Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Un incendie raciste à Ajaccio

Une fois de plus, on s’attaque à un lieu de culte musulman. Une salle de prière a été incendiée à Ajaccio, dans la nuit de dimanche à lundi 9 avril 2012, (en pleine fêtes de Pâques chrétienne et juive). Cette attaque visant les musulmans de Corse, à quelques jours de l’élection présidentielle française, n’est pas le fruit du hasard. Elle n’est autre que la conséquence d’une banalisation des discours fascistes et xénophobes répandus aujourd’hui en France.

Les attaques contre les symboles de la communauté musulmane sont ainsi le résultat direct des stigmatisations des immigrés, sans cesse victimes de discriminations, d’injustices et d’exploitations.

L’ATMF, association progressiste et laïque, ne peut que s’indigner et condamner cette montée de la xénophobie et du racisme.

L’ATMF condamne ces actes odieux contre les pratiquants, de quelque confession qu’ils soient.

L’ATMF condamne cette banalisation des discours racistes.
Elle réclame que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

A Paris, le 12 avril 2012

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Compte rendu du Bureau National du samedi 21 janvier 2012

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Réunion du Bureau national/Commission congrès

Samedi 21 Janvier 2012

Relevé des décisions

Présents : HAMHAMI Fouzia – HAR Fatima – BENZIDIA Aziz– EL HADRACHI Laarbi – EL IDRISSI Nasser – FAOUZI Ahmed – NAOUMI Abderrahim – HOSNI Farid – NEMRI Mohamed

Observateurs : TAIAU Mustafa, Hicham

Excusés : BRAUD Florence – BRETON Josette – BATLANI Nouredine

Absents : MAHLOUL Nouredine- JAKKA Mohamed – MOUSSALI Abdelrani

Le quorum est atteint

Ordre du jour :

I – Approbation du dernier compte-rendu

Le dernier compte-rendu de la réunion du BN est approuvé à l’unanimité

II – Informations des associations membres

Argenteuil : Pose d’une plaque commémorative de Ali Ziri – Accompagnement de jeunes tunisiens sans papiers.

Nancy : Organise le festival du Bout des Rives autour du 10 novembre 2012, sur le thème « des droits des migrants vieillissants ». Il serait intéressant que des associations membres s’associent pour inviter des artistes, éventuellement du Maghreb.

Paris : 17 mars, manif à Paris contre la discrimination et le colonialisme organisée par le collectif « nous sommes d’ailleurs et d’ici »

Bagneux : 8 février, manifestation de « 4 heures pour la paix ».

Strasbourg : Œuvre avec d’autres associations pour que la mairie inaugure une Place à la mémoire des événements du 17 oct. 1961.

21 mars débat sur les migrants. En novembre 2012, une journée avec toutes les forces qui ont soutenues les révolutions « maghreb mashreq ».

Aix : 17 déc. 2011, journée pour célébrer les révolutions arabes.

III – 11ème Congrès

Le samedi 26, dimanche 27 et lundi (matin) 28 mai 2012. Le lieu est confirmé : Paris ( même local ou s’est déroulé notre 30 ème anniversaire).

Thème principal à retenir : Développement et consolidation des associations membres, mutualisation des moyens et des actions.

Faire un bilan critique des actions de l’ATMF nationale et des associations membres.

Faire émerger des axes prioritaires sur lesquels nous travaillerons : Discrimination ? Migrants vieillissants ? …

Slogan du congrès proposé : « L’ hogra (l’humiliation), ça suffit : pour l’égalité des droits et la liberté ».

Décisions :

1 – Le rapport moral et d’activité :

– Rapport global : Farid – Driss – Nasser et Ahmed

– Révolutions arabes : Fatima et Fouzi

– Mission Palestine :

– Témoignage Maroc : Nasser et Abderrahim

– Rencontre Nationale : Nasser

– 30ième anniversaire : Nasser et Abderrahim

2 – Rapport financier : Radi

3 – Commission pour mettre à jour les statuts et le règlement intérieur : Larbi et Farid

4 – Rapport d’activité des associations membres : Nasser

Les sections doivent envoyer les coupures de presse. Chaque section doit fournir un rapport synthétique de 2 pages maximum. Nasser pourra se déplacer aux associations pour aider à remplir des demandes de subventions en cours ou à venir, et aider à soutenir sur les documents à transmettre au national.

5 – Bilan financier des associations membres : Nasser

Chaque association doit envoyer les bilans financiers des années 2009 ; 2010 et 2011.

6 – Projets de motions et orientations :

– Réseau Femmes et projet Picri, Bilan et perspectives : Fouzia H

– Texte sur les chibanis : Mohamed Ouchekradi, étant un axe fondamental de notre combat, tous les militants et les personnes ressources peuvent s’associer à Mohamed pour élaborer ce texte.

– Texte sur les discriminations, l’islamophobie, état des lieux et propositions : Abderrahim

– Texte sur les jeunes : Fouzi

– Développement et consolidation des associations membres, mutualisation des moyens et des actions : driss

– Rapprochement avec les associations partenaires : Driss

– Solidarité avec les pays le Maghreb et le proche orient : Fouzi et Fatima

– Situation des migrants subsahariens dans le Maghreb : Driss

PS : Les noms mentionnés en face de chaque motion ne sont que des référents, tous les militants peuvent apporter leur collaboration à l’élaboration de ces motions.

IV – Interpeller les candidats aux élections présidentielles

Lettre ouverte aux candidats intégrant les points suivants : Driss et Nasser

– Droit de vote des étrangers

– Droits des chibanis

– Situation des migrants subsahariens dans le Maghreb et le rôle du gouvernement français dans cette situation

V – Situation financière et fonctionnement

1 – Demandes de subvention :

L’ATMF nationale n’a pas su diversifier ses ressources financières, elle a un seul financeur, l’ACSE.

Une rencontre avec l’ACSE a eu lieu le 18 janvier 2012. L’ACSE attend le rapport d’évaluation de la convention triennale des trois années précédentes, et le rapport de l’audit que l’ATMF a subi pour prendre des décisions.

Pour diversifier son financement, nous avons déposé 3 dossiers à l’ACSE, à la mairie de Paris et au conseil régional. D’autres pistes de financement sont explorées : Fond européen, dossiers ponctuels.

Actuellement, l’association n’a pas les moyens de fonctionner. Un prêt de 15 000 € est contracté auprès de l’ATMF d’Argenteuil. Une demande de prêt bancaire sera déposée. En attendant, les associations membres sont sollicitées pour apporter un soutien au national soit sous forme de prêt soit sous forme don.

2 – Remboursement de la somme de 10 000 €:

Envoyer un courrier à Mostafa (CALIMA), et Ali (ancien coordonateur), pour la régularisation de cette situation.

VI – Divers :

1) Le BN réuni ce jour valide la réintégration entière de Mohamed ouchekradi au sein de l’ATMF. Toutes les bonnes volontés et les ressources sont les bienvenues.

2) Suite aux absences répétées de Noureddine Mahloul, le BN charge le secrétaire adjoint, Ahmed Fouzi, de prendre en charge le poste de secrétaire national.

VII –Autres informations :

1) 4 février 2012 : Rencontre à Paris sur les migrants vieillissants

2) 6,7, 8 avril 2012 : rencontre à Oujda sur la situation des migrants subsahariens.

3) 17, 18, 19 février 2012 : rencontre du comité de suivi du forum social maghrébin

VIII – Prochaine réunion :

Prochaine réunion du CA : Samedi 24 mars 2012 à 14h

Le président, driss elkherchi

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Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe (Inter-co)

L‘inter-collectif est né à l’occasion des révolutions populaires des peuples du monde arabe. Il s’est formé dans le prolongement de collectifs de chaque pays concerné par ces mouvements.

L’inter-collectif a permis ainsi d’engager des actions de solidarité regroupant à la fois ces collectifs avec des associations, syndicats et partis politiques français.

Ces soulèvements populaires témoignent des aspirations profondes de ces peuples à la démocratie, à un État de droit, à la Justice sociale, la souveraineté, la dignité.

Ces régimes issus du nationalisme arabe sont à bout de souffle. Certains ont cédé comme la Tunisie, l’Égypte et le Yémen par la poussée populaire ou sous les bombardements de l’OTAN en ce qui concerne
la Libye. D’autres, comme la Syrie, résiste en employant la force et en menant une répression féroce dans un contexte régional où se confrontent des stratégies de puissance mêlées à des contradictions
idéologiques et religieuses. L’Arabie Saoudite et le Qatar sont intervenus pour casser militairement le soulèvement au Bahreïn. Dans d’autres pays, comme au Maroc ou en Algérie, l’exigence démocratique
reste puissante, même si en l’état, elle n’a pas encore trouvé de débouchés politiques.

L’inter-collectif soutient tous ces mouvements démocratiques dans le monde arabe. Il s’oppose à toute intervention étrangère. Il appuie toutes les forces progressistes dans ces pays face aux nouveaux pouvoirs qui tenteraient de s’en prendre aux libertés publiques et individuelles et notamment aux droits des
femmes.

Cette situation nouvelle qui prévaut dans cette région nous interpelle tous. Quelle politique devra développer la France dans cette région du monde ?
Et d’abord, en cette année 2012, celle des 50 ans de l’Indépendance de l’Algérie et des 100 ans du Protectorat français sur le Maroc, la France se doit de reconnaître sa responsabilité dans les crimes d’Etat
dans toute la période du colonialisme perpétués contre les peuples de la région.

Nous avons extrait cinq questions qui se rattachent aux grands domaines de la politique française et aux
attentes de ces peuples :

– La question palestinienne

– La Syrie

– La politique d’immigration

– Les relations économiques

– Les questions du nucléaire au Moyen-Orient

1. La question palestinienne

C’est le coeur de toutes les problématiques du Proche-Orient et de la conflictualité régionale et internationale.
Vous engagerez-vous pour que la France prenne des initiatives pour en finir avec la politique de colonisation et d’occupation des territoires palestiniens menée par Israël ?
Prendrez-vous des initiatives, et lesquelles, pour que la France reconnaisse l’État de Palestine, à coté de l’État d’Israël, un État palestinien souverain, dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et l’application de la résolution 194 qui prône le droit au retour des réfugiés ?
Soutiendrez-vous l’entrée de plein droit de l’État palestinien aux Nations-Unies ?

2. La Syrie

La situation en Syrie reste dramatique, un an après le début des premières manifestations contre le régime de Bachar El Assad.
La menace d’une guerre civile grandit de jour en jour, qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour le peuple syrien entraînant le Liban dans cette spirale meurtrière, et pousser à une intervention militaire étrangère.
Face à cette situation et à l’impasse actuelle, l’opposition reste divisée et ne parvient pas à se rassembler face au pouvoir. Les différents courants de l’opposition, même si ils sont divisés sur les modalités et les stratégies, restent unanimes pour exiger la fin du régime de Bachar El assad.
Le Conseil de sécurité de l’ONU, quant à lui, reste incapable de surmonter ses divisions.
Quelles initiatives, quelles actions envisageriez-vous afin de mettre un terme à la violence ? Quelles interventions la France pourrait-elle envisager pour la recherche d’une solution politique qui épargne le
peuple syrien de nouvelles violences et permette d’assurer un changement de régime ?

3. Politique d’immigration

Plusieurs pays des rives sud de la Méditerranée, comme la Tunisie, le Maroc, la Libye ont passé des
accords avec l’Union européenne pour assurer le contrôle des flux migratoires provenant de leur pays, des pays du Sahel, et des populations chassées par la misère et les violences.
Par son dispositif, FRONTEX, l’Union européenne s’est assurée, contre des aides financières, de l’engagement de plusieurs de ces gouvernements pour la mise en oeuvre de cette politique de refoulement
aux conséquences souvent tragiques.
Que préconisez-vous comme politique en matière du droit à la circulation des personnes et de l’accueil des migrants en France ?

4. Relations économiques

L’Union européenne et la France ont contracté de nombreux accords avec les pays de la rive sud de la Méditerranée.
Tous les accords économiques ont été d’inspiration libérale, entraînant privatisation, baisse des dépenses publiques, exonérations fiscales et sociales, pression sur les salaires et les droits sociaux…
Les conséquences sociales ont été lourdes pour les peuples : chômage massif des jeunes, bas salaires, absence de protection sociale…
Par ailleurs, plusieurs de ces pays supportent encore aujourd’hui un poids financier considérable correspondant au montant de la dette, contractée par les anciens dirigeants, comme en Tunisie et en Égypte.
Quelle politique développerez-vous en matière de relations économiques entre la France, l’Union européenne et ces pays ?
Êtes-vous d’accord avec la proposition avancée par de nombreuses associations de la société civile, des syndicats pour un moratoire de la dette afin d’en examiner l’origine, moratoire pouvant aller jusqu’à son
annulation pour la partie de celle-ci reconnue comme n’ayant été profitable qu’aux membres du pouvoir déchu ?

Quelles mesures prendrez-vous pour obliger les sociétés, dont le siège social est en France, à respecter les droits syndicaux et sociaux dans le monde arabe ?

5. Moyen-Orient : Zone dénucléarisée

Faire du Moyen-Orient, une zone dénucléarisée est un objectif adopté par l’Assemblée générale de l’ONU, dont la France.
Or, aujourd’hui, existe à la fois un risque de prolifération avec les tentatives supposées de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et de l’autre Israël qui possède un arsenal nucléaire conséquent.
Par ailleurs, d’autres pays seraient en mesure de se lancer dans le processus d’accession à la puissance nucléaire comme la Turquie, l’Arabie Saoudite ou l’Égypte.
Que préconisez-vous pour engager une action afin d’éliminer tout risque de prolifération et pour la suppression de tout arme nucléaire existante dans cette région ? D’une manière plus générale, quelle est votre position sur l’existence du nucléaire français et les actions à mener pour favoriser un désarmement nucléaire au plan mondial ?

NB: Le questionnaire adressés aux candidats à l’élection présidentielle 2012.
À Mesdames :
Eva Joly
Nathalie Arthaud
et à Messieurs :
Philippe Poutou
Jean-Luc Mélenchon
François Hollande
François Bayrou
Nicolas Sarkozy

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Bachir Ould Hossein menacé d’expulsion vers le Maroc

Monsieur le Préfet de l’Oise,

Bachir Ould Hossein est en détention, dans l’attente d’une décision de justice qui peut prononcer son expulsion vers le Maroc.

Il a pourtant déposé une demande d’asile rejetée par l’OFPRA à son arrivée sur le sol français, puis un recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA).
Sa demande ayant été classée en procédure prioritaire, ce recours n’est pas suspensif, selon la loi française.

Cependant, dans un jugement récent, la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) a sanctionné l’absence de recours suspensif dans la procédure « prioritaire » d’asile qui autorise, en France, le renvoi de demandeurs d’asile dans leurs pays, après le rejet de l’OFPRA et avant la fin de l’examen de leurs craintes d’y être persécutés par la CNDA.
La CEDH la juge incompatible avec les obligations issues de la Convention européenne des droits de l’homme.

« Cette décision de la CEDH vient rappeler que les États ne doivent en aucun cas renvoyer une personne dans son pays tant qu’il n’est pas démontré, de façon complète et définitive, qu’elle n’y encourt aucun risque », ont déclaré l’ACAT France, Amnesty International France et Human Rights Watch.

Or, les risques encourus par Bachir OULD EL HOSSEIN sont particulièrement graves, puisqu’il a déjà été victime d’incarcération, de brutalités et de traitements inhumains de la part du régime marocain.

Si Bachir OULD EL HOSSEIN était reconduit au Maroc, c’est assurément sa vie qui serait menacée.

Car, derrière ce Maroc des cartes postales, se cache malheureusement une autre réalité, celle d’un régime qui fort de ces accords économiques avec l’Occident et la France en particulier, bénéficie d’une quasi-immunité, alors que les rapports d’organisations des droits de l’homme mondialement reconnues dressent des constats catastrophiques.

L’ATMF attire donc votre attention sur la situation de M. Ould El Hossein Bachir, qui a été victime d’emprisonnement, de brutalités et de sévices de la part des forces policières marocaines pour avoir participé à des manifestations.

Menacé, il a réussi à s’enfuir et à se réfugier en France. S’il était reconduit au Maroc, sa vie serait menacée.

Monsieur le Préfet, nous vous demandons d’intervenir pour sa libération et de régler sa situation afin qu’il puisse être accueilli sur le territoire français.

Avec l’espoir que cette requête retiendra toute votre attention, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments distingués.

Le président

Driss ELKHERCHI

A Paris le 1er avril 2012
—————————————–
Préfecture de l’Oise : 1, place de la préfecture – 60022 BEAUVAIS cedex

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Racket d’État

Une nouvelle arme pour empêcher les étrangers en attente de régularisation d’accéder à un titre de séjour a été instaurée par la loi de finances pour 2012 : une taxe de 110 euros pour pouvoir déposer une demande de titre de séjour, non remboursée en cas de réponse négative, même en cas d’expulsion du territoire !

Après l’accroissement de l’arsenal répressif afin d’expulser de plus en plus de personnes étrangères, les guichets des préfectures inaccessibles, avec cette nouvelle taxe, c’est une véritable politique de dissuasion qui est mise en place pour les personnes étrangères tentant de se faire régulariser. Cela revient à fabriquer des sans papiers.

Pas de visa, mauvais visa, perte de son droit au séjour : toutes les occasions sont bonnes pour faire payer les personnes étrangères juste pour avoir le droit de s’adresser à l’administration.

Pourtant, solliciter un titre de séjour quand on est présent sur le sol français n’est pas une simple possibilité : c’est une obligation. Le gouvernement instaure un véritable droit d’entrée dans la procédure, discriminant.

Cette nouveauté s’ajoute à une augmentation sans précédent des taxes dues par les étrangers pour leur droit au séjour :

taxe de 349 euros versée à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) ;
taxe dite « de chancellerie » de à 340 euros (dont la nouvelle taxe de 110 euros demandée au moment de la demande) au lieu de 220 euros en 2011, qui sanctionne l’irrégularité du séjour ou l’absence du bon visa au moment de la demande ;
droit de timbre de 19 euros.
Au total, 708 euros pour la délivrance d’une première carte de séjour alors que, dans leur quasi-totalité, ces étrangers vivent dans une extrême précarité.

Quant aux sans-papiers qui obtiennent leur régularisation par l’emploi, ils ont à acquitter une taxe de 200 à 385 euros contre de 55 à 70 euros en 2011, soit une augmentation moyenne de plus de 500 % !

Nous dénonçons ce racket d’État destiné à limiter l’accès à leurs droits des personnes étrangères et appelons à la vigilance : une fois encore, les étrangers inaugurent des dispositifs qui pourraient être étendus à toute personne vivant en France. Et s’il ne s’agissait que d’un test ? Demain, l’accès au service public français payant pour toutes et tous ? Plusieurs des organisations signataires du présent communiqué ont déposé un recours devant le Conseil d’État contre la circulaire d’application de la loi de finances 2012 (1).

le 30 mars 2012

Organisations signataires :
le collectif Uni·e·s contre une immigration jetable (Ucij) et les organisation suivantes : Acort (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie), ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers), ADTF (Association Démocratique des Tunisiens en France), les Alternatifs, Alternative Libertaire, l’Association des Marocains en France, l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), Ardhis, la Case (Coordination des Associations des Sénégalais de l’Extérieur), la Cimade, la Confédération CGT, la Fase, la Fasti, Femmes de la Terre, Femmes Egalité, la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), la LDH, le Mrap, le NPA, le Parti Communiste des Ouvriers de France, Rajfire, le Rassemblement de la Diaspora Africaine (RDA), Réseau chrétien- Immigrés, RESF, Association « Si les femmes comptaient », l’Union des Syndicats CGT de Paris

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Liberté pour les prisonniers palestiniens !

APRES SALAH HAMOURI, EXIGEONS LA LIBERATION DE MARWAN BARGHOUTI ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES QUI LUTTENT POUR LA LIBERATION DE LA PALESTINE

A la suite de son arrestation en Palestine en mars 2005, notre compatriote Salah Hamouri, a passé
7 ans en prison, jugé et condamné sans preuves ni aveux par un tribunal militaire israélien et sans que sa défense puisse être assurée selon les règles fondamentales du droit de la défense. Son arrestation, comme sa condamnation et son emprisonnement, étaient illégaux au regard du droit international car réalisés en territoire occupé par une puissance occupante. Le président Nicolas Sarkozy a toujours refusé de recevoir la famille de Salah et le Gouvernement français n’a rien fait pour sa libération, alors qu’il s’est démené pour le soldat franco-israélien, Guilad Shalit, caporal dans l’armée israélienne capturé au cours d’une opération militaire contre Gaza.
Il y a donc deux poids-deux mesures selon les origines des uns ou des autres, et selon que l’on appartienne à l’armée israélienne ou à la population palestinienne sous occupation.

Un fort mouvement de solidarité s’est levé pour soutenir Salah et obtenir sa libération. Aujourd’hui Salah est libre, après avoir purgé l’intégralité de sa peine mais le combat continue pour la Libération des Prisonniers Politiques, qui luttent contre l’occupation et la colonisation.

Depuis 1967, plus de 700 000 Palestiniens dont 10 000 femmes ont été arrêtés et détenus
dans des prisons en Israël, en vertu d’ordonnances militaires israéliennes.
Ce chiffre représente plus de 25 % de la population de la Cisjordanie et de Gaza.

L’accord conclu entre le Hamas et le gouvernement israélien a permis, la libération en deux étapes
de 1027 prisonniers contre celle de Guilad Shalit. 477 prisonniers ont été libérés le 18 octobre 2011
et 550 autres le 18 décembre 2011.
Il s’agit là d’une victoire politique sans précédent de la Résistance palestinienne à un moment
où tous les regards sont tournés vers l’ONU à la suite la demande de l’Autorité Palestinienne
pour que la Palestine soit reconnue comme Etat souverain.
Mais 5000 prisonniers palestiniens – hommes, femmes et enfants – restent encore détenus
de façon tout à fait illégale dans les prisons israéliennes

Plus de 138 enfants âgés de moins de 18 ans en plus des cen­taines d’autres qui sont devenus des adultes depuis leur arrestation

10 femmes prisonnières sont encore détenues dans les prisons israéliennes de «  Hasharon », dans des conditions d’hygiène effroyables sans aucun respect pour leur spécificité en tant que femmes. Souvent agressées et humiliées par leurs gardiens lors d’attaques de nuits contre leurs cellules.

310 prisonniers le sont en détention administrative, procédure qui permet d’incarcérer sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Sont également emprisonnés 27 par­le­men­taires et élus dont Marwan BARGHOUTI
Leurs conditions de détention ont été aggravées par la loi dite « Shalit »

Ces Palestiniens, détenus dans des prisons israéliennes en violation du Droit international,
le sont dans le cadre de l’occupation de leur pays, la Palestine, par Israël.

Les délits poursuivis devant les tribunaux militaires comprennent presque toutes les formes d’expression ou d’association civiques et politiques.
Toute participation à des manifestations contre le Mur est motif à arrestation et condamnation

Le Droit international stipule qu’il est illégal de détenir un citoyen du territoire occupé sur le territoire
de la puissance occupante, tout comme il interdit à l’occupant d’apporter des modifications sur
le territoire occupé, sauf pour le bien-être de la population.
Les conditions, d’arrestation et de détention, sont les mêmes, en violation quotidienne du droit humanitaire
et des droits humains :
les humiliations lors des fouilles notamment, les coups, les mauvais traitements, voire les tortures physiques et mentales sont des pratiques régulières. De même les punitions collectives, la mise à l’isolement et les mesures répres­sives.
Les femmes sont souvent mises dans des cellules avec des prisonnières israéliennes de droit commun qui les brutalisent
les conditions d’hygiène et sanitaires sont déplorables, les cellules insalubres. L’accès aux soins médicaux est réduit et la vie des prisonniers malades est en danger. La négligence médicale préméditée et organisée, fait partie de la politique répressive israélienne contre les prisonniers palestiniens et cela en dépit des lois et des conventions
La quasi-totalité des centres de détention des prisonniers palestiniens sont situés à l’intérieur d’Israël et la seule prison située dans les frontières de 1967 de la Cisjordanie, Ofer, se trouve dans une base militaire israélienne située du côté israélien du Mur et donc également inaccessible aux Palestiniens de Cisjordanie.
Les détenu/e/s sont privé/e/s de visites, y compris de leurs avocats ; les familles sont souvent sans nouvelles et ignorent parfois où sont détenus les leurs, régulièrement déplacés d’une prison à l’autre. Sans oublier les 459 prisonniers de la bande de Gaza, qui sont privés de visite familiale depuis 2007.
Les enfants peuvent être arrêtés dès l’âge de 12 ans. Ils sont condamnés de six mois à un an de prison pour jet de pierres, considéré comme « offense criminelle et atteinte à la sécurité », mais cela peut être beaucoup plus. Ils subissent directement la violence de l’incarcération. Ils sont exploités (obligation de travailler) et opprimés de façon inhumaine (humiliation et torture), ce qui constitue une violation des lois et des traités internationaux qui interdisent la détention des enfants. Certains partagent la cellule de détenus israéliens de droit commun, ce qui est également interdit par la Convention des droits de l’enfant
Régulièrement des cen­taines de pri­son­niers pales­ti­niens mènent des grèves de la faim pour protester contre leurs conditions de détention et pour le respect de leurs droits
DES SANCTIONS POLITIQUES,  DIPLOMATIQUES ET ECONOMIQUES
DOIVENT ETRE PRISES, TANT QUE LES DROITS HUMAINS, HUMANITAIRES
ET LE DROIT INTERNATIONAL SERONT BAFOUES PAR LE GOUVERNEMENT ISRAELIEN

COLLECTIF GENNEVILLOIS POUR LA PALESTINE :
ATMF, ATTAC 92, CGT, Comité France Palestine, FASE, Gennevilliers pour Tous, NPA, PCF

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ATMF Argenteuil : « Printemps arabe, un an après »

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France d’Argenteuil organise une grande Fête culturelle sous le thème :« Printemps arabe, un an après », le samedi 7 avril à partir de 16 H, salle Pierre DUX.

Au programme : Tata Milouda « chante, danse et slam sa vie » et Amina Karadja accompagnée de ses musiciens : répertoire arabo-andalou, chaâbi et malhoun.

Pour plus d’informations, consultez l’affiche de la fête ci-jointe.

Information et réservation :
ATMF : 01.39.80.45.40.

Cordialement,
Mokhtar Merkaoui, président de l’ATMF Argenteuil
www.atmfargenteuil.org

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Communiqué – Amina Filali

Nous, Femmes du réseau ATMF profondément choquées par le drame qui vient de toucher Amina Filali, jeune Marocaine de 16 ans violée, puis mariée de force à son agresseur, ne lui laissant aucune autre alternative que de se donner la mort pour échapper à son bourreau. Ni la loi, ni même ses parents ne l’ont protégée !

Ce drame a suscité en nous beaucoup d’émotions et de colère et c’est pour cela que :

-*Nous dénonçons l’article 475 du code pénal qui a permis à un criminel d’échapper à sa peine en légalisant le viol par le biais du mariage !

-* Dénonçons fortement le système patriarcal au Maroc renforcé par une loi rétrograde et arbitraire, où la femme marocaine est maintenue dans un statut de mineure éternelle vouée à servir ses parents et ensuite son mari sous couvert de l’utilisation démagogique de la religion, permettant ainsi de renforcer l’asservissement de la femme et son aliénation !

-* Nous soutenons toutes les femmes victimes de violences et particulièrement les mouvements des femmes marocaines en lutte pour acquérir leurs droits !

-* Nous réclamons l’abrogation de l’article 475 du code pénal !
-* Nous exigeons de l’état Marocain le respect de la Convention internationale de l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Convention ratifiée par de nombreux pays dont le Maroc et qui stipule dans son article 16 :

“1. Les Etats parties prennent toutes les mesures nécessaires pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans toutes les questions découlant du mariage et dans les rapports familiaux et, en particulier, assure, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme :
2. Les fiançailles et les mariages d’enfants n’auront pas d’effets juridiques et toutes les mesures nécessaires, y compris les dispositions législatives, seront prises afin de fixer un âge minimal pour le mariage et de rendre obligatoire l’inscription du mariage sur un registre officiel.”

Nous exprimons notre solidarité pleine et entière avec les mouvements des femmes au Maghreb qui luttent pour la dignité et l’égalité des droits entre les sexes.

Fait à Paris le 20 Mars 2012

Fouzia HAMHAMI – Membre du Bureau National

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Halte aux crimes racistes

À Toulouse et Montauban, des militaires ont été froidement assassinés. Certains étaient d’origine afro caribéenne ou arabe. À Toulouse, une école confessionnelle juive a été attaquée à l’arme lourde. Un rabbin et plusieurs enfants ont été également froidement assassinés.

L’Ujfp exprime son total soutien aux familles touchées par ces meurtres.

À l’heure où ces lignes sont écrites, il est possible que ces crimes abjects soient liés mais il n’y a pas de preuve.

L’Ujfp qui compte en nombre, parmi ses membres, des victimes ou des descendants de victimes d’une époque où le racisme d’Etat assassinait en masse les gens en fonction de leurs origines, dénonce ces crimes.

Ces meurtres se déroulent dans notre pays où règne actuellement un climat dominé par un discours d’Etat raciste et xénophobe d’une extrême violence.

Tous les racismes, qu’ils frappent les Roms, les Noirs, les Arabes, les Juifs ou d’autres ne sont pas des opinions mais sont des incitations aux passages à l’acte criminel.

Toute essentialisation des êtres humains en fonction de leurs origines, de la couleur de leur peau, de leurs croyances ou de leurs non-croyances conduit à la barbarie.

Toute banalisation des discours racistes ou d’exclusion, qu’ils soient antisémites ou islamophobes, qu’ils désignent les pauvres, les jeunes, les femmes, les enfants … est inadmissible et doit être combattue avec force.

L’Ujfp espère que la lumière sera faite sur ces crimes et que tous les discours racistes seront combattus sans exclusive.

Bureau National de l’UJFP le 19 mars 2012

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UN AUTRE MAGHREB EST POSSIBLE

Dans le cadre des préparatifs de la rencontre du 7 et 8 avril à Oujda (frontière maroco-algérienne), les associations de l’immigration* vous invitent à participer à la rencontre – débat sur la situation des migrants subsahariens au Maghreb et la question des frontières fermées entre l’Algérie et le Maroc.

RENCONTRE – DÉBAT

JEUDI 22 MARS 2012 de 19H à 21H

Bourse du Travail,

( 85 RUE CHARLOT
75003 PARIS
Métro : République – Filles du Calvaire)

Intervenants :

Fabien Didier Yéné, président du Collectif des communautés subsahariennes au Maroc (CCSM), auteur de « Migrant au pied du mur »

Camille Sari, économiste, auteur de « Algérie-Maroc : quelles convergences économiques ? »

Willy Bayanga, président du Conseil des migrants-France.

Bamba, coordination 75.

Saddik Guitoune, coordination nationale Alif, CSP-92

Débat animé par Mouhieddine Cherbib

(En Hommage à Hédi Gulla, qui vient de nous quitter)

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* Association des Maghrébins de France (ATMF), Association des Marocains en France (AMF), Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Association des Tunisiens en France (ATF), Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Collectif des communautés subsahariennes au Maroc, Elhogra, Manifeste des libertés, ATTAC, MRAP, FCMA, FCME, Coordination national des sans-papiers, Alif, CSP92, Immigration Démocratie Développement, Naoura -Belgique, Conseil des migrants-France, Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens-PIF.

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Contacts :

Driss el-Kerchi (ATMF) : 0622504800

Mouhieddine Cherbib (FTCR) : 0615577914

Tewfik Allal (Manifeste des libertés) : 06 81 60 65 43