dans ces conditions
se relayer pour les visites et pour les remises des «
couffins » de nourriture. Alors que le droit de visite
est hebdomadaire, la plupart des familles en sont
ainsi réduites à n’effectuer de visite que toutes les
deux ou trois semaines.

Les sept détenus souffrent de maux divers et le suivi
médical est quasi inexistant. Mais la situation de
quatre d’entre eux est particulièrement préoccupante :

– Hamza Mahroug souffre de céphalées particulièrement
douloureuses. Il a annoncé qu’il entamerait
probablement le jour de l’Aïd El Adha (20/01/05) une
grève de la faim pour réclamer des soins médicaux et
obtenir qu’il soit mis un terme aux tracasseries
incessantes dont il est l’objet de la part des détenus
de droit commun, incités par les agents
pénitentiaires.

– Abdelghafar Guiza, tuberculeux, n’a pas obtenu de
renouvellement de son traitement médical, et il
souffre d’anémie depuis sa grève de la faim de 18
jours du mois de Juillet 2004. Abdelghafar continue,
par ailleurs, à faire l’objet d’un harcèlement
systématique à caractère odieusement raciste en raison
de la couleur de sa peau !

– Ridha Belhaj Brahim, est très affecté moralement
depuis le verdict de la cassation.

– Enfin, le cas le plus alarmant est celui, confirmé
par le récent témoignage de sa mère Mme Térésa Chopin,
de Omar Chelandi. Celui-ci, excédé par les traitements
dégradants dont il est l’objet et dépressif depuis
l’accident mortel de sa sour il y a quelques mois, a
fait une tentative de suicide.

Ces conditions sanitaires inacceptables se sont
aggravées avec l’affection de gale dont ils sont
victimes en raison du manque d’hygiène, Omar Chelandi
ayant de surcroît ses deux ongles d’orteils incarnés
et gravement infectés. Son genou nécessite par
ailleurs une intervention chirurgicale.

L’état physique des sept détenus a été, faut-il le
rappeler, très affecté par l’usage systématique de la
torture dont ils ont été victimes, et par les
conditions de détention. Une illustration
supplémentaire en est donnée par le fait que certains
d’entre eux sont contraints de dormir, à défaut de
place, assis sur les sceaux en plastique qui leur
servent de sièges !

Le CSIZ a pris des contacts pour mettre en place une
démarche conjointe avec des médecins en vue d’obtenir
que les sept jeunes internautes de Zarzis aient la
possibilité de bénéficier d’un examen médical complet
en structure hospitalière et qu’ils fassent l’objet
d’une assistance médicale effective.

A quelques semaines de la tenue à Genève de la 2ème «
Prepcom » préparatoire à la deuxième phase du SMSI
(Novembre 2005 à Tunis), le CSIZ :

– lance un appel pressant en faveur des sept jeunes
internautes et exige que leur légitime revendication
d’assistance et de soins médicaux soit satisfaite.

– Espère que les contacts entamés pour la mise en
place d’un Comité International de Soutien aboutissent
avant la « Prepcom ».

– Décide de prendre à l’occasion de la tenue de cette
importante réunion toutes les dispositions nécessaires
pour assurer une large information sur la situation
des sept détenus, réitérant sa conviction qu’il serait
à tout égard inacceptable que la deuxième phase du
SMSI se tienne à Tunis alors que les sept jeunes
internautes continueraient à croupir dans les geôles
du pouvoir tunisien.

Tunis le 19 Janvier 2005

Pour le CSIZ
La porte parole : Balkis Mechri

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Maroc : Montée de la xénophobie? ( texte de l’AFVIC)

Sous le titre  » Arrestation de plus de 264 clandestin dans la province de Nador « , le journal Arabophone AL AHDATH AL MAGHRIBIA (plus grand tirage au Maroc), a annoncer dans son édition N°2181 du 16 janvier 2005, l’organisation de deux opérations de ratissage dans la forêt de Gourougou, avec la participation de 1200 membre des forces de l’ordre, dont 350 gendarme,(25 Jeep et 3 hélicoptères), 470 membre des forces auxiliaires et 120 membre de la sûreté nationale, protection civile et santé publique.

Le  » communiqué militaire  » ajoute que des sources sur place ont déclaré que les habitants Marocains de la région ont montré leur ferme volonté d’appuyer les efforts des autorités qui visent la limitation de l’immigration clandestine,  » l’article  » ajoute que l’immigration clandestine représente un danger pour les habitants de la région et un risque pour leur propriétés, avant de finir en annonçant que les habitants de Gourougou, souhaitent la continuité des opérations de ratissage afin qu’ils puissent vivre dans la tranquillité.

Pour rappel le même journal dans son édition N° 2178 du 12 janvier 2005, avait traité de la problématique en déplorant le manque de la collaboration Algérienne, et rappelant l’organisation des vols charters vers le Nigeria, « opération qui s’est déroulée dans le respect de la dignité des migrants, le respect des droits de l’homme et de la législation Marocaine en vigueur » ! !.

avant de terminer par le coût exorbitant des refoulement, pris en charge par la direction de la sûreté National, il déplore la mobilisation de fonds qui pourraient être utilisés pour l’amélioration de la sécurité au profit des Marocains vivant dans les régions de Oujda et Nador.

Le journal a annoncer les chiffres relatifs a l’année 2004 (Arrestations et refoulement) :

Refoulement 2004 :

18319 dont 2008 Algérien , (20479 dont 1513 Algérien pour 2003)

Arrestations :

Nador 2850 dont 260 Algérien

Oujda 572 dont 177 Algérien

Opérations de Ratissage :

Gourougou et Talina Aéroport(Nador) : 116

Abris incendiés :

Gourougou 1229

source : www.ahdath.info (N° 2178) du 12 janvier 2005

AFVIC/PFM

GSM :+212 65656518

Tel : 023 49 1261

FAX :+212 23491287

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KHOURIBGA 25000
MAROC

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DEGRADATION DE L’ETAT DE SANTE DU SYNDICALISTE KHOUYA MOHAMMED EN GREVE DE LA FAIM DEPUIS le 29/12/2004

COMMUNIQUE DE PRESSE de l’AMMN
La délégation de l’AMMN présente au Maroc pour soutenir les mineurs marocains d’IMINI alerte l’opinion public nationale et internationale de l’état de santé du syndicaliste marocain KHOUYA Mohammed actuellement détenu à la prison de Ouarzazate.
La détention de ce militant et 6 de ses compagnons a été motivé essentiellement pour des raisons politiques. KHOUYA Mohammed est en grève de la faim depuis le 29 décembre.

La délégation de l’AMMN présente hier auprès des familles des mineurs détenus s’insurge de l’injustice qui frappe ces mineurs.
L’AMMN fait appel au sens de responsabilités des décideurs de notre pays afin de garantir une justice équitable pour les détenus et une amélioration de leur condition de détention à défaut d’être libérés.

L’AMMN appelle les acteurs de la société civile marocaine et les associations de syndicat dans l’immigration à faire pression sur le gouvernement marocain pour dépasser cette injustice et renouer le sens du dialogue et du respect élémentaire des droits syndicaux.

FAIT A OUARZAZATE Le12/01/04

Pour ceux et celles qui ne l’ont pas encore fait, nous vous demandons de signer la pétition de soutien à KHOUYA Mohamed en renvoyant un mail à:
khouya_mhamed@yahoo.fr

Nous vous demandons aussi de renvoyer des mails de protestation à l’ambassade du Maroc, en France et dans les autres pays européens:

Ambassade du Maroc
en France : Email: affgeneral@amb-maroc.fr
en Belgique : Email: sifamabruxe@euranet.be
en Pays Bas : Email: info@marokkaanse-ambassade.nl
en Espagne : Email: simafa1@infonegocio.com

Pour contacter la délégation de l’AMMN:
Mr Abdallah SAMAT : Tél:00-212-70-28-74-71
Informations et contact presse en France:
hajiyoussef@yahoo.fr : tél.:06-10-59-40-63/03-27-96-23-34

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Solidaire avec la famille AIT SIRAHAL

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Madame AIT SIRAHAL veuve de monsieur AIT SIRAHAL mort après un passage dans un commissariat marocain appelle les associations de l’immigration et des droits humains à la solidarité

Chaque année la famille AIT SIRAHAL passe ses vacances estivales au Maroc, dans son pays d’origine. Le 25/07/02, Madame AIT SIRAHAL a appris par l’un de ses proches que son mari se trouve au commissariat de police suite à une altercation dans un café avec un client.

Il a fallu une longue attente au commissariat pour Mme AIT RAHAL et son beau-frère avant d’être autorisés à voir le membre de leur famille. Attente au cours de laquelle ils ont pu entendre ses hurlements de douleur et pu l’apercevoir par une porte entrouverte menotté et recevant des coups sur le visage.

Mise en présence avec son mari, Madame AIT RAHAL découvre qu »il est inconscient, ensanglanté et qu’il porte des traces de coups nombreuses. Elle fait alors appel à une ambulance.

Monsieur AIT SIRAHAL Mohammed décède à l’hôpital Ibn IBN ZOUHR à Marrakech quelques heures après avoir subi des tortures au commissariat.

Depuis le 25/07/2002 jour de la mort de Monsieur AIT RAHAL Mohamed , Madame Zoubida AIT SIRAHAL immigrée en France , ses enfants Achraf,Fahd et leurs grands parents ne cessent de faire tous les recours auprès de l’administration Marocaine en France et au Maroc même afin que les coupables de ce crime odieux soient jugés.

A ce jour, aucun des policiers ni agents de l’état marocain ayant participé directement ou indirectement à ce crime n’a été suspendu de ses fonctions.

La cour de « Justice » Marocaine de Marrakech a reporté en janvier l’étude du dossier et cela pour la 14ème fois !!

Parce que nous refusons que les agents de l’état jouissent d’une impunité totale, parce que nous refusons l’arbitraire qui touche les citoyens marocains immigrés ou résidants, nous exigeons que justice soit faite et que les coupables soient jugés. C’est le seul moyen de rendre sa dignité à une famille endeuillée.

Nous exigeons que cessent les agissements d’un corps de l’état marocain , censé faire protéger la population et faire respecter la loi ,qui n’a aucun respect pour la vie humaine.

Pour la énième fois, Madame Ait SIRAHAL avec ses petites économies de gardienne d’immeuble parisien repartira au Maroc pour défendre la mémoire de son conjoint lors du procès prévu le 18 Janvier 2005 au tribunal pénal de Marrakech.

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France lance un appel aux citoyens marocains et aux associations de l’immigration et de défense des droits en France et ailleurs ainsi qu’aux amis du Maroc et de l’immigration afin de manifester leur solidarité avec la famille AIT RAHAL et de protester auprès des représentant de l’ةtat marocain pour que justice soit faite.

Envoyez vos fax de solidarité et de contestation aux :

Ambassadeur du Maroc en France:0145202258(social@amb-maroc.fr)

Ministre de la justice : 00 212 37 72 37 10

Ministre de l’Intérieur : 00 212 37 76 74 04

Premier Ministre : 00 212 37 76 86 56
Copie de vos envoies à : national@atmf.org qui transmettra à la familles et aux avocats.

Contact info et presse : hajiyoussef@yahoo.fr (0610594063).

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APPEL DE SOUTIEN AUX MINEURS MAROCAINS D’IMINI EN DETENTION

L’Association des mineurs et des anciens Mineurs Marocains du Nord/Pas de Calais (A.M.M.N.) lance un appel aux organisations syndicales, aux associations de défense des droits humains en France, en Europe et ailleurs pour manifester leur solidarité avec les mineurs Marocains des mines d’Imini (région de Ouarzazate).

Nous sommes des mineurs Marocains vivant dans le Nord/Pas de Calais, nombreux parmi nous sont originaires de cette région. Après plus d’un an de grèves et de confrontations avec la Société Anonyme Chérifienne des Études Minières (SACEM) les mineurs Marocains se trouvent seuls devant l’arbitraire des actionnaires (dont l’état Marocain possédant 49% des actions) la fermeture de la mine a été programmé sans aucun plan social ni sanitaire d‘accompagnement. Les responsables Marocains et le patronat ont monté de toutes pièces des actes dignes des manipulations des années de plomb.

Aujourd’hui 6 mineurs se trouvent en détention dans la prison de Ouarzazate et 7 autres sont toujours poursuivis en justice sous la grave accusation de meurtre! Devant cette injustice criante, le syndicaliste Khouya Mohamed dans un acte de désespoir est entré en grève de la faim depuis le 29/12/2004.

Monsieur Khouya Mohamed est un militant syndicaliste de la CDT, conseiller municipal et militant associatif, membre de l’association Marocaine des Droits de l’Homme. Nous demandons que la justice Marocaine et les responsables de notre pays libèrent rapidement ces détenus et assurent une justice équitable afin que les syndicalistes et les mineurs poursuivis puissent jouir de tous leurs droits civiques.

Nous vous demandons chers amis de manifester votre solidarité en adhérant au collectif de soutien à Khouya Mohamed et tous les mineurs Marocains des mines d’Imini (par mails à solidaireavecmineursimini@yahoo.fr ) ou par fax au 03.27.98.14.76).

Nous vous demandons aussi d’envoyer des lettres de protestation par fax aux ( voir exemple de lettre type) si difficulté d’avoir faxe envoyez en pieces jointe vos lettre lau mail de l’AMMN et nous chargerons d’envoyer les faxe) :

Gouverneur de Ouarzazate : 00 212 44 88 25 68

Ministre de la justice : 00 212 37 72 37 10

Ministre de l’intérieur : 00 212 37 76 74 04

Ministre de l’énergie et des mines : 0 37 77 95 25

Ministre du travail : 0 37 76 92 60

Premier Ministre : 00 212 37 76 86 56

Nous nous engageons de vous tenir informé de nos actions. Enfin et vu la gravité de la situation sur place une délégation de l’A.M.M.N.sera présente à Ouarzazate pour rendre visite aux familles des détenus et assister au procès des syndicalistes qui aura lieu le 13 janvier 2005. Notre action se fait en étroite collaboration avec nos amis du collectif local unitaire de soutien aux mineurs à Ouarzazate.

Fait à Dechy le 4 janvier 2005.

Infos, contacts, presse :

Maroc: Famille Khouya Mhamed Ouarzazate

Tél 0021268963390 ( khouya_mhamed@yahoo.fr )

France : Monsieur Samate Abdallah (03.27.98.14.76)

Monsieur Haji Youssef (06.10.59.40.63)

solidaireavecmineursimini@yahoo.fr

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CORSE : les responsabilités de l’Etat français et des nationalistes corses

Paris le 28/12/2004

L’ATMF a voulu croire dans l’antiracisme de la Corse en se fondant sur les déclarations qui ont émané de toutes les tendances, il y a peu.
Le rassemblement de Corte et de la manifestation d’Ajaccio le 23 octobre 2004, dans laquelle, toutes les sensibilités politiques étaient présentes en faisaient foi.

Nous avons eu espoir en la semaine de la fraternité du 13 au 18 décembre, les exactions racistes ont repris de plus belle.

Nous tenons l’état français pour responsable des évènements récents parce qu’il a failli dans sa mission de surveillance et ou de protection des citoyens et des sites sensibles tels que le foyer sonacotra qui a été par deux fois en une semaine la cible de tentative d’attentat. Si l’état français abdique de son devoir de protection des maghrébins en Corse, nous lui demandons qu’il rapatrie ceux parmi eux qui le souhaitent sur le continent, en leur offrant les garanties sociales vitales (logement, travail, scolarisation des enfants…)

Nous nous adressons solennellement aux nationalistes en leur disant que leur discours sur l’autonomie et l’indépendance les a enfanté, malgré eux d’un monstre qui s’appelle le racisme.
Les idées de progrès et de fraternité que vous professez ne seront crédibles que si vous engagez tous les moyens pour que cesse les actes de terrorisme à l’encontre des maghrébins.

Nous exigeons immédiatement des gestes significatifs et des actes forts aussi bien de la part de l’état que des nationalistes Corses.

Le Président
MAHLOUL Noureddine

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Egalité des droits pour les anciens : Actualisation de la Note pratique

Comment obtenir la revalorisation des pensions pour les anciens
combattants et anciens fonctionnaires civils ou militaires

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Migrants : des droits comme tout le monde ! Quatorzième anniversaire d’une convention internationale que la France n’a toujours pas ratifiée

=http://www.atmf.org/spip.php?article412

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Migrants : des droits comme tout le monde !

Le 18 décembre est célébrée la Journée Internationale des Migrants. C’est l’occasion, dans le monde entier, de réaffirmer et de promouvoir les droits des migrants. La date a été choisie il y a quatre ans par l’ONU pour attirer l’attention sur une convention adoptée par l’assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1990 mais restée inapplicable faute de ratifications suffisantes. Cette Convention pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille concerne tous les migrants qui « vont exercer, exercent et ont exercé » un travail pendant « tout le processus de migration ». Pour tous, avec ou sans papiers, des droits fondamentaux sont réaffirmés en « considérant la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent fréquemment les travailleurs migrants et les membres de leurs familles ».

La Convention n’est entrée en vigueur que le 1er juillet 2003. A ce jour, 27 Etats l’ont ratifiée (1) : seulement des pays d’émigration, aucun des pays les plus industrialisés. Depuis quatorze ans, la France, ses partenaires européens et la plupart des pays d’immigration de la planète éludent la ratification. Pourtant la défense des droits de l’homme a une portée universelle et ne peut donc pas exclure les migrants.

Depuis 1990, la précarisation des droits des migrants est en aggravation constante. L’Union européenne offre la libre circulation aux citoyens des Etats membres tout en durcissant, pour les autres, les règles de l’asile et du séjour ; le principe de non-discrimination inscrit dans le traité d’Amsterdam a pourtant exclu la discrimination fondée sur la nationalité. Face à la dégradation des droits des migrants, les Nations unies ainsi que de nombreuses institutions européennes ou organisations de la société civile rappellent l’importance de la convention des Nations unies (2). Le gouvernement français qui prône un rôle accru des Nations unies dans les affaires internationales ne doit pas rester sourd à ces appels.

Dans de nombreux pays européens, des collectifs réunis autour d’une plateforme européenne (3) demandent aux pays non signataires la ratification de la Convention des Nations unies sur les droits des migrants.
Le collectif français pour la ratification de la Convention sur les droits des migrants (4) est issu d’une campagne lancée en 2004 par Agir ici ; il est hébergé par la campagne « Demain le monde… les migrations pour vivre ensemble » (5) pour les deux années à venir.

LES ASSOCIATIONS SIGNATAIRES DEMANDENT LA RATIFICATION IMMEDIATE PAR LA FRANCE DE LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LE DROIT DES MIGRANTS

Contact

Collectif pour la ratification de la Convention sur les droits des migrants :

Mail : demain-le-monde@club-internet.fr

Tel :
01 42 52 60 61 (Ali El Baz)
01 46 34 10 22 ou 06 21 03 33 02 (Marie Duflo)
06 15 78 10 22 (Roland Biache)

http://untreaty.un.org ou www.december18.net