Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Communiqué en hommage à Leïla Aloui

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Communiqué – Hommage

L’attaque odieuse perpétrée le 15 janvier dernier par le groupe AQMI à Ouagadougou (Burkina Faso) a causé la mort de 29 victimes, dont la jeune photographe franco-marocaine Leïla Aloui. 

Le choix du Burkina Faso est loin d’être un hasard car ce pays, après avoir chassé un dictateur, vient d’entamer sa transition démocratique. 

Leïla a consacré sa courte vie à dénoncer, à travers son travail photographique, les injustices et les inégalités. Elle l’a centré sur les migrants, que ce soit les jeunes harragas marocains, souvent enfants, que sur les drames vécus par les Subsahariens dans leur traversée aussi bien du désert que de la mer. Elle disait qu’elle faisait ce travail pour tout simplement rendre l’humanité et la dignité à ces migrants. 

Elle envisageait de réaliser un film donnant la parole à de jeunes Subsahariens pour décrire le calvaire auquel ils sont soumis dans l’indifférence générale des gouvernants, tant des pays du Sud que ceux du Nord.

Leïla a été fauchée par le terrorisme aveugle. C’est une perte immense pour la cause des migrants et des damnés des temps modernes.

Paris, le 19 janvier 2016

Forum des associations des luttes démocratiques de l’immigration (FALDI)

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Actes du séminaire : Rencontre et échange « le statut de la femme maghrébine »

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Actes du séminaire organisé par l’ATMF d’Aix en Provence et le Réseau Femmes de l’ATMF National le samedi 13 décembre 2014

 

PROGRAMME

— 16h – Conférence/débat avec l’intervention de :

- Fouzia Hamhami – Membre du bureau de l’ATMF National : Les accords bilatéraux et le statut personnel des femmes maghrébines.

- Anne Chicard – Juriste : Le droit au séjour des femmes maghrébines victimes de violences conjugales : quels droits ?

- Constance De Gourcy – Sociologue : Les plis singuliers de l’absence : la migration des femmes entre histoire et mémoire.

- Clotilde Lebas – Anthropologue : Le rapport des femmes à la mobilité.

— 19h : Buffet – buvette

— 20h30 : Soirée Culturelle

 

Pour télécharger les actes en version PDF : Séminaire femmes 12-14

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L’appel des binationaux contre la déchéance de la République

Boualam Azahoum de l’Association El Ghorba, est co-signataire de  » L’appel des binationaux contre la déchéance de la République »

 

« Le Collectif « Jamais déchu(e) », récemment créé à Lyon, entend dénoncer la proposition de déchéance de nationalité pour les binationaux. «Nous citoyens dits binationaux, au même titre que tous les autres citoyens français, participons de la souveraineté nationale qui n’appartient qu’au peuple. Et nous sommes révoltés, pour ne pas dire révulsés, par le projet de loi constitutionnelle dit « de protection de la Nation » présenté au conseil des ministres du 23 décembre 2015, qui s’attaque au socle même de nos valeurs.»

Aux fondements de la République Française, il y a des textes sur lesquels il s’agit toujours de revenir pour ne pas perdre le sens de notre citoyenneté, et en premier lieu, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ces textes délivrent un message universel qui a permis au peuple de se construire en sujet de droit. Ces textes ont donné un sens concret aux valeurs inscrites au fronton des monuments publics – liberté, égalité, fraternité – qui ont accompagné partout les luttes et l’émancipation des hommes et des femmes contre l’obscurantisme, la dictature, l’esclavage, la colonisation et toutes les formes de domination. Ces textes, nous les avons fait nôtres à l’école de la République, nous héritier-e-s de l’immigration, citoyennes, citoyens dits binationaux, cadres, enseignant-e-s, étudiant-e-s, entrepreneur-e-s, commerçant-e-s, employé-e-s, ouvrier-e-s ou demandeurs d’emploi, représentatifs de la diversité sociale et culturelle de la société française. Binationaux nous le sommes par héritage, par accidents de l’histoire; celle de la France coloniale comme celle de la mondialisation qui bouscule les frontières des appartenances nationales. Et si nous restons fiers de nos origines, nous n’avons pas d’autres liens d’allégeance que ceux qui constituent le peuple français et son identité politique aux fondements d’une identité nationale inclusive tournée vers des valeurs universelles d’ouverture et de tolérance. La France est une République indivisible, et le premier article de sa constitution précise : « Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nous citoyens dits binationaux, au même titre que tous les autres citoyens français, participons de la souveraineté nationale qui n’appartient qu’au peuple. Et nous sommes révoltés, pour ne pas dire révulsés, par le projet de loi constitutionnelle dit « de protection de la Nation » présenté au conseil des ministres du 23 décembre 2015, qui s’attaque au socle même de nos valeurs. Élargir la possibilité de déchoir de la nationalité française des binationaux nés Français, c’est en effet créer une catégorie constitutionnelle intermédiaire entre Français et Étrangers sur laquelle pourrait s’appuyer une discrimination légale entreFrançais « de souche » et Français de papiers, Français sous réserve, citoyens de seconde zone dans la lignée du deuxième collège de l’Algérie coloniale. Un peuple originel, innocent et authentique, contre un peuple douteux qui devrait protester indéfiniment de sa loyauté. Or, dans sa conception française héritière de la révolution de 1789, la nation n’a rien d’identitaire ou d’ethnique : elle est essentiellement une volonté politique; la volonté de vivre ensemble ! Cette volonté législatrice chère à Kant et Rousseau a su s’ancrer dans l’espace d’expérience historique du peuple français, sa conscience de solidarité portée par des élans patriotes ou révolutionnaires et par l’apport de multiples vagues d’immigration. Si bien que l’exception française a su acquérir une vocation universelle la préservant d’une confusion entre nationalisme et République.

Nous citoyens dits binationaux, savons d’expérience que cet idéal fondateur du pacte républicain est désormais malmené dans la réalité. Dans un contexte de profondes mutations, la société française souffre d’un grave refus de reconnaissance de ses milieux populaires. Le modèle républicain qui a voulu fonder une cohérence culturelle et sociale autour de l’État grâce au magistère de ses institutions semble aujourd’hui se fracturer de l’intérieur. Si l’extrême droite s’impose comme une nouvelle force politique, c’est précisément parce qu’une part croissante de la population française ne se reconnait plus dans la culture hors-sol de ses élites. Fallait-il pour autant en rajouter dans une défense de l’identité nationale qui se traduit par une virulence publique à l’égard de l’immigration et de ses héritiers ? Dans un pas de deux grotesque que la gauche gouvernementale et l’opposition de droite exécutent pour séduire les forces frontistes, le projet de « protection de la nation » surenchérit sur une menace qu’incarneraient les binationaux au sein du peuple français. Confrontée à la violence terroriste, la parole présidentielle dans toute sa solennité répond ainsi par la violence symbolique, contre l’unité de la société française dans sa diversité. Il est indigne qu’un pouvoir qui se prétend opposé à l’extrême droite sème l’illusion identitaire d’une nation qui se protègerait en excluant la part la plus fragile d’elle-même ou en reniant ses origines plurielles.

Nous citoyens dits binationaux n’avons aucun doute sur la portée symbolique du projet «de protection de la nation ». Si chacun reconnait qu’il n’aura aucun impact sur des terroristes s’excluant d’eux-mêmes, nos gouvernants feignent d’ignorer qu’on ne saurait manipuler un symbole autant chargé d’histoire et de triste mémoire que la déchéance de nationalité. Le fantasme d’une communauté nationale épurée n’est-il pas depuis toujours l’arme idéologique de l’extrême droite ? Car ce n’est rien d’autre que cette illusion protectionniste qu’un pouvoir de gauche propose de graver dans le marbre de la Constitution. On nous dit pour nous rassurer que cette mesure ne frappera que des terroristes définitivement condamnés qui pourraient ainsi être expulsés vers le pays de cette autre nationalité qu’ils auraient choisie. C’est oublier que la très grande majorité des binationaux ne le sont pas par choix, mais en vertu de lois liées au pays de naissance de leurs parents qui font que la catégorie de binational reste à géométrie variable. C’est oublier surtout que toute limitation du droit du sol ouvre une brèche qui appelle la multiplication des exceptions pouvant conduire à la déchéance de nationalité. Aujourd’hui les terroristes, demain les petits délinquants, les lanceurs d’alerte ou les militants politiques. Réviser ainsi la constitution, pierre angulaire de l’Etat de droit, crée non seulement une rupture d’égalité entre citoyens, mais élargie et entérinée, la déchéance nationale peut ouvrir la boîte de Pandore d’un véritable démembrement de notre héritage démocratique républicain. Déchéance de nationalité, déchéance de la République… Jusqu’où pourra-t-on déchoir ? Si elles permettent d’éclairer le débat, les batailles d’experts juridiques ne régleront rien, car c’est bel et bien d’un choix de société dont il est question. Le choix du vivre ensemble ou celui d’un grand repli institué. Le choix de la patrie des Droits de l’homme et du citoyen ou celui d’une France sécuritaire, en état d’urgence permanent contre ses racines multiculturelles. Ce choix appartient au peuple dépositaire de la souveraineté nationale, et nous sommes aussi sa voix, nous citoyens dits binationaux qui vivons déjà dans notre chair les fractures postcoloniales, les amalgames des discours publics et cette terrible dérive de la discrimination qui voudrait aujourd’hui instrumentaliser le droit pour durcir le tracé des frontières intérieures de la société française.

Nous citoyens dits binationaux rappelons que la nationalité française ne peut se dissocier d’un exercice concret de la citoyenneté. Nombre de militants et de démocrates se sont déjà fait nos porte-voix dans l’espace public, mais la bataille qui s’est engagée autour de déchéance de nationalité ne saurait se passer sans la voix des principaux concernés. La République ne se résume pas à l’autorité de l’État, elle est une espérance pour tous ! Et c’est cette espérance qui s’éloigne avec la montée des inégalités et des discriminations qu’il nous faut défendre. Nous naissons toutes et tous libres et égaux en droits, sans distinction de race ou d’origine sociale, et ces droits sont inaliénables ! Loin de sources mythiques qui auraient perdu tout rapport avec l’expérience politique ou sociale, les textes qui consacrent ces droits doivent constituer les lumières d’aujourd’hui pour orienter notre engagement dans la vie publique, comme ils ont permis jadis à des générations de militants des droits de l’homme d’accomplir une citoyenneté active. Et même si elle est travaillée par certains courants nauséabonds, la société française reste en avance sur la cité politique par le simple fait de la pluralité qui la constitue et qu’elle sait aussi mettre en œuvre comme une richesse.

Contre la dérive d’une « sécurité-providence », reprenons la rue et la parole pour réaffirmer ces droits ! Contre la dérive protectionniste de l’identité nationale, occupons l’espace public pour dire que la culture politique doit s’enraciner dans la diversité des formes de vie culturelle et pratiques sociales qui constituent le tissu de la société française.

Nous, citoyens dits binationaux, luttons par tous les moyens légaux contre le projet de loi constitutionnelle dit « de protection de la Nation » !

A l’initiative de :

Ahmed Boubeker, sociologue, professeur d’université ; Hervé Paris, sociologue Lyon ; Nacira Guenif, sociologue professeur des Universités Paris ; Boualam Azahoum, militant associatif et universitaire Lyon ; Farida Rémila, consultante Indépendante stratégie et communication Lyon ; Faouzi Sakref, entrepreneur Lyon ; Ahmed Benferhat, citoyen Lyon ;  Farid L’Haoua, militant associatif et porte parole de la marche de 1983 ; Mourad Frahi, cadre supérieur ; Nora Frahi, proviseur adjoint ; Yamin Makri, éditeur Lyon ; Sakina Bakha, militante associative St-Etienne ;  Sadia Chaabna, militante et responsable associative Vaulx-en-Velin ; Fouad Nasri, sociologue et universitaire.

Pour signer ce texte, écrivez à : jesuisdechue@gmail.com

Signataires :

Lahouari Addi, professeur de sociologie IEP de Lyon ; Tewfik Allal, militant associatif Paris ; Nadia Alfaidy, directrice de recherche INSERM ; Mohamed Amer Meziane, ater en philosophie Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Siham Andalouci, militante associative Lyon ; Zohra Antar, responsable associative Vaulx en Velin ; Chadia Arab, géographe, CNRS, université d’Angers ; Djamel Atallah, président de L’association des Marcheurs de 1983 ; Abdel-Rahmène Azzouzi, urologue, université d’Angers ;

Farida Bacha, élue de St-Etienne et présidente d’association ; Alawa Bakha, association le grain ; ; Marwan Baraka, cadre supérieur ; Mohammed Bazza, dirigeant entreprise, président du réseau Immigration Développement Démocratie ; Nicolas Beau, journaliste ; Jérôme Beauchez, sociologue, maître de conférences ; Ali Ben Ameur, universitaire et militant associatif, Vincennes Val de Marne ; Samia Benarab, chirurgien-dentiste, Lyon ; Malika Benarab Attou, ex-députée au Parlement Européen et fondatrice du Groupe d’Amitié Maghreb-Europe ; Bachir Ben Barka, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté ;  Soraya Benbala, élue de l’Arbresle Rhône ; Lela Bencharif, géographe militante associative et EELV St-Etienne, Association le grain ;Ali Benhfaied, artisan ; Laïla Bennani, gérante de chambre d’hôte et mère au foyer ; Bennani, retraité Paris ; Soraya Benyattou, animatrice multimédia Péage de Roussillon ; Hélène Bolian, responsable associative ; Arminé Boranian, enseignante Université Lumière Lyon 2 ; Mohamed Boudjellaba, conseiller municipal Givors ; Alima Boumediene Thiery, ancienne députée européenne et ancienne sénatrice ; Djamila Bouras, assistante administrative Toulouse ;

Sylvie Caudwell, enseignante, Lyon ; Samia Chabani, directrice de l’association Ancrages ; Souad Chaouih, l’Association des Marocains en France (AMF) ;  Abdellatif Chaouite, acteur social et écrivain ;  Ahmed Chekhab, adjoint au maire de Vaulx en Velin ; Hédi Chencchabi, militant associatif et politique ;  Mouhieddine Cherbib, militant des Droits Humains Paris ; Hakim Chergui, avocat à la Cour ; Viviane Cohen, citoyenne binationale ;

Koulia Djoudi, citoyenne binationale Lyon ; Mohsen Dridi, militant associatif ;

Dr Aïda El Amri, médecin radiologue et militante associative ; Mustapha El Hamdani, citoyen Strasbourg ; Jamel El Hamri, chercheur en islam contemporain à l’Université de Strasbourg ; Hammes El Hassane, binational militant associatif Montpellier ; Nacer El Idrissi, président du réseau EuromeFrance ; Driss Elkherchi, président de l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) ; Nadia Errouane, ingénieur du secteur privé et responsable associative Bourg en Bresse ;

Horya Fadelane, chargée de projets Réseau Immigration Développement Démocratie – IDD ; Fatma Fartas, adjointe au Maire Vaulx en Velin ; Jérôme Faynel, cadre associatif Lyon ; Zohra Ferhat, directrice équipement social Lyon ; Djamel Ferchiche, acteur associatif Lyon ; Mohamed Chérif Ferjani, professeur Lyon 2 ; Touaref Forestier Narjesse, responsable commerciale, St-Etienne ; Radouane Frikach, responsable associatif, Angers ;

Piero Galloro, sociologue, maître de conférences ; Ouissame Ghmimat, vice-président association marocaine des Droits Humains IDF ; Marie-Hélène Godart, photographe ; BenoîtGoetz, philosophe, professeur des universités ; Farida Guergour, citoyenne binationale ancienne directrice organisme de formation ; Nour Guerroudj, citoyen ; Ali Guessoum, concepteur-DA ; Elena Gloukhovskaia, citoyenne binationale ; Irène Goldstein, militante associative Lyon ; Richard Guerroudj, journaliste Paris ;

Bachir Hadji, artiste plasticien, Lyon ; Khadra Hammouche-Rautenberg, militante associative ; Zaher Harir, président du FORSEM Lyon ; Nicolas Hénin, auteur journaliste ; Alia Iassamen, ingénieur chercheur, militante associative;

Mohamed Jaite, secrétaire général de l’association Marocaine des Droits Humains IDF ; Toulouse ;

Josiane Kaci, éducatrice jeunes enfants ; Saida Kada, militante associative Lyon ; MahmoudKalkoul, militant associatif Vaulx-en-Velin ; Said Kebbouche, citoyen binational engagé dans la vie associative Vaudaise ; Tahar Khalfoune, juriste universitaire ;  Samir Khamassi, cadre la fonction publique Lyon;  Azadeh Kian, professeur de sociologie, directrice du CEDREF Université Paris7-Diderot ;  Abderrazak Kitar, dit binational ; Sarah Kitar, cadre du service public, responsable des politiques de recherche dans un établissement universitaire public;

Lila Laddada, formatrice FLE Alliance française ; Mehdi Lallaoui, auteur, réalisateur, responsable associatif Paris ; Mohamed Lance, acteur associatif Lyon ;; Ali Seloua Luste Boulbina, directrice de Programme Collège International de Philosophie;

Vincent Mandinaud, sociologue, chargé de Mission Lyon ; Malika Mansouri, docteure en Psychologie ; Serge Mboukou, professeur de philosophie ; François Menduni, militant altermondialiste binational ; Mohamed Mechmache, président Ac le feu et conseiller Régional Ile-de-France ; Foued Medjbari, libraire et militant associatif ; Saliha Mertani, conseillère municipale de Vénissieux et présidente d’association ; Gilbert Meynier, historien ex-maître de conférences à l’université de Constantine, professeur émérite de l’université de Nancy 2 ; Latif Mortajine, enseignant, Université de Lorraine et acteur associatif ; NasimaMoujoud, anthropologue, Université de Grenoble ;

Mustapha Nadi, professeur à l’université de Lorraine ; Mustapha Najmi, acteur associatif Lyon ; Dalila Nouibat, élue municipale de Tarare ;

Fouzia Othman, citoyenne binationale ; Salah Oudahar, acteur culturel, Strasbourg ; SalimaOuertani, militante associative Lyon ;

Zohra Perret, présidente association France-Algérie Rhône-Alpes ;

Malika Rahal, historienne (CNRS) ; Michel Rautenberg, anthropologue, professeur des universités ; Christine Rebreyend-Surdon, agronome et militante EELV ; Rahim Rezigat, responsable associatif Paris ; Fatiha Rokbi, comptable Villeurbanne ; Thierry Rousseau, sociologue, binational aussi, Lyon ;

Malika Sabeg, HR Partner Paris, secrétaire générale Espace Franco-Algérien Ile de France ; Nashida Saidi, chargée de développement RH Oullins ; Nordine Saidi, citoyen Bruxelles ; Djaouida Sehili, sociologue, maître de conférences ; Mohamed Smida, militant associatif et politique Paris ; Maboula Soumahoro, maître de conférence Tours ; PatriceSzinetar, citoyen Marseille ;

Sadia Taïar, agent administratif ; Fatiha Talahite, centre de recherches sociologiques et politiques de Paris ; Pierre Didier Tché Tché Apéa, militant FCP Grenoble ;

Claude Vadeboin, psychologue ; Pascal Vallet, sociologue, maître de conférences ;

Abdallah Zniber, militant associatif Paris… »

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/edition/decheance-de-nationalite-pour-qui-pour-quoi/article/150116/lappel-des-binationaux-contre-la-decheance-de-la-republi

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Appel à manifester à Calais !

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De Paris à Calais,

Solidarité avec les migrantEs !

Un drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises, des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre elles viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.

Des drames se déroulent aussi au cœur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7 000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.

Nous dénonçons les politiques française et européenne qui créent ces situations à Calais comme aux portes de l’Europe.

Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour touTEs, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Aujourd’hui l’Europe a fait la preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.

 

NOUS APPELONS A MANIFESTER A CALAIS

LE SAMEDI 23 JANVIER 2016 A 14H

Départ de la « Jungle » (arrivée place d’Armes)

 

Premiers signataires : ATMF,  CISPM,  CNT-RP, Collectif Paris 20ème Solidaire avec touTEs les migrantEs, CSP 75, Droits Devant !!!, EELV Paris, Intégration 21, La Horde, LDH, NPA, Sans-Voix Paris 18ème, SNPES-PJJ-FSU IDF, SUD Culture, UJFP, Union Locale Solidaires des 5e-13e arrondissements de Paris et d’Ivry,UNSP, …

 

Informations  pratiques :    

Transports collectifs (bus) depuis Paris, aller/retour dans la journée. Rendez-vous à 8h30 Porte de la Chapelle, retour dans la soirée sur Paris

Prix : 30 euros. Chèques à l’ordre de DIEL.

Vous pouvez vous inscrire à l’une des adresses suivantes :

– Librairie Lady long solo 38 rue Keller M° Voltaire de 17h00 à 19h00
– Librairie La brêche 27 rue Taine M° Daumesnil de 13h00 à 20h00 (tous les jours sauf le dimanche)

– Local de l’ATMF 10 rue Affre M° La Chapelle de 10h à 18h (tous les jours sauf le week-end)

– Local de Droits Devant !!! 47 rue de Dantzig M°Convention ou Tramway T3 arrêt Georges Brassens (tous les jours sauf le dimanche)

N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes (nom, prénom, téléphone et adresse mail)

 

S’il vous est impossible de vous rendre à Calais mais que vous soutenez l’initiative, vous pouvez contribuer à financer l’événement, ce qui nous permettra de subventionner les voyages des migrantEs parisiens. S’il reste de l’argent nous le donneront directement aux réfugiés de Calais. Une cagnotte en ligne a été créée.

 

 

Contact : calais23janvier@gmail.com

Facebook : Calais23Janvier

Pour télécharger le tract : Tract-manif-paris-calais-23-janv-16_maj (1)

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Appel à manifester : stop aux rafles dans les foyers !

Affiche

 

DECEMBRE 2015 : RAFLE AU FOYER ADOMA

MARC SEGUIN PARIS 18e

PLUS DE 20 SANS-PAPIERS MENACES D’EXPULSION

 

MANIFESTATION SAMEDI 9 JANVIER

RV à 14h 30  devant le foyer 3 rue Marc Seguin 

Métro Marx Dormoy

Le mardi 15 décembre, sans réquisition du procureur, sur simple lettre de dénonciation calomnieuse d’Adoma, la police bloque la rue et le foyer, pénètre dans le foyer avec des chiens, cherche on ne sait quoi, s’introduit jusque dans les chambres, fait attendre ceux qu’elle a poussés dehors plusieurs heures sous la pluie et contrôle les papiers de tous. Elle n’a rien trouvé de particulier mais elle embarque plus de 20 sans-papiers qui sont placés en centre de rétention.

Quelques jours plus tard, les juges des libertés et de la détention (JLD) confirment le maintien en rétention.

Nous sommes tous abasourdis, résidents, sans-papiers, avocats, associations, syndicats… Les valeurs – dont le gouvernement et ses médias se gargarisent depuis le 13 novembre – de fraternité, de démocratie,  de respect de l’Etat de droit… ne s’appliquent pas au foyer Marc Seguin et à ses habitants !

 

Sans aucune considération pour ses résidents, Adoma joue avec l’état d’urgence et n’hésite pas à porter le discrédit sur l’honneur des habitants qui vivent, paient leurs impôts, leur sécurité sociale en France.
Ces résidents, ces sans-papiers, venus en France pour travailler, fuyant des pays sahéliens pauvres, confrontés à la guerre et victimes de la sécheresse, réfugiés économiques, politiques et climatiques tout à la fois, paient  cotisations et impôts, consomment en France, et, avec leurs maigres ressources, participent à l’effort de développement de leurs régions d’origine (écoles, centres de santé, adductions d’eau, reforestation etc.) à un niveau bien supérieur à celui de l’Aide officielle accordée par l’Etat français.

 

Mais de quoi donc, les travailleurs immigrés, résidents de ce foyer se sont-ils rendus coupables ? Depuis longtemps, ils ont des revendications pour améliorer leurs conditions de vie dans des bâtiments qui donnent de nets signes d’usure. Non seulement Adoma (gestionnaire et propriétaire, ex-Sonacotra) refuse de faire les travaux demandés, mais en plus, en août 2014, elle ferme la cafétaria et la cuisine collective, sans prévoir de réels moyens alternatifs pour que les résidents puissent continuer à cuisiner et manger en groupe.

 

Face à ce refus de la concertation, les résidents décident alors de faire la grève des loyers.
Adoma n’accepte pas le rapport de force qui s’est instauré dans le foyer, ni la solidarité et joue la carte de la division.

Une quinzaine de résidents ont été assignés au tribunal d’instance. Le juge, à plusieurs reprises, n’a pas condamné les victimes d’Adoma, ni pour fait de grève, ni en prononçant leur expulsion.

Alors qu’un jugement sur le fond est attendu pour le 21 janvier 2016, Adoma préfère la provocation et fait envoyer la police.

Assoiffée de vengeance, Adoma fait bloquer les comptes bancaires du comité des résidents.

Adoma veut criminaliser les actions des résidents, rêve de l’habitant docile.

 

Venir rafler les sans-papiers jusque dans leur chambre, c’est illégitime et c’est indigne !

 

Nous condamnons la criminalisation de ceux qui luttent pour vivre dignement dans la fraternité et la solidarité interfamiliale.

 

Devant cet acte odieux,

 

Nous demandons avec force qu’Adoma

  • Réalise les travaux maintes fois promis mais jamais exécutés (chauffage, ascenseurs, chambres humides…)
  • Prenne en compte immédiatement les propositions des résidents pour la cuisine et le réfectoire.

 

Nous appelons la Ville de Paris à plus de fermeté envers tous les bailleurs

 

Nous demandons que toutes les personnes interpellées soient remises en liberté et régularisées et que les travailleurs des foyers puissent être protégés et vivre en sécurité dans leur domicile privé.

 

La France se doit d’accueillir CORRECTEMENT et DIGNEMENT les personnes qui viennent chercher refuge et travail.

 

MANIFESTATION SAMEDI 9 JANVIER 14 h 30         

  Comité des résidents du foyer Marc Seguin, soutenu par : ATMF,  Citoyens du 18e, CNL, Coordinations des foyers Adoma, Coallia et Le Richemont,  Coordination 93 des sans-papiers, COPAF, CSP 75, DAL, Droits Devant !!, Dynamique Malienne, Intégration 21, LDH 18e, MRAP Paris, Union Départementale CGT Paris, Union syndicale Solidaires

 

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Déclaration du 12ème Congrès de l’ATMF pour le droit de vote des étrangers

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Déclaration du Congrès de l’ATMF

7 et 8 novembre 2015

Paris

Pour le droit de vote des étrangers, plus que jamais !

Ne nous laissons pas intimider !

L’ATMF réunie en Congrès les 7 et 8 novembre, condamne avec la plus grande fermeté le coup de grâce porté par le Premier ministre Manuel Valls au droit de vote des étrangers, le 3 novembre dernier. Le choix des mots d’une épitaphe aussi lourde aura toute sorte de conséquences, d’autant plus graves que cet enterrement du droit de vote des étrangers intervient en plein 10e anniversaire des révoltes des jeunes de 2005 et après le grand succès de la Marche pour la Dignité organisée par les femmes de la MAFED du 31 octobre 2015.

 

Même s’il n’est pas la panacée face aux problèmes réels dont souffrent l’immigration et les populations qui en sont issues, la reconnaissance formelle du droit de vote est plus qu’une simple revendication. Il est le symbole du droit à l’égalité et l’égalité des droits pour tous. Il réhabilite l’image des parents issus de l’immigration et leurs statuts en tant que tels. Il fissure le contentieux de l’histoire coloniale pour commencer à rompre avec le ressentiment, produit naturel de l’indigénat. Il emprunte la voie des conquêtes progressistes historiques : l’IVG, les 35 heures et l’abolition de la peine de mort en sont les magnifiques illustrations du siècle dernier !

Ainsi, l’engagement n°50 du candidat François Hollande et la 80ème proposition du candidat François Mitterrand, ne sera plus « reproposée à la prochaine élection présidentielle », selon les mots du Premier ministre, qui enterre ainsi une mesure-phare de la gauche. En la qualifiant de « totem », « inutile », « retour à la naturalisation », Monsieur Valls a oublié que 86% des électeurs  d’origine étrangère font partie de ceux qui ont porté son parti au pouvoir. Il a troqué ce mouvement capital contre l’hypothétique voix de l’extrême-droite et de la droite extrême qui, comme elles l’ont déjà fait, vont préférer l’original à la photocopie.

En ignorant 108 organisations (associatives, syndicales, politiques), plus de 60 000 pétitionnaires, plus d’une trentaine de députés de droite et du centre favorables au droit de vote des étrangers et les 16 pays de l’UE qui ont déjà accordé ce droit, Monsieur Manuel Valls, aggrave au niveau institutionnel les discriminations, les inégalités, les fractures sociales et les dangers qui en découlent forcément.

Quant à l’absence totale d’acte ou de déclaration politique digne de ce nom, le Président de la République et le Parti Socialiste ne font qu’amplifier le sentiment légitime de trahison chez les populations issues de l’immigration et l’ensemble des démocrates de ce pays et au-delà de ses frontières.

Le 12ème Congrès de l’ATMF lance un appel solennel, dans un moment aussi grave, à tous les démocrates d’ici et d’ailleurs, y compris à l’intérieur du Parti socialiste, à redoubler d’efforts dans un travail unitaire jusqu’à l’aboutissement de cette revendication qui, au-delà du droit légitime des étrangers, constitue un véritable poumon du vivre en commun pour notre société dans son ensemble.

 

Paris, le 8 novembre 2015

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Fête de fin d’année à l’ATMF Aix-en-Provence

 

 

 

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Le 31 décembre 2015, l’ATMF d’Aix-en-Provence a organisé sa traditionnelle soirée du Nouvel An !

Les familles, les enfants et les jeunes participant aux activités d’accompagnement à la scolarité et au centre de loisirs ALSH étaient tous invités à faire la fête au local de l’ATMF.

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Pétition « Pour nous, c’est définitivement non ! »

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Ainsi le président de la République a décidé de modifier la Constitution dans le pire sens qui soit. Nous appelons les citoyens et les citoyennes à manifester d’ores et déjà leur opposition à ces projets en signant la pétition suivante :

« Pour nous, c’est définitivement non !

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester. »

29 décembre 2015

Les signatures sont recueillies à l’adresse suivante :
http://www.nousnecederonspas.org/petition/

À l’initiative de :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, Cedetim, CGT Police Paris, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit solidarité, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Osez le féminisme !, Planning familial, Powerfoule, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Revue Inprecor, Revue Regard, Romeurope 94, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Unef, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.

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5ème Braderie Solidaire à Argenteuil

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La 5ème Braderie solidaire organisée par l’Espace femmes citoyennes de l’ATMF Argenteuil a eu lieu le 23 décembre dans une belle ambiance festive et conviviale autour d’un goûter géant, de la musique et danse à tous les goûts et pour finir plein de cadeaux de jouets récupérés, remis en état et empaquetés par l’Espace femmes puis distribués gratuitement  par le père Mokhtar, déguisé pour l’occasion !
Environ 60 personnes ont participé dont les élèves du soutien scolaire et leurs parents, les ASL, l’Espace  femmes, l’Espace jeunes et quelques Retrait’Actifs.
Une action qui connait beaucoup de succès comme chaque année !

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Communiqué de l’ATMF : l’injustifiable !

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L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté l’injustifiable expédition punitive organisée contre toute une population du quartier des « Jardins l’Empereur » d’Ajaccio en Corse, le 25 décembre 2015.
C’est la population musulmane y compris ses enfants mineurs, qui était visée par cette déferlante de la haine : la mosquée saccagée, des exemplaires du Coran déchirés ou brûlés, les halls d’immeubles dégradés, les slogans clairement racistes tagués et criés « Arabi Fora ! Arabes dehors ».
Nous joignons notre appel à celui de toutes les forces politiques de Corse qui ont dénoncé cette agression et alerté sur les dérives extrêmement dangereuses de cette expédition sans précédent.
Nous dénonçons de toutes nos forces les politiques de discrimination généralisée mises en œuvre depuis des décennies dans les quartiers et les cités populaires et qui en ont fait des « ghettos » (reconnus en tant que tels par l’actuel premier ministre sans rien y faire !).
La privation des droits fondamentaux élémentaires et la ségrégation sociale peuvent rendre aveugles – d’autant que l’on se vit en tant que citoyen à part entière de l’endroit où l’on « survit » et qui nous a vu naître.
C’est au titre de citoyens comme les autres, justement, que le droit commun s’applique.
C’est à la justice et à elle seule que revient le droit de poursuivre et de juger ceux qui se sont rendus coupables d’actes de violences quelle que soit leur origine.
 
Le Bureau National de L’ATMF
Paris, le 26 décembre 2015