Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Plus de 1000 personnes sans logements après 2 jours de démolitions israéliennes à Rafah, indique l’UNRWA

17 mai 2004 – L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens a lancé hier un appel à l’armée israélienne pour qu’elle cesse ses opérations de démolition à Rafah dans la bande de Gaza.

L’UNRWA (acronyme anglais pour « Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient ») a dû ouvrir une école pour abriter les personnes qui se retrouvent sans logements et distribuer des tentes, de la nourriture, de l’eau, du matériel de cuisine, des matelas et des couvertures après les dernières démolitions, indique un communiqué de l’agence.

Elle estime qu’il en coûtera 32 millions de dollars pour reloger les 18 382 personnes qui ont perdu leurs foyers dans la bande de Gaza.

« L’intensification des démolitions au cours des derniers jours a entraîné la disparition de nombreux immeubles à Gaza. Et c’est à l’UNRWA qu’il incombe maintenant de gérer la tragédie humaine que génère chaque démolition », a déclaré le Haut Commissaire de l’UNRWA, Peter Hansen, qui se dit très inquiet lorsqu’il entend que de nouvelles démolitions seraient planifiées.

A Rafah seulement, 12 600 personnes ont perdu leur logement lors de ces destructions, dont 1064 au cours des deux derniers jours, indique l’agence.

L’UNRWA est de loin la plus importante agence de l’ONU au Moyen-Orient. Avec ses 25 000 collaborateurs, dont presque tous, professeurs, médecins, infirmiers ou aides sociales sont des réfugiés eux-mêmes, elle apporte une assistance à plus de 4 millions de réfugiés vivant dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie.

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Migrants subsahariens au Maroc communiqué à propos du rassemblement du 18 mai 2004

=http://www.atmf.org/spip.php?article313

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SOS GAZA ! !Le PCHR ( Palestinian Centre for Human Rights ) en appelle à la présidence européenne

Ce mardi l’opération militaire d’envergure de nettoyage ethnique a commencé à Rafah…

…le PCHR lance un appel au secours l’Union Européenne, afin d’arrêter ce crime de guerre.

Lettre ouverte à la présidence européenne, appel à une action pour protéger les civils palestiniens.

Monsieur le Premier Ministre,

Bertie Ahern T.D.

Monsieur le Président du Conseil Européen,

Cher M. Ahern,

Nous vous écrivons pour exprimer notre vive préoccupation à propos de la nouvelle détérioration des droits humains et de la situation humanitaire dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO), particulièrement dans la Bande de Gaza.

Nous pensons que la dernière escalade des actions militaires israéliennes dans la Bande de Gaza, y compris l’offensive militaire massive qui doit être lancée à Rafah aujourd’hui, dans le but annoncé de détruire des centaines de maisons de réfugiés palestiniens, exige votre attention en urgence.

Nous appelons à une action immédiate de l’Union Européenne, en tant que haute Parie Contractante de la Quatrième Convention de Genève, afin d’assurer un arrêt immédiat de cette escalade des violations de la Convention perpétrés par les forces d’occupation israéliennes dans les Territoires Occupés. (Nous appelons tous spécialement à l’envoi immédiat d’une protection internationale pour la population civile palestinienne dans les Territoires Occupés).

La semaine passée les forces d’occupation israéliennes ont fait usage de plus en plus de violence pendant toute une série d’attaques aériennes et terrestres dans la Bande de Gaza, utilisant des hélicoptères de combat, des chars, des bulldozers et d’autres véhicules blindés.

Ces attaques avaient pour cibles des zones résidentielles à très forte densité de population civile dans la ville de Gaza et dans le camp de Rafah au sud de la Bande de Gaza. Elles étaient très loin du principe de proportionnalité et de distinction requis par le droit international.

En conséquence, depuis la nuit de lundi 10 mai 2004, au moins 30 Palestiniens dont 21 civils qui ne combattaient pas, ont été tués par les forces d’occupation israéliennes pendant des opérations militaires israéliennes dans la Bande de Gaza. Plus de 258 civils palestiniens ont été blesses et au moins188 propriétés civiles ont été détruites ou endommagées.

La caractéristique de l’incursion israélienne à grande échelle dans le quartier de Zeitoun qui a commencé au petit matin, mardi 11 mai, c’est la destruction ciblée, dans cette zone résidentielle très peuplée, de propriétés et d’infrastructures civiles. Cela comprend les réseaux d’eau et d’électricité, les routes, les dégâts infligés à 83 maisons d’habitation et de 42 bâtiments à usage commercial ou leur destruction ainsi que celle de 30 voitures et l’arasement de 100 dunums (10 hectares) de terres agricoles. Au moins 16 Palestiniens, dont 7 civils qui ne combattaient pas, ont été tués pendant cette incursion qui a pris fin au petit matin, jeudi 13 mai. 200 autres civils palestiniens ont été blessés. Pendant cette incursion les forces d’occupation israéliennes ont aussi établi des positions militaires dans des habitations civiles. Ainsi des tireurs d’élite ont pris position dans des propriétés civiles dans la zone. Des hélicoptères de combat ont tiré des missiles sur la foule dans les rues et sur des propriétés civiles, et ont ouvert le feu avec des mitrailleuses. Les forces israéliennes ont utilisé des civils palestiniens comme boucliers humains pendant les fouilles des maisons. Des explosifs et des blindés ont été utilisés pour détruire des propriétés civiles. Le couvre-feu a été imposé dans le quartier, empêchant l’accès des équipes de secours médical et l’aide humanitaire.

Les Israéliens ont intensifié leurs actions à la suite de la destruction d’un véhicule blindé par des groupes armés palestiniens qui ont entraîné la mort d’au moins 6 soldats israéliens.

Dans le camps de réfugiés de Rafah dans le sud de la Bande de Gaza, les forces d’occupation israéliennes ont lancé une incursion aux petites heures de jeudi 13 mai utilisant des bulldozers, des hélicoptères de combat, des chars et d’autres blindés. Encore une fois cette incursion a pris pour cible une zone résidentielle civile très peuplée.

Les actions israéliennes se sont intensifiées après la mort de plusieurs soldats israéliens, tués pendant l’incursion. Cette incursion a entraîné la mort de 14 civils palestiniens, dont certains tués par des missiles tirés par des hélicoptères sur la foule dans la rue. De plus, au moins 48 civils ont été blessés. Les forces israéliennes se sont retirées momentanément samedi 14 mai mais les préparatifs d’une opération militaire majeure ont commencé ce matin (17 mai 2004) autour de Rafah, dans la perspective d’une offensive militaire prolongée.

Le PCHR est tout particulièrement préoccupé par la démolition des maisons palestiniennes, sur une échelle sans précédent à Gaza qui a caractérisé cette opération à Rafah. Le camp de réfugiés de Rafah, situé près de la frontière avec l’Egypte a été soumis à plusieurs reprises à des opérations de démolition.

Depuis le début de cette Intifada en septembre 2000, les forces d’occupation israéliennes ont démoli partiellement ou totalement environ 2000 maisons palestiniennes à Rafah, « nettoyant » une vaste étendue de terre le long de la frontière avec l’Egypte. Des milliers de civils palestiniens se sont retrouvés sans abri, pour nombre d’entre eux pour la deuxième ou la troisième fois. Les démolitions sont en général menées sans donner d’avertissement qui laisse le temps de faire appel contre l’opération et de rassembler ses biens. Un nombre toujours plus grand de Palestiniens a été tué ou blessés pendant ces opérations. [Depuis lundi 10 mai, au moins 101 maisons ont été détruites ou endommagées dans le camp de Rafah, faisant 1371 sans-abris civils]. 23 bâtiments commerciaux ont aussi été détruits ou endommagés. Des responsables israéliens ont déclaré que l’opération de démolition en cours amènera probablement la destruction de plusieurs centaines de maisons.

Les Israéliens affirment que toutes les maisons qu’ils viennent de démolir étaient vides ou utilisées par des tireurs d’élite palestiniens ou pour cacher des tunnels de contrebande, mais ceci ne correspond en rien au principe de proportionnalité et de distinction.

La nature stratégique de cette opération de démolition a été mise encore plus en évidence par des déclarations faites le mois dernier, concernant le projet de construire une tranchée parallèle à la ligne frontière, du côté palestinien du camp, dans la même zone. Ainsi (la nécessité de sécurité militaire immédiate dont se prévalent les Israéliens n’est pas fondée).

Comme vous le savez certainement, le droit humanitaire international, surtout la Quatrième Convention de Genève, est fondé sur le principe de protection de la population civile en cas de guerre ou d’occupation. La Quatrième Convention de Genève met en place un vaste éventail de protections pour les civils sous occupation, y compris la protection de la vie et de la propriété des civils.

De manière spécifique, (la destruction massive de propriétés civiles menée de manière injustifiée et illégale et sans qu’il y ait nécessité militaire est une grave violation de la Convention) telle que définie dans l’article 147 et (un crime de guerre comme défini à l’article 85.5 du Premier Protocole Additionnel). De plus, l’article 33 de la Convention interdit « les punitions collectives et toute mesure d’intimidation de cet ordre ».

L’échelle et les conditions des destructions récentes et envisages à Rafah s’inscrivent contre l’idée de nécessité militaire immédiate que les Israéliens mettent en avant. Comme l’a déclaré le Commissaire-Général de l’UNRWA, Peter Hansen, « Avec ces opérations militaires disproportionnées, Israël commet une violation grave du droit humanitaire. Cette punition collective ne peut en rien calmer la situation ou améliorer la sécurité d’Israël ».

Cependant, bien que la communauté internationale ait reconnu clairement l’applicabilité de la Convention pour les Territoires Palestiniens Occupés (TPO) et aussi les violations répétées par Israël dans ses actions dans les TPO, ces démolitions illégales et d’autres violations continuent à recevoir l’aval de la Haute Cour israélienne.

Vendredi 14 mai 2004 le PCHR a soumis à la Haute Cour une demande au nom de 13 familles, contre la destruction prévue de maisons dans le Bloc O à Rafah. Bien qu’un ordre temporaire ait été émis vendredi soir, la demande a été rejetée par la Haute Cour dimanche 16 mai, invoquant les nécessités des opérations militaires. Israël a régulièrement refusé d’accepter l’applicabilité de jure de la Quatrième Convention de Genève dans les TPO et la Haute Cour d’Israël a systématiquement refusé de tenir les militaires et l’Etat israéliens pour responsables en conformité avec leurs obligations explicites dans le cadre de la Quatrième Convention de Genève et de la loi et des traités internationaux sur les droits humains qui s’y rapportent, dont l’Etat d’Israël est partie.

Dans ce contexte (le PCHR veut rappeler aux Etats Européens leurs obligations légales)indiquées par la Quatrième Convention de Genève afin d’assurer le respect par Israël de la Convention dans le TPO.

En ce qui concerne l’obligation générale, contenue dans l’article 1, d’assurer le respect de la Convention en toutes circonstances, (toutes les Hautes Parties Contractantes ont l’obligation d’assurer l’arrêt des violations par les militaires israéliens et d’assurer la protection de la population civile palestinienne).

Les actions requises pour remplir cette obligation ne sont pas spécifiées dans l’article 1 mais peuvent inclure un éventail d’activités légales dont la suspension des accords d’association entre l’Union Européenne et Israël et le non renouvellement d’autres accords et privilèges commerciaux. Il peut aussi s’agir de réduire les représentations diplomatiques, de réduire ou interdire le commerce des armes, la technologie militaire et la coopération scientifique, de réduire les exportations et/ou importations.

De mùanière plus spécifique, l’article 146 exige que les Hautes Parties Contractantes se chargent de rechercher et de poursuivre les responsables qui ordonnent ou commettent de graves violations de la Convention.

Alors que nous apprécions votre récente condamnation de l’opération de destructions de maisons menée les jours passés par les militaires israéliens, nous considérons qu’un telle déclaration n’est pas suffisante pour remplir les conditions requises des Etats Européens en tant que Hautes Parties Contractantes.

Au vu de la détérioration rapide de la situation actuelle et des intentions exprimées des commandants militaires israéliens quant à la démolition imminente de centaines de maisons palestiniennes il convient de prendre des mesures concrètes immédiates telles qu’imposées à toutes les Hautes Parties Contractantes à la Quatrième Convention de Genève.

Au vu de la gravité de la situation actuelle et des opérations militaires majeures en cours dans la Bande de Gaza et surtout à Rafah, le PCHR demande instamment aux Etats de l’Union Européenne d’(envoyer immédiatement une force de protection internationale des Palestiniens dans les Territoires Palestiniens Occupés).

Au vu de l’impunité effective qui continue à se développer en ce qui concerne les violations par Israël des droits humains et du droit humanitaire internationaux dans les TPO, le cycle de violence continuera à s’élever jusqu’à une situation d’absence totale du droit.

(Une action concrète en conformité avec les obligations légales clairement établies est requise d’urgence, afin d’imposer la fin de l’escalade de la violence actuelle et pour faire un pas vers une paix juste et durable pour les Israéliens et les Palestiniens).

Merci de nous avoir accordé votre attention.

Salutations respectueuses

PCHR, Gaza, 17 mai 2004

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APPEL DE LA CNSP AUX PERSONNALITES SOLIDAIRES DU COMBAT CITOYEN DES SANS PAPIERS

La CNSP est à l’initiative de la marche européenne qui va se démarrer le 31 mai 2004 de Bruxelles et arriver le 12 juin 2004 à Paris. Cette marche a le soutien de la Coordination contre les Rafles et les Expulsions et pour la Régularisation de Belgique (CRER), Sub Terra (Belgique), Assemblée des Voisins d’Ixelles (Belgique, voisins des sans papiers raflés), Collectif de Résistance aux Centres pour Etrangers/CRACPE (Liège/Belgique), un membre de la Communauté Équatorienne victime des rafles. La CGT Confédérale, la FASTI viennent de manifester leur soutien à cette marche européenne. Nous attendons la solidarité de toutes les forces sociales, démocratiques et anti-racistes à celle-ci tant en France que dans tous les pays européens.

Cette marche a pour objectif :

– de concrétiser la proposition faite au FSE de Paris/Saint Denis de manifestation européenne pour la REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS DANS LES PAYS EUROPEENS.

– d’interpeller lors de la campagne des élections européennes tous les candidats afin qu’ils se prononcent clairement et prennent des engagements sur le fait que personne, aucun être humain ne peut être illégal et que donc l’esclavage du travail clandestin doit être aboli.

– de relancer la lutte des Sans Papiers et la mobilisation des mouvements solidaires et anti-racistes et donc de dénoncer la menace grandissante de la montée des partis extrémistes de droite, racistes et fascistes dans les pays de l’Union Européenne en construction.

– de revendiquer avec force la résolution par la régularisation de tous les Sans Papiers de la contradiction entre le besoin reconnus de nouveaux immigré(e)s et le maintien des Sans Papiers déjà sur place dans l’inexistence légale.

– de poser la question de la démocratie réelle, des droits sociaux réels, de la précarité et de l’égalité des droits et de la question de la reconnaissance réelle par les Etats du fait incontournable de la société multiculturelle et multinationale dans les pays européens.

Un des enjeux majeurs de cette marche européenne est le passage à l’aller pour Bruxelles en BUS et au retour à PIEDS des marcheurs sans papiers de la FRONTIERE Franco/Belge.

C’est pourquoi, il nous semble important que des personnalités soient dans le BUS à l’aller de PARIS, avec passage à LILLE le 31 MAI 2004. Un co-voiturage accompagnant le bus à partir de Lille est demandé.

L’heure de départ est fixée à 8h BOURSE DU TRAVAIL, Rue Charlot, métro République, côté Bd du Temple. L’arrivée à Bruxelles est prévue à midi.

Dans toutes ces villes, nous appelons les syndicats (Bourses du Travail), les associations, l’Eglise, les Municipalités à accueillirent la Marche en lui fournissant :

– Lieu d’hébergement collectif, plus bain

– La nourriture

– Activités : manifestations sociales, culturelles et politiques

– Moyens de transport quand l’étape suivante dépassent les 25 km de marche

– Accompagnement de la Marche entre les étapes

La CNSP sollicite l’aide financière et matérielle pour la marche. Vos dons peuvent être libellés à l’ordre de Coordination Nationale des Sans Papiers compte bancaire :CMDP N°80187841.

Votre solidarité est indispensable et nous vous en remercions d’avance.

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CRIME de GUERRE et TERRORISME d’ETAT

Destructions d’habitations palestiniennes :

un rapport d’Amnesty International accuse Israël de crimes de guerre

Israël est coupable de crimes de guerre pour avoir détruit des milliers d’habitations palestiniennes en Cisjordanie et dans le bande de Gaza, selon un rapport d’Amnesty International publié mardi.

La publication du document coïncide avec une opération de l’Etat hébreu dans le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où l’armée d’occupation a décidé d’élargir la zone-tampon le long de la frontière égyptienne, en rasant des centaines de maisons.

Selon Amnesty International, Israël a détruit plus de 3.000 maisons palestiniennes depuis la reprise des violences, il y a trois ans, pour la plupart dans la bande de Gaza. Les troupes d’occupation ont par ailleurs rasé 10% des terres cultivables de Gaza, et 226.000 arbres ont été déracinés en 2002 et en 2003, selon le groupe de défense des droits de l’homme.

Selon son rapport, la démolition et la destruction de ces habitations représentent « de graves atteintes à la quatrième convention de Genève et sont des crimes de guerre ».

« Dans la grande majorité des cas, il s’agit de destructions gratuites », explique Donatella Rovera, membre du programme du Proche-Orient d’Amnesty International et co-rédactrice du rapport. « C’est inutile, disproportionné, injustifié et intentionnel », précise-t-elle.

Le rapport accuse également Israël de punitions collectives, détruisant les maisons et les propriétés de Palestiniens qui ne sont pas impliqués -et l’Etat hébreu l’admet lui-même- dans des attaques anti-israéliennes.

La technique israélienne visant à détruire les habitations de kamikazes ou de résistants est une des formes de punition critiquées par Amnesty International, qui dénombre 600 exemples de cette pratique depuis septembre 2000.

Amnesty International demande également à Caterpillar, la société américaine qui fournit à l’armée d’occupation ses bulldozers utilisés dans les démolitions, « de garantir que ses bulldozers ne sont pas utilisés pour commettre des atteintes aux droits de l’homme ».

Les pays arabes demandent une réunion du Conseil de sécurité

Les pays arabes ont demandé lundi la tenue immédiate d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la destruction par Israël d’habitations palestiniennes dans le camp de réfugiés de Rafah, dans la bande de Gaza.

Tôt mardi matin, des bulldozers israéliens ont commencé à raser des terres près de l’immense camp sur la frontière entre Gaza et l’Egypte et des tirs de missiles ont fait trois morts.

L’ambassadeur du Yémen, Abdullah Alsaidi, qui préside actuellement le groupe des pays arabes, a envoyé lundi un courrier à l’ambassadeur du Pakistan, Munir Akram, actuel président du Conseil de sécurité, demandant aux membres du conseil de prendre « les mesures nécessaires » contre Israël pour violation des lois internationales.

Le conseil a prévu des consultations mardi après-midi pour débattre de la requête.

Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a de nouveau fait part de sa détresse de voir l’Etat hébreu continuer à détruire des habitations malgré ses appels répétés à ne pas le faire.

« Cela crée vraiment une situation difficile et pénible pour le peuple de Palestine », a-t-il déclaré. « J’en appelle au gouvernement israélien pour qu’il arrête ces destructions, qui violent les lois humanitaires internationales », a-t-il précisé.

Selon le porte-parole des Nations unies Fred Eckhard, de récents rapports onusiens montrent que 2.197 Palestiniens ont perdu leur maison au cours de la première quinzaine du mois de mai. D’autres rapports prévoit une nouvelle série de démolitions dans à Gaza, selon lui.

Israël veut élargir la zone-tampon le long de la frontière égyptienne, en rasant des centaines de maisons. La semaine dernière, une centaine d’habitations ont été détruites dans le camp de Rafah, et des responsables israéliens ont annoncés que plusieurs centaines de maisons pourraient l’être prochainement.

Au total, plus de 11.000 Palestiniens -sur une population de 90.000 personnes- ont perdu leur maison suite à des démolitions israéliennes depuis la reprise des violences en 2000. NATIONS UNIES (AP)

Raids israéliens dans le camp de Rafah, douze Palestiniens tués

Les forces d’occupation ont tué douze Palestiniens au moins dans la nuit de lundi à mardi, dans le camp de réfugiés de Rafah, au cours de raids qui ont, semble-t-il, donné le coup d’envoi d’une vaste opération..

Des hélicoptères ont d’abord ouvert le feu sur un groupe de résistants à couvert derrière un mur, causant la mort de trois d’entre eux.

Peu après l’aube, les appareils ont à nouveau tiré plusieurs missiles sur ce camp du sud de la bande de Gaza, tuant quatre personnes alors que les forces au sol prenaient position dans le quartier Tel al Sultan, en bordure du camp.

De sources palestiniennes, on indique que les quatre victimes s’étaient rassemblées près d’une mosquée avant la prière du matin.. Des responsables médicaux ont d’abord fait état de cinq morts avant de ramener le bilan à quatre tués. On ignore leur identité, mais tous étaient âgés de 20 à 30 ans.

PARTIR AVANT L’ARRIVEE DES BULLDOZERS

Alors que se déroulait le deuxième raid aérien, des soldats ont pris position dans plusieurs bâtiments du quartier de Tel al Sultan, à proximité de la frontière égyptienne, et ont encerclé un immeuble dans lequel ils ont entamé des recherches, a-t-on appris de sources proches des services de sécurité palestiniens.

Lundi, les forces israéliennes avaient bouclé les accès du camp en prévision d’une probable incursion de grande envergure pour laquelle les résistants ont préparé bombes et embuscades.

Malgré l’inquiétude exprimée par la communauté internationale au sujet des destructions d’habitations lors des précédentes incursions, les autorités israéliennes ont menacé de poursuivre les démolitions.

Plusieurs centaines de Palestiniens ont quitté les lieux avant l’arrivée des bulldozers.

PÉTITION

Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien

Signez et faites signer la pétition à l’adresse :

http://www.PetitionOnline.com/nbvcx/

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Migrants subsahariens au Maroc communiqué à propos du rassemblement du 18 mai 2004

A l’occasion du rassemblement qui s’est déroulé le 18 Mai 2004, une délégation composée de représentants de l’ATMF, de l’ASHDOM et de la LDH, ont rencontré l’Ambassadeur du Maroc en France.

La délégation lui a soumis au nom de la dizaine d’organisations signataires , un texte de protestation sur les conditions de vie des migrants africains au Maroc et lui a demandé de relayer la protestation auprès du gouvernement marocain.

L’ Ambassadeur a réfuté toute atteinte aux Droits de l’Homme, en appuyant son analyse sur le fait que le Maroc a des lois et qu’elles doivent être respectées, que le Maroc est un pays pauvre et qu’il ne peut accueillir toute la misère de l’Afrique et que le Maroc est un état souverain et qu’il ne peut pas être considéré comme un sous traitant de l’Europe.

Les membres de la délégation ont réitéré les revendications, en l’occurrence :

– Respect de la dignité des migrants
– Arrêt des persécutions et de la répression
– Création de centres d’accueil

La délégation fera la même démarche auprès des autorités algériennes et européennes.

Paris le 19 Mai 2004

CIMADE, GISTI, ATMF, ASDHOM, MRAP, IDD, LDH, Migration Santé, Coordination Nationale des Sans Papiers, CEDETIM, UJM, FASTI, Convergences des Démocrates Marocains…

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Violences contre les migrants en transit vers l’Europe : Appel à un rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris

2 morts, 8 blessés, 116 arrêtés, ça se passe aujourd’hui au Maroc. Dans la nuit du 25 au 26 avril 2004, la politique répressive contre les migrants subsahariens sur le sol Marocain a atteint le seuil de l’intolérable. Dans les camps de Gourougou et de Bel Younech, les migrants africains de passage au Maroc en direction de l’Europe ont été victimes de nombreuses opérations de police ( pillage, violence), afin, d’empêcher les transits.

Cette tragédie humaine pose notamment la question de la responsabilité de l’Union européenne qui, par le biais de sa coopération Nord-Sud, tente d’imposer à ses partenaires du Sud un rôle de gardien de son territoire contre les migrants, érigeant ainsi à sa périphérie extérieure un mur protecteur. Elle pose également la responsabilité de l’Etat marocain qui s’est prêté à être le gardien de ce nouveau rideau de fer et le sous-traitant de la répression des migrants subsahariens. Le Maroc a bénéficié d’une aide européenne de 40 millions d’euros sur trois ans pour cette mission, dans le cadre de Programme National Indicatif MEDA 2000 – 2004

Les associations soussignées suivent avec une grande inquiétude les conséquences de cette politique européenne de délocalisation de sa propre violence, et notamment la situation des Africains subsahariens en transit par l’Algérie et le Maroc qui, fuyant la pauvreté et les guerres, exercent leur droits à la libre circulation et à la vie.

Elles entendent rappeler au Maroc qu’il est signataire de la Convention des Nations unies pour la protection des migrants et les membres de leurs familles, et la convention de l’ex OUA de 1969 sur la protection des migrants ce qui implique de sa part qu’il en respecte les termes. Elles réitèrent les demandes à la France et aux pays de l’Union européenne d’adhérer à cette convention ignorée par eux.

Les organisations signataires condamnent fermement :

– Les autorités marocaines qui pratiquent la maltraitance, la violence l’emprisonnement, les expulsions comme un mécanisme de dissuasion.

– Les autorités européennes qui, pour étancher leurs frontières, conditionnent leur aide aux Etats du Sud à des contraintes de répression de l’immigration.

Les organisations signataires appellent les Etats du Sud et du Nord à respecter la dignité et la sécurité des migrants. Elles demandent à l’Union européenne de revoir sa politique qui conditionne de plus en plus souvent son aide aux pays du Sud à l’acceptation d’une fonction de gendarmes contre les migrants, en particulier par le biais d’accords de réadmission.

Tandis qu’elles adresseront une interpellation à la Commission européenne, elles appellent à un

rassemblement le mardi 18 mai à 18h devant l’ambassade du Maroc à Paris

5, rue Le Tass, 75016 Paris.

Premiers signataires : CIMADE, GISTI, ATMF, ASDHOM, MRAP, IDD, LDH, Migration Santé, Coordination National des Sans Papiers, CEDETIM, UJM.

Contact :EL BAZ Ali à l’ATMF au : 01 42 52 60 61

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Violences contre les migrants en transit vers l’Europe : Appel à un rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris

=http://www.atmf.org/spip.php?article299

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Communiqué de presse : L’ATMF ne manifestera pas le 16 Mai

Paris le 14 mai 2004

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) dénonce la récupération politicienne de SOS Racisme et consort de l’initiative « Tous Ensemble contre la banalisation de l’antisémitisme et de tous les racismes », initié par le MRAP et la LDH.

Le choix privilégié de la lutte seulement contre l’antisémitisme, ne peut que choquer les citoyens d’origine maghrébine qui sont aussi confrontés à un racisme agressif.

Les derniers évènements produits en Alsace sont la preuve que tous les anti-racistes doivent se retrouver dans une initiative unitaire et non exclusive.

L’ATMF dénonce toute forme de ghettoïsation et de communautarisme, et appelle l’ensemble des démocrates à dénoncer tous les formes de racismes, d’antisémitisme et d’Islamophobie.

Le Président, Noureddine MAHLOUL.

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APPEL A L’OPINION NATIONALE ET INTERNATIONALE

Les autorités tunisiennes persistent dans leur volonté d’étouffer la LTDH et de mettre fin à ses activités.

La Ligue est aujourd’hui menacée d’être obligée d’abandonner son siége central et ceux de ses sections régionales .Le gouvernement tunisien continue en effet à geler des fonds transférés par l’Union Européenne à la LTDH dans le cadre d’un projet adopté en 2000 et dont l’objet est de financer la restructuration de la Ligue et la modernisation de ses moyens d’action, financement dont la première tranche avait été transférée à la Ligue en Avril 2002 sans aucune réserve ni
complication.

Outre le siége central, le gel des fonds menace de mettre la Ligue dans l’obligation de fermer dix de ses sections régionales à Sfax,Jendouba, Sousse, Mahdia, Gafsa, Gabès, Kairouan, Monastir, Kébili et Bizerte,ce qui revient pratiquement à mettre fin aux activités de ces sections.

Le gel de la deuxième tranche auquel ont recours aujourd’hui les autorités, dépourvu de toute légalité et totalement injustifié, met le Comité directeur dans l’incapacité de régler le loyer du siége central, dont la montant annuel doit être versé d’avance au plus tard le 31 Mai 2004, selon les termes du contrat de location, à défaut de versement à cette échéance, la Ligue est tenue de quitter le local et de le restituer à son propriétaire.

La Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme, dont les militant(e)s ont résisté à toutes les tentatives de domestication et sont parvenus, malgré les difficultés, à sauvegarder leur
organisation en tant qu’association indépendante au service des droits pour tous, la ligue se trouve aujourd’hui plus que jamais menacée dans son existence et la poursuite de son action.

Priver la LTDH de son siège, c’est la priver d’un espace qui a permis durant deux ans de mener de multiples activités ne pouvant être réalisées nul part ailleurs puisque les autorités lui interdisent quasiment tous les espaces publics et souvent même privés.

Parmi ces activités, citons l’accueil des citoyens, des plaintes et demandes d’intervention à propos de violations de droits dont ils s’estiment avoir été victimes. De surcroît, la fermeture du local central rendrait impossible l’organisation des congrès des sections du grand Tunis, et l’achèvement de l’opération de renouvellement de sections, qui commande la tenue du congrès national de la Ligue que nous avons à tenir dans les plus brefs délais.

Aussi, nous lançons un appel pressant aux autorités pour qu’elles mettent fin à leur politique inadmissible à l’égard de la LTDH en permettant à celle-ci de disposer des fonds transférés par l’Union Européenne et bloqués depuis août 2003 sans motif et sans base légale alors que la Ligue ne bénéficie d’aucun financement public.

Le comité directeur appelle toutes les forces nationales et les organisations de la société civile, les partis politiques et les personnalités nationales, tous les amis de la Ligue en Tunisie et à l’étranger à soutenir la LTDH et à l’aider à résoudre les difficultés qu’elle traverse et en particulier à sauvegarder la possibilité de se maintenir dans son local et à poursuivre ses activités.

Le Président de la LTDH
Mokhtar TRIFI

21, rue Baudelaire – El Omrane – 1005 Tunis –

tél : 71.894145 – fax : 71.892866

E-mail : ltdh.tunisie@laposte.net