Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Le Mouvement Marocain 20 Février Paris/IDF condamne la répression sauvage des marches pacifiques du dimanche 22 mai 2011 et appelle à une manifestation dimanche 05 juin 2011 à 15h à Paris

Les marches pacifiques du dimanche 22 mai 2011, auxquelles le Mouvement du 20 février a appelé, ont été sauvagement réprimées dans des dizaines de villes et villages (Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Oujda, Kenitra, Agadir, Mohammedia, Larache, Tan Tan, Laayoun, Sidi Yahya, Tiznit, Chaoun, Aoutat El Haj, Taourirt) entrainant des centaines de blessés et plusieurs arrestations. Cette répression constitue une escalade de la part de l’État marocain Makhzenien contre le droit à la manifestation pacifique.

Le Mouvement 20 Février Paris/IDF dénonce cette répression féroce et systématique vis-à-vis des manifestations pacifiques. Cette répression injustifiée contredit les déclarations fallacieuses prétendant à un quelconque engagement démocratique de l’Etat marocain. Ces pratiques répressives d’un pouvoir, qui cherche à garder sa chape de plomb sur les libertés individuelles et collectives, ne peut briser la ferme détermination des citoyens et citoyennes marocaines qui luttent pour la démocratie.

La revendication de la démocratie par le peuple marocain est devenue une réalité. Aucune force ne pourra l’empêcher de se réaliser. Le Mouvement 20 Février Paris /IDF qui est partie prenante du processus engagé pour un réel changement démocratique, ne cessera de manifester et de revendiquer, à l’instar du Mouvement 20 février au Maroc, la mise en place d’une authentique démocratie qui balaie à jamais le despotisme, la corruption et le déni de la citoyenneté et du droit.

Le Mouvement 20 Février Paris/IDF :

– dénonce la répression systématique des manifestations pacifiques et les arrestations qui ont suivi ;

– exige la libération immédiate de tous les détenus du Mouvement du 20 Février ;

– demande le jugement des responsables de cette répression systématique ;

– appelle l’ensemble des forces vives nationales et internationales à s’unir pour défendre le droit à manifester et à revendiquer une constitution qui répond aux aspirations profondes du peuple marocain.

– Met en garde le régime marocain contre les violations des droits humains.

Vive la lutte du peuple marocain pour la dignité, la liberté et la démocratie,

Vive le Mouvement de 20 Février

Paris, le 26 mai 2011

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France appelle à une manifestation le
Dimanche 05 juin 2011 à 15h à Paris
Départ : Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro)
Arrivée : Ambassade du Maroc

Soutenu par :

AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, GIM, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, MRAP.

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Communique de presse

Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri

Le 11 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, est décédé suite à son interpellation par la police nationale à Argenteuil. Le 15 avril dernier, les conclusions de nouveaux examens complémentaires viennent enfin d’être connues: « Les expertises anatomopathologiques permettent d’affirmer que l’inefficacité cardiaque constatée aux urgences du CH d’Argenteuil est secondaire à un trouble majeur du rythme cardiaque, lui même secondaire à un épisode hypoxique en rapport avec les manœuvres d’immobilisation et les vomissements itératifs…le manque de discernement a conduit à des comportements qui n’étaient pas sans conséquence sur l’état de santé de M. Ziri.».

Ces nouveaux éléments confirment que des violences policières sont à l’origine de la mort d’Ali Ziri, chose que les proches et le collectif d’Ali Ziri ont toujours soutenue.

Malgré ces faits graves avérés, le juge d’instruction en charge de cette affaire vient de signifier au parquet de Pontoise la fin de l’instruction de ce dossier, sans même qu’il y ait audition par la justice des policiers mis en cause et sans aucune reconstitution des faits. Cette situation est vécue comme un déni de justice.

Convaincus de la justesse de notre combat pour les droits humains, nous vous demandons de bien vouloir assister à notre conférence de presse qui aura lieu le :

jeudi 9 juin à 11h au siège de l’ATMF, 10 Rue Affre 75018 Paris, tél.: 01 42 55 91 82.

Email: national@atmf.org

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Et maintenant que fera donc la justice ?

Le 11 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, est décédé àl’hôpital d’Argenteuil suite à son interpellationpar la police nationale. A l’époque, le parquet
de Pontoise n’a pas souhaité donner suite à cetteaff aire.Le 24 juin 2009, une marche pacifi que a réuni plus d’un millier de personnes à Argenteuil pour exiger la vérité.

Le 24 juillet 2009, l’Institut médico-légal de Parisrend les conclusions d’une autopsie, qui relèvel’existence de 27 hématomes, dont certains ont entre 12 et 17cm de longueur. «Ali Ziri est mort suite à un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique, généré par suff ocation et appui postérieur dorsal. »

Le 12 octobre 2009, le parquet de Pontoise délivre un réquisitoire
supplétif « contre X » pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».En septembre 2010, un nouveau
juge d’instruction est désigné.

Le 15 avril 2011, les conclusions de nouveaux examens complémentaires viennent enfi d’être connues: « La reconstitution des faits et expertises anatomopathologiques permettent d’affi rmer que l’ineffi cacité cardiaque constatée aux urgences du CH d’Argenteuil est secondaire à un trouble majeur du rythme cardiaque, lui même secondaire à un épisode hypoxique en rapport avec les manoeuvres d’immobilisation et les vomissements itératifs…le manque de discernement a conduit à des comportements qui n’étaient pas sans conséquence sur l’état de santé de M. Ziri.»

Ces nouveaux éléments confi rment que des violences policières sont à l’origine de la mort d’Ali Ziri, chose que les proches et le collectif d’Ali Ziri ont toujours soutenue.

Et maintenant que fera donc la justice ?

A l’occasion du 2e anniversaire de la mort d’Ali Ziri, le collectif Vérité et Justice appelle à un rassemblement

le 11 juin 2011 à 14h

devant le ministère de la Justice, Place Vendôme 75 001 Paris. D’autres collectifs de familles victimes de violences policières, regroupés autour de VV (Vies Volées), seront présents pour exiger vérité et justice. Un rassemblement a lieu le même jour à 12h sur le
lieu de l’interpellation d’Ali Ziri (angle des rues Jeanne d’Arc et Antonin-Georges-Belin à Argenteuil). Départ collectif à la gare d’Argenteuil à 13h.
Un car est prévu.

Soyons nombreux pour exiger la suspension et la mise en examen des policiers impliqués dans la mort du retraité. Notre colère ne pourra s’apaiser que dans la justice !

Collectif vérité et Justice pour Ali Ziri. Contact : ATMF, 26 bd. du Général-Leclerc 95100 Argenteuil.
Tél./fax: 01 39 80 45 40. Email : collectifaliziri@yahoo.fr

Voir pièce jointe :

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Jeunesse sans papiers; Jeunesse volée; La loi doit changer

La préfecture des Hauts de Seine se présentait en février 2010 comme celle « où l’accueil des étrangers était le mieux assuré, » chiffres à l’appui. Nous n’avons pas de chiffres, mais des faits, qui montrent la persistance de la traque des étrangers dans les transports et sur les lieux de travail, les arrestations y compris en préfecture, les OQTF infligées aux familles au mépris de toute humanité, et les conditions toujours sordides d’attente et d’accueil des étrangers aux portes des préfectures. Nous avons des histoires qui disent que la jeunesse des lycées, les parents des écoles, les enseignants, les citoyens, les élus, indignés de ce qu’ils apprennent, continuent à se mobiliser, agissent pour obtenir libérations et régularisations.

voir pièce jointe:

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Manifeste des associations démocratiques issues de l’immigration marocaine

L’aspiration du peuple marocain à la dignité, la citoyenneté et à la justice sociale est la nôtre en tant que migrants faisant partie de ce peuple qui a fait et continue à faire beaucoup de sacrifices contre les différentes formes de despotisme, de discriminations et pour un véritable Etat de droit. Le débat sur la constitution est en réalité un débat sur quel projet de société nous voulons et quels principes doivent être inscrits pour un Maroc démocratique, respectueux des différences culturelles, linguistiques, de croyances religieuses ou laïques ?

Nos aspirations s’inscrivent aussi dans cette dynamique en cours des révolutions des peuples du Maghreb et du Machrek qui sont non seulement en train de balayer certains régimes dictatoriaux et honnis par leurs peuples, mais surtout en train d’effectuer des transformations en profondeur des mentalités, pour l’avènement des droits des citoyens prenant leur destin en main.

Au Maroc, grâce au mouvement du 20 février, qui porte et renouvelle aujourd’hui les aspirations et espoirs du peuple marocain, dont fait partie l’immigration, c’est de nouvelles formes de citoyenneté qui émergent. Ce mouvement est dans le prolongement des luttes du peuple marocain pendant la colonisation, des révoltes du Rif en 1958, du 23 mars 1965, des évènements du 20 juin 1981, janvier 1984 et janvier 1990… Il est en train d’innover dans le contenu et dans les formes des revendications et des mobilisations pour un Etat de Justice, de Droit, de Solidarité et d’Egalité.

Ce mouvement de jeunes a réussi à travers le contenu de ses slogans et de ses revendications démocratiques à regrouper l’ensemble des marocains épris de justice et de liberté quelles que soient leurs origines et histoires.
Ces jeunes qui ont initié le mouvement du 20 février, dans leur diversité sociale, politique et culturelle, ont joué un rôle fédérateur dans la revendication d’une véritable démocratie et dans l’exigence de la mise en place d’un processus de souveraineté populaire à travers des institutions réellement démocratiques.

La politique économique et sociale appliquée au Maroc favorise la concentration des richesses entre les mains d’une minorité et aggrave l’appauvrissement et l’exclusion sociale. Egalement l’opacité de la gestion des affaires publiques, la corruption empêchent les Marocaines et les Marocains d’avoir une vision éclairée de leur environnement politique et d’y mener une action citoyenne active.

Une justice indépendante est le seul moyen de lutter contre l’arbitraire, l’impunité et le mépris social.

Nos associations démocratiques issues de l’immigration ont toujours été impliquées dans les luttes du peuple marocain et continuent d’assumer cette mission pour donner plus d’ampleur et de rayonnement aux justes revendications exprimées par l’ensemble de la société.

L’enjeu actuel est d’effectuer des avancées qualitatives qui doivent reposer sur deux socles communs et incontournables : le respect de la dignité, et une véritable citoyenneté.

S’agissant du premier socle, il est insupportable dans un Maroc du 21ème siècle de continuer à être régi par des règles et des coutumes moyenâgeuses (la baïa, le baisemain, la prosternation devant le roi…). Ces formes d’assujettissement sont à bannir pour créer les conditions de nouveaux rapports de gouvernance basés sur l’égalité, la dignité et la citoyenneté. La souveraineté du peuple doit être au cœur de tout dispositif de gouvernance. Cette souveraineté doit s’exprimer aussi dans la manière dont la nouvelle Constitution peut être élaborée. La démarche actuelle (une commission choisie, avec les contours de la réforme fixés par le chef de l’Etat) va à l’encontre de l’aspiration fortement affirmée par les manifestants-citoyens qui exigent une véritable refonte de la Constitution, par le biais d’une assemblée constituante démocratiquement élue.

Le second socle est la citoyenneté pour qu’un Etat de droit soit érigé sur des bases saines respectant les droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus. D’où la nécessité d’utiliser comme référentiel exclusif, les pactes internationaux (La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte International des droits civils et politiques , le Pacte international des Droits Economiques, Sociaux et Culturels, le Deuxième protocole facultatif visant à abolir la peine de mort, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention internationale sur la protection des droits des migrants et de leurs familles, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW)…) en les intégrant dans le corps des textes de loi, et leur accordant la primauté sur les lois nationales en cas de contradiction. La citoyenneté repose sur l’engagement de l’Etat à veiller au respect, à la promotion et à la défense des libertés fondamentales dont tout être humain peut se prévaloir (libertés individuelles, liberté d’expression et d’opinion, liberté d’association, liberté de croyance, etc.) en vue de défendre ses droits socio-économiques, politiques, culturels et ses aspirations à vivre dans la dignité.

Le migrant marocain, ne peut être exclu de tous les processus qui peuvent être mis en place au pays. Il doit être pleinement associé, en lui permettant d’exprimer aussi bien ses attentes que ses opinions et en lui facilitant une implication en sa qualité de citoyen acteur devant bénéficier des mêmes droits que ses compatriotes du pays (tels que le droit de vote et d’éligibilité).

Alors que l’immigration représente plus de 10 % de la population marocaine (3 millions), elle reste marginalisée, victime de pratiques anciennes dans les administrations et certains consulats (tracasseries administratives, corruption…).

Des défaillances criantes de l’Etat marocain vis-à-vis des citoyens marocains à l’étranger sont à dénombrer. Le principal rôle d’un Etat est de protéger ses citoyens contre les discriminations, les actes racistes et contre les projets de lois répressifs. Or, l’Etat marocain a toujours brillé par son absence dans la défense des victimes des crimes racistes, ou contre les projets sécuritaires édictés par les gouvernements européens.

Sur le plan politique la représentation de l’immigration est quasi absente. Les immigrés sont de fait des citoyens de seconde zone !

Sur le plan économique et financier, l’instrumentalisation des migrants en tant que pourvoyeurs de fonds et de liquidités, relève d’une politique de courte vue, alors que l’argent des migrants doit contribuer au développement solidaire des régions dont ils sont issus.

Sur le plan culturel et cultuel, la politique migratoire menée tend à renforcer la marginalisation des migrants et de leurs enfants, le repli identitaire et l’enfermement chauvin et nationaliste. Les accords bilatéraux sur l’enseignement des langues et cultures d’origine, et l’envoi d’imams dans les pays européens sont des exemples frappant de cette politique.
Il est urgent de revoir les orientations de la politique migratoire marocaine, notamment dans le sens de :

– La protection des citoyen-e-s marocain-e-s dans l’immigration, en intervenant fermement auprès des Etats européens pour que cessent les politiques de discrimination, et pour soutenir les victimes du racisme.

– L’abrogation des accords de réadmission et d’externalisation signés avec les gouvernements européens, responsables de drames humains touchant aussi bien les migrant-e-s marocain-e-s que les migrant-e-s subsaharien-e-s.

– La reconnaissance du rôle des migrant-e-s et de leurs associations démocratiques dans le développement local et solidaire.

– La constitution d’instances représentatives élues démocratiquement des migrant-e-s.

– La mise en place de conventions bilatérales garantissant la réciprocité de traitement et le respect des droits des migrants dans tous les domaines, notamment la santé, la sécurité sociale, le handicap et les droits à la retraite.

– La non ingérence dans les formes d’organisation des migrants au niveau des cultes, qui doivent être gérés dans le cadre de la législation des pays d’accueil en tant que citoyens des pays de résidence.

En qualité d’associations démocratiques issues de l’immigration marocaine, ayant vécu les différentes discriminations, nous considérons que le Maroc de demain doit être respectueux des droits des migrants qui sont sur son sol, comme l’exige la convention internationale sur la protection des migrants et de leurs familles, signée par le Maroc, sans être respectée. Les migrants subsahariens et d’autres origines vivant au Maroc doivent bénéficier de l’égalité des droits, de la libre circulation et d’installation et être protégés contre toutes les formes de racisme et de discrimination. Il s’agit de construire un autre Maroc basé sur l’amitié entre les peuples, ouvert sur son environnement africain et maghrébin, sur la base de l’égalité, la justice sociale, la dignité, la démocratie et la citoyenneté.

Paris le 1er juin 2011

Premiers signataires:

– Association des Marocains en France ( AMF) : amffederation@wanadoo.fr

– Association des Travailleurs Maghrébins de France ( ATMF) Driss Elkherchi national@atmf.org

– Association de Défense des Droits de l’Homme Maroc ( ASDHOM) Abid El Khattabi asdhom@asdhom.org

– Immigration Développement Démocratie ( IDD ) Abdallah Zniber coordination@idd-reseau.org

– Forum Marocain Vérité et Justice ( FMVJ-France)

– Rassemblement Ifni Ait baamrane pour la Solidarité ( RIAS ) Omar Benalayat

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ATMF Aix: Solidarité et régularisation !

Face au traitement indigne infligé aux migrants

issus des pays en révolution au sud de la Méditerranée

et arrivés récemment à Marseille via l’Italie :

Solidarité et régularisation !

La situation d’incertitude créée par le soulèvement populaire en Tunisie et la rupture du fragile équilibre économique et sociale de la bande frontalière avec la Libye d’où arrivaient par centaines de milliers des réfugiés fuyant la guerre, ont poussé des milliers de jeunes Tunisiens originaires de cette région à traverser par des moyens de fortune la Méditerranée.

En France, beaucoup sont interpellés et renvoyés vers l’Italie (même ceux possédant une autorisation provisoire de séjour « Schengen » délivrée à titre humanitaire par Rome). D’autres errent aujourd’hui dans les rues et les squares des grandes villes de France, dont Marseille depuis fin avril.

Le soutien d’urgence que leur apportent associations et collectifs, l’entraide communautaire et citoyenne ne suffisent évidemment pas.

Nous refusons l’instrumentalisation idéologique et politique de cette situation et en appelons au gouvernement français pour qu’il adopte des solutions à la hauteur des enjeux. Nous sommes en droit d’attendre de notre pays une autre réponse, digne et responsable.

Nous demandons en urgence à l’administration préfectorale :

– l’arrêt immédiat des rafles et violences policières et la libération des personnes arrêtées,

– l’examen en urgence, avec les associations compétentes, de solutions d’accueil dignes (hébergement, santé, alimentation, hygiène, sécurité…),

– la délivrance d’une carte de séjour à titre exceptionnel eu égard aux situations politiques et économiques encore difficiles dans leurs pays d’origine.

Nous appelons les associations, syndicats, collectifs, organisations politiques et l’ensemble des citoyens à la mobilisation générale pour permettre accueil et solidarité respectant la dignité des migrants. Notamment en interpellant les collectivités locales (mairie de Marseille, Conseil général, Conseil régional) afin qu’elles prennent, elles aussi, leur responsabilités.

Nous soutenons les processus démocratiques en cours. Ils ne peuvent être séparés de la fondation de rapports internationaux plus justes et plus équilibrés, basés sur une égalité des droits des individus et des peuples à la liberté, à une vie digne et indépendante ainsi qu’à des droits égaux à la liberté de circulation.

RASSEMBLEMENT MARDI 31 MAI à 18h30

devant la préfecture (place Félix Barret)

Collectif marseillais « Solidarité Migrants Méditerranée »

Premiers signataires : Association des Tunisiens de France, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, ATMF, CGT Educ’action, Collectif Solidarité Maghreb, FTCR, FSU, LDH, NPA, PCF, RESF…

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NON A LA XENOPHOBIE

Claude Guéant cette semaine a trouvé les responsables des problèmes de l’école : « les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ». Et il a confirmé, devant l’Assemblée nationale, hier mercredi 25 mai, ces propos tenus dimanche sur une radio.

Comme prof et ancienne prof d’un collège où il y a beaucoup « d’enfants d’immigrés » : je dis NON !!!

NON à la Xénophobie, à l’ignorance de la réalité, au mépris de l’élite pour les formidables efforts de l’énorme majorité de ces Français qu’il appelle « enfants d’immigrés »

NON à la haine du pseudo « nous » contre le pseudo « eux ».

NON à la quadruple peine de ces enfants :

• souvent d’un milieu social défavorisé (merci patron !) * ghettoïsés dans des établissements scolaires où les difficultés s’accumulent (merci les moyens misérables qu’on nous donne, merci les restrictions budgétaires de toutes sortes, merci les suppressions de postes, merci l’assouplissement de la carte scolaire, merci les politiques éducatives, de la ville, de rigueur …..)

• stigmatisés comme étant la cause des « problèmes » … (merci les xénophobes, les décomplexés du racisme, merci à ceux qui disent avec un petit sourire suffisant : il faut bien voir en face les problèmes, non ?)

• rabaissés, chômeurs, …. quand ils décrochent leurs diplômes avec des efforts formidables.

Durant toutes ces années, j’ai eu souvent envie de leur dire, à ces enfants, merci et bravo pour ce que tu fais. Combien de fois ai-je pensé : « et moi, dans les mêmes circonstances, aurais-je été aussi sérieuse, aussi motivée, aussi tenace ? » Et j’aimerais dire à tous les « bien-pensants » de la soi-disant « France de souche » (aussi absurde qu’être « aryen » !!) : posez-vous aussi cette question…

Et pour ceux qui aiment les grandes phrases : j’ai eu souvent envie de dire à ces jeunes : merci pour la France !

Mais allons plus loin. Ne serait-ce pas la faute aussi aux enfants d’alcooliques, de chômeurs, de dépressifs, de divorcés, de ceux qui ont arrêté les études un peu tôt, de ceux qui ont eu des « accidents de la vie » ? Ne serait-ce pas la faute aussi à tous ces enfants de « Français d’en bas », immigrés de la 1re, 2e, 3e ou xème génération qui font des sacrifices souvent que vous n’imaginez pas M. Guéant pour que leurs enfants réussissent à l’école de la République ? Ne serait-ce pas la faute aussi à tous ces enfants de Français « normaux » qui n’ont pas des parents sortis de l’ENA ou de HEC et qui ne sont pas quelque part « l’exception qui confirme la règle » ?

Diable, cela va faire du monde à expulser, M. Guéant …..

Solidarité, fraternité : ce sont des mots républicains, M. Guéant. Allez donc à l’école de la République les réapprendre !

Florence Braud Membre du bureau national de l’ATMF.

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Appel pour une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers

Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007 était créé, pour la première fois dans l’histoire de la République, un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement. Depuis, des dizaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, hommes, femmes, enfants, sont traqués, arrêtés et expulsés, y compris dans un pays en guerre comme l’Afghanistan. Voulue par le chef de l’Etat, mise en œuvre par ses gouvernements successifs, le ministère de l’Intérieur aujourd’hui, et soutenue par l’UMP et ses alliés à l’Assemblée, cette politique est inacceptable car elle viole des principes humanitaires élémentaires et des dispositions internationales ratifiées par la France. A cela se sont ajoutés les effets désastreux du pseudo-débat sur l’identité nationale puis la chasse aux Roms.
Pour que cesse cette situation qui porte atteinte à des droits fondamentaux, menace gravement le droit d’asile et ruine l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à une manifestation nationale et unitaire au mois de mai 2011, à la date anniversaire de la création du ministère de l’Immigration qui perdure aujourd’hui sous une autre forme.
Nous exigeons sa suppression, l’arrêt immédiat de cette politique et la régularisation des sans-papiers.

Organisations politiques : • Association des communistes unitaires (ACU) • Les Alternatifs • Europe Ecologie les Verts (EELV) • La Gauche Unitaire • Mouvement Jeunes Communistes • Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) • Parti Communiste Français (PCF) • Parti des indigènes de la République (PIR) • Partit Occitan • Union Démocratique Bretonne (UDB) • Les Jeunes Verts
Syndicats : • FGTE-CFDT (fédération générale des transports et de l’équipement) • CGT – Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture (FERC) • CGT – Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique (SNTRS). • CGT – Educ’Action (UNSEN). • CGT – FERC Sup (enseignement supérieur – national). • SOLIDAIRES • SOLIDAIRES-Justice • SUD-Education • Fédération SUD Etudiant • SUD Etudiant 34 • Sud Santé sociaux 80 • Fédération Solidaires SUD Emploi • Syndicat de la Magistrature • UNSA Santé Oise (60).
Organisations : • ABCR – Association biterroise contre le racisme, Béziers (34). • Amoureux Au Ban Public, collectif Marseille, France • Association La Maison du Monde d’Evry • Association des Elus Progressistes de Bretagne (AEPB) • ASAPA – Amitié Solidarité Avec le Peuple Algérien (Evry). • Association « 93 au coeur de la République. » • Association BALLON ROUGE Aubagne (13). • ALDA – Association de Lutte contre les Discriminations (Alsace). • Association les Mille et Une Vies de Fibuline (Tramayes 71) • Association de soutien aux étrangers du Val-de-Marne (94).• AHSETI – Association havraise de solidarité et d’échanges avec tous les immigrés (Le Havre). • Association La Passion ne Chôme pas. • ASTI des Ullis • ARDLFM – Association pour la Reconnaissance des Droits et Libertés aux Femmes Musulmanes.• ATTAC – Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (national) • Association Réveil des Consciences. • Association « Tous égaux sous un même drapeau. » • Association Sortir du colonialisme. • AUBER SANS LA PEUR Comité de Vigilance d’ Aubervilliers contre l’Expulsion des Familles et Elèves Sans-Papiers • CAPJPO-EuroPalestine. • CLAP – Contre Les Abus Policiers, Gironde (33). • Clichy Solidarité Palestine. • Collectif antiraciste de Saint-Denis • Collectif CO.U.R.R.I.E.L. • Collectif de l’Eure de Soutien Wei-Ying et Ming aux Mineurs et Jeunes Majeurs Scolarisés Sans Papiers • Collectif des Musulmans de France. • Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrant-es• Collectif Féministes Pour l’Egalité. • CIVCR – Collectif Ivryen de Vigilance Contre le Racisme (Ivry) • Collectif Manouchian. • CRAN – Comité Représentatif des Associations Noires (national) • Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CIR). • CNSP – Coordination Nationale des sans papiers (national). • ELENA-France(Association d’avocats liés au Conseil Européen pour les Réfugiés et Exilés) • FACF (Fédération des Associations Comoriennes de France) • FASTI – Fédération de solidarité avec les travailleur-euse-s immigrées (national) • FTCR – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (national). • FASE – Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (national). • La Marmite aux Idées Calais (62). • La voix des Rroms (national). • Migrations-Santé, Comité médico-social pour la santé des migrants. • M’PEP26 – Mouvement politique d’éducation populaire (fédération de la Drôme) • Mouvement UTOPIA • MRAP – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (national). • MRAP – Fédération de Paris. • RESF – Réseau Éducation Sans Frontières (national) • RESF60 / Solidarité Migrants, Beauvais. • RESF60 Compiègne. • RESF43, Haute-Loire. • RESF19, Corrèze. • RESF34, Hérault. • RESF37, Indre-et-Loire. • RESF60, Noyon. • RESF84 / UCIJ, Vaucluse. • RESF94, Val-de-Marne • RESF – Paris12, Collectif de vigilance pour les droits des étrangers. • RESF 63 • Réseau Féministe « Ruptures » . • Respaix Conscience Musulmane. • Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire • Rouges Vifs 13 • Salam (Nord Pas de Calais) • SoS Soutien aux Sans Papiers, association, France. • UJFP – Union juive française pour la paix. • VISA – Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes

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Meeting de soutien à la campagne « un Bateau français pour Gaza »

Soutenons le peuple palestinien
Brisons le blocus de Gaza
Meeting de soutien à la campagne « un Bateau français pour Gaza »
Mardi 31 mai – Paris
à partir de 19h30

à la Bourse du travail, 85, rue Charlot, 75003 Paris. Métro : République

avec :

– Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’Homme du Parti socialiste (PS)
– Clémentine Autain, représentante de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE)
– Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Écologie – Les Verts (EELV)
– Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF)
– Myriam Martin, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
– Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche (PG)
– Etienne Pinte, député, Union pour un Mouvement Populaire (UMP)

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Aït SIRAHAL: Lettre au ministre de la justice

Paris, le 17 mai 2011

A Monsieur Mohamed Taib naciri

Ministre de la justice

Place El Mamounia Rabat Maroc

Monsieur le Ministre,

Après plus de 8 ans de procédures, la cour suprême a confirmé le 2 mars 2011, le jugement rendu à l’encontre de Monsieur Mohamed Kharbouch, commissaire et coupable de la mort de Mohamed Ait SIRAHAL, immigré marocain, décédé le 25 juillet 2002 suite à un passage à tabac subi au commissariat du 1er arrondissement de Marrakech.

L’auteur de ce crime a bénéficié durant toutes ces années de la clémence de l’administration, puisqu’il a continué à exercer ses fonctions, alors qu’un premier jugement a déjà été rendu à son encontre.

Avec la famille du défunt, nous faisons l’amer constat, que malgré sa condamnation par la cour suprême le 2 mars 2011 à dix ans de prison ferme, l’auteur de cet abominable crime est toujours libre de ses mouvements !

La famille de la victime ne peut continuer à supporter cet affront.

Les associations qui ont apporté le soutien nécessaire à la famille d’AIT SIRAHAL, durant cette longue période de calvaire, exigent que les services de l’Etat assument leur rôle et veillent à l’exécution immédiate de ce jugement.

Notre devoir est de rester vigilants pour que les mauvais trainements et les abus de pouvoir ne restent pas impunis et pour que personne ne puisse se soustraire à la loi en usant de ses privilèges que peuvent lui conférer son statut et son rang au sein des services de sécurité.

Monsieur le Ministre,

Nous comptons sur votre clairvoyance pour veiller à l’application de ce jugement dans les plus brefs délais.

Pour l’ASDHOM Pour l’ATMF

Le président Le président

Abid El Khattabi Driss El Kherchi

PS : Copie au président du CNDH et au procureur du roi à Marrakech.