Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
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Un logement accessible, pour tous !!!

La loi pour le Droit opposable au Logement est présentée à l’Assemblée nationale le 15 février.
La version actuelle ne règle pas le drame quotidien enduré par les 3 millions de mal-logés et de sans logis du pays, ni les difficultés de plus en plus plus importantes que rencontrent tout ceux et celles qui ne peuvent se loger convenablement car les loyers et l’immobilier n’ont jamais été aussi chers …

Pour
– Un vrai droit au logement opposable, pour tous
– Un service public du logement doté de moyens financiers et juridiques pour le mettre en oeuvre
– Contre le logement cher : baisse et contrôle des loyers et de la spéculation immobilière
– La production massive de logements sociaux, y compris dans les ville bourgeoises
– L’arrêt de la marchandisation du logement social

Des mesures d’urgences :
– Application de la loi de réquisition,
– Arrêt des expulsions sans relogement.
– Arrêt des démolitions de HLM à caractère spéculatif

Tous ensemble devant l’Assemblée nationale,
Jeudi 15 février , à 17h Place Edouard Hériot
Métro Assemblée nationale – ligne 12


Premiers signataires
: Comité des Sans Logis, DAL, MACAQ, Solidaires, CGT Paris, Association Bagagérue, coordination anti-démoltion des quartiers populaires HLM, jeudi noir, Ministère de la crise du logement, ATF, IPAM France, AITEC, AC, ANECR, ATTAC France, FSU, ATMF, …
Avec le soutien de : LCR, PCF, AL

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Uni(e)s contre une immigration jetable : Déclaration commune

Nous, organisations réunies ce jour du mars 2007, faisons la déclaration suivante et en appelons à une autre politique d’immigration, fondée sur le respect des droits fondamentaux et l’égalité de traitement entre Français et étrangers.

Nous tenons à affirmer haut et fort, et avant toute autre considération, que l’immigration n’est ni un « problème », ni une menace pour l’identité nationale et à dénoncer l’utilisation politicienne de ce fait de société.

La présente déclaration repose sur la lutte des sans-papiers et de leurs organisations, l’expertise des associations présentes sur le terrain aux côtés de ces populations, leurs connaissances des politiques menées depuis de nombreuses années et les valeurs humaines que, tous ensemble, nous entendons promouvoir et porter dans la société française.

Pour une autre politique d’immigration

Les politiques conduites depuis de nombreuses années, tant à l’échelle nationale qu’au niveau européen, fondées sur le principe de la fermeture des frontières méconnaissent les droits des étrangers (liberté d’aller et venir, droit à mener une vie familiale normale, respect de la vie privée, droit d’asile, dignité des personnes et notamment s’agissant de l’accueil des étudiants étrangers…) et entravent leur exercice. Les organisations aspirent donc à un changement de paradigme et revendiquent à terme la liberté de circulation et d’établissement pour les étrangers, en s’inspirant des principes qui gouvernent la libre circulation des citoyens de l’Union européenne.

Les organisations dénoncent toute politique (nationale et européenne), qui, tout en renforçant les contrôles des frontières, sous une forme de plus en plus militarisée, qui plus est imposée à des Etats tiers, pratique « l’immigration utile ». Celle-ci consiste à reconnaître des possibilités d’installation négociées en fonction des intérêts des pays de l’Union européenne, et conséquemment à s’inscrire dans le refus de respecter les droits, les souhaits et les besoins des populations du Sud. La loi Sarkozy du 24 juillet 2006, qui entend promouvoir « l’immigration choisie » et mettre un terme à « l’immigration subie », est la caricature de ce type de politique. Nous en demandons l’abrogation.

Seule la liberté de circulation peut rompre avec la logique meurtrière et répressive qui vient frapper les étrangers ici sur le sol français, et là-bas dans les pays de transit et plus largement sur les routes migratoires vers l’Europe. Les exilés morts sur le chemin, qui les conduit – croyaient-ils – vers la sécurité et l’espoir d’une vie meilleure, ne se comptent plus.

Cette liberté de circulation doit s’accompagner d’une liberté d’établissement qui garantisse les droits sociaux de tous.

Lorsque les personnes parviennent malgré tous les obstacles à entrer en France (ou dans un autre pays de l’Union), les promoteurs de l’utilitarisme migratoire savent se servir de leur clandestinité au profit de secteurs d’activité qui s’empressent de les employer. Les « sans papiers » alimentent des pans entiers d’une économie fondée sur des impératifs de flexibilité et d’abaissement des coûts ; ils sont à la merci des employeurs et des services de police. Aussi il ne peut y avoir de liberté de circulation, sans liberté d’établissement afin d’éradiquer cette course au « moins disant social » et empêcher une mise en concurrence entre salariés : il faut donc placer tous les travailleurs sur un pied d’égalité en accordant aux étrangers le droit à une installation durable, seule garante de l’égalité des droits sociaux avec les nationaux et les ressortissants communautaires.

Nous, organisations signataires, réclamons que les étrangers présents sur le territoire de l’Union européenne bénéficient d’un statut aligné sur celui reconnu aux résidents communautaires. Nous soutenons le combat de tous qui, en Europe, luttent pour que cette revendication juste, légitime et éthique soit intégralement appliquée au sein de toute l’Union.

Dans l’immédiat

Nous sommes conscients que la mise en œuvre de cette autre politique d’immigration doit se déployer dans le cadre de l’Union européenne ; nous exigeons néanmoins l’adoption par la France de mesures à prendre d’urgence qui, pour certaines d’entre elles, ne nécessitent pas l’intervention du législateur :

– la régularisation de tous les sans papiers présents sur le territoire national par la délivrance d’une carte de résident et la suspension des reconduites à la frontière ;

– la fin des rafles de sans papiers et des contrôles d’identité discriminatoires, contraires à la loi et aux pratiques éthiques ;

– la disparition des statuts précaires imposés aux personnes ayant vocation à vivre durablement en France par la délivrance d’une carte de résident dans l’esprit de la loi du 17 juillet 1984 ;

– l’abrogation réelle de la « double peine » ;

– l’égalité entre Français et étrangers face aux droits sociaux (notamment la CMU pour tous) et économiques ;

– le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes ;

– la reconnaissance du droit du sol intégral dans l’attribution de la nationalité française ;

– la remise en liberté des sans papiers emprisonnés pour séjour irrégulier et refus d’embarquement et la dépénalisation du séjour irrégulier ;

– la ratification par la France de la convention internationale des Nations-Unies sur les droits des migrants ;

– le droit à une procédure équitable s’agissant de l’examen des demandes d’asile et la mise en place d’une vraie politique d’accueil des exilés.

S’agissant des rapports Nord-Sud, nous demandons :

– que toute négociation Nord-Sud repose sur le principe de l’égalité des interlocuteurs et que les dirigeants du Sud, qui ont si peu défendu les intérêts de leurs populations, assument pleinement leurs responsabilités ;

– la suppression des conditions imposées aux pays du Sud dans les négociations internationales (aide publique au développement, co-développement…), et tout particulièrement celle de la sous-traitance de la lutte contre les migrations et la pression faite sur les consulats pour délivrer des laisser-passer en vue d’éloigner des sans papiers ;

– la remise en cause de l’aide publique au développement dans ses attributions actuelles (financement de la répression aux frontières, renforcement des dictatures – voir l’exemple récent de la Guinée Conakry) ;

– l’annulation inconditionnelle de la dette.

Liste des organisations signataires :

– UNEF
– Les Verts
– union syndicale de la psychiatrie
– les Alternatifs
– FSU
– MRAP
– PCF
– CGT
– syndicat de la magistrature
– Gisti
– ATMF
– LCR
– SUD éducation
– ALIF (CSP 11ième ; CSP 12ième ; CSP 18ième ; CSP 19ième ; CSP Montreuil ; CSP 77 en lutte ; CSP 92)
– Collectif solidarité sans papiers 93
– coordination 93 pour la lutte des sans papiers
– Droits devants !!
– Act up ;
– AEOM
– Ras l’Front
– Alternative citoyenne Ile de France
– COLCREA
– initiatives et actions citoyennes pour la démocratie et le développement
– ACORT
– PCOF
– MPE
– FTCR
– Coordination des Groupes de Femmes Egalité
– RACORD
– ASTTU
– Union syndicale solidaire ;
– IACD
– COPAF
– Union des anarchistes
– Revue les nouvelles Libertaires
– CADTM – France
– Femmes de la terre
– FASTI
– Collectif de soutien des exilés du 10ième
– Autremonde
– 3ième collectif
– DIDF
– Association le monde des cultures DAMBE
– regroupement des travailleurs sénégalais en France

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Les Associations Issues de l’Immigration ont pris acte des réponses des candidat(e)s aux élections présidentielles

Les Associations Issues de l’Immigration (ASIIM) ont interpellé dès le 14 février 2007, un certains nombre de candidat(e)s aux élections présidentielles à l’aide d’un questionnaire « 10 propositions pour une égalité des droits effectives ».

Avec ce questionnaire axé sur trois points pour nous essentiels: l’accès à la citoyenneté, l’égalité des droits et la solidarité internationale, nous avons demandé, entre autres, aux candidat(e)s de nous faire parvenir leurs positions et engagements concernant l’octroi le droit de vote et d’éligibilité des étrangers, la lutte contre le racisme, les inégalités homme/femme, l’islamophobie et la ratification de la convention internationale pour la protection des migrants.

Nous avons reçu les réponses de Marie-George Buffet, Ségolène Royal, Arlette Laguiller, Dominique Voynet, Olivier Besancenot ainsi que de Jové Bové.

Ni Nicolas Sarkozy, ni François Bayrou n’ont répondu à notre questionnaire.

Dans leurs réponses, les candidat(e)s Besancenot, Bové, Laguiller, Voynet et Buffet se prononcent pour le droit de vote et d’éligibilité des étrangers à toutes les élections. Pour sa part, Royal se dit « favorable au droit de vote aux élections locales pour les étrangers résidant en France depuis 5 ans ».

Concernant les sans papiers, les candidats Besancenot, Bové, Laguiller, Voynet et Buffet s’engagent à une régularisation globale. Quant à Royal, elle propose d’une part, le rétablissement de la règle des 10 ans et d’autre part une régularisation au cas par cas sur la base de critères.

Par rapport à la ratification de la convention de l’ONU pour la protection des migrants, Royal la passe sous silence mais les autres candidats se prononcent pour sa ratification.

Les ASIIM appellent l’ensemble des citoyens issus de l’immigration à participer massivement aux débats politique et à exercer leurs droits civiques en votant lors des élections présidentielles dont le 1er tour aura lieu le dimanche 22 avril 2007.

Lors de ce vote, nous demandons à chacune et à chacun d’avoir présentes à l’esprit les réponses des différents candidat(e)s aux revendications portées depuis plusieurs décennies par les associations issues de l’immigration.

Chaque voix compte,

une abstention d’un citoyen issu de l’immigration = un bulletin de vote pour une politique anti immigrée

Votez c’est agir, Voter c’est ne pas subir.

Paris, le 20 avril 2007


Associations membres :

– Association des Marocains de France (AMF),

– Association des Tunisiens de France (ATF),

– Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF),

– Fédération Tunisienne pour une Citoyenne des deux Rives (F.T.C.R),

– Rassemblement des Associations Citoyennes des Originaires de Turquie (RACORT)

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Sommet citoyen sur les migrations

=http://www.despontspasdesmurs.org/Plus de soixante-dix organisations de la société civile appellent à une mobilisation de grande ampleur à Paris, les 17 et 18 octobre, pour une autre conception de l’immigration et un autre rapport entre l’Union européenne, l‘Afrique et le reste du monde.

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Un bateau surchargé d’immigrants clandestins chavire au large de la Tunisie

04 octobre 2004

Encore un drame qui vient alourdir la longue liste des morts consécutifs a l’immigration vers la « forteresse Europe » cette fois ci, il s’est produit au large des côtes tunisiennes dans le gouvernorat de Sousse, une heure après que l’embarcation eut quitté la côte tunisienne pour tenter de gagner l’Italie.

Le bateau, parti de la petite plage de Chott Mariam, entre les villes de Hergla et Port El Kantaoui, se serait coupé en deux, 17 corps seulement avaient pu être repêchés a cette heure.

Onze personnes ont pu être sauvées par les forces dépêchées à leur secours (dix Marocains et un Tunisien), certains d’entre eux ayant pu regagner la côte à la nage.

L’Afvic a entrepris les démarches nécessaires, pour identifier les familles des victimes, un N° de téléphone est mis a la disposition des personnes qui peuvent avoir des informations susceptible de nous aider dans le travail d’identification : tel +212 23491261/ fax +21223491287.

En outre l’Afvic essai en vain, depuis les premières minutes de joindre les diplomates Marocains à Tunis pour connaître les démarches entreprises et s’enquérir de la situation sur place.
A 11h00 un responsable qui requis l’anonymat nous a affirmer qu’a cette heure la représentation diplomatique Marocaine a Tunis n’a pas encore été informée par voie officielle du drame et par conséquent n’a pas encore réagit sur place.

L’Afvic se réserve le droit de réagir en temps opportun, dans un communiqué qui sera diffusé sur les causes des drames successifs qui endeuillent des centaines de familles dans l’indifférence totale des autorités et des responsables politiques.

Le bureau exécutif de l’Afvic

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Algérie : Salah-Eddine Sidhoum privé de passeport

Mes cher(e)s ami(e)s,

e me permets d’attirer votre honorable attention sur les faits suivants.

J’avais déposé le 26 janvier 2003 le dossier de renouvellement de mon passeport à la daïra (sous-préfecture) de Sidi M’Hamed (Alger). A chaque fois que je me présentais au guichet de cette administration, il m’était répondu que la fiche de police n’était pas encore revenue de Cavaignac (police judiciaire).

Aujourd’hui, soit plus de quatre mois après le dépôt, il m’a été répondu par le préposé au guichet de la daïra (sous-préfecture) que la police judiciaire avait émis un avis défavorable pour la délivrance d’un passeport sans me donner ni verbalement ni par écrit le motif de ce refus arbitraire, alors que la loi stipule que l’administration doit signifier par écrit le motif du refus et ce, un mois après le dépôt du dossier.

En plus de cela, lorsque le préposé de la daïra m’a remis mon dossier de passeport, j’ai constaté que deux photos d’identité étaient manquantes, probablement confisquées par la police pour mettre à jour leur fichier.

Il est clair que ce refus arbitraire de me délivrer ce document de voyage est en rapport avec mes activités politiques et militantes de défense des droits de la personne humaine que je continue d’assumer par devoir envers ma patrie prise en otage par une oligarchie criminelle et corrompue.

Je tiens à préciser que ce ne sont pas ces méthodes staliniennes éculées qui vont arrêter les hommes libres dans leur combat pour le respect de la dignité humaine et le droit à l’autodétermination de mes compatriotes.

J’en appelle à toutes les organisations des droits de l’homme et à toutes les volontés libres de ce monde pour me soutenir dans mon action afin de recouvrer mes droits et à dénoncer cet arbitraire digne des républiques bananières.
A toutes et à tous, merci.

Dr Salah-Eddine Sidhoum.
Chirurgien.
Militant des droits de l’Homme.

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Journée internationale des femmes avec le national

Femmes Comme Falestine !

Le mardi 9 mars 2010 à partir de 18h30
Au 21 ter, rue Voltaire 75011 PARIS

Métro : Rue des Boulets

Avec :

Samar FAREED AL CHALABI, (sous réserve !!) ; médecin, et membre de l’Association de développement pour les femmes – Gaza

Michèle SIBONY, Union Juive Française pour La Paix

Nahla CHAHAL, Campagne civile internationale pour la protection du peuple Palestinien

Hanane AISSI, Marouan ELLELA et Yazid DEBBICH qui livreront leurs témoignages sur les Missions civiles.

Jocelyne DRAY, qui exposera des photos prises en Palestine.

Le tout sera suivi d’un moment festif, pour aller de l’avant, avec Mohammed Bhar au luth et la danse de la Dabka.

Soirée organisée par les Citoyennes des Deux Rives

Avec la participation de : Génération Palestine, la CCIPPP, FTCR, L’ATMF, ZEMBRA, La librairie Envie de Lire, Arts et Cultures des Deux Rives, RISOM , l’UTAC….

Inscription : femmesmed@yahoo.fr

Vêtez-vous de noir, vous êtes filméEs ! Pas de la tête aux pieds ! Juste le haut, pour le bas, arborez les couleurs chaudes et gaies de l’espoir. Notre fête sera filmée et retransmise à Gaza.

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Maroc : Les années de plomb sont elles vraiment derrière nous ?

Le 1er mai au Maroc, comme partout dans le monde, la classe ouvrière, les salariés et les démocrates célèbrent les luttes qui ont fait avancer la démocratie sociale et politique.
La nouvelle ère de gouvernance au Maroc a marqué ce 1er mai par des dizaines d’arrestations de syndicalistes, militants associatifs et des droits humains dans différentes régions du Nord au Sud.
Des interpellations musclées marquées par l’usage de la torture et suivies de condamnations à des années de prison ferme pour « atteinte aux valeurs sacrées du Maroc ».

Les organisations signataires affirment leur soutien aux militants arrêtés et s’insurgent contre ces atteintes aux droits fondamentaux que sont le droit de manifestation, de grève et de liberté d’expression.

Elles exigent du pouvoir marocain la libération immédiate des militants et l’arrêt des poursuites à leur encontre.
Elles appellent les démocrates et les organisations de la société civile à apporter leur soutien aux victimes et à interpeller les autorités marocaines pour exiger le respect des libertés fondamentales et la fin de ces pratiques qui ne sont pas sans rappeler les pages sombres de l’histoire du Maroc

RASSEMBLEMENT
LE VENDREDI 8 JUIN 2007
A 18H00
Devant L’Ambassade du Maroc à Paris
5, rue Le tasse – 75016 Paris (Metro : Trocadero)

Premiers signataires :
AMF, ASDHOM, ATMF, CRLDHT, FMVJ (France), FTCR, Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante, Maroc Solidarités Citoyennes, MRAP, Solidarité Maroc(05)

Avec le soutien de
PCOT, Voie Démocratique, LCR
KMAN (Hollande)

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La Sonacotra fête ses 50 ans et « révèle » son nouveau nom !

Communiqué de l’Atmf et du Copaf

Tout le monde se rappelle : les années 60 / 70, les foyers-prisons, les petites chambrettes de 5 à 7 m², les gérants à mentalité et pratiques colonialistes et racistes, les augmentations incessantes, le non-droit total … La « formule » a provoqué la plus grande grève de loyers que la France ait jamais connu (de 1975 à 1980), la première grève politique de l’immigration à envergure nationale. C’est l’événement le plus marquant de l’histoire de la Sonacotra car ce mouvement de grève a imposé la notion d’égalité des droits entre français et immigrés dans la culture politique en France. Et vraisemblablement c’est la contribution a contrario la plus importante de la Sonacotra à l’histoire de ce pays.

ET QUELQUES DECENNIES PLUS TARD, QUE DEVIENT LA SONACOTRA ?

La Sonacotra est toujours un gros appareil hiérarchique à la culture autoritaire et paternaliste.

– Pour elle, lutter contre la crise du logement et la suroccupation des foyers, c’est en rendre les résidents responsables. Ainsi nous la voyons lancer les huissiers et des policiers contre des résidents qui hébergent leurs proches et les traîner devant les tribunaux pour obtenir leur expulsion.

– Nous la voyons toujours aussi fermée à la concertation et au dialogue avec les résidents, à la reconnaissance des comités de résidents, au libre choix du mode de vie, au respect de la vie privée … Les résidents sont toujours considérés comme des mineurs sans droit à la vie privée et encore moins à l’organisation de leur vie collective. Nous la voyons interdire des réunions, fermer les lieux collectifs brutalement (par exemple pour fermer une salle de prière, elle fait expulser les vieux présents dedans par des policiers), ouvrir des chambres sans l’accord du résident ….

– Nous voyons la Sonacotra se congratuler constamment sur ses qualités de gestionnaire / propriétaire et pourtant elle a encore dans son parc des milliers de chambres à 9 m², parfois même moins et elle pilote des constructions bourrées de malfaçons ….

– Nous voyons aussi certains gérants accuser les résidents de malversations et plus soucieux de colporter des ragots que du bien-être et de la dignité des résidents.

– Nous voyons enfin la Sonacotra beaucoup plus préoccupée par le souci de récupérer des chambres dans les foyers avec le système des « chambres partagées » que par les conditions de vie des vieux travailleurs et la garantie de leurs droits et de leur accès aux soins.

Est-ce son passé peu reluisant, est-ce son règlement intérieur d’un autre âge (toujours en vigueur), ce non respect des modes de vie des travailleurs immigrés et ce peu de souci des droits des résidents et des vieux travailleurs que la Sonacotra fête ?

Elle annonce à grands frais et à grand renfort de « com. » qu’elle change, qu’elle devient une société encore plus grosse, recapitalisée, qu’elle change de CA et c’est pourquoi elle organise cette grand-messe pour « révéler » son nouveau nom.

MAIS DE QUEL CHANGEMENT S’AGIT-IL ?

Aujourd’hui la politique de relégation et d’enfermement est toujours omniprésente, seule la forme a changé : les résidents des « nouveaux foyers » décrétés « résidences sociales » se doivent d’être invisibles, enfermés dans leur studette (11 à 15 m² plaque électrique, douche et WC compris) et surtout sans espaces collectifs : des décennies dans des studettes d’étudiants, sans droit et sans aucun espoir d’en sortir !

Aujourd’hui, le mode de vie des travailleurs immigrés des foyers est taxé par de nombreux décideurs de communautariste, on les somme de rentrer dans le droit commun tout en leur refusant OBSTINEMENT le dit droit commun de locataire ; on laisse à l’abandon les vieux travailleurs retraités, on enfourche sans discernement les thèmes anti-immigré les plus médiatisés, on met en avant le modèle de vie actuel «d’intégration » : le chacun pour soi et la concurrence entre tous.

La Sonacotra va-t-elle encore docilement être le pilier de cette politique de SOUS-LOGEMENT SOCIAL, de cette politique de relégation et d’enfermement, façon 21ème siècle, des « personnes en difficultés » ? Et va-t-elle autoriser les rafles de sans-papiers jusque dans les foyers ?

Une réelle fête de cinquantenaire aurait dû réunir les comités de résidents et leur coordination avec tous les autres partenaires (autorités, institutions, membres de l’entreprise, associations …) pour définir les contours d’une AUTRE politique de logement social pour l’avenir :

– une politique de construction massive combinant espaces privatifs confortables et diversifiés avec des espaces collectifs suffisants pour une vie sociale intense et variée,

– une politique de réelle intégration des résidents dans la vie de la cité les reconnaissant comme partenaires responsables et égaux et non pas comme des sous-citoyens à reléguer,

– une politique réelle d’accompagnement social pour les plus vieux et les plus fragiles,

– une politique de reconnaissance des comités de résidents et de la nécessité de la concertation,

– une politique de reconnaissance des droits, droits de locataire pour tous et droits entiers garantis pour les vieux travailleurs retraités avec reconnaissance du droit d’aller et venir,

donc pour tous des droits liés à la personne et non à la résidence ou au type de logement.

De nombreux comités de résidents des foyers Sonacotra se battent aujourd’hui pour la reconnaissance de ces droits.

Nous serons à côté d’eux dans ces combats-là.

ATMF (Association des travailleurs maghrébins en France) 10 rue Affre 75018 Paris
– Email : national@atmf.org
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COPAF (Collectif pour l’avenir des foyers) 8 rue Gustave Rouanet 75018 Paris
– Email : copaf@orange.fr
Site

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La Flottille de la liberté n’est pas morte : le bateau français « Dignité Al Karama » est dans les eaux internationales. Il est parti, laissez le passer !

Samedi 16 juillet, le bateau français Dignité al-Karama a fini par l’emporter sur les milles obstacles et tracasseries dont il a été l’objet de la part des autorités grecques. Il a quitté le port de Kastellorizo, en Grèce, et a enfin atteint les eaux internationales. À son bord, en plus des militants français, une délégation qui représente toutes les campagnes internationales menées dans le cadre la Flottille de la liberté II «Restez humains».

Parti à l’origine d’un port en Corse fin juin, et battant pavillon français, le Dignité Al Karama est le seul bateau qui a pu se défaire de l’interdiction de naviguer décrétée par les autorités grecques à la demande du gouvernement israélien. La campagne « Un bateau français pour Gaza » a alors décidé d’en faire le porte-parole de l’ensemble de la flottille, pour dénoncer le siège de Gaza, exiger sa levée, et porter aux Palestiniens un message de solidarité.

A son bord : Stéphane Corriveau (coordinateur du « Tahrir », bateau canadien pour Gaza), Ayyache Derraji (Journaliste-Al Jazeera), Dror Feiler (Campagne Ship to Gaza-Sweden et président des Juifs européens pour la Paix, musicien), Hilaire Folacci (Marin), Jérôme Gleizes (Membre du bureau exécutif d’Europe Ecologie Les Verts, professeur), Stéphane Guida (Cameraman-Al Jazeera), Amira Hass (Journaliste israélienne-Haaretz), Jacqueline Le Corre (Collectif 14 de soutien au peuple palestinien et Parti communiste français, médecin), Jean Claude Lefort (Député honoraire), Jo Leguen (Navigateur), Claude Léostic (Porte parole de la campagne Un bateau français pour Gaza et vice présidente de l’ Association France Palestine Solidarité), Yamin Makri (Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, éditeur), Oumayya Naoufel Seddik (Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, politologue), Vangelis Pissias (Campagne Ship to Gaza-Greece, professeur), Thomas Sommer –Houdeville (Porte parole de la campagne Un bateau français pour Gaza et membre de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien, chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient), et Yannick Voisin (Marin).

Le « Dignité Al Karama » porte les valeurs de la campagne Un bateau français pour Gaza et de la coalition internationale : l’exigence de justice et de droit pour mettre un terme au blocus illégal de Gaza, condamné à plusieurs reprises par la communauté internationale. Face aux menaces du gouvernement israélien, nous réaffirmons notre démarche non-violente en solidarité avec les Palestiniens.

Il est maintenant parti laissez le naviguer !!!

http://www.unbateaupourgaza.fr

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