Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

By

POUR UN ETAT DE DROIT AU MAROC, regards sur le mouvement du 20 février

Meeting le Vendredi 22 Avril 2011
À partir de 19h00
Annexe de la bourse du travail. Salle Eugène Henaff
23 Boulevard du Temple, Métro République.
Débat Ouvert

A l’initiative de la jeunesse du mouvement du 20 Février, le peuple Marocain connait une phase historique pour rompre définitivement avec l’injustice, la corruption et le despotisme.
Le 20 Mars dernier, des centaines de milliers de marocains ont manifesté dans plus d’une centaine de villes au Maroc, afin de réclamer un changement réel et effectif, au travers de revendications légitimes et cohérentes garantissant la dignité, la liberté et la démocratie.
Le discours du 9 Mars n’est pas à la hauteur des attentes du mouvement, car il confirme que le peuple marocain, toujours considéré comme un sujet, ne peut choisir sa propre constitution, dont les propositions de réformes seront établies par une commission à nouveau octroyée.
Et le Makhzen n’a pas l’intention de changer, en témoigne la répression sanglante du sit-in de Casablanca le 13 Mars, ainsi que le maintien en détention des prisonniers politiques et d’opinion, des milliers aujourd’hui.
Les inégalités et l’exclusion sociales ne cessent de grandir, fruit d’une politique économique et sociale favorisant la concentration des richesses entre les mains d’une minorité. Cette fracture s’exprime également dans les systèmes éducatifs et de santé aujourd’hui laissés à l’abandon.
Malgré toutes les tentatives de propagandes, d’intimidations et de manipulations, le Mouvement du 20 Février continue la lutte. Nous sommes citoyens marocains résidents à l’étranger, tenons à être au cœur du changement, nous refusons de subir les réformes qui nous excluent du débat et avons la ferme intention de participer à l’instauration des futurs institutions démocratiques.
Pour débattre de ces questions et exposer notre point de vue sur les exigences de la transition démocratique, le comité de suivi du mouvement du 20 février à Paris, vous y invite.

By

Grande Opération de Ratissage sur le camp des réfugiés de Belyounech

AFVIC Le 05/07/2005

Une grande opération de ratissage a commencé ce matin 05 juillet 2005 vers 06 du matin au camp des réfugiés de

Belyounech (Nord du Maroc), des informations concordantes font état de la présence d’une centaine de membres des forces de l’ordre, des témoins ont vu une vingtaine de subsahariens alignés tout le long de la route qui mène au camp avec des menottes à la main.

Une grande partie des occupants du camp de Belyounech, se sont dispersés dans les forêts avoisinantes pour éviter l’arrestation et le refoulement, qui se passent généralement sans aucun respect des textes internationaux et nationaux en vigueur.

Des ambulances étaient présentes à l’entrée du camp, et il est à rappeler que des femmes et des enfants font partie des populations en majorité d’origine subsaharienne réfugiées au camp de Belyounech.

L’encerclement continue à l’heure de la diffusion de la présente note d’information

By

Vérité et justice pour Ali Ziri : Nouveau Rassemblement

Un retraité Algérien mort à la suite d’un contrôle policier à Argenteuil

Le mardi 9 juin, vers 20h30, trois policiers d’Argenteuil, dont une femme, ont arrêté un conducteur d’un véhicule, Arezki K., un Algérien de 61 ans, près du croisement des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix. Ce conducteur était accompagné d’un autre Algérien, Ali Ziri, 69 ans, assis sur le siège avant du véhicule .

Selon le témoignage de ce conducteur, les trois policiers lui ont d’abord demandé de sortir du véhicule au même titre que le passager, Ali Ziri. Suivent alors des menaces de les emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines » et enfin des menottes et des coups.

Voyant son ami, Arezki K., traîné par terre, Ali Ziri tente de calmer les policiers, en leur adressant cette phrase : « Laissez-le tranquille, vous n’avez pas le droit de le frapper. Je dépose plainte contre vous ». C’est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.

Les deux Algériens sont alors malmenés et mis avec violence à l’intérieur du véhicule policier. C’est dans ce véhicule que le drame, ayant entraîné la mort du retraité Ali Ziri, s’est apparemment produit, alors que les deux hommes sont transportés à l’hôpital d’Argenteuil.

Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, Arezki K., n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil. Le conducteur affirme avoir fait l’objet d’un tabassage continu, au même titre que son ami Ali Ziri, alors qu’ils étaient tous les deux menottés. Le médecin traitant d’Arezki K. ainsi que celui de l’hôpital lui ont d’ailleurs prescrit un arrêt de travail de huit jours. Les proches et les amis du défunt, qui se sont rendus à l’hôpital d’Argenteuil, ont tous constaté que plusieurs coups étaient visibles sur le corps de la victime.

Un collectif réunissant des proches du défunt, des associations, des partis politiques et des citoyens d’Argenteuil, s’est mis en place. Les membres de ce collectif dénommé « Vérité et justice Pour M. Ali Ziri » condamnent avec force la violence « raciste » utilisée par des policiers d’Argenteuil à l’encontre d’une personne « âgée ». Ils demandent à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien. Une plainte a été introduite.

Exigeons des réponses du représentant de l’Etat
Exigeons Justice et Vérité pour M. ZIRI et M. KERFALI

RDV sous préfecture d’Argenteuil
Le vendredi 10 Juillet 2009 à 18h30


Toutes les infos sur Ali Ziri

Qui est Ali Ziri ?

Ali Ziri est né en 1940 à Ouled Rached, un village dans la wilaya de Bouira, en Algérie, dont une très forte communauté vit depuis plusieurs décennies à Argenteuil. Arrivé en France à l’âge de 19 ans, il a travaillé près de 40 ans dans une même société basée à Paris 17ème et a vécu près de 50 ans à Argenteuil, sans avoir eu aucun problème avec la police.
En retraite depuis quelques années, il passait son temps à faire des allers-retours entre la France et l’Algérie où résidait sa famille composée de deux filles et deux garçons.
Connu pour sa gentillesse et sa disponibilité à aider les autres, les gens du foyer et les jeunes des quartiers le surnommaient affectueusement « Ammi Ali », c’est-à-dire « Oncle ou Tonton Ali ». Il s’apprêtait à retourner dans son pays le lundi 15 juin à 14 heures pour assister au mariage de son fils aîné Rachid.
Seulement voilà…

__________________________________________________________________________
Collectif Vérité et Justice Ali ZIRI : Les proches et amis du défunt, ATMF, SDAE, AMABVO, CGT, PCF, PG, PCOF, NPA, LO, Les verts, Les Résidents du Foyer les Remparts…

Contact : ATMF, 26 Boulevard du Général-Leclerc 95100 Argenteuil, tél./fax : 01 39 82 81 48

Courriel : atmfargent@yahoo.fr

www.atmf.org

By

Rassemblement de solidarité avec les luttes du peuple marocain

Nous signataires, nous nous joignons à l’Appel ci-dessous lancé par les organisations et démocrates marocains depuis Dakar lors du Forum Social Mondial qui a lieu du 6 au 12 février 2011.

« Nous saluons haut et fort la révolution en Tunisie et en Egypte, ainsi que le mouvement démocratique dans les différents pays maghrébins, arabes et africains. Nous militons pour faire aboutir le changement et la démocratie dans toutes leurs dimensions.

Tout en affirmant qu’un autre Maroc est possible, les organisations au Maroc, comme à l’étranger, considèrent que les autorités politiques marocaines doivent accéder au processus de changement qui se généralise dans la région et ce, par l’instauration d’institutions démocratiques, la séparation des pouvoirs, la prise des décisions politiques et la gestion de la chose publique en lien avec les urnes, des réformes politiques, économiques, sociales et culturelles profondes pour construire un Etat de la citoyenneté, de la dignité, de l’égalité et la promotion des droits de l’Homme et des libertés. »

Nous appelons au rassemblement de solidarité
le dimanche 20 février 2011 à 15h
au parvis des droits de l’Homme à Paris (Métro Trocadéro)

Premiers signataires :
Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc ASDHOM, Association des Marocains de France AMF, Association des Amis de l’AMDH-Paris, Voie Démocratique, PCOT, Association des Travailleurs Maghrébins de France ATMF, Association de Parents et Amis de Disparus au Maroc APADM, Association Française Amitié Solidarité Peuples Afrique AFASPA, Forum Marocain Vérité et Justice-section France FMVJ-France, Parti Socialiste Unifié Marocain en France PSUM-France, Forum Citoyenneté Solidarité des Marocains en Europe FCSME, Collectif des Familles de Disparus en Algérie CFDA, Manifeste des Libertés, fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives FTCR…

By

ATMF Aix-en-Provence

ATMF Aix-en-Provence

27, rue Félibre Gaut – 13 100 AIX-EN-PROVENCE

Tél/Fax : 04 42 93 04 28

Tél : 04 42 26 46 89

E-mail : atmf13@hotmail.fr

By

Comité « Libérez Zakaria Moumni »

Zakaria Moumni est un jeune Marocain qui a décroché le titre de Champion du Monde de Light Contact en 1999 à Malte. A ce titre et comme le prévoit le décret du 9 mars 1967 (Dahir royal n°1194-66), il avait droit à un poste de conseiller sportif au sein de la Fédération marocaine. Zakaria n’en a pas bénéficié et quand il a osé réclamer ce droit, il s’est vu condamner à 3 ans de prison ferme le 4 octobre 2010 dans un procès monté de toutes pièces.

Il a été enlevé le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat à sa descente de l’avion en provenance de Paris où il vit depuis plusieurs années avec sa femme de nationalité française.

Il a été conduit discrètement, les yeux bandés, au centre de torture de Témara où il a subi les pires sévices. Sous la torture et les yeux toujours bandés, Zakaria a signé des documents qui vont le faire condamner dans un procès expéditif, tenu le jeudi 30 septembre 2010 sans avocat, ni témoins, dans une salle quasi vide.

Son épouse, Madame Taline Moumni , n’avait aucune nouvelle de lui jusqu’à ce que Maître Abderrahim Jamai ait pris en charge le dossier. Elle va enfin découvrir que Zakaria a été condamné pour « escroquerie » suite à une soi-disant plainte déposée par deux personnes de nationalité marocaine à qui il aurait promis un contrat de travail en Europe. Personne n’a vu ces « plaignants » qui ne se sont jamais présentés aux différentes audiences du procès. Les recherches effectuées par Maître Jamai et les demandes formulées pour une confrontation avec ces « plaignants » sont restées infructueuses.
Les organisations de défense des droits de l’Homme et de l’immigration marocaine sont très préoccupées de la situation injuste faite à Zakaria Moumni. Elles se sont rencontrées à Paris en présence de sa femme pour créer un Comité de soutien.

Ce comité, intitulé « Libérez Zakaria Moumni », a pour objectif de soutenir Mme Taline Moumni dans son combat pour que son mari, Zakaria, retrouve sa liberté et sa dignité.

Il est composé de :

La famille Moumni, représentée par Mme Taline Moumni

L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)

Les Amis de l’AMDH-Paris

Le Forum Marocain Vérité et Justice-Section de France (FMVJ-France)

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

L’Association des Marocains en France (AMF)

La Voie Démocratique (VD)

Le Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS)

Le Forum pour la Solidarité et la Citoyenneté des Marocains à l’Etranger (FSCME)

Ce comité qui reste ouvert à tous les soutiens, entend mener des actions de solidarité avec Zakaria Moumni en interpellant les autorités marocaines. Et c’est dans ce cadre qu’il appelle à un premier rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris.

Rassemblement le vendredi 13 mai à 18h30

devant l’Ambassade du Maroc

5, rue le Tasse Paris 16ème

Métro : Trocadéro

By

Maroc : nous voulons nos disparus

Le monde entier célèbre aujourd’hui, 10 décembre, la Journée Internationale des Droits Humains.

Au Maroc

La vérité sur le sort de dizaines de disparus reste inconnu un an après la fin de l’instance sensé apporter la lumière sur ce sujet.

– Le sort de centaines d’autres citoyens anonymes victimes de la répression sanglante des différents soulèvements populaires qui ont jalonnés le règne de Hassan II, reste inconnu.

– En décembre 2005, un charnier a été découvert à Casablanca. Une centaine de dépouilles y ont été trouvées. Les victimes sont vraisemblablement des martyrs du soulèvement populaire du 20/21 juin 1981.Un an après, aucune suite judiciaire n’a été donnée à ce dossier malgré la saisine des autorités judiciaires par le Forum Marocain pour la Vérité et la Justice(FMVJ).

– Le phénomène des disparitions perdure sous le nouveau règne avec son cortège d’enlèvements, de tortures et de morts suspectes dans les lieux de détention secrets ou non.

Nous, associations marocaines signataires, lançons un appel à tous les amis du peuple marocain et à tous les démocrates à un rassemblement pour la mémoire et l’exigence de vérité et de justice:


Le dimanche 10 décembre 06 à 15h30
Sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro

JUSTICE POUR LES VICTMES
NON A L’IMPUNITE

AMF, ATMF, ASDHOM, APADM, INSTITUT MEHDI BEN BARKA, FMVJ-France.

By

Journée internationale de soutien aux prisonniers politiques en Tunisie

“Pour la libération des prisonniers politiques et pour la promulgation d’une loi d’amnistie générale au profit des victimes de la répression en Tunisie »

Une coordination d’associations tunisiennes, maghrébines et arabes à Paris s’apprête à organiser la sixième édition de la journée internationale pour la libération des prisonniers politiques et d’opinion, pour la promulgation d’une loi d’amnistie générale au bénéfice de l’ensemble des victimes de la répression politique en Tunisie. Cela se fera en partenariat avec les associations de défense des droits humains en Tunisie ainsi qu’avec le soutien des organisations internationales de défense des droits humains et des organisations politiques et des personnalités amies aux niveaux arabe et international.

Il est d’autant plus urgent que cette sixième journée se tienne de la manière la plus large possible qu’elle se déroule dans un contexte d’une extrême gravité lié aux affrontements armés qu’a connu dernièrement le pays. Ce contexte occasionne d’ores et déjà un renforcement de la politique répressive et liberticide du régime, couvert par un black-out médiatique total. Il appelle une mobilisation et une vigilance de l’ensemble du mouvement démocratique et des amis de la Tunisie.

Dans l’attente de la communication du programme précis et du détail des activités qu’il est prévu de tenir à Paris, en Tunisie ainsi que dans diverses capitales arabes et internationales, la coordination parisienne vous communique une proposition de grandes lignes du programme d’activités et des objectifs de la journée en question.

Quant au contenu :

L’accent sera mis sur les points suivants :

1- Les prisonniers :
– Les prisonniers du mouvement En-Nahdha
– Les prisonniers victimes de la loi « antiterroriste »
– Le prisonnier Mohammad Abbou

2- Les ex-prisonniers : Situation des prisonniers politiques et d’opinion libérés

3- Les familles : La punition collective et les familles de prisonniers

4- La question de l’amnistie générale

Quant aux objectifs :

1- Garantir à l’initiative un large écho médiatique et mettre à profit le contexte français de campagne électorale afin d’obtenir un positionnement public des différents candidats sur le dossier qui nous concerne

2- Renforcer l’attention et l’intérêt internationaux pour le dossier

3- Travailler avec nos partenaires en Tunisie à impulser une dynamique nationale permanente travaillant sur la revendication d’une « loi d’amnistie générale au bénéfice des victimes de la répression politique en Tunisie »

Les associations initiatrices de ce projet vous appellent à vous joindre au comité d’organisation ou à soutenir l’initiative. Il s’agit de faire de cette sixième édition un événement à même de susciter le plus large écho et d’avoir des conséquences significatives dans le sens de la levée de l’injustice que représente l’incarcération de citoyen(ne)s en raison de leurs opinions et de leurs choix politiques.

Organisée par : Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Solidarité Tunisienne, Voix Libre, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT), Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF), Commission Arabe des Droits Humains (ACHR), Rencontre Culturelle Euro-Arabe (RCEA), Vérité Action, Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou

En partenariat avec : La Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme (LTDH), L’Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques (AISPP), Le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), L’Association Tunisienne Contre la Torture (ATCT)

Soutenue par : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Addameer pour la Défense des Droits de l’Homme (Gaza), Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, Al-Karama pour la Défense des Droits de l’Homme (Genève), Amman Centre for Human Rights Studies (Amman), Association des Droits de la Personne au Maghreb (ADPM – Canada), Collectif 18 octobre pour les Droits et les Libertés, Collectif des Avocats de Défense du procès d’été 1992 devant Tribunal militaire de Tunis, Collectif des Enfants et Proches des Prisonniers Politiques (CEPPP), Comité de Défense des Prisonniers en Iraq (Bagdad), Comité de Défense du Pr Moncef ben Salem, Centre Tunisien de l’indépendance de la Justice (CIJ), Comité Pour Les Libertés en Tunisie Aix Marseille, Comités du Réveil de la Société Civile en Syrie (Damas), Damascus Center for Theoretical Studies and Civil Rights (Sweden), Egyptian Association Against Torture, Fondation pour la Liberté d’expression, Human Rights First (Saudi Arabia), Human Rights Watch (HRW), INTERNATIONAL COMPAIN FOR HUMAN RIGHT IN TUNISIA (GB), Le Centre d’Information Inter-Peuples (CIIP) (Grenoble), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Nadim Center for Rehabilitation of Victims of Violence-Egypt, Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Reporters Sans Frontières (RSF), Réseau Associatif Aix-Marseilles, Réseau Euro Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), SADA pour les Droits et les Libertés (Madrid), Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France (SAF), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Forum Marocain pour la vérité et la justice (FMVJ-France); Congrès Pour la République (CPR), Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL), La Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Les Verts, Mouvement Ennahdha, Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT), Parti Communiste Français (PCF), Parti Démocrate Progressiste (PDP), M. BRET Robert, Sénateur des Bouches-du-Rhône (Provence Alpes Cote d’Azur), Mme BORVO COHEN-SEAT Nicole, Sénatrice de Paris (Ile-de-France), Mme BOUMEDIENE-THIERY Alima, Sénatrice de Paris (Ile-de-France), Mme Monique CERISIER ben GUIGA, Sénatrice des Français établis hors de France, M. José Bové.

By

Pour honorer les Algériens du 17 octobre 1961: Communiqué de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)

Il y a cinquante ans, le 17 octobre 1961, à l’appel du Front de Libération Nationale algérien (FLN), 20 000 à 30 000 Algériens de Paris manifestent contre la terreur d’Etat et le couvre-feu qui leur est imposé, contre les violences policières qu’ils subissent quotidiennement et pour affirmer la revendication d’indépendance nationale de l’Algérie, à cette époque acquise de manière certaine. Disposant d’un permis de tuer, la police se déchaîne sur les manifestants, les arrête, les tabasse, les tue, jette leurs corps dans la Seine. Aucun chiffre précis ne peut être avancé à ce jour, du fait de l’opacité et des négations de l’État français, mais il est admis par les études les plus sérieuses que, en septembre et octobre 1961, plusieurs centaines d’Algériens ont été tués par la police parisienne.
Si les finalités n’étaient pas les mêmes, comment ne pas établir un parallèle entre les techniques de police utilisées par Vichy et celles utilisées pour traquer les militants algériens de Paris dans les années 1950 et au début des années 1960 ? Les deux systèmes ont en effet plusieurs points communs. Soumis à une législation d’exception, traqués, raflés, transportés dans des véhicules mis à disposition de la police par la RATP, les Algériens étaient conduits dans des camps et des « centres de tri ». Ils y étaient parfois détenus de longues semaines, recensés, questionnés, passés à tabac, torturés, quand ils n’étaient pas tués à la sauvette, le tout sous la direction de Maurice Papon, passé de la traque des Juifs et des résistants en France à celle des anticolonialistes dès 1945 en Algérie et au Maroc. Papon a dirigé, à partir de mars 1958, une Préfecture de Police de Paris rapidement transformée en machine de guerre contre le FLN et l’ensemble des Algériens.
Comment ne pas voir que ce qui se joue dans le souvenir d’octobre 1961 a des résonances profondes aujourd’hui ?
En Palestine, soumise au joug colonialiste, l’armée israélienne recycle et perfectionne les méthodes répressives « contre-insurrectionnelles » inventées par les militaires français après leur cinglante défaite à Diên Biên Phu, mises en oeuvre en Algérie et transposées à Paris à la fin des années 1950.
En France, si les conditions ne sont pas les mêmes, la police semble souvent continuer à jouir d’une impunité lorsqu’elle cause la mort de jeunes hommes, le plus souvent basanés, le plus souvent habitants des quartiers populaires, au nom du prétendu combat de l’Etat contre « l’ennemi intérieur »
À l’heure où l’Etat organise la réhabilitation du colonialisme, l’ATMF, la FTCR et l’UJFP – qui comptent dans leurs rangs de nombreux camarades qui ont lutté dans ou avec le mouvement de libération algérien – soutiennent toutes les manifestations organisées en France à l’occasion du cinquantième anniversaire du 17 octobre 1961. Que ce soit pour l’histoire de la destruction des Juifs en Europe ou celle de la guerre d’Algérie, nous préférons la vérité des faits et la compréhension des engrenages qui ont conduit à ces crimes, aux reconnaissances étatiques derrière lesquelles se cachent des instrumentalisations malhonnêtes de nos histoires.
Octobre 1961 est la date d’un massacre d’Etat faisant suite à un long cycle de violences et d’assassinats qui s’est étendu sur plusieurs semaines. Mais le 17 octobre 1961 est aussi la date d’un combat : celui de femmes et d’hommes dressés dans les rues contre le racisme, contre les violences policières et contre le colonialisme.
À nous de continuer dignement leur combat.
Paris, le 14 octobre 2011

By

LA PALESTINE AU CŒUR DES RÉVOLUTIONS DU MONDE ARABE

Grande manifestation – dimanche 15 mai – 15 heures
Place de la République

L’Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe appelle à faire du 15 Mai 2011 une journée de lutte pour « la Palestine au cœur des révolutions du monde arabe ». Le 15 Mai est la journée de commémoration de la Nakba de 1948, la «Catastophe» qui a vu les Palestiniens dépossédés de leur terre et leur expulsion par centaines de milliers…63 ans après, une nouvelle loi israélienne prévoit d’interdire aux Palestiniens cette commémoration.

Simultanément, le gouvernement israélien s’oppose par tous les moyens à la réunification de la résistance palestinienne et au rapprochement des peuples du monde arabe qui se profile dans la foulée des révolutions démocratiques en cours. Alors-même que l’espoir renaît avec l’engagement de rouvrir en permanence le point de passage de Rafah à la frontière égyptienne pour permettre la libre circulation des Palestiniens, Israël a décidé en toute illégalité d’interrompre les transferts des taxes dues aux Palestiniens, aggravant ainsi son blocus de Gaza.

Et non content de continuer sa politique de colonisation et d’expulsion des Palestiniens, notamment à Jérusalem, l’État d’Israël commence à expulser des travailleurs migrants non-juifs qui, selon son ministre de l’intérieur, constituent une « menace démographique… susceptible de nuire à l’identité juive de l’État ».

Pour dénoncer cette politique colonialiste et raciste. Pour exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien dans sa longue lutte pour l’auto-détermination et le droit au retour des réfugiés et leur famille, l’Inter-collectif appelle en coordination avec les Palestiniens en France et les organisations de solidarité franco-palestinienne, à une grande manifestation :

Dimanche 15 Mai 2011, à partir de 15 h.
Départ place de la République à Paris.

Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe

contact : inter.collectifdesolidarite@yahoo.fr