EL WATAN/Une vingtaine de harraga tentent le suicide collectif en haute mer à Annaba
Repérés en haute mer dans la nuit de dimanche à lundi par les gardes-côtes à Annaba, une vingtaine de harraga n’ont pas voulu obtempérer.
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Jan
18
Repérés en haute mer dans la nuit de dimanche à lundi par les gardes-côtes à Annaba, une vingtaine de harraga n’ont pas voulu obtempérer.
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Jan
5
Le 6 janvier 2011, journée de solidarité avec Sidi BOUZID,
pour le respect des droits de l’homme en Tunisie et ailleurs.
Aux familles et proches de toutes les victimes de la misère et de la
répression, nos pensées !
Déc
17
Si le vieillissement en France et en Europe figure parmi les grandes préoccupations économiques, sociales, démographiques, il y a peu de choses dites sur le vieillissement de l’immigration.
Arrivés massivement, en France dans les années 1950-1970 pour participer à la reconstruction de la France, ces immigrés ont eux aussi vieilli, au grand étonnement de la société d’accueil. Le débat sur l’intégration et leurs descendants a largement pris le dessus, et le sort des immigrés âgés intéresse tardivement les institutions.
Depuis plus de deux décennies, une nouvelle étape s’effectue dans leurs parcours de vie : le passage de la vie professionnelle à la retraite. Ces dernières années, cette population commence à sortir de l’ombre avec le souci et les difficultés rencontrées au quotidien.
Comment ne pas s’arrêter sur le cas singulier de ces centaines de milliers de travailleurs pour lesquels le moment de la retraite c’est une nouvelle étape et parcours du combattant. Et qui avec la loi sur la retraite, vont voir s’aggraver une situation déjà cruellement injuste. Beaucoup de ces derniers ayant eu des vies professionnelles chaotiques car entrés tard sur le marché du travail français, bien moins rémunérés pour des emplois souvent non « déclarés », n’ont pas toujours pu reconstituer leur carrière.
Un grand nombre d’entre eux ayant occupé les emplois les plus pénibles, ont connu de façon précoce des problèmes de santé liés lié aux conditions du travail et de séjour. Combien d’entre eux, victimes d’accidents du travail ou de pathologies cancérigènes non reconnus du fait de patrons escrocs n’ayant jamais versé les cotisations d’assurance, du fait d’une méconnaissance de leurs droits, aux prises avec une législation tatillonne qui ne leur fait aucun cadeau ou enfin ayant été jetés à la rue dans la plus grande des précarités, n’atteindront jamais cet âge rêvé qui aurait dû être pour eux celui du retour au pays ou d’un repos bien mérité.
Ces travailleurs immigrés sont usés, d’autant plus que c’est eux les premiers qui ont été touché par le chômage de longue durée du fait de la suppression massive des emplois industriels dans les années quatre vingt. Un grand nombre d’entre eux pour lesquels le taux plein reste une chimère, solliciteront le minimum vieillesse, l’ASPA. Une sorte de RMI pour vieux travailleurs ayant cotisé insuffisamment. Et se trouveront alors confrontés à un autre problème.
Non seulement, ils ne peuvent bénéficier de la retraite qu’à l’âge de 65 ans mais de plus pour y prétendre ils se voient imposer une véritable assignation à résidence. En effet parmi les conditions d’obtention, il y a l’obligation de résider plus de six mois de l’année en France. Et donc de pouvoir y payer un loyer. Comment faire lorsque placés en porte à faux entre le pays d’origine et la France, entre le désir de revoir sa famille au pays et celui de conserver ses habitudes dans le pays d’accueil, on est aussi confronté à l’impératif de ne pas perdre ses droits, notamment aux soins médicaux ? Disons-le, la réforme du régime des retraites aboutit à ne laisser aucun répit à des hommes et des femmes usés prématurément, subissant l’épreuve de l’exil alors qu’ils n’aspirent qu’à vivre dans la quiétude après avoir donné les meilleures années de leur vie à un pays, à une société qui bien souvent en retour pas ou peu de reconnaissance.
Nous vous invitons à un débat échange sur le vieillissement de l’immigration et l’accès aux droits sociaux avec
Ali ELBAZ : coordinateur de l’ATMF national, spécialiste des droits sociaux des populations issues de l’immigration maghrébine
El Hamdani Mostafa : chargé de projet à Calima dans l’accompagnement et l’accès aux droits des personnes âgées issues de l’immigration maghrébine
Le vendredi 17 décembre 2010 de 15 à 17 heures
à l’association Eveil Meinau
8, rue Baggersee 67100 Strasbourg
En partenariat avec les associations :
Eveil Meinau – Association culturelle maghrébine du Neuhof – Association Culturelle maghrébine de la montagne Verte – Nadi Chaabi – Sens Positif –
Déc
1
Nov
30
Rennes / Le collectif de soutien aux sans papiers manifeste place de la Mairie avant d’aller occuper le TNB dans la soirée. Téléchargez l’article.
Nov
26
l’ATMF organise une journée culturelle
le samedi 11 décembre 2010
à la salle le Cèdre
avenue du deffens jas de Bouffan
13090 Aix en Provence
sous le thème » Immigré, issu de l’immigration où est le problème ?
Voir le programme.
Nov
25
Ci-jointe l’invitation du 10 décembre pour le spectacle de restitution du projet PICRI porté par l’ATMF d’Argenteuil) des chercheures de CRESPPA -GTM avec le soutien du conseil régional île-de-France.
Nov
24
14h15 : Allocution de bienvenue de Monsieur Jacques BOURGOIN Maire de Gennevilliers
14h30 : 1ère table de ronde : cadre de vie, besoin et attente des vieux migrants
Modérateur : Omar Samaoli, gérontologue
• Etat des lieux et recommandations : Sylvie Emsellem UNAFO
• Politique de la ville et vieux migrants : Arielle Vermillet maire adjoint chargée de la vie démocratique et de la lutte contre les discriminations
• Prise en charge des vieux migrants par les dispositifs de droit commun : Annie Silva Monteiro responsable de résidence, chargée du vieillissement ADOMA
• Vieillissement et résidence sociale : Gérard Brenon, chargé d’intervention sociale Aftam
• Témoignage des comités de résidents
• Débat avec la salle
16H15 Pause
16h30 : 2ème table ronde : droits sociaux et lutte contre la fraude
Modérateur : Mahloul Noureddine, ATMF
• Assignation à résidence des vieux migrants Antoine Math, Gisti/Catred
• Luttes des vieux migrants à Toulouse Jérôme Host, collectif justice et dignités pour les chibani(a)s
• Quelles alternatives aux contrôles et aux harcèlements des vieux migrants : Ali El Baz, ATMF
• Quelle concertation : Pouvoirs publics, gestionnaires de foyers et résidents : Geneviève Petauton, COPAF
Débat avec la salle
• 17H45 : Conclusion générale : Mustapha El Hemdani, Calima / ATMF Strasbourg
• 18H-20H : Pot de l’amitié et animation musicale
Programme ci-joint en haut à droite.
Nov
19
Abraham, notre ami et camarade vient de nous quitter.
Un Juste parmi les justes, un combattant de la liberté, Abraham Serfaty, vient de nous quitter ce matin à l’âge de 84 ans.
Ingénieur des Mines de Paris, dès son jeune âge il s’engage pour l’indépendance du Maroc puis pour la démocratie et pour le respect des droits de l’homme, sans oublier les droits nationaux du peuple palestinien.
Durant toute sa vie, son engagement et son soutien infaillible pour les légitimes revendications des marocains d’en bas : ouvriers, paysans, étudiants, lycéens… lui ont valu, sous le régime de Hassan II, torture et emprisonnement pendant 17 ans. Années durant lesquelles sa volonté et sa dignité d’homme libre et intransigeant sur les principes de justice et de droit n’ont nullement été atteintes.
Un exemple de dévouement, Abraham restera à jamais partie intégrante de notre mémoire et de notre histoire ainsi que de celles du peuple marocain.
Nous présentons à Christine, à Maurice et à ses proches notre amitié, notre reconnaissance et nos sincères condoléances.
Paris le 18 Novembre 2010
Pour l’ATMF
Le Président
D. ElKherchi
Nov
14
Ce lundi 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont procédé, par l’emploi de la force, au démantèlement du campement de tentes « Gdim Izik » implanté aux faubourgs de Laâyoune au Sahara.
Ce campement mis en place dès le 19 octobre abrite des milliers de familles. Il est présenté par ses initiateurs comme une forme de protestation de la population locale pour alerter sur la détérioration de ses conditions de vie. Il va vite cristalliser l’attention de l’opinion publique et constituer un point d’achoppement du conflit.
Si le campement a été le lieu d’expression des revendications sociales et contre l’injustice, pour certains, cette manifestation est un « acte politique » significatif visant à mettre en avant les thèses des défenseurs de l’autodétermination du Sahara. Pour d’autres, ce campement est devenu « le refuge de repris de justice qui prenaient en otage des familles ».
En dépit des négociations ouvertes sur les revendications de la population du campement et la formulation de quelques premières propositions de solutions, la tension était vive. C’est ainsi que dès le dimanche 24 octobre, un jeune de 14 ans, Najem ELgarhi, a été tué et 5 autres blessés suite à « un échange de tirs au moment où leur voiture voulait forcer un barrage ».
La situation s’est fortement envenimée au matin du lundi 8 novembre, lorsque les forces de l’ordre marocaines (police, gendarmerie, forces auxiliaires) ont investi le campement et ont procédé à son évacuation et à sa destruction. Une opération périlleuse, puisqu’elle a donné lieu à de graves accrochages avec les contestataires et à de violents affrontements notamment dans les quartiers de la ville de Laâyoune. Le bilan est accablant. Selon les autorités marocaines, il y aurait 11 personnes mortes dont 10 parmi les forces de l’ordre et l’arrestation de 163 personnes. D’autres sources parlent de plus de victimes parmi les civils, de centaines de blessés et de plusieurs disparitions. Certaines images démontrent le niveau de la violence meurtrière et la brutalité des affrontements.
Un blocus a été organisé sur la région puisque de nombreux journalistes et observateurs internationaux ont été empêchés de s’y rendre dans l’immédiat.
Pour nous, associations et organisations signataires qui mettons au cœur de nos actions la défense de la dignité et de la vie humaine, nous ne pouvons que :
– dénoncer l’usage de la violence et de la brutalité qui aboutissent à la mort d’êtres humains et ce d’où qu’elles viennent.
– réaffirmer notre attachement à la prise en compte des revendications sociales des populations qui se plaignent de la détérioration de leurs conditions de vie ;
Tout en présentant nos sincères condoléances aux familles endeuillées par la mort brutale de leurs proches, nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées, et en attendant les rapports des acteurs de la société civile marocaine qui se sont rendus à Laâyoune, nous exigeons des autorités marocaines :
– de permettre aux ONG et observateurs nationaux et internationaux de mener leurs propres missions d’investigations sur ces événements aussi bien tragiques que condamnables ;
– de procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et, s’il devait y avoir un procès, de faire bénéficier ces personnes de leurs droits, notamment de celui de la présomption d’innocence jusqu’à preuve de leur culpabilité et celui des garanties nécessaires à leur défense ;
Nous, associations signataires, restons, comme de nombreuses organisations partenaires et amies, préoccupées par la tension qui règne aujourd’hui au Sahara.
Cette situation nous interpelle et exige de nous plus de vigilance et de détermination pour poursuivre le travail initié depuis de longues années au sein des structures telles que le FSMAG (Forum Social Maghrébin) et la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains).
Nous nous attachons à œuvrer en commun et en concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile de la région pour réclamer la résolution pacifique et démocratique du conflit su Sahara sous l’égide de l’ONU. Ce conflit n’a que trop duré avec son train de drames dont souffrent les peuples de la région. Il constitue une entrave réelle à l’édification de l’unité du Maghreb, tant souhaitée et attendue par nos peuples et l’ensemble de la communauté internationale.
Paris, le 12 novembre 2010
Premiers signataires :
AMF (Association des Marocains en France)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc)
ATF (Association des Tunisiens en France)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
CRLDHT (Comité pour le Respect et des Droits d el’ Homme en Tunisie)
Na’oura (Groupe de Solidarité Belgique- Maroc)