Association des Travailleurs Maghrébins de France
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La société française et l’immigration maghrébine

La société française et l’immigration maghrébine. Questions et perspectives culturelles.
(Acte de colloque).

Édition -Publication ATMF 1987

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De l’immigration à la citoyenneté. Itinéraire d’une association maghrébine en France : l’ATMF. 1960 -2003

Le livre retrace l’histoire de la rencontre entre les immigrés maghrébins de la première génération et des étudiants progressistes, entre des syndicalistes et des exilés politiques. De cette rencontre va naître, dans les années 70, une association très originale : l’Association des Travailleurs Marocains de France, devenu en 2000, l’Association des Travailleurs Maghrébins de France. Au cours de ces dernières 30 années, l’ATMF forte de 15 sections et associations partenaires, va devenir un acteur décisif de toutes les questions ouvertes par l’immigration maghrébine en France et notamment de celle, majeure et toujours inaboutie, de la citoyenneté, tout en s’investissant également dans des débats internationaux concernant notamment le Maghreb, la Palestine et le Moyen-Orient.

Livre de Zakia Daoud aux éditions Mémoire de la méditerranée. 2002.

Livre épuisé. Possibilité de se procurer la deuxième édition « Travailleurs marocains en France, mémoire restituée », auprès de l’ATMF.

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Travailleurs marocains en France, mémoire réstituée. (ATMF, 1960 -2003)

Deuxième édition, revue et corrigée de « de l’immigration à la citoyenneté, itinéraire d’une association maghrébine en France : l’ATMF. 1960 -2003 »

Zakia Daoud. Éditions Tarik, collection Témoignages. 2003

Livre disponible à l’ATMF

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Maroc : RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AVEC LES OUVRIERS LICENCIES DE SMESI-Régie. Lundi 17 mai à 18 heures

En juillet 2009, SMESI-Régie, filiale de l’ Office Chérifien des Phosphates (OCP), propriété de l’ Etat marocain, a procédé au licenciement de 850 ouvriers de façon abusive et en violation flagrante du code du travail, pour avoir osé créer une section syndicale au sein de l’entreprise.

Déterminés, les 850 ouvriers licenciés décident de résister et passent à l’action. Après plusieurs marches de protestation à Khouribga, des sit-in devant le siège de l’OCP à Casablanca, le Ministère de l’ Energie et des Mines et le parlement à Rabat, les ouvriers ont occupé le 22 avril dernier l’usine de Beni Idir. Le même jour, une marche populaire de solidarité a réuni 3000 manifestants.

Les forces de répression n’ont pas hésité à intervenir à coup de matraques, de bombes lacrymogènes, de tirs à balles réelles. Bilan : plusieurs blessés, arrestations de 15 ouvriers et sympathisants. Les personnes arrêtées ont été déférées immédiatement devant le tribunal sur la base de chefs d’inculpation fallacieux: atteinte à la liberté du travail, coups et blessures contre les forces de l’ordre.

Le 17 mai prochain, les prévenus passeront en audience au tribunal.

Le collectif Maghreb Solidarité appelle à un rassemblement de soutien pour exiger la réintégration des 850 licenciés, le respect de la liberté syndicale et la libération immédiate des détenus.

Rassemblement devant le bureau de l’OCP à Paris
Lundi 17 mai à 18 heures
19, rue de l’amiral Hamelin Paris XVIème
Métro Iéna ou Boissière

Premiers signataires : AFASPA, AMF, ATF, ATMF, ASDHOM, CNT, CORELSO, CRLDHT, FASE, FMVJ-France, FTCR, Groupe de soutien de l’AMDH à Paris, Idéal-92, Les Alternatifs, MRAP, NPA, PADS-Fédération d’Europe, PCF, PCOF, PCOT, PG, Solidarité Maroc 05(Gap-France), Union Syndicale SOLIDAIRES, Voie Démocratique,

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N°21. Avril 2010

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Rassemblement de solidarité avec les femmes agressées à Hassi-Messaoud

Des femmes travaillant et vivant dans des habitations précaires à Hassi-Messaoud, une des villes les plus sécurisées d’Algérie, ont de nouveau été agressées, blessées et dépouillées de leurs biens par des bandes d’hommes encagoulés faisant régner la terreur, chaque soir, durant les deux premières semaines du mois d’avril. Une terreur que ces femmes ont déjà connue le 13 juillet 2001, date à laquelle une horde de 300 hommes armés leur ont fait subir les pires atrocités.

Cette répétition n’est pas fortuite : c’est parce que les crimes de 2001 n’ont donné lieu qu’à une parodie de justice et sont, de fait, restés impunis que libre cours est donné à la haine contre des femmes qui vivent seules et gagnent leur vie, à la haine contre une indépendance considérée comme illégitime, parce que féminine.

Malgré les plaintes que ces femmes ont déposées au commissariat de police de leur quartier, aucune suite judiciaire n’a été engagée pour poursuivre les agresseurs. Les autorités algériennes restent dans le déni : à leurs yeux, il ne s’agirait que d’incidents isolés, de bavures, alors que ces femmes continuent à vivre la terreur au quotidien. Ce déni tend également à occulter les raisons de la présence de ces femmes à Hassi-Messaoud, à savoir le chômage qui les frappe ailleurs sur le territoire algérien et les pousse à venir travailler dans cette région.

Nous nous rassemblerons

le lundi 10 mai, de 18 à 20 heures,
devant l’Ambassade d’Algérie à Paris

pour exiger que l’Etat algérien, qui sait assurer la sécurité des compagnies pétrolières d’Hassi-Messaoud, assure aussi, par la loi, la sécurité des femmes qui y travaillent, et le droit qu’elles ont à y vivre et gagner leur vie.

Première liste des associations et partis signataires

APEL (Association pour l’égalité par la loi), ATDF (Association tunisienne des femmes démocrates), CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), FNSF (Fédération nationale Solidarité femmes), LDIF (Ligue du droit international des femmes), MMF (Marche des femmes France), SIAWI (Secularism is a Women’s Issue), WICUR (Women’s Initiative For Citizenship and Universal Rights), Alliance des femmes, Alliance des femmes pour la démocratie, Association des femmes euro-méditerranéennes contre les intégrismes, Centre LGTB Paris IdF, Femmes libres « Radio libertaire », Mouvement pour la paix et contre le terrorisme, Osez le féminisme, Pluri-elles Algérie, Réseau féministe « Ruptures »,

ACB (Association de culture berbère), AMDH (Association marocaine des droits de l’homme), AMF (Association des Marocains de France), ASAPA (Amitié et solidarité avec le peuple algérien), ASDHOM (Association de défense des droits de l’homme au Maroc), ATF (Association des Tunisiens de France), ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), CEDETIM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale), FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique), FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des Deux Rives), LDH (Ligue des droits de l’homme), Association Algérie au coeur-Isère, Club des démocrates algériens, Manifeste des libertés, MRAP ( Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples),
Les Alternatifs, Les Verts, Nouveau Parti anticapitaliste, Parti communiste de France, Parti de Gauche, Parti socialiste.

Pour tout contact : manifeste@manifeste.org

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8 mai 1945 / 8 mai 2010 : Les années passent, Le déni des droits des anciens combattants issus des anciennes colonies demeure

=http://www.atmf.org/spip.php?article1221

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8 mai 1945 / 8 mai 2010 : Les années passent, Le déni des droits des anciens combattants issus des anciennes colonies demeure

Ce sera encore une fois l’occasion de verser des larmes de crocodile sur les anciens combattants originaires des anciennes colonies. La place se fera belle aux discours flamboyants. Pendant ce temps là, les concernés continueront à faire l’objet de discriminations avérées, un déni total de leur contribution.

Le 9 octobre 2006, la Halde concluait que «  la réforme des pensions de retraite des anciens fonctionnaires civils et militaires, de la retraite du combattant et de la pension militaire d’invalidité… est discriminatoire à l’égard des ressortissants qui ont servi l’état français et ont ensuite perdu la nationalité française du fait de l’accession de leurs pays à l’indépendance « .

En février 2010, le rapport de la cour des compte, dénonçait  » une égalité de traitement trop longtemps retardée » , il préconisait par ailleurs  » un alignement du régime de tous les pensionnés cristallisés et de leurs ayants cause, quel que soit leur lieu de résidence actuel sur le régime de droit commun  »

Les « mesurettes » de 2002 et 2007, n’ont pas permis de mettre fin aux discriminations à l’égard de ces anciens combattants, en attendant peut-être que les derniers poilus du Maghreb et de l’Afrique disparaissent!

D’ailleurs, même les morts ne sont pas respectés, leurs tombes faisant l’objet de plusieurs profanations. La dernière en date est celle de Tarascon, découverte le 06 mai 2010. L’absence de poursuites sérieuses et de peines exemplaires contre les auteurs des ces actes odieux, y encourageant sans aucun doute!

L’association des travailleurs maghrébins de France affirme que les discours tenus sur une supposée mémoire partagée, resteront dénué de sens, tant que les anciens combattants du Maghreb et d’Afrique ne bénéficieront pas d’un traitement égal avec l’ensemble des anciens combattants.

Paris, le 07 mai 2010

Pour l’ATMF,

Le président, Driss Elkherchi

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Appel du 1er mai pour organiser des référendums locaux en décembre 2010

Appel du collectif Votation citoyenne
Le collectif Votation citoyenne lance son appel à l’occasion du 1er mai pour lancer une campagne pour l’organisation de référendums d’initiative locale en décembre 2010.

La question du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers est posée depuis plus de trente ans en France. Encore récemment, le 31 mars 2010, l’Assemblée nationale a rejeté, par 313 députés de la majorité présidentielle, une proposition de loi constitutionnelle sur le « droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales des étrangers non ressortissants de l’Union européenne résidant en France ». L’Assemblée nationale n’a pas tenu compte de l’évolution de l’opinion des citoyens sur cette question quand les sondages depuis de nombreuses années, indiquent qu’ils sont favorables au droit de vote des résidents étrangers.

En effet, pourquoi maintenir les résidents étrangers non européens à l’écart de ce droit ? Etrangers comme nationaux sont impliqués dans la vie de la cité : ils participent à la vie économique, sociale, culturelle et associative et contribuent déjà à la vie citoyenne en étant responsables d’associations, délégués syndicaux, représentants de parents d’élèves, électeurs pour la désignation des conseils de prud’hommes… Reconnaître ce droit c’est un élargissement de la démocratie, un pas vers un suffrage réellement universel, vers une citoyenneté attachée à la résidence, et pas seulement à la nationalité, c’est renforcer auprès de tous la conscience citoyenne et les valeurs d’égalité, de fraternité et de liberté.

La majorité des pays de l’Union européenne (17 pays) a instauré totalement ou partiellement ce droit. En France, c’est plutôt la société civile, soutenue par des communes et des élus, qui ont mené, pendant de nombreuses années, des campagnes en faveur du droit de vote des étrangers.

En ce printemps 2010, une nouvelle campagne en faveur du droit de vote des étrangers à l’initiative du collectif Votation citoyenne, démarre. Elle consiste à :

> inviter les maires et les conseils municipaux qui le souhaitent à organiser, autour de la journée internationale des droits de l’Homme, en décembre 2010, des référendums d’initiative locale sur la question du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers non européens aux élections locales. Les municipalités favorables à l’organisation de ces référendums pourront constituer des listes électorales additives et organiser l’inscription des résidents non européens de leur commune sur ces listes afin qu’ils participent à ces référendums.

> mobiliser les organisations locales et nationales, engagées en faveur du droit de vote des étrangers, à soutenir cette campagne, auprès des élus et des citoyen(ne)s.
DROIT DE VOTE ET D’ÉLIGIBILITÉ DES ÉTRANGERS AUX ÉLECTIONS LOCALES
Le collectif Votation citoyenne lance une campagne pour :

ORGANISATION DE RÉFÉRENDUMS LOCAUX EN DÉCEMBRE 2010

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IMMIGRÉS : TRAVAILLEURS, CHÔMEURS OU RETRAITÉS

Communiqué de presse du 1er mai 2010

Sale temps pour l’immigration et les immigrés en général, ce n’est pas une révélation. C’est juste une réalité que vivent des citoyennes et des citoyens, de seconde zone, considérés comme tels car ayant un nom à consonance spécifique, une origine ou une confession qui ne permettent pas d’aspirer à l’égalité de droits avec l’ensemble des citoyens.

Dans le domaine de l’embauche, les immigrés mais aussi leurs descendants subissent les discriminations. Un quart d’entre eux selon une récente étude de l’INSEE / INED.

Les femmes immigrées sont souvent, cantonnées à des emplois précaires, CDD ou CDI avec des horaires, incompatibles avec leur vie privée. En matière de salaire, elles se trouvent en bas de l’échelle, bien après les françaises déjà moins bien payées, car femmes.

Celles qui sont sans papiers subissent l’exploitation facilitée par leur situation administrative. Ce qui ne les empêche pas de se mobiliser aux côtés de l’ensemble des travailleurs sans papiers, pour dénoncer le racket sur leurs cotisations sociales et exiger leur régularisation.

Nos aînés retraités, sont perçus par certaines administrations comme des proies faciles. Sous couvert de lutte contre la fraude, les CAF, CRAM, les impôts les visent par des contrôles que la Halde a condamné pour leur nature discriminatoire. Mais, nos aînés exploités le long de leur vie, savent aussi se révolter et exiger leurs droits, ils ont organisé des mobilisations comme l’occupation de la CRAM de Toulouse, le 15 mars dernier.

Nos aînés anciens mineurs marocains du Nord, se sont aussi soulevés contre la spoliation de leur droit au logement, pourtant garanti aux mineurs. Ils ont occupé l’Agence Nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM) pendant plus de 10 jours. Ils ont dénoncé l’arnaque dont ils ont fait l’objet au moment de leur conversion quand les mines fermaient.

Nos aînés cheminots mènent aussi, depuis des années, une bataille pour l’égalité de droits entre cheminots français et Maghrébins.

Si les restrictions des droits et le démantèlement des acquis sociaux sont subis par toutes et tous, ce sont les immigrés qui sont les plus lésés.

L’association des travailleurs maghrébins de France exige :

– La régularisation totale et inconditionnelle de tous les sans papiers.

– Des mesures radicales conte les discriminations à l’embauche des immigrés et de leurs descendants.

– La reconnaissance effective de l’apport de nos aînés immigrés, en mettant fin à leur précarisation, en instaurant l’exportabilité des droits sociaux et la liberté d’aller et venir sans restrictions.

– Le droit au logement pour les anciens mineurs marocains.

– L’égalité de droits entre les cheminots français et immigrés.

Paris le 29 avril 2010

Pour l’ATMF,

Driss Elkherchi, président